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> Alzir Hella (Traducteur)
> Olivier Bournac (Traducteur)
> Brigitte Vergne-Cain (Traducteur)
> Gérard Rudent (Traducteur)
> Romain Rolland (Préfacier, etc.)

ISBN : 2253057541
Éditeur : LGF - Livre de Poche (1991)


Note moyenne : 3.96/5 (sur 167 notes) Ajouter à mes livres
Dans Amok, publié en 1922, est suggéré un bon, usage de l'exotisme : c'est d'abord de rendre problématique le confort d'une formule de croisière... Pour éprouver; en soi et partout autour, la présence d'un royaume primitif, puissant et mystérieux, le royaume de l'Autre,... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par meyeleb, le 20 août 2011

    meyeleb
    Sur un bateau parti de Malaisie en direction de l'Europe, un inconnu fébrile fait à un passager le récit d'événements pour le moins tragiques. La nuit l'inscrit dans une atmosphère étrange, hallucinatoire. Zweig a l'art de nous prendre à témoin, de nous emmener loin, très loin dans les errances d'une âme saisie par on ne sait quoi de folie passionnelle et incompréhensible.
    C'est du grand Zweig!
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    • Livres 4.00/5
    Par Stemilou, le 20 juillet 2010

    Stemilou
    Toujours cette écriture fine et sensible. La passion est au cœur de cette nouvelle : un jeune médecin rencontre une femme hautaine et orgueilleuse qui a besoin de ses compétences pour une affaire qu'elle souhaite garder secrète au reste de la colonie, un avortement. Elle porte l'enfant de son amant mais son mari rentre bientôt d'Amérique où il y séjourne depuis plusieurs mois.
    Une colonie car cela se passe en Asie. Il est missionnaire dans un district loin de la ville, il devint dingue dans ce trou jusqu'à ce que cette femme arrive et amplifie sa folie. L'Amok le guette. L'Amok, cet état fiévreux de folie extrême qui peut conduire un individu au meurtre.

    Ce médecin dont comme dans chacune de ses nouvelles Stefan Zweig ne nous révèle jamais le nom, lui tient tête et espère faire plier cette dame mais surtout il espère voir dans son regard de l'humilité. Elle ne pliera pas et demandera de l'aide ailleurs, il voudrait réparer son geste mais c'est trop tard, reste plus qu'à accompagner cette dame jusqu'à la mort.

    Sa passion pour cette femme va le mener à des situations absurdes, quitter sa maison et partir à la recherche de cette femme, lui courir après dans une salle pleine de personnages haut placés … des situations fâcheuses rien que pour l'approcher !

    Un procédé cher à l'auteur, le récit dans le récit, qui teint en haleine le lecteur, un rythme toujours soutenu qui nous plonge dans son univers. Un homme, une femme, une passion et une promesse au-delà de la mort. Poignant.

    Lien : http://www.stemilou-books.com/article-amok-de-stefan-zweig-54159294...
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    Critique de qualité ? (6 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par poilabois, le 14 février 2009

    poilabois
    C'est un recueil de nouvelles.
    Elles sont très bonnes dans l'ensemble, dont Amok qui donne son nom au recueil.
    Mais surtout une est exceptionnelle: la "Lettre d'une inconnue". Je ne suis pas spécialement romantique, mais j'ai su en lisant cette nouvelle que je l'étais un peu!
    Superbe.
    Et je reste toujours frappé par la beauté et la fluidité de la prose de Zweig, malgré le fait que je n'en lise que des traductions.
    C'est super beau.
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    • Livres 4.00/5
    Par wictoria, le 27 septembre 2008

    wictoria
    La deuxième nouvelle du recueil Amok de Stefan Zweig, je l'ai dévorée pendant les dernières vacances de février.La Lettre d'une inconnue est sans doute dramatique, mais tellement bien écrite ! C'est donc avec un grand élan, que je me suis plongée dès les premiers mots dans ce tourbillon de phrases plus belles les unes que les autres, que j'ai discrètement pleuré à la lecture de certains passages... Je dis discrètement parce que je ne voulais pas que mon mari ou ma fille ne s'en rendent compte, étant donné que je lisais dans la voiture… Ils se seraient étonnés de me voir dans cet état.
    Lire l'article complet :
    http://monbiblioblog.blogspot.com/2005/05/Amok.html
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par claracambry, le 08 mars 2010

    claracambry
    Amok ou quand la passion flirte dangereusement avec la folie pour au final n'en faire qu'un seul et même état. Trois passions obsessionnelles sont décrites sous formes de nouvelles. L'âme humaine torturée et tortionnaire est mise à nu.
    L'Amok , en Malaisie, est celui qui, pris de frénésie sanguinaire, court devant lui, détruisant hommes et choses, sans qu'on puisse rien faire pour le sauver. Dans la première nouvelle, le narrateur, passager sur un paquebot se voit devenir le confident d'un homme atteint de cette démence singulière.
    Lettre d'une inconnue met en scène la passion dévastatrice. L'amour irraisonné, démesuré d'une jeun fille de treize ans pour un homme. Il ignore ses sentiments qui ne vont cesser de croître dans le temps. Devenue femme, elle sacrifie tout pour cet homme qu'elle adule en silence. Elle est aimante, pardonne ses maitresses, le guette, le surveille, vit pour un regard croisé.
    Dans la ruelle au clair de lune, la passion dominatrice devient humiliante, objet de vexations. L'homme subit et ne peut se défaire de celle qu'il aime. Une autre forme d'amour intervient ici également, l'amour purement charnel, plaisir de la chair que l'on achète à une prostituée.
    Captivée par chacune des trois nouvelles, j'ai bu les mots de Stefan Zweig qui nous emmène explorer les tréfonds de l'âme et des sentiments. Il nous guide en douceur, jamais brusquement et c'est magnifique !


    Lien : http://fibromaman.blogspot.com/2010/03/stefan-zweig-amok.html
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Citations et extraits

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  • Par Stemilou, le 02 août 2010

    Pourtant, parvenu au coin de la rue, avant de tourner, je regardai encore une fois derrière moi. Lorsque mon regard rencontra l’homme, celui-ci eut un haut-le-corps ; je le vis se ramasser précipitamment, bondir contre la porte et l’ouvrir brusquement. A cet instant, un éclat de métal brilla dans sa main : je ne pus distinguer de loin si c’était de l’argent ou bien le couteau qui, au clair de lune, luisait perfidement entre ses doigts…
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  • Par Stemilou, le 02 août 2010

    « Ne vous inquiétez pas de lui, m’ordonna la fille, en français, et elle me saisit violemment le bras comme si elle voulait me renverser. C’est une vieille histoire entre lui et moi, ce n’est pas d’aujourd’hui ! » Et de nouveau, les dents étincelantes, prêtes à mordre, elle lui cria : « Oui, écoute, vieux finaud. Tu voudrais savoir ce que je dis. J’ai dit que je me jetterais dans la mer plutôt que d’aller avec toi. »
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  • Par AngieaAmsterdam, le 18 mai 2009

    - Amok?... je crois me souvenir... c'est une espèce d'ivresse chez les Malais...
    - C'est plus qu'une ivresse... c'est de la folie, une sorte de rage humaine... une crise de monomanie meurtrière et insensée, à laquelle aucune intoxication alcoolique ne peut se comparer.
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  • Par claracambry, le 08 mars 2010

    Mais crois-moi, personne ne t’a aimé aussi fort comme un esclave, comme un chien, avec autant de dévouement que cet être que j’étais alors et que pour toi je suis toujours restée
    Citation de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par Morriszapp, le 27 juin 2010

    Pauvres comme ils étaient, ce qu’ils détestaient le plus, c’étaient leurs voisins indigents, nous-mêmes, parce que nous ne voulions rien avoir de commun avec leur vulgarité grossière de déclassés. (p. 110).
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Zweig, autopsie d'un suicide par Dominique Frischer
Le soir du 22 février 1942, Stefan Zweig et sa seconde épouse Lotte Altman, de 28 ans sa cadette, se donnent la mort dans leur demeure au Brésil. Rien ne laissait présager cette fin tragique, que Dominique Frischer tente d'élucider dans « Stefan Sweig -- Autopsie d'un suicide » (Écriture, 345 p., 21 €). Psychosociologue de formation, auteur notamment de deux essais remarqués, « Les Analysés parlent » (Stock, 1977) et « le Moïse des Amériques » (Grasset, 2002, prix du Livre d'Histoire et de Recherches juives), et de films documentaires, elle met à nu la pensée de l'humaniste autrichien et ses motivations secrètes en se basant sur l'analyse de son journal, de sa Correspondance et de ses ultimes biographies et écrits romanesques, abordant ainsi son suicide sous un angle nouveau. Elle livre ses conclusions devant la caméra de Joseph Vebret











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