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ISBN : 2011810272
Éditeur : Hachette Jeunesse (2015)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 4.24/5 (sur 3268 notes)
Résumé :
Czentowic, champion d'échecs arrogant, esprit borné à outrance, inculte et étonnamment stupide, occupe le premier plan jusqu'à l'entrée en scène de Monsieur B.
Dès lors que cet aristocrate autrichien s'intéresse à la partie livrée entre le champion et les passagers amateurs, la direction du texte bascule.
Par un effet de symétrie, la narration se transforme en un face à face tendu entre un esprit brillant et rapide à l'intelligence abstraite et un cerv... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (247) Voir plus Ajouter une critique
Nastasia-B
Nastasia-B18 août 2012
  • Livres 4.00/5
En regard du nombre étonnant de critiques sur cette oeuvre, je me contenterai simplement d'une petite comparaison. Voici un petit livre qui me rappelle beaucoup "Vingt-quatre heures de la vie d'une femme".
En effet, la technique de construction en est la même : le récit rétrospectif d'un personnage qui se confie au narrateur. le thème abordé est assez proche bien que très différent en apparence. Il s'agit de la folie du jeu, ou, plus exactement, de l'emprise que peut avoir un jeu jusqu'à rendre fou. Nous avions affaire au casino dans "vingt-quatre heures", ici ce sont les échecs, mais la lente aliénation est assez semblable.
Pareillement Stefan Zweig débute son histoire par une introduction concernant un autre personnage mais qui appelle l'analogie avec le récit central, comme dans "vingt-quatre heures". Enfin, de la même façon qu'avec la vielle dame, ici aussi, un bref épisode de la vie du personnage central a un retentissement à vie durant. (Au passage, cette construction en deux moments distincts doit nous faire catégoriser l'ouvrage parmi les romans et non parmi les nouvelles bien que sa faible longueur puisse nous y faire songer.)
En somme, si vous avez aimé l'un (vingt-quatre heures), vous aimerez l'autre (joueur d'échecs). C'est court, c'est facile à lire, c'est bien fait dans son style, mais il me manque le petit brin de je-ne-sais-quoi qui me fait croire au chef-d'oeuvre quand un livre m'enthousiasme complètement mais, vous l'aurez compris, ceci n'est que mon avis, c'est-à-dire, pas grand chose.
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juliette2a
juliette2a21 août 2013
  • Livres 5.00/5
Encore une fois, Stefan Zweig ne me déçoit pas...Il signe là une merveilleuse nouvelle, très différente des autres, mais aussi brillante et passionnante !
Le Joueur d'échecs est un pur enchantement. Comme dans La Confusion des sentiments ou Vingt-Quatre heures de la vie d'une femme, nous croisons des destins, qui, tout d'abord peu intéressants, deviennent, sous la plume d'un narrateur attachant, atypiques, voire exceptionnels. Dans cette nouvelle, le narrateur, se trouvant sur un bateau en direction de Buenos Aires, croise le champion du monde d'échecs, un certain Czentovic ; malgré un talent incontestable, ce dernier est antipathique, prétentieux et niais, c'est pourquoi je ne l'ai pas du tout apprécié.
Or, pendant une partie simultanée, alors que le narrateur et ses amis sont en train de perdre face au champion mondial, un homme vient à leur secours, ce qui aboutit à un match nul entre les deux camps. A partir de là, le récit se concentre sur cet étrange sauveur d'une quarantaine d'années, humble et sympathique, puisque celui-ci se confie à notre narrateur.
A travers une longue confession, nous découvrons le passé de cet homme, arrêté par la Gestapo, enfermé dans une chambre pendant un an, sans occupation, sans visite, sans contact avec l'extérieur : "on vivait comme le plongeur sous sa cloche de verre, dans ce noir océan de silence, mais un plongeur qui pressent déjà que la corde qui le reliait au monde s'est rompue et qu'on ne le remontera jamais de ces profondeurs muettes". Seul un livre consacré aux échecs le sauvera d'un ennui total, mais ne l'empêchera pas de sombrer dans la folie...
Les mots de Zweig sont tellement simples, mais vraiment captivants ; la lecture est tellement fluide que j'ai dévoré ce roman (très court, certes) sans m'en rendre compte !
Bref, je ne le répèterai jamais assez mais Zweig est un auteur que j'admire particulièrement, car il s'intéresse toujours à des hommes normaux dans différentes situations, mais il a le don d'analyser leur psychologie avec délicatesse, ce qui ne peut que nous toucher au plus profond de nous-mêmes...
A lire !!
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Annette55
Annette5508 février 2014
  • Livres 5.00/5
C'est un petit livre magnifique,court,dense,merveilleusement écrit,qui se lit d'une traite.
C'est une œuvre posthume de Stefan Zweig,publiée en 1943, qui n'a pas pris une ride.
Un illustre champion mondial d'échecs,frustre ,antipathique,se fait battre par un inconnu.
Celui- ci,emprisonné dans des circonstances terribles,fin et raffiné,apprend des combinaisons par cœur,après avoir subtilisé un petit livre qui les relate.
N'ayant que ce livre à sa disposition,il l'a lu et relu, se l'est approprié.
C'est un chef d'œuvre de tension psychologique,qui montre la puissance de l'imagination,le fait que l'on peut atteindre à la folie lors d'un grand isolement et le danger extrême d'une ou de plusieurs addictions .
Pris par hasard à la bibliothèque à cause du nom du grand Stefan Zweig ,dont j'ai quelques titres,je vais l'acheter pour le relire.
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Gwen21
Gwen2114 janvier 2015
  • Livres 3.00/5
Il y a quelques mois j'ai lu "Vingt-quatre heures de la vie d'une femme" et voici que je découvre le non moins célébrissime "Joueur d'échec". Mettre en pendants ces deux oeuvres m'a semblé instinctif tant, au cours de ma lecture, j'ai eu la sensation de lire la version féminine de la première oeuvre susnommée. le thème est bien le même, cette cristallisation des émotions et de la psychologie d'un être autour du jeu mais le contexte en est différent. Ici, nous ne sommes plus sur la croisette à la Belle Epoque, confortablement installés dans un casino, mais dans une chambre d'hôtel sordide utilisée comme prison par la Gestapo. Inutile de développer davantage le synopsis tant ce court récit, proche de la nouvelle, est connu et archi-connu.
Je vais plutôt vous dire ce que j'en ai pensé : à peu près la même chose que pour "Vingt-quatre heures de la vie d'une femme" qui n'avait pas complètement remporté mon adhésion. Cette similitude entre mes ressentis m'a moi-même surprise mais elle est vraiment objective et factuelle. Au-delà du style vraiment incomparable de Zweig (pour autant qu'on puisse en juger d'après une oeuvre traduite, je ne lis hélas pas Goethe dans le texte) qui rend sa prose si aisée et si agréable à lire, je n'ai pas réellement été saisie là où je pensais l'être et je pense très sincèrement qu'une partie de mon ressenti incombe à mon désintérêt profond pour le jeu d'échecs, un jeu tactique qui m'effraye véritablement tant il me place devant mon incapacité à comprendre la logique, la rigueur et l'absolue vérité des sciences mathématiques.
Je ressors tout de même de ma lecture avec la satisfaction d'avoir lu une oeuvre fortement plébiscitée et d'ajouter ainsi une pierre à l'édifice encore bien frêle de ma culture générale.

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greg320i
greg320i17 octobre 2014
  • Livres 5.00/5
Il faut un début à tout, c'est un fait :
L'alphabet commence par A, bien que finissant sur le son 'bé'
Les livres par des sommaires devant et leur épilogue par des lexiques derrière .
On explique par A+ B que c'est en lisant que l'on devient un habile lecteur.
Qu' Hannibal lui,préférait la bile de ses victimes avec deux doigt de chianti .
Que le joueur d'échecs ...Mon dieu .. C'été lui ??
Non, quand même .
Bien qu'une version horrifique de Stephan Zweig m'eut été plaisant , mon cas transcendant ici va vers l'inédit .. quand même oui .
Mais alors ,, premier livre-audio pardi ! Mon classique conté et raconté par Jacques Weber l'érudit . Allez hop , C'est parti.
Frèreuuh Jacqueuuh ... (bis) Dormez-vous ? (bis)
C'est un peu mou , c'est un peu lent je trouve ..
Oui bon, l'occasion n'est certes pas donné ici de mettre le maximal de votre capacité vocale sur une grande tension genre l'échiquier du mal version Dan Simmons, ou l'histoire d'un Cavalier Fou tuant des Dames dans une Tour ; mais je constate le manque de vigueur dans le verbe c'est indéniable : vous ne putes donc lire ces quelques vocables qu' aussi sagement ?
Du reste s'il en reste je prends plaisir à découvrir que je peut (enfin !) écouter tranquillement et faire cheminer mes mains à autre chose que tenir un bouquin
R-é-v-o-l-u-t-i-o-n-n-a-i-r-e. qu'on se le dise .
Voilà pourquoi aujourd'hui , cette nuit, je défend ardument désormais la cause et la causerie des audit par autrui .
Marre des poignets enflé à tenir des pavés de 1200 pages ? Fatigués du tennis elbow à tourner les pages ? Alors prenez votre courage à deux mains . Relâcher votre ouvrage, voyez, écoutez et soyez aussi libre qu'un sauvage . L'ivresse du verre à la main avec un Cd audio :
Rigoletto de l'opéra sur les oreilles,c'est rigoler tard à l'apéro.. même sans les mains.

Et si voulez savoir le finaud de l'histoire selon Zweig ,allez pécher les très bonnes critiques émises par les lecteurs Babélionaute , -presque deux cent- dont je saluerai toujours leur mérites et leur grandes lignes décisives d'explicatives.

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Les critiques presse (1)
Lexpress12 juillet 2013
Un autoportrait à peine déguisé, une histoire poignante derrière laquelle se profile tout le drame de Zweig, qui se suicida après avoir rédigé cet ultime récit, en 1941.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations & extraits (139) Voir plus Ajouter une citation
ErrantErrant29 avril 2016
Ces gens-là, qui vivent solitaires en apparence, construisent avec leurs matériaux particuliers et à la manière des termites, des mondes en raccourci d'un caractère tout à fait remarquable.
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CrazynathCrazynath26 avril 2016
On faisait les cent pas, et dans la tête vos pensées vous accompagnaient, marchaient elles aussi sans arrêt.
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CrazynathCrazynath26 avril 2016
Mais le plus contrariant pour le bon curé était la totale indifférence de ce garçon déconcertant. Il ne faisait rien sans y avoir été explicitement invité, ne posait jamais la moindre question, ne jouait pas avec les autres garçons et ne se lançait de lui-même dans aucune activité, sauf si on lui en avait formellement donné l'ordre; des qu'il avait accomplit les taches habituelles du ménage, Mirko restait assis dans la salle, immobile, avec ce regard vide qu'ont les moutons dans la pâture, et sans manifester le moindre intérêt pour tout ce qui se passait autour de lui.
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CrazynathCrazynath26 avril 2016
Chaque fois, il jetait sur l’échiquier un regard qui avait l'air superficiel, en nous effleurant aussi négligemment des yeux que si nous n'étions nous aussi que des pièces de bois inertes, et cette attitude impertinente rappelait sans qu'on le veuille la façon dont on jette un morceau à un chien galeux, en détournant les yeux.
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CrazynathCrazynath26 avril 2016
Comme tous les gens opiniâtres, il n'avait pas le sens du ridicule ;
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