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ISBN : 207045407X
Éditeur : Gallimard (2013)


Note moyenne : 3.94/5 (sur 448 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Dans Amok, publié en 1922, est suggéré un bon, usage de l'exotisme : c'est d'abord de rendre problématique le confort d'une formule de croisière... Pour éprouver; en soi et partout autour, la présence d'un royaume primitif, puissant et mystérieux, le royaume de l'Autre,... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par valleg, le 15 février 2013

    valleg
    Est-ce qu'un jour je serai déçue par un récit de Zweig ? J'en doute, et c'est tant mieux, mais bon allez savoir, pour peu que l'Amok me prenne moi aussi un de ces quatre matins…
    Donc, j'ai adoré ce recueil de nouvelles.
    J'ai retrouvé la finesse de l'analyse psychologique de Zweig que j'ai tant apprécié dans ses romans. Je sais qu'il était ami de Freud qui a dû bien le briffer, mais comme même ; réussir à décrire si justement les profondeurs de l'âme humaine dans ses obsessions, sa déraison, ses passions, ça me stupéfie chaque fois. On sent tellement d' humanité chez cet auteur.
    Et puis ce sens de la construction, ce sens dramatique, la beauté des métaphores, la musicalité de son écriture. C'est somptueux.
    Je vais vous dire, bien que le thème de ce recueil ne s'y prête guère, j'en suis sortie merveilleusement apaisée par tant de perfection et de beauté.
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    • Livres 5.00/5
    Par ibon, le 10 juillet 2013

    ibon
    Trois superbes nouvelles. "Amok", "Lettre d'une inconnue", "La Ruelle au clair de lune". Ils sont hommes ou femmes et ils sont soumis à la passion amoureuse qui les dévore. Aveuglés, ils sortent logiquement du cadre de la normalité de la vie en société.
    Ils se mettent en marge en mourant d'impatience de retrouver l'autre, l'aimé(e).
    Mais la transe furieuse de cet amoureux (l'amok en malaisien) qui ne trouve pas sa moitié le pousse à l'autodestruction.
    Stefan Zweig décrit ce processus dans ces trois nouvelles en variant les contextes.
    Dans Amok, c'est le récit d'un voyageur désabusé, à bord d'un paquebot qui, une nuit, rencontre un médecin alcoolique qui lui raconte sa vie. (Un récit dans le récit).
    Dans "Lettre d'une inconnue", (ma préférée), un écrivain à succès reçoit un courrier volumineux qui contient l'histoire d'une femme, son ancienne voisine, alors adolescente. C'est cette femme qui raconte passionnément son attente qui m'a le plus touché.
    Dans "La Ruelle au clair de lune", un voyageur (encore désabusé, comme souvent chez Zweig) débarque dans un port et entre dans un bar interlope où il est témoin d'une scène dramatique.
    Mais je n'en dis pas plus, en ai-je trop dit? Comme le dit fort justement Romain Rolland dans la préface, c'est une oeuvre qu'il faut humer, lamper!
    "C'est un crime contre l'art, de la fausser, d'avance..."
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    • Livres 5.00/5
    Par lecassin, le 01 juin 2012

    lecassin
    « Amok », en fait un recueil de trois nouvelles, avec comme point commun la passion.
    De ses trois nouvelles, « Amok » est probablement la plus célèbre : en 1910, sur le pont d'un bateau, un jeune médecin raconte comment, dans la jungle malaise, sa vie a brusquement basculé en quelques instants ; comment une jeune femme jusque-là inconnue et venue le chercher pour avorter, déchaîna en lui un amour tellement passionné qu'il le conduira aux confins de la folie...
    « Lettre d'une inconnue », est sans conteste un des textes de Stefan Zweig les plus déchirants : c'est la confession, à la veille de sa mort, d'une femme à un homme qu'elle a aimé toute sa vie, dont elle eut un enfant et qui ne l'aura jamais vraiment vue tant il ne l'aura jamais vraiment regardée...
    « La ruelle au clair de lune », un texte sombre. L'histoire d'un passager que le mauvais temps a conduit en escale dans un port semblable à tant d'autres ports. Allemand , il sera attiré par une musique elle même allemande et entrera dans un bar pour y être abordé par une inconnue…
    La première fois que j'ai entendu parler de Stefan Zweig, c'était, il y a bien longtemps, par un film, à la télévision avec Niels Arestrup : le réalisateur avait situé l'action de « La ruelle au clair de lune » à Cherbourg au cours d'une nuit pluvieuse. Je m'en souviens comme si je l'avais vu hier… je me suis donc précipité, à l'époque, à la librairie pour découvrir coup sur coup « La confusion des sentiments » et « Vingt-quatre heures de la vie d'une femme »… point de « ruelle au clair de lune ». Il faudra quelques années pour que je redécouvre cette nouvelle, troisième de ce recueil. Un chef d'œuvre !
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    • Livres 5.00/5
    Par le_Bison, le 24 mars 2012

    le_Bison
    C'est l'histoire de passions entre deux êtres. Des passions amoureuses d'un autre temps. Je suis dans les années 20, allongé sur une moleskine verte, d'un cabinet médical, attendant mon psy. Époque malheureuse où mon médecin aura plus un air patibulaire avec sa barbe grise à la mode de Sigmund qu'un esprit charmant et charnel d'une belle rousse à la forte poitrine autrichienne. Effectivement, je me trouve non loin du Prater, lieu béni de Stefan Zweig, mon nouveau maître es-passion amoureuse.
    D'ailleurs, puis-je parler encore de passion ? A mon sens, cela ressemble à de la folie pure ! Mais quand les sentiments s'emballent avec une telle fougue, une telle déraison, cela réchauffe mon cœur de bison sauvage des grandes plaines enneigées.
    Embarquement immédiat. Je suis sur le pont du bateau, seul dans le noir, à contempler les étoiles scintillées au-dessus de ma tête. Pas un bruit, hormis les bruits des vagues se fracassant sur la coque du navire. Même les mouettes et dauphins semblent profiter de cette obscurité pour prolonger leur séjour avec Morphée. Dans quelques heures le soleil se lèvera, à l'Est. La vie reprendra cours, et je rentrerai dans ma cabine pour m'isoler de mes congénères. Il y a des moments où la solitude est bien plus enviable que le chaos des êtres, surtout lorsqu'il est question de réfléchir à ce qu'est la passion, celle qui vous conduit à des actes inconsidérés.
    En attendant, je me délecte de ce silence de mort. Tiens ? La cloche du navire rugit subitement pour annoncer une nouvelle heure au milieu de cette nuit, et alors que je pensais être absolument seul, voilà que j'entends un verre cliqueter. Avec mon ouïe experte : whisky et glaçons. Je n'étais donc pas le seul insomniaque ou fuyant à profiter de cet horizon noir et sans fin.
    Cet insomniaque au débit haché… Pourquoi est-ce qu'il me raconte sa vie ? Qu'il me propose un verre et après je prendrai le temps de l'écouter. Je ne suis pas un genre de psy à vocation sociale sur un pont de navire, quand même ! Ce pauvre type, au malaise frappant, vient d'un long séjour en Malaisie. Un docteur de campagne qui tomba subitement amoureux d'une rombière bien belle et bien bourgeoise. Sauf que cette dernière n'est venu le voir uniquement pour un acte médical qui pour l'époque reste sacré et mérite confidentialité. Un acte qui doit être rapide avant le retour de son mari après plusieurs mois d'absence. Vous voyez de quoi je veux causer. Sauf que ce médecin a d'abord une conscience et une fierté, elle qui le prend de toute sa hauteur et de tout son argent… Bon, voilà, je ne vous raconte pas plus, je ne vous gâche pas davantage le plaisir car cette nouvelle, elle est terrible. Passionnément indispensable et superbement passionnel. « Amok ou le fou de Malaisie ».
    Cela finira mal. Évidemment, devrais-je rajouter ? Quand il est question de passions et de femmes, l'homme finit toujours sans dessus-dessous (toute image pornographique dans votre esprit serait fortuite – je vous rappelle : années 20, passion, bourgeoise, haute société).
    Attention, n'allez surtout pas croire que le Bison devient, par ses lectures passionnelles de Stefan Zweig, sentimental ou romantique. Non, Non, Non ! Surtout pas… Il reste sauvage, obsédé, alcoolique !
    Mais attendez, ne débarquez pas tout de suite. Après l'Amok ou le fou de Malaisie, il y a la belle « Lettre d'une inconnue ».

    Lien : http://leranchsansnom.free.fr/?p=2240
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    • Livres 4.00/5
    Par olivberne, le 07 avril 2013

    olivberne
    Zweig est l'un de mes auteurs préférés, l'un de ceux qui a su le mieux écrire l'amour, le sentiment amoureux et la souffrance d'aimer.
    Dans ce recueil de trois nouvelles, il exprime le lien de l'amour et de la folie, avec tendresse, passion et absolu. Comme souvent, le texte est à la hauteur des sentiments, les mots glissent comme des caresses, sont bruts comme des gifles et doux comme des baisers.
    C'est un vrai plaisir de lire Zweig, on n'est jamais déçu.
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"Lettre d'une inconnue" de Stefan Zweig lu par Léa Drucker et Elsa Zylberstein
Une interview de Léa Drucker à l'occasion de l'enregistrement du livre audio "Lettre d'une inconnue" de Stefan Zweig pour Audiolib. http://www.audiolib.fr/li...











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