> Philippe Hamon (Éditeur scientifique)
> Pierre Barbéris (Autre)

ISBN : 2253006289
Éditeur : Le Livre de Poche (2003)


Note moyenne : 3.5/5 (sur 52 notes) Ajouter à mes livres
Mallarmé, le 18 mars 1876, écrivait à Zola à propos de Son Excellence Eugène Rougon : " Un intérêt profond s'y dissimule admirablement sous le hasard plein de plis et de cassures avec lequel le narrateur d'aujourd'hui doit étoffer sa conception. je considère votre derni... > voir plus
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Critiques et avis(3)

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    • Livres 4.00/5
    Par ivredelivres, le 28 novembre 2010

    ivredelivres
    Je dois dire que je me suis bien amusée à lire les aventures politico-affairistes d'Eugène Rougon durant l'été, je passais de la radio au roman, du journal télévisé à Zola en ayant l'impression d'être dans le même monde, les séparaient simplement quelques décennies, des écoutes téléphoniques, Eugène Rougon en aurait rêvé, et le matraquage médiatique qu'on savait déjà faire sous le Second Empire mais avec des moyens plus modestes.
    Eugène Rougon, celui qui a réussit, ayant été aux avant-postes du coup d'état de Napoléon III, il a reçu sa récompense, député puis ministre il incarne la réussite, il est devenu un dignitaire de l'Empire.
    Il incarne aussi ce qui va avec la réussite politique : les compromissions, les magouilles, les bassesses, les pots de vin. Tout cela sous couvert de démocratie, de dévouement à la chose publique.
    Il incarne la loi et l'ordre, l'autorité sans partage, il écrase, il méprise, il achète la fidélité et l'obéissance, veut contrôler la presse et avoir l'opinion publique à sa dévotion.
    Comme toujours en cas de réussite ses amis se font nombreux, se font pressants, qui pour obtenir une médaille, qui pour obtenir un avancement. Les amis se transforment en parasites, en courtisans flagorneurs n'hésitant pas à abandonner Eugène Rougon au milieu du gué quand le vent tourne, leur intérêt est en jeu, là c'est la débandade il n'y a plus d'amis.
    Bref un monde de dupes où l'ascension puis la chute du ministre va passer par les mains d'une femme. La belle Clorinde Balbi qui tire les ficelles dans son dos et se vengera du mépris dans lequel il la tient lorsque ses efforts la conduiront dans le lit de l'Empereur.
    De roman en roman j'élargis ma connaissance de Zola et je dois dire que j'y prends toujours grand plaisir, bien sûr on est loin ici du paradou, des étals des Halles ou de Plassans.
    Ce noir tableau d'une classe politique corrompue et avide m'a plu, le monde politique ne change pas, les mêmes rouages sont au travail, les mêmes leviers mènent le monde : pouvoir, argent, sexe ......De Zola à nous il y a à peine un saut de puce.
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    • Livres 4.00/5
    Par yo, le 23 mars 2009

    yo
    Eugène Rougon vient de présenter sa démission à Napoléon III. S'il n'est pas inquiet quant à son avenir, ses amis ne partagent pas son flegme : ils craignent Tous de perdre les avantages que pouvaient leur procurer le ministre, que ce soit Kahn ou Béjuin les députés, Merle l'huissier, les Charbonnel qui souhaitent récupérer un héritage et Mme Correur qui promet des cadeaux qu'elle ne peut pas offir à ses amis. Mais le pire danger pour Rougon n'est pas celui qu'il croit, car Clorinde Balbi, la femme qui l'aime et qu'il a délaissé, se révèle être sa plus dangereuse adversaire.
    Son excellence eugène rougon est un roman politique. L'intrigue est réduite à son minimum : on suit la chute, le retour en grâce puis la nouvelle déchéance politique de Rougon, instrument politique autoritaire dans les mains de Napoléon III. Outre cette plongée dans le milieu parlementaire et dirigeant du 2nd Empire, le lecteur assiste à la cour que mène les multiples personnages, ou parasites, qui tournent autour du pouvoir. Ils mangent à Tous les râteliers, n'hésitant pas à retourner leur veste au moment opportun, napoléonien un jour, républicain un autre, légitimiste un troisième.
    Pour tout dire, ce n'est pas mon roman préféré de Zola. L'intrigue, en se concentrant sur la personne de Rougon et son parcours politique, manque quelque peu d'ampleur. Sa relation tumultueuse avec Clorinde, mue par une rancune tenace, ne permet de donner tout l'élan habituel des romans de Zola. Pas de grands drames, pas de déchéances fulgurantes, mais les compromis inhérents à tout régime basé sur le choix du Prince (Tiens, ça me malheureusement penser à une période très actuelle…).

    Lien : http://livres-et-cin.over-blog.com/article-28576664.html
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    • Livres 4.00/5
    Par fil29, le 27 août 2011

    fil29
    En fait, ce livre a été écrit au XXIéme siècle, et on ne nous l'avait pas dit...
    Si, Si lisez le, vous verrez ça se passe comme ça de nos jours
    ce livre est génial
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Citations et extraits

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  • Par ivoirine, le 15 août 2008

    Elle s'était soulevée, ouvrant les bras, laissant glisser la dentelle. Alors, elle reparut, plus nue, tendant la gorge, coulant ses épaules hors de la gaze, d'un mouvement si souple de chatte amoureuse, qu'elle sembla jaillir de son corsage. Ce fut une vision brusque, comme une récompense et une promesse accordées à Rougon. Et n'était-ce pas le morceau de dentelle qui avait glissé ? Elle le ramenait déjà, elle le nouait plus étroitement.
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  • Par ivredelivres, le 28 novembre 2010

    Rougon, qui venait d'être introduit avec le cérémonie d'usage, était déjà assis entre deux conseillers d'État, au banc des commissaires du gouvernement, une sorte de caisse d'acajou énorme, installée au bas du bureau, à la place même de la tribune supprimée. Il crevait de ses larges épaules son uniforme de drap
    vert, chargé d'or au collet et aux manches. La face tournée vers la salle, avec sa grosse chevelure grisonnante plantée sur son front carré, il éteignait ses yeux sous d'épaisses paupières toujours à demi baissées ; et son grand nez, ses lèvres taillées en pleine chair, ses joues longues où ses quarante-six ans ne mettaient pas une ride, avaient une vulgarité rude, que transfigurait par éclairs la beauté de la force.
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  • Par ivoirine, le 15 août 2008

    "En bas, aux deux bords du bateau, les laveuses achevaient de taper leur linge, à coups violents. Un rai de soleil dorait encore le haut des tours de Notre-Dame, muettes maintenant, au-dessus des maisons toutes noires d'ombre. Et, dans un léger brouillard qui montait de la Seine, là-bas, à la pointe de l'île Saint-Louis, on ne distinguait plus, au milieu du gris brouillé des façades, que la redingote géante, la réclame monumentale, accrochant, à quelque clou de l'horizon, la défroque bourgeoise d'un Titan, dont la foudre aurait mangé les membre"
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  • Par nina2loin, le 22 janvier 2012

    Le président était encore debout, au milieu du léger tumulte que son entrée venait de produire. Il s'assit en disant à demi-voix, négligemment :
    " La séance est ouverte. "
    Et il classa les projets de loi, placés devant lui, sur le bureau.
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