> Henri Mitterand (Préfacier, etc.)

ISBN : 2070381870
Éditeur : Gallimard (1989)


Note moyenne : 3.73/5 (sur 64 notes) Ajouter à mes livres
Rédigée entre L'Assommoir et Nana, en 1878, Une page d'amour d'Émile Zola correspond à une période de répit dans les turbulences des Rougon-Macquart, formidable tableau de la société française d'un XIXe siècle finis... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 2.00/5
    Par nastasiabuergo, le 20 avril 2012

    nastasiabuergo
    Voici la dernière des 3 enfants Mouret. On avait déjà vu son jeune frère Silvère dès La Fortune des Rougon aux prises avec le coup d'état de Napoléon III ainsi que son autre frère François se débattre avec l'abbé Faujas dans La Conquête de Plassans. Ici Hélène (la belle Hélène, sans chercher absolument à faire un vilain jeu de mots annonciateur du roman suivant Nana), s'installe à Paris venant de Marseille avec 1°) une fortune acquise par un héritage imprévu, 2°) un mari fraîchement décédé et 3°) une fille chétive et sub-claquante de 12 ans. C'est déjà assez étonnant et improbable comme canevas de base. de plus, et ce qui n'arrange rien, Hélène est une femme droite, fidèle, honnête et (pour être tout à fait sincère, ennuyeuse), qui ne lève jamais un œil sur un homme, encore moins s'il est marié. Malheureusement, PAF!, pas de bol, elle tombe sur LE médecin bellâtre qui vient soigner sa fille et son cœur commence à palpiter etc., etc., etc. Pas besoin de vous faire un dessin, le mélo bon marché, les violons qui vont avec et, la forte probabilité de vous ennuyer si vous avez plus de seize ans ou si vous n'êtes pas hyper fan de ce que le romantisme a de plus gnian-gnian. Il est vrai que Zola nous y avait déjà un peu habitué avec La faute de l'abbé Mouret. A croire que notre pauvre Émile a tout donné dans son précédent bouquin, L'Assommoir, et qu'il n'a plus grand chose en tête pour ce roman-ci. On sent qu'il a voulu bâtir un ouvrage dans la veine d'Eugénie Grandet, de Madame Bovary ou même, avec un peu d'anticipation d'Une vie, mais encore faut-il avoir un peu de matière en réserve, ou une quelconque recette littéraire magique propre à nous envoûter. Ici, point de tout cela. Si vous aimez les descriptions interminables des ciels et des toits Parisiens, vous serez servis, en revanche, pour le reste, c'est un opus très creux et très en deçà de ce dont est capable l'auteur. L'ensemble reste assez agréable à lire, contrairement à La faute de l'abbé Mouret, mais sans grand intérêt. Je n'y suis pas allée de main morte, mais qui aime bien châtie bien dit-on, et au surplus, toutes ces faibles considérations ne sont que mon avis, mon tout petit avis sur le grand Zola, c'est-à-dire, pas grand chose.
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  • Par adonisos, le 20 novembre 2008

    adonisos
    Huitième volume de la série Les rougon-macquart. L'héroïne est Hélène Grandjean, fille d'Ursule Macquart et du chapelier Mouret. À l'âge de dix-sept ans, elle épouse un nommé Grandjean qui lui a donne une fille, Jeanne, maladive et en proie à des « crises » régulières. La famille monte à Paris, où Grandjean meurt peu après son arrivée. Veuve d'un homme qu'elle n'a jamais vraiment aimé, Hélène est prise d'une passion violente pour le docteur Deberle, son voisin qui l'a secourue lors d'une des crises de sa fille. Mais cette dernière éprouve pour sa mère une passion non moins violente : elle ne supporte pas de la voir sourire à d'autres enfants ou à d'autres hommes. le jour où Hélène se donne à Deberle, Jeanne, qui avait tout pressenti, se met à sa fenêtre sous la pluie et contracte ce qu'on appelait alors une phtisie galopante, dont elle meurt trois semaines plus tard. Par la suite, Hélène épousera un nommé Rambaud, avec qui elle ira vivre à Marseille.
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  • Par LiliGalipette, le 23 décembre 2009

    LiliGalipette
    Roman d'Émile Zola.
    Veuve et nouvellement arrivée sur Paris, Hélène élève patiemment sa fille Jeanne, une enfant à la santé et à l'esprit fragiles. Amicalement accueillie et secourue par son voisin, le docteur Henri Deberle, Hélène s'éprend violemment de lui. le médecin répond à ses sentiments. Mais c'est compter sans Jeanne qui aime passionnement sa mère, au point de lui refuser tout contact avec un homme ou avec d'autres enfants. Maladivement jalouse et extraordinairement lucide, Jeanne, qui devient adolescente, ne supporte pas de voir sa mère lui échapper.
    Ce tome de la série des Rougon-Macquart ne donne pas précisément envie de tomber amoureux, ni d'avoir des enfants... J'ai beaucoup aimé la scène où Hélène et Henri veillent l'enfant malade, dans le silence angoissé d'une nuit d'attente. Les crises de l'enfant m'ont passablement irritée, et les émois amoureux de la jeune maman n'ont pas davantage suscité ma bienveillance.
    Ceci dit, le texte reste excellent. La narration est travaillée, la langue est riche. L'auteur m'enchante sur la forme, et tant pis pour le fond!


    Lien : http://lililectrice.canalblog.com/archives/2009/12/23/16241712.html
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    • Livres 3.00/5
    Par Sarah_DD, le 09 mai 2012

    Sarah_DD
    Zola pour moi est un magicien : il peut raconter à peu près n'importe quoi, j'adhère complètement. Voici ici une intrigue toute simplette dont la fin (et le début et le milieu d'ailleurs) est prévisible dès le début. Et pourtant... il a cette manière de raconter, cette langue différente d'aujourd'hui mais pas complètement désuète qui m'attrape à chaque fois et me fait poursuivre ma lecture jusqu'à la dernière page. Intrigue passionnante ou pas.
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    • Livres 3.00/5
    Par Cleanthe, le 05 octobre 2011

    Cleanthe
    Hélène Mouret, à l'âge de 17 ans, a épousé Grandjean, avec lequel elle a eu une fille, Jeanne, une enfant maladive, affectée régulièrement par des "crises". Ensemble, ils sont montés s'installer à Paris, mais bientôt Grandjean meurt et laisse la mère et la fille seules dans cette ville qu'elles ignorent. Depuis la colline de Passy où elles logent, elles observent la capitale sans pouvoir rien nommer des hauts lieux de la vie citadine qu'elles ont sous les yeux.
    Une page d'amour n'est pas le plus connu des volumes des Rougon-Macquart. Et franchement, ce n'est pas parce que ce serait une chef-d'oeuvre méconnu. le roman est poussif, un rien rébarbatif et a été la pente sur laquelle, pendant plusieurs mois, j'ai calé dans l'avancée de mon auto-challenge Rougon-Macquart...

    Lien : http://danslabibliothequedecleanthe.over-blog.com/article-emile-zola..
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Citations et extraits

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  • Par nina2loin, le 21 janvier 2012

    Elle traversa la salle à manger et la cuisine, appelant :
    " Rosalie! Rosalie!... Vite, un médecin!... Mon enfant se meurt! "
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