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> Adolf Muschg (Autre)
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ISBN : 2070373681
Éditeur : Gallimard (1982)


Note moyenne : 3.96/5 (sur 102 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Sous le pseudonyme de Fritz Zorn se cache un jeune homme pressé. Jeune - il n'a que 32 ans - et pressé d'écrire car il se sait condamné par un cancer qui ne lui laissera aucune chance. Pour qui a vécu, la seule pensée d'une mort imminente fait jaillir le squelette branl... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par patrick75, le 19 septembre 2012

    patrick75
    Voici un livre pour ceux que la psychanalyse intéresse .
    Un homme d'une trentaine d'années atteint d'un cancer, diagnostiqué névrosé, entreprend de raconter ses jeunes années.
    Il y recherche la cause de sa névrose, qui d'après lui, aurait déclenché son cancer. Un livre à l'ambiance très sombre, où l'on se noie dans les tréfonds de l'âme humaine. Pour amateur du genre.
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    • Livres 5.00/5
    Par colimasson, le 03 juin 2011

    colimasson
    Faire de sa maladie le moment de sa délivrance, voilà ce qu'est Mars. Fritz Zorn dit ne pas vouloir s'exprimer au nom des milliers d'autres qui sont dans le même cas que lui. Pourtant, son message me semble être universel. Son livre est une exhortation à dépasser les règles, les coutumes et les mauvaises habitudes héritées de son éducation lorsqu'elles empêchent l'individu de vivre. Tout lecteur convaincu par Mars ne pourra pas s'empêcher, après avoir refermé le livre, de procéder à une vivisection de sa propre existence.
    Il est dommage que cet ouvrage ait été détourné et utilisé pour culpabiliser les malades atteints du cancer. Il est évident que le cancer n'est pas uniquement provoqué par les souffrances de l'âme. Ici, le cancer est un symbole. Il représente toutes les maladies mentales dont peut être affecté l'être humain suite aux névroses héritées de son enfance, de son éducation, de son mode de vie, de sa trop grande sensibilité.


    Lien : http://colimasson.over-blog.com/article-mars-1976-de-fritz-zorn-7557..
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    • Livres 3.00/5
    Par KRISS45, le 28 avril 2013

    KRISS45
    C'est la lecture de "nos vies romancées" d'Arnaud Catherine qui m'a donné envie de connaître "Mars" de Fritz Zorn.
    Il s'agit du récit-confession autobiographique d'un jeune homme né avec tous les avantages de la fortune, mais malheureux et névrosé.
    Le ton est donné à la page 261 : "tout le monde est névrosé mais moi je le suis un peu plus" .Ses parents qu'il accable avec des expressions lapidaires
    (ma pauvre mère, mon pauvre père ) seraient à l'origine de tous ses maux car il faut bien désigner un coupable : l'éducation austère et frustrante de son milieu familial..
    Au delà de sa confession accusatrice, on peut se demander si l'origine de son mal-être est surtout imputable à sa nature profonde (l'inné) ou à son milieu bourgeois et répressif (l'acquis). le cocktail des deux s'avérant affligeant.
    L'autre aspect de son questionnement psychanalytique est le rapport entre son état mental et l'émergence de sa maladie mortelle. Certains cancers sont-ils le fruit d'une mélancolie grave et persistante ?
    Un récit poignant, dérangeant, autoapitoyé, réservé aux lecteurs particulièrement sensibles aux méandres du psychisme.
    A déconseiller aux dépressifs.
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    • Livres 5.00/5
    Par kikobaus, le 18 juin 2011

    kikobaus
    Fritz Zorn, homme profondément névrosé s'il en est, fait le déballage abrupt, chirurgical et impudique de ce qui ne va pas chez lui, comme un parallèle à sa psychanalyse en cours. Il en fait une œuvre totalement hors du commun : non seulement c'est un récit à la première personne du singulier, mais en surplus duquel l'autre, le temps, les lieux, les anecdotes sont totalement absents.
    Ce qui pourrait être un écrit d'un nombrilisme endormissant se révèle au contraire comme une introspection honnête jusqu'à la sauvagerie, forte comme un coup de poignard. Aucune pitié, ni pour lui même, ni pour ses parents.
    Le récit de cette vie, comme une traversée complètement ratée, porteuse dès la levée de l'ancre de son propre naufrage, est pourtant un incroyable appel à la liberté, à l'investissement de soi-même jusqu'à l'ébriété.
    Vous voulez savoir à quels affres peut vous confronter une analyse, en quoi aussi elle peut vous libérer ? Lisez Mars !
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    • Livres 5.00/5
    Par loicdj, le 15 avril 2013

    loicdj
    "Je suis jeune et riche et cultivé et je suis malheureux, névrosé et seul. Je descends d'une des meilleures familles de la rive droite du lac de Zurich, qu'on appelle aussi la Rive dorée. J'ai eu une éducation bourgeoise et j'ai été sage toute ma vie. Ma famille est passablement dégénérée, c'est pourquoi j'ai sans doute une lourde hérédité et je suis abîmé par mon milieu. Naturellement j'ai aussi le cancer, ce qui va de soi si l'on en juge d'après ce que je viens de dire"
    Fritz Zorn s'attaque donc férocement à son passé à travers une critique sociale de son milieu d'origine (la haute finance suisse). Déjouant les hypocrisies de la bourgeoisie traditionnelle, il fustige notamment la famille et Dieu, ce vase dans lequel l'homme doit déverser sa haine. Une lucidité tardive le plonge dans la rage.
    Cette autobiographie voudrait résumer la maladie et les problèmes à des causes purement psychosomatiques. Névrosé, incapable d'être heureux, de rire, sexuellement frustré, impuissant, Zorn se décrit sans fard ; aucune lumière dans ce désespoir.
    Mais de cette noirceur obsédante, Zorn cherche avant tout à signifier comment la peur de la vie peut conduire à la mort. Que le refus de côtoyer le monde, inculqué par ses parents, aboutit à sa disparition physique de ce monde. Ayant passé sa vie à côté de celle des autres, Zorn se sait ainsi condamné à finir dans l'oubli.
    Décédé à trente-deux ans d'avoir été "éduqué à mort".
    Triste constat.
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Citations et extraits

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  • Par colimasson, le 03 juin 2011

    A la sérénité du Bouddha l’agitation du monde paraît ridicule, car lui-même n’a plus rien à voir avec cela. Au cynique les sentiments du prochain paraissent ridicules parce que lui-même n’a plus de sentiments. A celui qui ne joue pas au football il paraît ridicule de courir pendant des heures après un petit ballon de cuir ; il ne se demande pas si ce jeu ne serait pas follement amusant, il ne voit que le côté ridicule de ces hommes adultes qui jouent comme de petits garçons. Sans doute celui qui fait quelque chose se rend-il toujours ridicule aux yeux de celui qui ne fait rien. Celui qui agit peut toujours prêter le flanc ; celui qui n’agit pas ne prend même pas ce risque. On pourrait dire que ce qui est vivant est toujours ridicule car seul ce qui est mort ne l’est pas du tout. […] Comme nous ne nous rendions jamais ridicules, nous étions tributaires des autres qui le faisaient à notre place et nous divertissaient de cette manière. Voilà pourquoi nous trouvions les clowns si sympathiques, les autres nous faisaient rire, ce dont nous étions par nous-mêmes incapables. Il va sans dire que nous n’étions pas en peine de trouver des ridicules dans notre entourage car plus on est soi-même un magasin de porcelaine, plus n’importe qui, venu de l’extérieur, y prend pour vous l’aspect d’un éléphant.»
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  • Par patrick75, le 15 septembre 2012

    Le médecin scolaire fît projeter sur le mur une série de schémas des organes génitaux des deux sexes et, pour couronner le tout, la reproduction gigantesque en couleurs atroces des parties sexuelles de la femme, puis il déclara d'une voix émue: Hélas oui, mes enfants, tel est en réalité l'horrible aspect de la femme; aucun de vous n'aura sans doute envie d'entrer là-dedans, pas vrai ?

    note du lecteur: toutes récriminations devront être adressées au dénommé Fritz Zorn
    ( je suis en train de chercher son adresse).



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  • Par Piling, le 12 mai 2009

    Naturellement, ils allaient cependant tout de même à l'église. Il y avait déjà tous leurs morts à l'enterrement desquels ils avaient l'habitude de se rendre. Mais une fois que mes parents allaient à l'église, alors, ah, alors il appartenait au bon ton de s'y rendre selon toutes les règles du comme il faut, et alors, miséricorde, quel pèlerinage ! En effet, une fois qu'ils y étaient, à l'église, ils ne trouvaient plus rien à redire : ils louaient l'église, son architecture, sa décoration florale, le pasteur, le sermon, le jeu de l'orgue, le chant, l'atmosphère et tout de cont il y a moyen de faire l'éloge quand on est bien décidé à faire l'éloge de tout. L'église leur plaisait car elle était bien. Une seule chose semblait ne pas plaire à mon père : quand il devait se lever en même temps que les autres pour la prière, il avait toujours un air furibond, tant il était en colère de devoir se lever comme les autres et faire semblant de prier. Toutefois, après la cérémonie religieuse, il était toujours de bonne humeur et se répandait en louanges ; il déclarait que le curé avait très bien parlé, qu'il s'était exprimé en termes choisis et qu'il avait une diction parfaite. J'étais cependant frappée de ce que mon père louait toujours la forme du sermon : qu'il fût ou non d'accord avec son contenu, cela on n'en parlait pas. Je me rappelle encore qu'à l'issue d'une de ces cérémonies de funérailles j'avais pensé que le curé avait, en fait, dit des tas de bêtises. Pourtant, mon pauvre père commenta ce discours en disant que le curé avait très bien parlé. (On pourrait même conclure à ce propos un subtil compromis, car il est fort possible que le prêtre ait parlé très bien et très bêtement à la fois). Aujourd'hui, je m'expliquerai les choses en me disant que mon père était uniquement pour la forme de l'Eglise mais pas pour son sens. Être pour la forme de l'Eglise, cela faisait partie du bon ton ; être pour son sens, c'était ridicule.
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  • Par colimasson, le 03 juin 2011

    […] Beaucoup de mes camarades étaient déprimés parce qu’ils avaient raté un examen, mais moi, j’étais déprimé quoique j’eusse brillamment passé le même examen. Je ne voulais voir que ce que nous avions de commun, que chacun de nous était déprimé, je ne voulais pas voir la différence, à savoir que le chagrin de l’un avait un sens, et que le chagrin de l’autre en était dépourvu. Qu’on broie du noir parce qu’on a été collé à un examen qu’on a préparé très longtemps et à fond, c’est normal. Mais qu’on soit tout à fait incapable de se réjouir de l’avoir si bien réussi et qu’on passe la soirée assis sans rien faire, aussi déprimé que celui qui a échoué, n’est pas normal.
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  • Par colimasson, le 03 juin 2011

    Si l’on jette un coup d’œil sur ce qui a été écrit jusqu’ici, l’impression pourrait facilement se dégager que ce qui compte, pour moi, c’est uniquement de dénombrer avec malveillance les faiblesses de mes pauvres parents afin de les faire passer ensuite pour les méchants qui m’auraient détraqué et auxquels il faudrait donc attribuer tout mon malheur. Mais j’ai tendance à croire qu’il y a davantage, dans ce récit, que la simple intention de rendre mes parents responsables de ce que j’aurais dû mieux savoir et mieux faire. Aujourd’hui, mes parents sont beaucoup moins, à mes yeux, les « coupables » que les covictimes de la même situation faussée. Ils n’étaient pas les inventeurs de cette mauvaise façon de vivre ; ils étaient bien davantage –tout comme moi- dupes de cette vie mauvaise, acceptée sans esprit critique.
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Extraits de l'adaptation théâtre de "Mars", d'après Fritz Zorn, crée au théâtre Océan Nord à Bruxelles, mars 2009,











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