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Critiques sur Thérèse Raquin (77)


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    • Livres 5.00/5
    Par Gwen21 le 25/10/2014


    C'est un roman coup de poing que nous offre ici Emile Zola et si un lecteur du XXIème siècle le perçoit tel quel, que penser du lecteur de la seconde moitié du XIXème !

    Roman psychologique assez court mais très violent, "Thérèse Raquin" dissimule entre ses pages un drame passionnel percutant qui catalyse les sept péchés capitaux, provoquant ainsi la chute sans fin de l'homme dans le vice et illustrant l'impossible rédemption des "méchants".

    Thérèse est une orpheline recueillie par sa tante, madame Raquin, et mariée à son cousin maladif, Camille. Venu installer à Paris son commerce de mercerie, le trio Raquin mène une existence assez lugubre, faite d'ennui et d'oisiveté, jusqu'au jour où la paix monotone de leur existence vole en éclats avec l'arrivée dans leur cercle familial de Laurent, un ami d'enfance de Camille. Le ver est dans la pomme et la pomme étant déjà bien farineuse et tavelée, elle n'avait pas vraiment besoin de ça mais comment lutter contre la nature ? Si le ver mange la pomme ; l'homme ronge de même sa propre existence.

    Avec Laurent, c'est la paresse, l'orgueil, la gourmandise, l'envie et une avarice qui s'exprime par un égoïsme aigu qui pénètrent chez les Raquin. Séduite par cet homme qui incarne l'opposé d'un mari qu'elle n'aime pas, Thérèse, croyant enfin naître à la vie, finit par apporter au tableau de ce pseudo-peintre les dernières pierres qui manquaient à l'édifice : la luxure et la colère. Partant de là, le décor est complet ; le crime s'empare de l'existence de ces quatre protagonistes pour mener chacun à sa ruine.

    Zola, comme à son habitude, n'y va pas avec le dos de la cuillère et sa narration, servie par sa plume exceptionnelle, est puissante et grave. Elle fouille la noirceur des sentiments, elle façonne la boue des vices pour ériger des personnages tristement réalistes et cruellement crédibles. Le lecteur suit la lente descente aux Enfers des personnages et voit s'élever les martyrs et s'écrouler les criminels. D'abord spectateur impuissant et presque complaisant des deux complices bien déterminés à supprimer le mari gênant, le lecteur en vient très rapidement à mépriser les meurtriers, suffoqué par leur audace et leur duplicité, et à crier justice sans faillir jusqu'à se réjouir d'un dénouement aussi misérable que miséricordieux.

    De la grande littérature, du Zola.

    Challenge Régions de France
    Ile-de-France
    4/22

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    • Livres 5.00/5
    Par Symphonie le 12/04/2013


    Un roman d'une force exceptionnelle, Un classique d'Emile Zola certes, mais quel ouvrage !
    Madama Raquin se dévoue corps et âme pour son unique fils Camille, qu'elle marie avec sa cousine Thérèse, élevée dans le même cocon familial. Si Thérèse n'aime pas particulièrement cet homme fragilisé par les débordements de soins et d'amour de sa mère, elle accepte son sort, résignée, traînant son ennui derrière le comptoir d'un commerce quelque peu sordide, fréquenté une soirée par semaine de quelques personnes ennuyeuses, jusqu'à sa rencontre avec Laurent, un peintre raté, vivant dans l'oisiveté totale. La passion de ces deux être dépravés, dépourvus de toute moralité va les mener à noyer le mari gênant, lors d'une promenade en barque. Cette complicité diabolique se retournera contre eux. Au lieu de s'aimer librement, une haine farouche va s'initier entre-eux. Thérèse, hantée par le souvenir de Camille, ayant perdu alors son exaltation pour Laurent, la passion des amants se trouve désormais altérée. Chaque jour deviendra le cauchemar de l'autre, se rejetant mutuellement la faute, les menant dans une guerre perpétuelle, jusqu'à une folie sans nom.
    Une Oeuvre bien campée, la relation des deux amants est décrite efficacement et nous montre combien l'amour peut parfois devenir destructeur .

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    • Livres 4.00/5
    Par Kittiwake le 05/02/2014


    Le crime ne paie pas . C'est ce que vont comprendre nos deux amants maudits, Thérèse et Laurent.
    Tout avait mal commencé pour Thérèse : confiée à sa tante par son père, elle est élevée en compagnie de son frêle cousin, dix fois sauvé de la mort par sa mère, qui entend bien marier ces deux-la et y parvient. Mais l'irruption de Laurent, parasite et benêt notoire, dans la vie réglée de la famille Raquin, sème le trouble. Thérèse aspire a plus de passion que ne peut lui en proposer son chétif époux. Laurent et Thérèse fautent. Mais cela devient bien vite insuffisant : une seule issue, se débarrasser de l'avorton. Une sortie en barque leur en donne l'occasion, Camille bascule dans l'eau, non sans s'être débattu, mordant profondément son meurtrier au cou . Les amants vont-ils enfin atteindre la félicité? Que nenni! Cauchemars et hallucinations hantent leurs nuits. Il leur semble que le mariage pourraient les délivrer de leurs angoisses. Il faut attendre la fin du veuvage et présenter prudemment l'affaire, sans éveiller les soupçons. La naïveté et la bêtise de leur entourage leur vient en aide. Plutôt que de les apaiser, leurs angoisses unies décuplent et fait de leur vie un enfer.

    Zola analyse et interprète les processus psycho-pathologiques qui conduisent les personnages au passage à l'acte, dans la tradition du roman naturaliste. Certes les théories sont hasardeuses et les descriptions cliniques très subjectives, mais l'ensemble garde une certaine logique et correspond aux connaissances de l'époque; il me semble pourtant que Zola a fait beaucoup mieux lorsqu'il décrit dans L' Assommoir un épisode de delirium tremens.

    Il s'en dégage une impression de destinée funeste, à laquelle aucun des personnages ne peut échapper : chaque tentative accentue la descente aux enfers. Il semble que pour Thérèse en particulier, tout était écrit d'avance. Quant à Laurent, incapable d'anticiper les conséquences de ses actes, il se laisse guider par ses instincts les plus vils. Zola dans sa préface, rendue nécessaire par l'accueil défavorable de la critique, avoue chercher en ses personnages la bête. Il les jette dans un drame et se veut explorateur scientifique de leurs réactions, conformément à leur nature « sanguine » pour Laurent et « nerveuse » pour Thérèse. Il se lance dans une « étude du tempérament et des modifications profondes de l'organisme sous l'influence des milieux et des circonstances ».

    Le thriller psychologique est-il l'héritier du roman naturaliste?


    Lien : http://kittylamouette.blogspot.fr/2014/02/therese-raquin.html

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    • Livres 5.00/5
    Par lecassin le 14/07/2013


    Thérèse Raquin est le troisième roman de l'écrivain français Émile Zola publié en 1867. L'auteur en tirera lui-même une pièce de théâtre en 1873.

    Thérèse Raquin , fille d'une algérienne et d'un capitaine militaire francais, Degans, posté en Algérie, se verra confiée par son père aux « bons soins » de sa tante à la mort de sa mère ; son père qui ne tardera pas à tomber au combat, en Afrique…
    Thérèse grandit aux côtés de son cousin, Camille, un enfant souffreteux qui deviendra par l’insistance de sa mère le mari de Thérèse. Une installation du couple dans un petit commerce, et une rencontre : Laurent, ami d’enfance de Camille, peintre, beau, robuste…

    Publié en 1867, soit quatre ans avant le premier volume des « Rougon-Macquart », Thérèse Raquin est le troisième roman d’Emile Zola, et le premier d’importance, malgré son accueil pour le moins mitigé, par la critique …

    Pour ma part, il s’agit de ma première lecture de Zola, si on excepte les quelques extraits étudiés au collège. Une lecture qui dénote une certaine appréhension à s’attaquer au monument que sont « Les Rougon-Macquart » ; et qui entraînera la lecture de « La fortune des Rougon » quasiment immédiatement, tant le choc fut violent.
    Zola nous invite dans ce Paris du XIX ème siècle magistralement dépeint à nous interroger sur la dualité du corps et de l’esprit et des interactions de l’un sur l’autre qui peuvent tourner au drame.

    « Thérèse Raquin », ou le portrait de deux femmes au fort caractère : Mme Raquin, et Thérèse. Un ouvrage magistral, peut-être un peu moins connu et lu que les best-sellers des « Rougon ». Néanmoins à conseiller en introduction à « la grande œuvre de Zola », dans la mesure où tout le talent de l’auteur à venir se trouve concentré là…

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  • Par Aela le 03/05/2013


    "L'œil était dans la tombe et regardait Caïn."

    Tel est le sort qui attend Thérèse Raquin et son amant Laurent, une fois qu'ils ont commis le meurtre de Camille, mari de Thérèse.
    Et pourtant au départ rien ne prédisposait ces jeunes gens à devenir des meurtriers.
    Thérèse est la nièce et fille adoptive de Mme Raquin, mercière laborieuse et économe, venue s'installer à Paris pour y développer son commerce.
    Sa mercerie marche, elle souhaite un mariage entre son fils Camille et sa nièce Thérèse.
    Le mariage va avoir lieu, mariage sans grande passion. Thérèse va vite se sentir dépérir d'ennui auprès de son mari de santé fragile et de tempérament passif.
    Les invités sont nombreux dans la maison et Tous raffolent des parties de dominos du jeudi soir ,
    Malheureusement un jeune ami de la famille, Laurent, apprenti peintre au talent plus qu'incertain, va multiplier ses visites et ses assiduités auprès de la jeune Thérèse.
    Dès lors, tout va s'enchaîner très vite: liaison adultérine, meurtre.
    Les amants complices jouent la parfaite comédie de l'innocence à tel point que leur entourage et surtout les amis de longue date Michaud et Grivet, insistent pour marier les deux amants.
    Et le mariage se fait. Zola nous introduit alors dans la psychologie des deux amants devenus désormais mari et femme.
    Nous plongeons avec eux dans des abîmes de souffrances et de tourments.
    La description de l'état psychologique des héros est d'une précision extrême.
    Une véritable analyse au scalpel de leur descente aux enfers.
    Rien n'y fera; hypocrisie, comédie, remords, plongée dans le vice, rien ne soulagera la conscience des deux amants.
    Seules deux personnes vont découvrir assez vite le crime commis
    : la brave mercière mère du défunt et le chat, ici personnifié et répondant au prénom de François. Un chat qui a un sens particulier et qui a le "dos hérissé d'une colère sourde"..
    La fin sera implacable.
    Un magnifique récit d'une dimension humaine très forte.
    Nous sommes loin des conflits sociaux de Germinal mais la puissance dans les sentiments est d'une intensité incroyable.
    À lire et à relire...

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    • Livres 5.00/5
    Par fredho le 17/04/2013


    Thérèse Raquin, fille d'une femme africaine et d'un capitaine français, est recueillie par sa tante Mme Raquin, suite à la mort de sa mère. Mme Raquin vit à Vernon avec son fils Camille, un garçon chétif, de santé fragile, que sa mère couve d'un amour maternel excessif.
    Thérèse grandit au rythme de ce cousin malade, se soumet aux exigences de sa tante sans manifestation, mais sous l'apparence d'une petite fille sage et docile, se cache une personnalité sauvage.
    Les deux enfants vivent comme frère et sœur, ils savent que Mme Raquin a résolu de les marier ensemble, et cette pensée mûrit en eux comme une chose naturelle et familière.
    Les années s'écoulent, et à l'aube des 21 ans de Thérèse, Mme Raquin marie « ses deux enfants ». Quelques jours après le mariage, ils partent Tous les trois vivre à Paris, la tante s'acquitte d'un fonds de commerce, une mercerie qu'elle occupe avec sa nièce, et Camille trouve un poste dans l'administration aux chemins de fer d'Orléans.
    Pendant 3 ans, les jours se suivent et se ressemblent, Thérèse s'ennuie dans cette boutique, et tout en gardant une humeur égale, ses pensées flottent et se perdent dans ses journées vides, Thérèse rêve d'une autre vie.
    Un soir, Camille amène un jeune homme Laurent, ancien camarade d'école, employé aux chemins de fer, curieusement Thérèse éprouve un frisson en sa présence.
    Très vite, ils deviennent amants, la jeune femme s'épanouit dans les bras de Laurent, elle se transforme, se confie et raconte ses années d'abnégation auprès de la famille Raquin, lui, est ensorcelé par cette maîtresse féline et voluptueuse.
    Leur passion est alimentée et exacerbée par l'interdit, et les amants ne supportent plus de s'aimer dans l'ombre.
    Thérèse veut prendre une revanche sur sa vie gâchée auprès d'un mari médiocre, elle va donc pousser Laurent au crime, ce dernier finit par noyer Camille lors d'une balade en barque.
    Afin d'éviter les soupçons, les amants s'éloignent pendant de longs mois, puis finissent par se marier avec l'accord de Mme Raquin, leur plan réussi le couple peut s'aimer dans la lumière.
    Mais l'enfer commence au soir de leur nuit de noces, le fantôme de Camille vient les hanter. Obsédé par leur crime, le couple tombe dans la névrose, les nerfs dominent, les cauchemars secouent leur sommeil, la culpabilité les ronge et le remord les étouffe et les éloigne.
    Les amants meurtriers s'accusent mutuellement de la mort de Camille.
    Leur crime a tué leur passion et leur mariage va virer à la catastrophe...

    La fin du roman démontrera que les amants diaboliques n'ont finalement jamais cessé de s'aimer.

    Zola dépeint les héros de son roman Thérèse et Laurent comme « des brutes humaines », sans âme, au tempérament sanguin, deux désaxés dépourvus de toute moralité, poussés par le besoin irrésistible de se posséder au point de commettre un meurtre.
    La noirceur et la violence de cette œuvre fait de cette histoire d'amour sordide, une tragédie dramatique et envoûtante. Si l'immoralité de Thérèse et Laurent peut provoquer du dégoût, la puissance de leur amour se place à mes yeux, au même rang que les amours mythiques de la littérature.

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    • Livres 4.00/5
    Par zabeth55 le 10/12/2013


    Deux bonnes raisons m'ont poussée à lire (ou relire ?) Thérèse Raquin
    - le Z du challenge ABC
    - l'envie depuis longtemps de relire des classiques.
    Et bien, je ne suis pas déçue.
    Si les descriptions minutieuses et détaillées des lieux, au début, m'ont un peu fait craindre l'ennui, j'ai été captivée par la famille Raquin.
    Un huis-clos étouffant dans cette sombre mercerie située dans un sombre passage.
    Et puis l'amour, la passion qui mènent au drame et ensuite le remord et le malheur qui enchaînent les deux amants.
    Quelle maîtrise de l'écriture ! Quelle analyse subtile des sentiments, des transformations psychologiques !
    Voilà qui me donne bien envie de m'attaquer un jour à la longue série des Rougon-Macquart.

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    • Livres 5.00/5
    Par Altervorace le 21/08/2012


    Tout la virtuosité de Zola explose dans ce roman qui mêle sciences de son époque et littérature. le naturalisme de l'auteur s'appuie sur des théories qu'il faut replacer dans leur contexte pour ne pas s'en moquer. Les quatre personnages du récit sont d'une richesse et d'un charisme impressionnants. Madame Raquin d'abord qui entretient la fragilité de son fils puis qui semble le marier à Thérèse afin de mieux garder tout ce petit monde sous sa coupe. Camille, le fils, d'une mollesse un peu agaçante et d'un égoïsme tranquille. Il se laisse porter. A chacune de mes lecture, j'ai envie de le secouer pour l'obliger à réagir. Au milieu de ces deux-là : Thérèse. Dotée d'une nature passionnée, toute sa vigueur est étouffée par la petitesse de son existence. Son mariage avec Camille est aussi mal assorti que possible et elle se retrouve très vite frustrée par son quotidien. Enfin, nous avons Laurent qui réveillera les passions de la jeune femme. Leur relation est magnifiquement dévastatrice et très vite, ils préméditent le meurtre de l'époux.

    Je crois que j'aime tant cet ouvrage parce que finalement il n'est pas seulement naturaliste. C'est une tragédie, un thriller psychologique, un huis-clos fascinant. Et puis la dimension fantastique apporte un élément original à l'univers si brute de Zola.

    Je crois que j'ai un penchant réel pour la seconde partie du récit, après le crime. Un autre aspect me fascine dans le roman de Zola : c'est l'influence du lieux sur la vie psychologique des personnages. On se figure très bien ce logis sombre et petit ou les passions semblent s'amplifier par manque de place.

    Alors, ami lecteur, si tu ne dois en lire qu'un de Zola, laisse-moi te conseiller Thérèse Raquin qui mérite, à mes yeux d'humble lectrice, sa place au panthéon des chef-d'œuvre de notre belle littérature.

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    • Livres 4.00/5
    Par spleen le 09/05/2013


    Je me suis demandée en finissant ce roman depuis combien de temps je n'avais pas lu un livre d' Emile Zola, cela doit se compter en décennies plus qu'en années .
    J'ai, comme beaucoup de lecteurs je pense , cloisonné mes choix de lecture et les œuvres classiques sont restées cantonnées à une catégorie du passé qui finit par devenir assez lointaine en ce qui me concerne ... bien que je n'ai pas du tout de mauvais souvenirs au contraire, poursuivant pour moi-même souvent l' exploration de ces auteurs classiques.
    Bien sûr , la langue est magnifique, la construction de l'intrigue implacable , il n'y a même pas besoin de trouver les héros sympathiques pour aimer cette œuvre !
    J'ai particulièrement apprécié la description de la morgue, non par goût du macabre mais pour l'acuité du regard qui arrive à rendre beau dans le sens esthétique , l'horreur et ce qui tourne autour ...
    J'ai écouté ce livre en CD Audio , une façon tout à fait agréable de redécouvrir Tous ces chefs d'œuvres .

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    • Livres 2.00/5
    Par ahasverus le 17/05/2012


    """Les gens meurent quelquefois, murmura t'elle enfin. Seulement, c'est dangereux pour ceux qui survivent".

    Thérèse, orpheline, est élevée par sa tante, Madame Raquin, dans l'ombre de Camille. Elle devra l'épouser. Camille est une eau stagnante. Thérèse est un torrent contenu. Un torrent que réveille l'irruption de Laurent.

    Thérèse raquin, le roman d'un remords, comme L'Assommoir est celui d'une chûte et Germinal celui d'un chaos.
    Le couple adultère se consume sous les lourds regards de la mère Raquin et du chat François, témoins muets qui savent bien.

    Pris par l'intrigue dès les premières lignes, (construite comme un roman policier - je pensais à Celle Qui N'Etait plus, de Boileau-Narcejac, ou à Crime et Châtiment), mon plaisir était très vite gâché par les commentaires de bas de pages de l'édition le Livre de Poche. Celle-ci révèlait très tôt des points-clé du roman et son dénouement, et me faisait pousser des "ah !" réprobateurs et des "oh !" indignés.

    La construction est annonciatrice des livres à venir, avec des décors intimistes, des personnages secondaires que le désespoir ennuie, (qui rappellent la noce de L'Assommoir), des personnages principaux très denses et des représentations symboliques (le cou de Laurent).

    Bref, les amateurs de Zola connaissent déjà. Les autres commenceront par Germinal ou L'Assommoir.

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