> Olivier Bournac (Traducteur)
> Alzir Hella (Traducteur)

ISBN : 2253095257
Éditeur : Le Livre de Poche (1994)


Note moyenne : 3.8/5 (sur 46 notes) Ajouter à mes livres
Avec Maupassant pour modèle, Stefan Zweig s'est attaché, selon ses propres mots, à donner à chacune de ces trois nouvelles toute « la substance d'un livre ».
Dans « Destruction d'un coeur », un vieil homme ne se résout pas à admettre que sa fille devienne adulte.... > voir plus
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Critiques et avis(5)

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    • Livres 4.00/5
    Par cicou45, le 13 septembre 2011

    cicou45
    Dans ce recueil de trois nouvelles à savoir Destruction d'un cœur, La gouvernante et le jeu dangereux, ce que met en évidence Stefan Zweig est avant tout l'incompréhension entre les différentes générations et peut-être même une jalousie inconsciente des anciens contre cet étalage de beauté et de jeunesse qui leur fait penser à la leur désormais bien consumée.
    Dans la première nouvelle, le lecteur découvre l'histoire d'un homme âgé qui vit de façon prospère avec sa femme et sa fille âgée de dix-neuf ans. S'apercevant que cette dernière rentre de plus en plus tard le soir, le vieil homme en conclut que sa fille en vient peut-être à connaître des amours qui ne sont pas les siennes et en tombe malade de jalousie, tel un amant que l'on aurait délaissé pour un autre jeune homme.
    Une histoire empreinte de réalisme car quel père n'a pas ressenti un petit pincement au cœur le jour où il apprend que sa fille chérie et choyée lui échappe et s'envole pour d'autres bras que les siens ? L'histoire prend cependant ici beaucoup plus d'ampleur car rongé par le chagrin et, bien qu'il ait sa femme à ses côtés, le vieil homme à la santé fragile se laisse dépérir sans que personne ne puisse y faire quoi que ce soit.
    Les deux autres nouvelles ont elles aussi un rapport entre la différence d'âge et un amour qui peut paraître interdit comme par exemple celui qui unit une gouvernante d'un certain âge à un jeune homme ou encore celui du jeu auquel s'est prêté un homme assez âgé en séduisant une jeune fille par la beauté de ses lettres et la justesse de ses mots.

    Ces trois nouvelles, bien qu'ayant souvent un dénouement dramatique, restent néanmoins envoûtantes par la prose de l'auteur (que j'adore d'ailleurs, non pas seulement en tant que tel mais également pour la vie qu'il a mené et sa très grande humanité) et en même temps par la simplicité du langage. À découvrit !
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    Critique de qualité ? (9 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par Juste-Lire-Avec-Plaisir, le 01 juin 2011

    Juste-Lire-Avec-Plaisir
    Destruction d'un cœur
    Pendant ses vacances, un homme, une nuit, se rend compte que sa fille de dix-neuf ans quitte la chambre d'un inconnu pour retourner dans la sienne. Et là, c'est le drame !
    Comment celle à qui il lisait des histoires dans son lit la veille peut-elle quitter son lit pour rejoindre un homme qu'elle connaît à peine ?
    Chose encore difficile : sur leur lieu de vacances, sa femme et sa fille s'entendent bien avec trois hommes, avec qui elles discutent, elles échangent. Imaginez la détresse de ce père qui ne sait pas lequel des trois couche avec sa fille !
    Cet évènement va le ronger, le détruire. Chaque minute sera une souffrance et chaque pensée, un poignard dans le cœur. de plus, sa femme et sa fille semblent n'avoir aucun intérêt pour lui, il pourrait bien mourir qu'elles ne le remarqueraient pas.
    C'est ainsi que son cœur va s'éteindre à petit feu, au point de ne ressentir plus aucune sensation, au point de ne vouloir que la mort et peut-être la laisser venir à lui.
    La gouvernante
    Deux petites filles bien curieuses, comme souvent à leur âge, se posent des questions sur leur gouvernante. En effet, cette dernière semble différente depuis quelques temps. En écoutant aux portes, elles découvrent évidemment très vite le secret que cache leur gouvernante mais ne comprennent pas toute la situation. La nouvelle est écrite à travers les yeux d'un enfant et on ressent leur incrédulité face à certaines situations.
    Seule une femme mariée peut avoir un enfant alors comment leur gouvernante pourrait-elle être avoir un enfant ? Et puis, si elle en a un, où est-il ?
    Tant de questions se posent dans leur tête sans qu'elles puissent en parler puisque tout ce qu'elles savent, elles l'ont appris de manière pas toujours très morale.
    La situation va s'envenimer et les deux petites filles vont alors voir s'écrouler une partie de leur monde idyllique. Elles vont apprendre que tout n'est pas toujours rose et que l'avenir peut parfois apparaître comme effrayant.
    Le jeu dangereux
    Un homme s'ennuyant quelque peu en vacances observe les personnes autour de lui. C'est alors que son regard se porte sur deux vieilles femmes accompagnées d'une adolescente. L'adolescente l'attire dès le premier coup d'œil. Même si l'attirance est physique, c'est plus profond que ça. Elle l'intéresse véritablement. Cependant, elle est bien plus jeune que lui et il craint le regard de la famille de la jeune fille ainsi que celui des autres personnes. Il décide de lui écrire une lettre romantique en se faisant passer pour un jeune homme. Pendant plusieurs jours, il va donc lui écrire plusieurs lettres.
    Mais malheureusement, jouer à ce genre de jeu peut s'avérer dangereux et les conséquences ne sont pas celles qu'il avait espérer.
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    • Livres 4.00/5
    Par nathys, le 11 janvier 2011

    nathys
    J'ai fini Destruction d'un coeur et j'ai adoré!!
    Les trois nouvelles contenues sont magnifiques! Stefan Zweig a un style très particulier que j'adore, quand il écrit on dirait de la poésie en prose, c'est tellement beau... Je crois qu'il aurait pu écrire des listes de courses, ça aurait été passionnant venant de lui! A plusieurs reprises j'ai eu envie de noter des phrases rencontrées au cours de ma lecture, qui sonnent tellement justes! C'est ça surtout que j'aime, il décrit tellement bien les sentiments humains, on dirait qu'il a tout compris sur les hommes c'est incroyable! je n'arretais pas de me dire "mais oui c'est tout à fait ça"
    La première nouvelle Destruction d'un coeur est magnifique et m'a déchirée le coeur. les sentiments de ce père qui voit s'éloigner sa fille sont très bien analysés, je souffrais avec lui!
    Du coup je pensais moins aimer les deux suivantes, tellement j'avais aimé cette nouvelle mais j'ai beaucoup aimé La gouvernante avec encore une fois une superbe analyse des émotions des deux fillettes et j'ai adoré Un jeu dangereux où les sentiments de la jeune fille qui s'éveille à l'amour sont trop beaux à lire!
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    • Livres 5.00/5
    Par spleen, le 28 avril 2012

    spleen
    Stephan Zweig, une fois de plus décrit avec brio en un texte fort court, la transformation d'un père aimant et aimé , homme honnête et aisé en un vieillard acariâtre de ne pouvoir supporter l'envol de son enfant hors du cocon patiemment et obstinément conçu.
    Toute la magie de Zweig!


    Lien : http://lejournaldelouloune.over-blog.com/article-destruction-d-un-co..
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    • Livres 4.00/5
    Par laurentgui, le 29 avril 2012

    laurentgui
    Un ouvrage composé de trois courtes nouvelles toutes orientées sur le thème du titre. Une écriture toujours simple et chargée d'émotion. Vraiment très intéressant et agréable.
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Citations et extraits

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  • Par FRANGA, le 29 janvier 2012

    Lorsque le vieillard se réveilla une dernière fois de l'état de narcose où il était plongé, les médecins, voyant la gravité de la situation, firent venir sa femme et sa fille qui, entre-temps, avaient été mises au courant. L'oeil souleva avec peine les paupières entourées d'une ombre bleuâtre.
    - Où suis-je ? semblait-il-dire, en regardant fixement la blancheur inconnue d'un local qu'il n'avait jamais vu.
    Alors sa fille se pencha pour passer une main caressante sur le pauvre visage délabré ; et, soudain, la prunelle qui tâtonnait en aveugle eut un tressaillement, comme si elle reconnaissait la personne qu'il y avait là.
    Une lumière, une petite lumière monta dans la pupille.
    C'était elle, son enfant, cette enfant infiniment aimée, c'était elle, Erna, la tendre et belle enfant ! Lentement, très lentement, sa lèvre amère se desserra : un sourire, un tout petit sourire, dont cette bouche fermée n'avait plus depuis longtemps l'habitude, apparut timidement. Et, tout émue par cette joie pénible, Erna s'inclina davantage pour baiser la joue exsangue de son père.
    Mais soudain,-était-ce le parfum douceâtre qui le fit se souvenir, ou bien le cerveau à demi engourdi se rappela-t-il le fatal moment qu'il avait oublié?-, soudain un changement terrible se fit sur les traits qui, un instant auparavant, paraissaient si heureux. Les lèvres décolorées se resserrèrent brusquement, avec une furieuse hostilité, cependant que la main, sous la couverture, s'efforçait violemment de se soulever, comme pour chasser quelque chose d'importun, et que le corps blessé tremblait de colère.
    - Arrière!... Arrière !... balbutia la lèvre pâle, comme un son inarticulé et pourtant intelligible.
    Et la répulsion se manifestait si violemment dans les traits contractés du vieillard qui ne pouvait pas se défendre que le médecin, pris d'inquiétude, écarta les femmes.
    - Il délire, murmura-t-il, et maintenant il vaut mieux que vous le laissiez seul.
    A peine étaient-elles sorties que les traits convulsés se détendirent, inertes, dans un engourdissement inanimé. La respiration marchait encore sourdement, toujours plus profond était le râle de la poitrine qui cherchait à aspirer l'air lourd de la vie. Mais bientôt elle se fatigua d'absorber cette amère nourriture des hommes. Et, lorsque le médecin palpa le corps avec attention, le coeur détruit avait cessé de faire souffrir le vieil homme.
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  • Par aaahhh, le 18 mars 2012

    Ce que je sens avec mes doigts, mon corps, la combustion intérieure qu'il y a en lui et qui me fait souffrir, cela seul est pour moi la réalité... Tout le reste est folie, n'a plus de sens... Car ce qui me fait mal ne fait mal qu'à moi seul... Ce qui m'inquiète n'inquiète que moi seul... On ne me comprend plus et je ne comprends plus les autres...
    On est tout seul avec soi-même, jamais je ne m'en suis rendu si bien compte.
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  • Par Ameni, le 12 février 2011

    Pour ébranler irrémédiablement un cœur, le Destin n'a pas toujours besoin de prendre un grand élan et de déployer une force brutale et brusque ; il semble que précisément son indomptable volonté formatrice éprouve un plaisir spécial à faire naître d'un motif futile la destruction.
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  • Par mutatis-liber, le 19 août 2008

    Maintenant, elles sont redevenues plus gaie depuis qu'elles savent pourquoi donner encore à la gouvernante une preuve muette de leur attachement dévoué.
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  • Par Juste-Lire-Avec-Plaisir, le 01 juin 2011

    Elles n'ont plus qu'une pensée : s'emparer de tous les secrets dont on voile leurs regards.
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Les Derniers jours de Stephan Zweig en BD, interview du dessinateur Guillaume Sorel .
Interview du dessinateur Guillaume Sorel au Salon du Livre de Paris 2012 à l'occasion de la sortie de l'album Les Derniers jours de Stephan Zweig en BD, par Laurent Seksik et G. Sorel (chez Casterman).











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