Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures Inscription classique


> Brigitte Vergne-Cain (Traducteur)
> Gérard Rudent (Traducteur)

ISBN : 2253057843
Éditeur : Le Livre de Poche (1991)

Existe en édition audio



Note moyenne : 4.24/5 (sur 1981 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Czentowicz, champion d'échecs arrogant, esprit borné à outrance, inculte et étonnamment stupide, occupe le premier plan jusqu'à l'entrée en scène de Monsieur B. Dès lors que cet aristocrate autrichien s'intéresse à la pa... > voir plus
Ajouter une citation Ajouter une critique

> voir toutes (164)

Critiques, analyses et avis

> Ajouter une critique

    • Livres 4.00/5
    Par Nastasia-B, le 18 août 2012

    Nastasia-B
    En regard du nombre étonnant de critiques sur cette œuvre, je me contenterai simplement d'une petite comparaison. Voici un petit livre qui me rappelle beaucoup "Vingt-quatre heures de la vie d'une femme".
    En effet, la technique de construction en est la même : le récit rétrospectif d'un personnage qui se confie au narrateur. le thème abordé est assez proche bien que très différent en apparence. Il s'agit de la folie du jeu, ou, plus exactement, de l'emprise que peut avoir un jeu jusqu'à rendre fou. Nous avions affaire au casino dans "vingt-quatre heures", ici ce sont les échecs, mais la lente aliénation est assez semblable.
    Pareillement Stefan Zweig débute son histoire par une introduction concernant un autre personnage mais qui appelle l'analogie avec le récit central, comme dans "vingt-quatre heures". Enfin, de la même façon qu'avec la vielle dame, ici aussi, un bref épisode de la vie du personnage central a un retentissement à vie durant. (Au passage, cette construction en deux moments distincts doit nous faire catégoriser l'ouvrage parmi les romans et non parmi les nouvelles bien que sa faible longueur puisse nous y faire songer.)
    En somme, si vous avez aimé l'un (vingt-quatre heures), vous aimerez l'autre (joueur d'échecs). C'est court, c'est facile à lire, c'est bien fait dans son style, mais il me manque le petit brin de je-ne-sais-quoi qui me fait croire au chef-d'œuvre quand un livre m'enthousiasme complètement mais, vous l'aurez compris, ceci n'est que mon avis, c'est-à-dire, pas grand chose.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 58         Page de la critique

    • Livres 5.00/5
    Par juliette2a, le 21 août 2013

    juliette2a
    Encore une fois, Stefan Zweig ne me déçoit pas...Il signe là une merveilleuse nouvelle, très différente des autres, mais aussi brillante et passionnante !
    Le joueur d'échecs est un pur enchantement. Comme dans La Confusion des sentiments ou Vingt-quatre heures de la vie d'une femme, nous croisons des destins, qui, tout d'abord peu intéressants, deviennent, sous la plume d'un narrateur attachant, atypiques, voire exceptionnels. Dans cette nouvelle, le narrateur, se trouvant sur un bateau en direction de Buenos Aires, croise le champion du monde d'échecs, un certain Czentovic ; malgré un talent incontestable, ce dernier est antipathique, prétentieux et niais, c'est pourquoi je ne l'ai pas du tout apprécié.
    Or, pendant une partie simultanée, alors que le narrateur et ses amis sont en train de perdre face au champion mondial, un homme vient à leur secours, ce qui aboutit à un match nul entre les deux camps. A partir de là, le récit se concentre sur cet étrange sauveur d'une quarantaine d'années, humble et sympathique, puisque celui-ci se confie à notre narrateur.
    A travers une longue confession, nous découvrons le passé de cet homme, arrêté par la Gestapo, enfermé dans une chambre pendant un an, sans occupation, sans visite, sans contact avec l'extérieur : "on vivait comme le plongeur sous sa cloche de verre, dans ce noir océan de silence, mais un plongeur qui pressent déjà que la corde qui le reliait au monde s'est rompue et qu'on ne le remontera jamais de ces profondeurs muettes". Seul un livre consacré aux échecs le sauvera d'un ennui total, mais ne l'empêchera pas de sombrer dans la folie...
    Les mots de Zweig sont tellement simples, mais vraiment captivants ; la lecture est tellement fluide que j'ai dévoré ce roman (très court, certes) sans m'en rendre compte !
    Bref, je ne le répèterai jamais assez mais Zweig est un auteur que j'admire particulièrement, car il s'intéresse toujours à des hommes normaux dans différentes situations, mais il a le don d'analyser leur psychologie avec délicatesse, ce qui ne peut que nous toucher au plus profond de nous-mêmes...
    A lire !!
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          8 48         Page de la critique

    • Livres 4.00/5
    Par lehane-fan, le 21 mai 2011

    lehane-fan
    Stefan Zweig nous délivre ici une nouvelle posthume courte mais intense !
    Meme si les échecs prennent une place prépondérante dans ce récit ( pourquoi l'intituler ainsi sinon ? ) . Meme si l'affrontement entre Czentovic , champion du monde en titre , inculte , arrogant , imbu de sa personne et M.B. , etre refléchi et patient , est des plus intéréssant , ce qui m'a véritablement fasciné , c'est le récit de ce dernier remontant à ses vertes années et expliquant cette faculté à mettre en échec Czentovic !
    En effet , les circonstances furent tragiques car jeune adulte , à l'accession au pouvoir d'hitler , M.B. fut non pas emprisonné mais assigné à résidence dans la chambre d'un hotel qu'il lui était désormais interdit de quitter ! Les jours se suivent et se ressemblent , l'ennui gagne , la torture psychologique y est dévastatrice . La " découverte " d'un livre traitant , hélas pour lui au tout début , des échecs bouleversera à jamais son quotidien présent et futur ! Il lui sera des lors impossible de penser à autre chose qu'à cela ! Ce jeu tournant des lors à l'obsession ! D'équilibré , il deviendra monomaniaque ! Sa vie n'ayant pour seul et unique but que pratiquer tout seul encore et encore , rejouant à l'envie les parties de grand maitres...c3 , b4 , f5 tel fut son quotidien , de jour comme de nuit ! Echappatoire salvateur au harcelement nazi mais le confinant à la folie .
    Autre point fascinant , le parfait antagonisme entre Czentovic et M.B. Tout les oppose , que ce soit humainement ou intellectuellement...Czentovic est un ignare reconnu qui ne brille dans la vie que par les échecs , don qu'il a cultivé des son plus jeune age .Cet homme est vénal , associal , ignorant , laborieux ; la parfaite antithese de M.B. qui lui semble des plus civilisé ,subtil et instinctif .
    Le joueur d'echecs vous mettra mat en un peu moins de 100 pages !
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 38         Page de la critique

    • Livres 4.00/5
    Par TheWind, le 12 avril 2014

    TheWind
    Lorsque je choisis un livre, je suis souvent attirée par le titre. Autant vous dire que « Le joueur d'échecs » avait très peu de chance de se retrouver un jour entre mes mains de lectrice.
    Je n'aime pas les échecs et là je vais faire ma « tête de ronchon butée  » : j'comprends rien, j'retiens pas les déplacements des pièces et avec ça j'suis incapable d'anticiper plusieurs coups à l'avance. Alors lire un livre qui s'appelle « Le joueur d'échecs « , très peu pour moi !
    Oui, mais ! C'est un livre de Stefan Zweig !
    Ma nouvelle passion pour cet auteur me portait donc naturellement vers cet ouvrage. Oui, oui, j'avoue, j'avais une certaine appréhension. Et si cette nouvelle ne me plaisait pas ? Le peu de pages a eu raison de mon inquiétude et je me suis dit : «  Cette nouvelle est si courte que je n'aurais même pas le temps de tomber dans l'ennui. »
    Oui mais... c'est du Stefan Zweig. Et la magie a encore opéré. Je crois que s'il avait écrit une histoire sur le développement de la mécanisation agricole - sujet qui me paraît ô combien rébarbatif - j'aurais plongé de la même façon !
    Zweig est un virtuose de la nouvelle, un conteur captivant.. Telle une araignée qui guette sa proie, l'englue dans sa fine toile délicate et savamment tissée, et la happe brusquement.
    Je suis bien heureuse d'avoir découvert cet auteur, croyez-moi ! Ceci dit, ça ne me donne pas plus envie de me mettre aux échecs.... ;)
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          4 31         Page de la critique

    • Livres 5.00/5
    Par joedi, le 10 avril 2014

    joedi
    Un livre qu'il faut avoir lu, pourquoi ai-je attendu jusqu'à ce jour ?
    Il y a quelques jours, à la lecture d'une critique sur Babelio, je me suis aperçue que "Le Joueur d'échecs" était une courte nouvelle, c'est un format qu'en général je n'apprécie guère mais le thème de ma réunion à la bibliothèque est justement le jeu. Je veux le lire aujourd'hui ! Je consulte le site "ebooksgratuits.com", oh bonheur il est téléchargeable, vive ma liseuse !
    Cinquante pages dévorées cette nuit et question : pourquoi ai-je attendu jusqu'à ce jour ?
    J'en ressors éblouie, une histoire qui n'est pas qu'une partie d'échecs, quand M.B. raconte sa détention par la Gestapo, comment il en est sorti et se trouve sur le même bateau, par le plus grand des hasards avec le champion du Monde des échecs ; Stefan Zweig raconte cela de façon magistrale, d'une écriture très très belle. En cinquante pages, je suis devenue lectrice inconditionnelle de ce grand écrivain !
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          10 32         Page de la critique


Critiques presse (1)


  • Lexpress , le 12 juillet 2013
    Un autoportrait à peine déguisé, une histoire poignante derrière laquelle se profile tout le drame de Zweig, qui se suicida après avoir rédigé cet ultime récit, en 1941.
    Lire la critique sur le site : Lexpress

> voir toutes (74)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par TheWind, le 11 avril 2014

    Je voulus d'abord savourer toute la joie que me donnait la seule présence de ce livre, et je retardai le moment de le voir pour le plaisir exquis de rêver à ce qu'il pouvait bien contenir. Je souhaitais avant tout qu'il soit imprimé très serré, qu'il y ait le plus de texte possible, sur des feuillets très fins., afin que j'aie beaucoup à lire. J'espérais aussi que ce serait une œuvre difficile, qui demanderait un gros effort intellectuel, quelque chose, qui se puisse apprendre par cœur, de la poésie, et de préférence, rêve téméraire, Goethe ou Homère.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 12         Page de la citation

  • Par joedi, le 10 avril 2014

    Assurément je connaissais par expérience le mystérieux attrait de ce « jeu royal », le seul entre tous les jeux inventés par les hommes, qui échappe souverainement à la tyrannie du hasard, le seul où l’on ne doive sa victoire qu’à son intelligence ou plutôt à une certaine forme d’intelligence. Mais n’est-ce pas déjà le limiter injurieusement que d’appeler les échecs, un jeu ? N’est-ce pas aussi une science, un art, ou quelque chose qui, comme le cercueil de Mahomet entre ciel et terre, est suspendu entre l’un et l’autre, et qui réunit un nombre incroyable de contraires ?
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 14         Page de la citation

  • Par joedi, le 10 avril 2014

    L'attrait du jeu d'échecs réside tout entier en ceci que deux cerveaux s'y affrontent, chacun avec sa tactique.
    ...
    Vouloir jouer aux échecs contre soi-même, est donc aussi paradoxal que vouloir marcher sur son ombre.

    Commenter     J’apprécie          0 7         Page de la citation

  • Par michelekastner, le 07 avril 2014

    Je ne saurais dire, même approximativement, combien de parties j'ai joué ainsi, dans mon insatiable égarement - peut-être mille - peut-être davantage. J'étais possédé, et je ne pouvais m'en défendre ; le jour durant, je n'avais en tête que mat et roque, je ne voyais que pions, tours, rois et fous. Tout mon être, toute ma sensibilité se concentraient sur les cases d'un échiquier imaginaire. La joie que j'avais à jouer était devenbue un désir violent, le désir une contrainte, une manie, une fureur frénétique qui envahissait mes jours et mes nuits. Je ne pensais plus qu'échecs, problèmes d'échecs, déplacement des pièces. Souvent, m'éveillant le front en sueur, je m'apercevais que j'avais continué à jouer en dormant. Si des figures humaines paraissaient dans mes rêves, elles se mouvaient à la manière de la tour, du cavalier, du fou.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 7         Page de la citation

  • Par joedi, le 10 avril 2014

    Mais, si dépourvues de matière qu'elles paraissent, les pensées aussi ont besoin d'un point d'appui, faute de quoi elles se mettent à tourner sur elles-mêmes dans une ronde folle.

    Commenter     J’apprécie          0 0         Page de la citation

> voir toutes (21)

Videos de Stefan Zweig

>Ajouter une vidéo
Vidéo de Stefan Zweig


"Lettre d'une inconnue" de Stefan Zweig lu par Léa Drucker et Elsa Zylberstein
Une interview de Léa Drucker à l'occasion de l'enregistrement du livre audio "Lettre d'une inconnue" de Stefan Zweig pour Audiolib. http://www.audiolib.fr/li...











Sur Amazon
à partir de :
2,39 € (neuf)
0,01 € (occasion)

   

Faire découvrir Le Joueur d'échecs par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (3923)

> voir plus

Quiz