> Alzir Hella (Traducteur)
> Olivier Bournac (Traducteur)

ISBN : 2253061433
Éditeur : Le Livre de Poche

Existe en édition audio



Note moyenne : 4.07/5 (sur 350 notes) Ajouter à mes livres
À l'occasion de son soixantième anniversaire, R. de D., professeur de philologie, reçoit de la part de ses élèves et collègues un livre d'hommage, relation a priori exhaustive de l'intégralité de ses œuvres, articles et discours. Il y manque pourtant la clé de voûte de ... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par lehane-fan, le 09 février 2012

    lehane-fan
    Qu'on me donne un Z ! Qu'on me donne un W ! Aaaah si les noms propres étaient autorisés au scrabble , sur un mot compte triple...
    Un nom qui claque , des récits à son image ! Nouvelliste par choix , Zweig excelle dans le genre . En un peu plus de cent pages , l'auteur assoit et développe son histoire avec une facilité déconcertante .
    D'une plume fine et élégante , Zweig évoque , avec la pudeur qui le caractérise , les sentiments ambivalents entre un professeur et son éleve . Alors que ce dernier n'éprouve qu'une admiration malsaine , sans bornes et sans partage pour son mentor qui désormais l'héberge , son précepteur , lui , embourbé dans un mariage qui le tue à petit feu , semble éprouver un malin plaisir à souffler le chaud et le froid au gré de ses humeurs , de ses envies , de ses secrets inavouables...Un mariage de façade , une femme dont il n'a que faire , un nouveau disciple venant attiser le feu des possible , feu qu'il s'évertue à maitriser depuis tout jeune , l'image de professeur au-dessus de tout soupçon en étant la triste et illusoire récompense . Un mari , une femme et un jeune chien fou dans un jeu de quilles . Trio ultra classique d'un sujet qui ne l'est pas moins . A une différence pres , ici , pas de femme volage ( encore que...) mais une délicate approche de l'homosexualité réfrénée , bridée par la volonté vacillante d'un etre fatigué de lutter . Des sentiments qui naissent , se développent , s'expriment tout en tact et en subtilité sans jamais en laisser supposer leur véritable teneur . Un trio atypique aux humeurs aussi changeantes que les marées océanes . Un récit à la beauté indéniable , fragile et tragique .
    Zweig est un orfevre de la plume qui cisele ses propos comme il affine ses récits . Partant d'un sujet souvent ordinaire , il épure au maximum pour en extraire la quintessence des etres et des situations .
    Un sentiment facilement identifiable prédomine à la lecture de cette nouvelle : jubilatoire !
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    • Livres 4.00/5
    Par Deuzenn, le 02 mai 2012

    Deuzenn
    R. est un jeune étudiant menant une vie dissolue à Berlin. Suite à la visite inopinée de son père, qui le surprend dans une situation honteuse, le voilà expédié dans une université de province. R. veut repartir du bon pied et souhaite prendre ses études (enfin) au sérieux.
    A l'université, il fait la rencontre de sa vie en la personne d'un vieux professeur qui lui insuffle passion du savoir et de la recherche sur fond de théâtre élisabéthain. R. se plonge avec délectation dans les études et voue une admiration sans bornes à son professeur. Bientôt, une relation particulière se crée entre le maître et l'élève, qui prennent l'habitude de se retrouver le soir pour discuter littérature et philosophie.
    Stefan Zweig donne corps à cette histoire d'amour de l'étude d'une plume passionnée et charnelle. R. tombe littéralement amoureux du savoir et les mots qui traduisent son état ont tout du lexique amoureux. Au-delà de l'émotion, vibrante, se cache la figure mystérieuse du professeur, tantôt amical, tantôt distant, une variation des sentiments qui met R. au désespoir, tant il voudrait plaire à cet homme dont l'érudition le fascine. Entre les deux hommes, l'épouse du professeur achève ce triangle passionné, et R. en pénétrant l'intimité du vieil homme, va mettre à nu ce que ce dernier n'avait jamais osé confier à quiconque.
    Trouble, malaise, naïveté et amour pour ce chef d'œuvre de l'écrivain autrichien qui restitue à merveille les mouvements de l'âme.
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    Critique de qualité ? (20 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Luniver, le 03 octobre 2011

    Luniver
    À la fin de sa carrière, un vieux professeur revient sur son parcours, et plus précisément sur ces études. Arrivé à l'université de Berlin, il n'avait pu résister aux libertés que la ville offrait et s'était jeté à corps perdu dans les beuveries et les conquêtes, délaissant complètement les cours. Après une visite de son père, il décide de se reprendre dans une petite université plus tranquille. Il assiste au cours d'un professeur passionné par sa matière qui le subjugue complètement.
    Petit à petit va s'installer entre eux une relation très ambigüe : le jeune étudiant vénère totalement son maître, alors que ce dernier souffle le chaud et le froid : parfois très proche et complice, parfois distant et blessant.
    Zweig nous décrit avec une plume élégante la complexité des sentiments qui nous traversent, qui peuvent prendre des proportions extrêmes et nous mener au bord de la folie.
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    • Livres 4.00/5
    Par Marcelline, le 20 décembre 2011

    Marcelline
    C'est avec plaisir que j'ai retrouvé dans La Confusion des sentiments la plume précise et sensible de Stefan Zweig, qui m'avait tant plu dans Le Joueur d'échecs.
    Les sentiments et états d'âme des protagonistes sont décortiqués dans toute leur complexité. J'ai trouvé extrêmement intéressante l'évolution des relations entre les personnages, de même que l'étude de leurs cheminements propres.
    Le petit bémol vient du jeune personnage principal, qui m'a semblé vraiment très naïf, ce qui est sans aucun doute à resituer dans le contexte de l'époque, où l'homosexualité était non seulement taboue mais certainement aussi très mal connue.
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    • Livres 5.00/5
    Par SebastienFritsch, le 19 avril 2012

    SebastienFritsch
    Les visages, les décors, les dialogues de Zweig, servis par une langue riche, mais néanmoins rythmée et souple, dessinent une intrigue claire où les sentiments se révèlent peu à peu.
    En relisant ce roman, j'ai pensé aux tableaux de Georges de la Tour : la source lumineuse est souvent dissimulée, mais dévoile des lignes franches, très nettes, très détaillées. La différence essentielle est que, dans "La Confusion des sentiments", Stefan Zweig nous propose, à la fin, de changer de point de vue par rapport au tableau, comme si on pouvait entrer dedans et nous placer de façon à voir directement la source de la lumière. Les ombres précédemment exposées prennent alors un tout autre sens. Et paraissent d'autant plus admirablement dépeintes.
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Citations et extraits

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  • Par Elina, le 24 mai 2012

    L'homme qui sait n'éprouve pas de joie égale à celle qu'on trouve dans l'ombre, de frisson aussi puissant que celui que le danger glace et pour lui, aucune souffrance n'est plus sacrée que celle qui par pudeur n'ose pas se manifester.
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  • Par Elina, le 24 mai 2012

    On ne reconnaît jamais un phénomène, une individualité, qu'à sa flamme, qu'à sa passion. Car tout esprit vient du sang, toute pensée vient de la passion, toute passion de l'enthousiasme.
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  • Par Elina, le 24 mai 2012

    L'aventure et le risque sont toujours à la portée d'un être impétueux.
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  • Par lecassin, le 19 mai 2012

    Encore aujourd'hui, comme le garçon ignorant que j'étais, je sens que je ne dois d'avantage à personne qu'à cet homme, ni à mon père ni à ma mère avant lui, ni à ma femme et à mes enfants, après lui, et que je n'ai aimé personne plus que lui.
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  • Par artemis, le 29 décembre 2009

    Ce chaud et froid, cette alternance d'affabilité cordiale et de rebuffades déplaisantes troublait complètement mes sentiments trop vifs, qui désiraient ... Non, jamais je n'aurais pu formuler nettement ce qu'à vrai dire je désirais, ce à quoi j'aspirais, ce que je réclamais, ce à quoi visaient mes efforts, quelle marque d'intérêt j'espérais obtenir par mon enthousiaste dévouement. Car, lorsqu'une passion amoureuse, même très pure, est tournée vers une femme, elle aspire malgré tout inconsciemment à un accomplissement charnel : dans la possession physique, la nature inventive lui présente une forme d'union accomplie ; mais une passion de l'esprit, surgissant entre deux hommes, à quelle réalisation va-t-elle prétendre, elle qui est irréalisable ? Sans répit elle tourne autour de la personne adorée, flambant toujours d'une nouvelle extase et jamais calmée par un don suprême. Son flux est incessant, et pourtant jamais elle ne peut se donner libre cours, éternellement insatisfaite, comme l'est toujours l'esprit.
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Vidéo de Stefan Zweig

Les Derniers jours de Stephan Zweig en BD, interview du dessinateur Guillaume Sorel .
Interview du dessinateur Guillaume Sorel au Salon du Livre de Paris 2012 à l'occasion de la sortie de l'album Les Derniers jours de Stephan Zweig en BD, par Laurent Seksik et G. Sorel (chez Casterman).











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