> Dominique Autrand (Traducteur)

ISBN : 2253140589
Éditeur : Le Livre de Poche


Note moyenne : 3.58/5 (sur 24 notes) Ajouter à mes livres
4° de couverture :
L'Amérique, chacun le sait, aurait dû s'appeler Colombie. Amerigo Vespucci, qui lui donna son nom, n'avait en rien contribué à sa découverte, ni même revendiqué ce privilège. Alors, pourquoi lui ? Dans cet essai écrit en 1941 - au moment où il... > voir plus
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Critiques et avis

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  • Par raton-liseur, le 05 septembre 2011

    raton-liseur
    Je me suis souvent demandé comment il était possible que Christophe Colomb ait découvert l'Amérique. Les découvreurs, qu'ils soient explorateurs ou scientifiques, aiment en général nommer leur trouvaille de leur nom, une façon vaine mais efficace de laisser une marque et d'être remémoré par les générations suivantes.
    Dans ce livre, Stefan Zweig propose une lecture des documents d'époque, afin de comprendre comment une telle incongruité a pu se produire. Pourquoi Christophe Colomb n'a pas découvert la Colombie, et pourquoi Amerigo Vespuci n'a rien découvert du tout. Amerigo Vespuci était-il un imposteur usurpant la gloire d'un autre ou tout cela n'est-il qu'un concours de circonstance ?
    La théorie de Stefan Zweig est simple et bien étayée : Amerigo Vespuci n'est en rien un imposteur et n'a probablement pas même été au courant du fait que la découverte de ce qui allait se révéler un continent entier lui était attribuée. Mais comme Stefan Zweig l'explique bien mieux que moi, une découverte, ce n'est pas seulement trouver quelque chose de nouveau, c'est aussi prendre la mesure des changements que cela va entraîner. La découverte physique de Colomb n'est rien tant qu'elle n'est pas comprise comme étant celle d'un nouveau continent, qui n'apportera pas les richesses escomptées de l'Inde des épices mais qui ouvre tout un champ de nouvelles possibilités, dont les Espagnols puis les autres puissances coloniales ne tarderont pas à s'emparer.
    Un petit livre érudit qui fait voyager dans la littérature des récits de Voyages de l'époque et qui se lit sans besoin de connaissances historiques particulières. Pas de grande théorie du complot ou quoi que ce soit dans ce genre, seulement une intéressante dissection des mécanismes sociaux qui donnent leur sens et leur saveur à l'histoire intimidante de nos manuels scolaires.
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  • Par keisha, le 28 novembre 2010

    keisha
    Mais qui a découvert l'Amérique? Dans ce bref récit Zweig n'évoque qu'une seule fois le "Vinland" des Vikings et donne à Christophe Colomb la gloire de la découverte de l'Amérique.

    Mais quelle Amérique? Et alors pourquoi ce nom d'Amérique et non pas Colombie, comme ç'aurait été logique?

    Evidemment vous avez tous appris qu'Amérique vient d'Amerigo Vespucci, un contemporain de Colomb, qui a lui aussi effectué quelques traversées vers le "nouveau monde". Mais pourquoi, comment, le nom d'Amérique a-t-il surgi et s'est-il imposé?

    Colomb a toujours cru être arrivé en Inde par une autre route, Vespucci a réalisé qu'il s'agissait d'un nouveau continent.
    Mais qui a donc décidé que l'Amérique s'appellerait Amérique? Eh bien, pas Vespucci! Cela s'est passé à Saint-Dié, oui, dans les Vosges...

    "Il a fallu que les hasards se multiplient, que les erreurs s'accumulent... "

    Gloire donc pour Vespucci, qui d'ailleurs meurt en 1512. Un siècle plus tard, le malheureux est accusé de tromperie, et on redonne à Colomb ce qui revient à Colomb.
    Puis encore un retour de balancier, jusqu'au révélations finales que nous dévoile Zweig...

    "Mais l'Histoire n'autorise pas la contestation, c'est lui qu'elle a choisi et ses décisions, même erronées ou injustes, sont irrévocables. (...) Son nom ne peut plus être effacé du livre le plus glorieux de l'humanité et si l'on voulait définir au mieux son apport à l'histoire de la connaissance de notre monde, peut-être faudrait-il énoncer ce paradoxe que Colomb a découvert l'Amérique mais ne l'a pas reconnue, tandis que Vespucci ne l'a pas découverte mais l'a le premier reconnue pour ce qu'elle est : l'Amérique, un nouveau continent. Cet unique mérite reste attaché à sa vie, à son nom. Car jamais un acte n'est décisif par lui-même; ce qui compte, c'est la connaissance de cet acte, et ses conséquences. Celui qui le raconte et l'explique devient souvent plus important pour la postérité que celui qui en est l'auteur."

    Transformant cette histoire quasiment en thriller historique, Zweig écrit là un récit passionnant, exposant un exemple des fluctuations des croyances et certitudes historiques, du rôle du hasard, et de la valeur et de la force des témoignages écrits parfois erronés. Une réflexion qui reste d'actualité.

    Lien : http://en-lisant-en-voyageant.over-blog.com/article-amerigo-recit-d-..
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    • Livres 4.00/5
    Par Auslander, le 26 mars 2012

    Auslander
    Une fois n'est pas coutume, cette critique est consacrée à un essai signé Stefan Zweig (1881-1942). Cet auteur autrichien, célèbre pour ses nouvelles et ses biographies, m'a largement convaincu de son talent littéraire via des œuvres comme "Le Joueur d'échecs" ou encore "Amok".
    La quatrième de couverture présente bien la problématique concernant le nom attribué au Nouveau Monde et qu'on connaît aujourd'hui sous le terme d'Amérique en référence à Amerigo Vespucci. Au passage, on notera que l'appellation que porte le nouveau continent n'est même pas tirée du nom de ce marchand (et navigateur) mais de son prénom.
    En s'appuyant sur différentes sources, Zweig aborde objectivement cette problématique et nous relate un incroyable « récit d'une erreur historique » (c'est le sous-titre de l'essai). Dans ces 121 pages, on apprend, entre autres, le rôle joué par le cartographe allemand Martin Waldseemüller et son planisphère où apparaît pour la première fois le nom "America".
    Synthétique, ce livre ne souffre d'aucune longueur. Par ailleurs, on retrouve l'empreinte littéraire de Zweig : un style alliant précision et concision mais cette fois-ci sans l'aspect poétique habituellement présent dans ces nouvelles. Ce n'est nullement un reproche, au contraire, car l'introduction d'une dimension poétique est nuisible pour un essai de cette nature.
    Pour finir, je voudrais faire – modestement – deux petits reproches : l'ajout de références bibliographiques détaillées aurait sans doute renforcé la crédibilité (que je ne remets pas en cause) de cette œuvre. de même, l'ajout de quelques cartes géographiques n'aurait pas été inutile pour aider le lecteur à situer certains lieux et voir l'évolution de la représentation du monde.
    Conclusion : Très bon livre à la lecture facile et agréable et dans lequel on apprend pourquoi le Mundus Novus (le Nouveau Monde) a porté et portera « pour les siècles des siècles » le nom d'Amérique.

    Lien : http://litterature-critiques-romans.blogspot.fr/2012/03/amerigo-stef..
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    • Livres 3.00/5
    Par Sly, le 04 juillet 2010

    Sly
    Stefan Zweig nous dévoile l'une des plus grande méprise de l'histoire. Il nous démontre à la manière d'une enquête policière comment et pourquoi pendant de nombreux siècles, l'humanité à attribué la découverte de l'Amérique, a Vespucci et non à Christophe Colomb.
    Une final doit-on attribuer cette découverte à l'homme qui à découvert le premier ce continent sans en prendre conscience (En croyant être arrivé en Inde) ? Où Doit-on l'attribuer à l'homme qui a su reconnaître que c'e n'était pas l'Inde mais plutôt un nouveau monde?
    Un petit livre qui se lit très vite et qui nous permet de faire la lumière sur un petit morceau d'histoire très important.
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    • Livres 4.00/5
    Par petite_fleur, le 13 avril 2012

    petite_fleur
    Cette fois, ce n'est ni une nouvelle ni une biographie mais un essai que Zweig nous propose, sur la question du nom attribué au Nouveau Monde, ce nom d'Amérique, créé d'après le nom d'Amerigo Vespucci. Pourtant, Vespucci n'est pas à l'origine de cette découverte, privilège de Christophe Colomb. Sauf que Vespucci est le premier a identifié cette terre non pas comme les Indes, mais comme un nouveau continent, jusqu'alors ignoré.
    Stefan Zweig propose ici, presque comme une enquête, de remonter aux sources de la méprise qui attribua à Vespucci l'incroyable honneur de donner son nom à cette terre, honneur qu'il ne réclamât jamais, mais qui lui échouât bien malgré lui. Avec précision, l'auteur lève le voile sur ce mystère et liste la suite des événements qui menât à cet état de fait : un imprimeur peu scrupuleux, des erreurs de traduction ou d'interprétation… et voilà deux clans qui s'affrontent. Les défenseurs de Christophe Colomb crient à l'ignominie. Ceux d'Amerigo Vespucci doivent rechercher des preuves pour redorer le blason de leur héros.
    S'il est parfois un peu compliqué de lire les citations latines ou italiennes, cette œuvre, assez courte au demeurant, est vraiment très intéressante et écrite simplement. Une petite carte, au début du roman, aurait peut être aidé à suivre bien mieux le propos, mais, comme l'auteur lui-même le demande à son lecteur, il faut tout oublier, revenir à la conception du monde du Moyen-âge pour comprendre toute la portée de ces découvertes réalisées par les explorateurs. Ce que j'ai surtout aimé, c'est cette façon de montrer l'évolution des croyances et de la perception du monde, au fil des siècles, et la naissance des processus de vérifications historiques...

    Lien : http://nourrituresentoutgenre.blogspot.fr/2012/04/amerigo-stefan-zwe..
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Videos de Stefan Zweig

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Vidéo de Stefan Zweig

Les Derniers jours de Stephan Zweig en BD, interview du dessinateur Guillaume Sorel .
Interview du dessinateur Guillaume Sorel au Salon du Livre de Paris 2012 à l'occasion de la sortie de l'album Les Derniers jours de Stephan Zweig en BD, par Laurent Seksik et G. Sorel (chez Casterman).








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