Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures Inscription classique


ISBN : 2012848001
Éditeur : Hachette Education (2014)

Existe en édition audio



Note moyenne : 4.24/5 (sur 2108 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Czentowicz, champion d'échecs arrogant, esprit borné à outrance, inculte et étonnamment stupide, occupe le premier plan jusqu'à l'entrée en scène de Monsieur B. Dès lors que cet aristocrate autrichien s'intéresse à la pa... > voir plus
Ajouter une citation Ajouter une critique

> voir toutes (175)

Critiques, analyses et avis

> Ajouter une critique

    • Livres 4.00/5
    Par Nastasia-B, le 18 août 2012

    Nastasia-B
    En regard du nombre étonnant de critiques sur cette œuvre, je me contenterai simplement d'une petite comparaison. Voici un petit livre qui me rappelle beaucoup "Vingt-quatre heures de la vie d'une femme".
    En effet, la technique de construction en est la même : le récit rétrospectif d'un personnage qui se confie au narrateur. le thème abordé est assez proche bien que très différent en apparence. Il s'agit de la folie du jeu, ou, plus exactement, de l'emprise que peut avoir un jeu jusqu'à rendre fou. Nous avions affaire au casino dans "vingt-quatre heures", ici ce sont les échecs, mais la lente aliénation est assez semblable.
    Pareillement Stefan Zweig débute son histoire par une introduction concernant un autre personnage mais qui appelle l'analogie avec le récit central, comme dans "vingt-quatre heures". Enfin, de la même façon qu'avec la vielle dame, ici aussi, un bref épisode de la vie du personnage central a un retentissement à vie durant. (Au passage, cette construction en deux moments distincts doit nous faire catégoriser l'ouvrage parmi les romans et non parmi les nouvelles bien que sa faible longueur puisse nous y faire songer.)
    En somme, si vous avez aimé l'un (vingt-quatre heures), vous aimerez l'autre (joueur d'échecs). C'est court, c'est facile à lire, c'est bien fait dans son style, mais il me manque le petit brin de je-ne-sais-quoi qui me fait croire au chef-d'œuvre quand un livre m'enthousiasme complètement mais, vous l'aurez compris, ceci n'est que mon avis, c'est-à-dire, pas grand chose.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          1 60         Page de la critique

    • Livres 5.00/5
    Par juliette2a, le 21 août 2013

    juliette2a
    Encore une fois, Stefan Zweig ne me déçoit pas...Il signe là une merveilleuse nouvelle, très différente des autres, mais aussi brillante et passionnante !
    Le joueur d'échecs est un pur enchantement. Comme dans La Confusion des sentiments ou Vingt-quatre heures de la vie d'une femme, nous croisons des destins, qui, tout d'abord peu intéressants, deviennent, sous la plume d'un narrateur attachant, atypiques, voire exceptionnels. Dans cette nouvelle, le narrateur, se trouvant sur un bateau en direction de Buenos Aires, croise le champion du monde d'échecs, un certain Czentovic ; malgré un talent incontestable, ce dernier est antipathique, prétentieux et niais, c'est pourquoi je ne l'ai pas du tout apprécié.
    Or, pendant une partie simultanée, alors que le narrateur et ses amis sont en train de perdre face au champion mondial, un homme vient à leur secours, ce qui aboutit à un match nul entre les deux camps. A partir de là, le récit se concentre sur cet étrange sauveur d'une quarantaine d'années, humble et sympathique, puisque celui-ci se confie à notre narrateur.
    A travers une longue confession, nous découvrons le passé de cet homme, arrêté par la Gestapo, enfermé dans une chambre pendant un an, sans occupation, sans visite, sans contact avec l'extérieur : "on vivait comme le plongeur sous sa cloche de verre, dans ce noir océan de silence, mais un plongeur qui pressent déjà que la corde qui le reliait au monde s'est rompue et qu'on ne le remontera jamais de ces profondeurs muettes". Seul un livre consacré aux échecs le sauvera d'un ennui total, mais ne l'empêchera pas de sombrer dans la folie...
    Les mots de Zweig sont tellement simples, mais vraiment captivants ; la lecture est tellement fluide que j'ai dévoré ce roman (très court, certes) sans m'en rendre compte !
    Bref, je ne le répèterai jamais assez mais Zweig est un auteur que j'admire particulièrement, car il s'intéresse toujours à des hommes normaux dans différentes situations, mais il a le don d'analyser leur psychologie avec délicatesse, ce qui ne peut que nous toucher au plus profond de nous-mêmes...
    A lire !!
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          8 53         Page de la critique

    • Livres 5.00/5
    Par le_Bison, le 09 mai 2014

    le_Bison
    d4 – Cf6
    c4 – g6
    Cc3 – d5
    Cf3 – Fg7
    Db3 – dxc4
    Dxc4 – O-O
    E4 – Ca6
    Fe2 – c5
    D5 – e6
    O-O – …
    Pendant que tu finis cette partie, je salue le commandant de bord. Il me propose une coupe de champagne. Je dois décliner l'offre, je bois allemand ce soir. N'y vois pas un hommage à cette époque. Mais les bulles me montent à la tête, alors je préfère m'allonger dans le jacuzzi du « love boat » en attendant que tu joues le prochain coup et pense aux suivants. Prends ton temps, mais pas trop, tu n'es pas à bord du Pacific Princess, la croisière s'amuse peut-être mais l'époque ne prête pas à sourire. Et tu croises ce grand champion d'échecs, Czentovic. Pauvre type, inculte et imbu. Un être supérieur et presque méprisable. Mais, il en a le droit, il est le meilleur. Et c'est pour le rencontrer que tu t'installes à cette table de jeu faite de cases blanches, cases noires, cases blanches.
    La croisière continue chevauchant les vagues, naviguant vers le Sud. Cap au Sud, toujours. Pour fuir. Détaler sur les vagues, le courant emporté loin de l'ambiance délétère de cette période, celle du nazisme. Dans ce roman posthume de Stephan Zweig, il en sera évidemment question, avec une telle force qu'il laissera une empreinte dans ta mémoire. Ne pas oublier. Ces heures sombres et ces expérimentations nazies. L'isolement absolu, le silence complet entre deux interrogatoires. Des morceaux de pain, un livre chapardé face à son geôlier, et des moments inoubliables. Non, ce « roman », tu n'es pas prêt de l'oublier.
    Alors que tu penses découvrir la vie de Czentovic, tu croises sur une coursive, un certain Mr B. L'histoire bascule. du champion, tu passes à cet inconnu qui se met à raconter son histoire. Passionnante, effrayante. Tu comprends son mode de fonctionnement, tu entraperçois son potentiel à ce jeu dit d'échecs. Pourquoi il joue ainsi, comment il a appris. Une histoire presque terrifiante si elle n'était pas aussi émouvante.
    Un roman de Zweig est toujours une grande épreuve. Il embarque ton esprit loin des amarres, pour chevaucher la passion ou la folie. Parfois les deux même. Obsession et frénésie. Des pions, une tour, un fou, ton royaume devient aliénation. La folie te guette, les tortionnaires aussi. Mais tu ne peux refermer ce livre. Tu n'es plus libre de toi-même, ton esprit s'enferme dans ces pages, dans ces cases, à la recherche du prochain coup, de la pièce à jouer. Plus rien ne tourne autour de toi, ni la terre, ni le roulis. Seul l'espace de 64 carrés obnubile toute ton énergie et mobilise ton cerveau. Humain ? à toi de me le dire. Moi je pense qu'il faut être au-delà de l'humanité pour arriver à anticiper des dizaines de coups à l'avance. de là à imaginer que seuls les dieux ont cette capacité, ou les êtres « anormaux ». Dans les deux cas, cela signifie la folie. de mon corps, de mon esprit.
    « Le Joueur d'échecs », le silence, les vagues et le fou.

    Lien : http://leranchsansnom.free.fr/?p=7457
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          7 42         Page de la critique

    • Livres 4.00/5
    Par lehane-fan, le 21 mai 2011

    lehane-fan
    Stefan Zweig nous délivre ici une nouvelle posthume courte mais intense !
    Meme si les échecs prennent une place prépondérante dans ce récit ( pourquoi l'intituler ainsi sinon ? ) . Meme si l'affrontement entre Czentovic , champion du monde en titre , inculte , arrogant , imbu de sa personne et M.B. , etre refléchi et patient , est des plus intéréssant , ce qui m'a véritablement fasciné , c'est le récit de ce dernier remontant à ses vertes années et expliquant cette faculté à mettre en échec Czentovic !
    En effet , les circonstances furent tragiques car jeune adulte , à l'accession au pouvoir d'hitler , M.B. fut non pas emprisonné mais assigné à résidence dans la chambre d'un hotel qu'il lui était désormais interdit de quitter ! Les jours se suivent et se ressemblent , l'ennui gagne , la torture psychologique y est dévastatrice . La " découverte " d'un livre traitant , hélas pour lui au tout début , des échecs bouleversera à jamais son quotidien présent et futur ! Il lui sera des lors impossible de penser à autre chose qu'à cela ! Ce jeu tournant des lors à l'obsession ! D'équilibré , il deviendra monomaniaque ! Sa vie n'ayant pour seul et unique but que pratiquer tout seul encore et encore , rejouant à l'envie les parties de grand maitres...c3 , b4 , f5 tel fut son quotidien , de jour comme de nuit ! Echappatoire salvateur au harcelement nazi mais le confinant à la folie .
    Autre point fascinant , le parfait antagonisme entre Czentovic et M.B. Tout les oppose , que ce soit humainement ou intellectuellement...Czentovic est un ignare reconnu qui ne brille dans la vie que par les échecs , don qu'il a cultivé des son plus jeune age .Cet homme est vénal , associal , ignorant , laborieux ; la parfaite antithese de M.B. qui lui semble des plus civilisé ,subtil et instinctif .
    Le joueur d'echecs vous mettra mat en un peu moins de 100 pages !
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 38         Page de la critique

    • Livres 5.00/5
    Par cprevost, le 17 mars 2012

    cprevost
    « Le Joueur d'échecs », ce récit « cinq étoiles », fait l'unanimité. Stefan Zweig fait preuve en effet d'une prodigieuse virtuosité et l'admiration dont il est l'objet semble bien méritée. Il sait captiver son lectorat. Mais l'histoire est-elle pour autant exemplaire?

    Certes, l'auteur maitrise parfaitement l'art de la nouvelle. La narration, comme il se doit, est compacte, resserrée. le suspense est indéniable. L'histoire est bien connue. Un paquebot fait route vers l'Argentine. le très improbable champion du monde d'échecs, Czentovic, arpente les coursives. Les médiocres joueurs que sont le narrateur et l'ingénieur Mac Connor attirent l'attention du maitre et organisent une rencontre. MB, un inconnu, alors intervient et dame le pion au champion. La progression du récit est savamment agencée et le rythme, entre ralentissements et accélérations, est ensorcelant. L'auteur introduit sans cesse des éléments de reprise et de surprise qui maintiennent l'attention du lecteur. Il faut convaincre Czentovic de jouer ; des parties sont perdues, une autre presque gagnée ; un joueur inconnu fait son apparition ; une partie non prévue est organisée ; MB refuse de jouer, etc. … À deux reprises, un récit enchâssé dans la nouvelle vient suspendre littéralement l'histoire aiguisant l'impatience du lecteur et renforçant le mystère. Nous ne savons rien de Czentovic et de MB, leurs comportements sont incompréhensibles. le meilleur joueur du monde semble n'avoir aucune prédisposition pour les choses de l'intelligence tandis que son tombeur dit n'avoir jamais joué aux échecs ? Il y a aussi des moments de tension extrême. La morgue supposée de Czentovic provoque de la colère et des envies de vengeance.

    « le joueurs » d'échecs » est la dernière nouvelle écrite par Stefan Zweig peu avant son suicide. La monomanie et la psychologie des personnages ont certes une grande importance. Mais contrairement à ses autres récits, le poids de l'Histoire y est très présent. Les circonstances de la vie de l'auteur, au moment où la barbarie s'impose à toute l'Europe, y joue un très grand rôle. MB en exil a été l'otage des nazis. L'horreur de la torture fasciste est dénoncée dans ce livre avec beaucoup de force. MB est un membre éminent de l'Autriche impériale idéalisée par Zweig dans ses mémoires : «Le Monde d'hier». Viennois, il est un grand bourgeois, brillant, sensible, policé, intelligent, rapide. Il est membre « d'une vielle famille autrichienne très considérée » (sic). Comme l'écrivain, après la première guerre mondiale, il assiste impuissant à la destruction d'une sorte d'âge d'or autrichien. le lent et le terne Czentovic est quant à lui une énigme absolue pour Zweig. Il est complètement et irrémédiablement étranger à son univers d'esprit et d'entregent. Deux mondes s'opposent donc et les deux adversaires font l'objet d'un traitement très différemment. L'un littéralement muet est l'objet de rumeurs, l'autre disert se raconte et s'analyse longuement. Les deux personnages semblent incarner dans cette nouvelle des forces contraires peut-être à l'œuvre dans la période historique que vit l'auteur ?

    Des intellectuels, des artistes dans le monde entier analysent, s'engagent contre le nazisme. C'est une période sans précédent de création et d'action. Pourtant, ce livre est page après page l'aveu déprimant d'impuissance d'un homme du passé. le nazisme est dénoncé dans la nouvelle comme destructeur de l'Esprit. Il s'attaque à ce qui fait la force des intelligences raffinées : les valeurs de la Civilisation. Et la seule solution proposée par Zweig est toujours l'irrémédiable fuite. Face à Czentovic le tueur d'âmes, MB – abandonnant la dernière partie d'échecs – fuit. le narrateur lui-même ne cesse de se désengager. L'ingénieur Mac Connor, considéré comme impulsif et inintelligent, instrumentalisé sans vergogne par le narrateur, est le seul qui tient tête au champion du monde. Les personnages sur le bateau n'ont à aucun moment de destin collectif, ils semblent ne pas être rentrés dans l'histoire contemporaine. La cause (hormis pour MB) de leur voyage reste inconnue. Zweig semble être aveuglé par ses préjugés de classe. Il ne comprend pas le terrible XXe siècle si éminemment matériel. Obsédé d'Universel, il ne s'interroge jamais sur les conditions d'accès à cet Universel. Il semble également incapable d'apprécier l'intelligence pratique d'un Czentovic. Tournant la dernière page de ce livre, les quelques mots du romancier allemand Heinrich Mann évoquant le suicide du grand écrivain reviennent en mémoire : « Stefan Zweig était fier de ne pas être, en cette époque héroïque, un héros, mais de vivre en la tour d'ivoire. Quand la dernière dalle de la tour d'ivoire a cédé, il n'a pas pu le supporter».
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 26         Page de la critique


Critiques presse (1)


  • Lexpress , le 12 juillet 2013
    Un autoportrait à peine déguisé, une histoire poignante derrière laquelle se profile tout le drame de Zweig, qui se suicida après avoir rédigé cet ultime récit, en 1941.
    Lire la critique sur le site : Lexpress

> voir toutes (82)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par Myrinna, le 29 mars 2010


    Dès le moment où je cherchais à jouer contre moi même, je me mis inconsciemment au défi. Le noir que j'étais rivalisait avec le blanc que j'étais aussi, chacun d'eux devenait avide et impatient en voulant gagner la pensée de ce que je ferais en jouant avec les blancs, me donnaient la fièvre quand je jouais avec les noirs. L'un des deux adversaires qui étaient en moi, triomphait, et s'irritait à la fois quand l'autre commettait une erreur ou manquait d'astuce.
    Tout cela paraît dépourvu de sens, le serait en effet s'il s'agissait d'un homme normal vivant dans des conditions normales.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 53         Page de la citation

  • Par le_Bison, le 08 mai 2014

    Mais n’est-ce pas déjà le limiter injurieusement que d’appeler les échecs un jeu ? N’est-ce pas aussi une science, un art, ou quelque chose qui, comme le cercueil de Mahomet entre ciel et terre, est suspendu entre l’un et l’autre, et qui réunit un nombre incroyable de contraires ? L’origine s’en perd dans la nuit des temps, et cependant il est toujours nouveau ; sa marche est mécanique, mais elle n’a de résultat que grâce à l’imagination ; il est étroitement limité dans un espace géométrique fixe, et pourtant ses combinaisons sont illimitées. Il poursuit un développement continuel, mais il reste stérile ; c’est une pensée qui ne mène à rien, une mathématique qui n’établit rien, un art qui ne laisse pas d’œuvre, une architecture sans matière ; et il a prouvé néanmoins qu’il était plus durable, à sa manière, que les livres ou tout autre monument, ce jeu unique qui appartient à tous les peuples et à tous les temps, et dont personne ne sait quel dieu en fit don à la terre pour tuer l’ennui, pour aiguiser l’esprit et stimuler l’âme.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 24         Page de la citation

  • Par le_Bison, le 21 mai 2014

    Vous vous figurez sans doute que je vais maintenant vous parler d’un de ces camps de concentration où furent conduits tant d’Autrichiens restés fidèles à notre vieux pays, et que je vais vous décrire toutes les humiliations et les tortures que j’y souffris. Mais il n’arriva rien de pareil. Je fus classé dans une autre catégorie. On ne me mit pas avec ces malheureux sur lesquels on se vengeait d’un long ressentiment par des humiliations physiques et psychiques, mais dans cet autre groupe beaucoup moins nombreux, dont les national-socialistes espéraient tirer de l’argent ou des renseignements importants.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 25         Page de la citation

  • Par le_Bison, le 11 mai 2014

    - N’avancez pas maintenant, évitez l’adversaire ! Avant tout, éloignez le roi de la dangereuse ligne g8-h7. Votre partenaire attaquera probablement sur l’autre flanc, mais vous y parerez avec la tour, c8-c4 ; cela lui coûtera deux coups, un pion et sa supériorité. Vous lutterez alors, pion libre contre pion libre et si vous vous défendez bien, vous ferez partie nulle. Vous ne pouvez pas tirer mieux de la situation.
    Nous étions de plus en plus étonnés. La précision autant que la rapidité de ses calculs étaient déconcertantes ; on eût dit que cet homme lisait ses coups dans un livre.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          1 23         Page de la citation

  • Par le_Bison, le 01 mai 2014

    Je n’avais encore jamais eu l’occasion de connaître personnellement un champion d’échecs, et plus je m’efforçais de m’en représenter un, moins j’y parvenais. Comment se figurer l’activité d’un cerveau exclusivement occupé, sa vie durant, d’une surface composée de soixante-quatre cases noires et blanches ? Assurément je connaissais par expérience le mystérieux attrait de ce « jeu royal », le seul entre tous les jeux inventés par les hommes, qui échappe souverainement à la tyrannie du hasard, le seul où l’on ne doive sa victoire qu’à son intelligence ou plutôt à une certaine forme d’intelligence.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 22         Page de la citation

> voir toutes (21)

Videos de Stefan Zweig

>Ajouter une vidéo
Vidéo de Stefan Zweig


"Lettre d'une inconnue" de Stefan Zweig lu par Léa Drucker et Elsa Zylberstein
Une interview de Léa Drucker à l'occasion de l'enregistrement du livre audio "Lettre d'une inconnue" de Stefan Zweig pour Audiolib. http://www.audiolib.fr/li...











Sur Amazon
à partir de :
2,39 € (neuf)
0,01 € (occasion)

   

Faire découvrir Le Joueur d'échecs par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (4222)

> voir plus

Quiz