
par MarcF, le 2008-01-02 11:15:11
A la fin de sa vie, un professeur se souvient de sa jeunesse et de l’événement majeur qui l’a marquée.
Etudiant qui pensait plus à s’amuser qu’à étudier, il s’exile dans une petite ville...
par Outis, le 2008-06-24 12:35:03
J’ai de tout temps exécré l’adultère, non pas par esprit de mesquine moralité, par pruderie ou par vertu, non pas tant parce que c’est là un vol commis dans l’obscurité, l’appropriation du bien...
par Outis, le 2008-06-24 12:34:47
Car, lorsqu’une passion amoureuse, même très pure, est tournée vers une femme, elle aspire malgré tout inconsciemment à un accomplissement charnel : dans la possession physique, la nature inventive...
par Outis, le 2008-06-24 12:34:32
Tandis qu’à Berlin la légèreté de ma conduite détendait mes muscles d’une manière bienfaisante et que mes aventures féminines dissolvaient comme un jeu tout ce qui s’était accumulé d’inquiétude en...
par Outis, le 2008-06-24 12:34:16
Lors de mon premier, et bref, passage dans un amphithéâtre, l’atmosphère viciée, l’exposé monotone comme celui d’un pasteur et en même temps ampoulé, m’accablèrent déjà d’une telle lassitude que je...
par Outis, le 2008-06-24 12:33:57
Toujours la nature, conformément à sa tâche mystique qui est de préserver l’élan créateur, donne à l’enfant aversion et mépris pour les goûts paternels. Elle ne veut pas un héritage commode et...
Vingt-quatre heures de la vie d'une femme
Le Joueur d'échecs
Amok, ou, Le fou de Malaisie
À l'occasion de son soixantième anniversaire, R. de D., professeur de philologie, reçoit de la part de ses élèves et collègues un livre d'hommage, relation a priori exhaustive de l'intégralité de ses œuvres, articles et discours. Il y manque pourtant la clé de voûte de son parcours intellectuel, l'événement de sa jeunesse qu'il garde secrètement enfoui au plus profond de lui-même : la rencontre décisive d'un homme, un professeur, qui a naguère suscité en lui enthousiasme et admiration. Il entreprend alors de rédiger des "notes intimes", dans lesquelles il retrace sa vie de jeune étudiant, de ses années de libertinage à son attachement exalté pour son maître, avec lequel il noue une relation faite de souffrances et de confusion. À l'époque, il ne s'aperçut pas du glissement insensible que prirent leurs rencontres, jusqu'au jour où le vieux pédagogue lui livra un brûlant secret…
Dans cette nouvelle, parue en 1927, Stefan Zweig (Vingt-quatre heures de la vie d'une femme, Le Joueur d'échecs…) excelle à décrire la force destructrice de la passion, en butte aux contraintes de la morale. Avec la finesse de style qui le caractérise, l'auteur dit l'ambiguïté du désir et de l'amitié, la "confusion" des pulsions et des êtres, la complexité de la nature humaine. Sa capacité à révéler dans La Confusion des sentiments la réalité du tabou de l'homosexualité fut saluée notamment par Freud. --Nathalie Gouiffès