> Serge Niemetz (Traducteur)

ISBN : 2253140406
Éditeur : Le Livre de Poche (1996)


Note moyenne : 4.3/5 (sur 70 notes) Ajouter à mes livres
Le monde d’hier, c’est la Vienne et l’Europe d’avant 1914, où Stefan Zweig a grandi et connu ses premiers succès d’écrivain, passionnément lu, écrit et voyagé, lié amitié avec Freud et Verhaeren, Rilke et Valéry… Un monde de stabilité où, malgré les tensions nationalist... > voir plus
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Critiques et avis

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  • Par HenriMoufettal, le 29 mai 2012

    HenriMoufettal
    Alors la je pose mes yeux sur une des œuvres maitresses du début du vingtième siècle. Stefan Zweig « Le monde d'hier ». Je les ai posés avant-hier, ils n'ont redécollé que ce soir.

    La première partie, avant guerre, première guerre, entre deux, m'a fait entrer si je veux mes impressions honnêtes avec vous dans un aveuglement judéo-bourgeois communautaire, impression que j'ai dans le livre que je traduirai par l'aveuglement du confort dans nos sociétés occidentales. Des digressions intéressantes dans ce monde sur l'évolution positif de l'art et de son écosystème fertile comme on le lit dans cette première partie. Apres, aveuglement, je ne dis pas que je verrai mieux, mais je souhaite par la tirer une leçon de ce livre. Ne pas laisser les religions nous empêcher de parler. Il est facile pour moi de le faire, en partie athée. Toujours est-il que je suis humaniste, et avec la science, ce sont mes religions. A éviter ces sujets, les flux et reflux font monter la pression interne qui crée pire que ce que l'on peut même imaginer.

    D'ailleurs, je me permets de citer quelques passages intemporels en sous-lignes qui disent plus de vérité que n'importe quel commentaire:

    Chapitre « Paris, la ville de l'éternelle jeunesse »
    « L'amertume et la défiance de pays à pays, d'homme à homme, sont demeurées comme un poisson rongeur dans le corps mutile »

    Chapitre « Les rayons et les ombres sur l'Europe »
    « La tempête de fierté et de confiance qui soufflait alors sur l'Europe charriait aussi des nuages »
    « Il est mille fois plus facile de reconstituer les faits d'une époque que son atmosphère morale »

    Chapitre « les premiers jours de la guerre de 1914 »
    « C'est que notre monde de 1939 ne disposait plus d'autant de foi naïve et enfantine que celui de 1914 »

    Chapitre « Soleil couchant »
    « D'une heure a l'autre, la méfiance succédait à la confiance. Plus je voyais de choses, moins j'étais au clair »

    Oui je sais, je déblatère des phrases sorties de leur contexte, elles sont remplies de sens après lecture voire bon sens.

    Donc je lisais tranquille, ce que je qualifie donc de première partie. Elle met les autres œuvres que j'ai lu de ce monsieur sous une lumière bien plus tamisée. Bref, et puis au détour de la continuité des lignes et paragraphes, je tombe sur la partie « incipit Hitler », partie du récit que je conseille a tous de lire si, malheureux, vous n'avez pas le temps de lire le tout, tellement on vit de cet intérieur (autrichien entre autres) l'orchestration minutieuse de la montée d'Adolf Hitler depuis le coup d'état de 1923 a cette voie alors bloque dans la spirale a partir de 1933.

    Chapitre « Incipit Hitler »
    « Mais nous n'étions toujours pas conscients du danger. le petit nombre des écrivains qui s'était vraiment donne la peine de lire le livre d'Hitler, au lieu de s'occuper sérieusement de son programme, raillaient l'enflure de sa méchante prose. »

    Pour finir sur le dernier chapitre « L'agonie de la paix »
    « une seule vision, une seule impression sensible a toujours plus de pouvoir sur l'âme que mille articles de journaux ou mille brochures. »
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    • Livres 4.00/5
    Par HenriMoufettal, le 29 mai 2012

    HenriMoufettal
    Alors la je pose mes yeux sur une des œuvres maitresses du début du vingtième siècle. Stefan Zweig « Le monde d'hier ». Je les ai posés avant-hier, ils n'ont redécollé que ce soir.

    La première partie, avant guerre, première guerre, entre deux, m'a fait entrer si je veux mes impressions honnêtes avec vous dans un aveuglement judéo-bourgeois communautaire, impression que j'ai dans le livre que je traduirai par l'aveuglement du confort dans nos sociétés occidentales. Des digressions intéressantes dans ce monde sur l'évolution positif de l'art et de son écosystème fertile comme on le lit dans cette première partie. Apres, aveuglement, je ne dis pas que je verrai mieux, mais je souhaite par la tirer une leçon de ce livre. Ne pas laisser les religions nous empêcher de parler. Il est facile pour moi de le faire, en partie athée. Toujours est-il que je suis humaniste, et avec la science, ce sont mes religions. A éviter ces sujets, les flux et reflux font monter la pression interne qui crée pire que ce que l'on peut même imaginer.

    D'ailleurs, je me permets de citer quelques passages intemporels en sous-lignes qui disent plus de vérité que n'importe quel commentaire:

    Chapitre « Paris, la ville de l'éternelle jeunesse »
    « L'amertume et la défiance de pays à pays, d'homme à homme, sont demeurées comme un poisson rongeur dans le corps mutile »

    Chapitre « Les rayons et les ombres sur l'Europe »
    « La tempête de fierté et de confiance qui soufflait alors sur l'Europe charriait aussi des nuages »
    « Il est mille fois plus facile de reconstituer les faits d'une époque que son atmosphère morale »

    Chapitre « les premiers jours de la guerre de 1914 »
    « C'est que notre monde de 1939 ne disposait plus d'autant de foi naïve et enfantine que celui de 1914 »

    Chapitre « Soleil couchant »
    « D'une heure a l'autre, la méfiance succédait à la confiance. Plus je voyais de choses, moins j'étais au clair »

    Oui je sais, je déblatère des phrases sorties de leur contexte, elles sont remplies de sens après lecture voire bon sens.

    Donc je lisais tranquille, ce que je qualifie donc de première partie. Elle met les autres œuvres que j'ai lu de ce monsieur sous une lumière bien plus tamisée. Bref, et puis au détour de la continuité des lignes et paragraphes, je tombe sur la partie « incipit Hitler », partie du récit que je conseille a tous de lire si, malheureux, vous n'avez pas le temps de lire le tout, tellement on vit de cet intérieur (autrichien entre autres) l'orchestration minutieuse de la montée d'Adolf Hitler depuis le coup d'état de 1923 a cette voie alors bloque dans la spirale a partir de 1933.

    Chapitre « Incipit Hitler »
    « Mais nous n'étions toujours pas conscients du danger. le petit nombre des écrivains qui s'était vraiment donne la peine de lire le livre d'Hitler, au lieu de s'occuper sérieusement de son programme, raillaient l'enflure de sa méchante prose. »

    Pour finir sur le dernier chapitre « L'agonie de la paix »
    « une seule vision, une seule impression sensible a toujours plus de pouvoir sur l'âme que mille articles de journaux ou mille brochures. »


    Lien : http://stotb.over-blog.com/article-le-monde-d-hier-stefan-zweig-9247..
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    • Livres 4.00/5
    Par calimaq, le 29 décembre 2008

    calimaq
    Stephan Zweig a vécu comme un véritable européen toute sa vie. Il a connu les plus grande ville du début du siècle : Vienne, Berlin, Paris, Londres ... Il fut l'ami des plus grands noms de l'époque et il a été le témoin d'évènements tragiques (deux guerres mondiales, la montée du nazisme, la persécution des juifs qui l'a frappé de plein fouet).
    A travers cette autobiographie, on perçoit à quel point l'Europe a été une réalité avant que les deux guerres mondiales ne viennent détruire les ponts qui avaient été noués entre les pays, par delà les nations.
    Stephen Zweig s'est battu toute sa vie pour cette idée et le récit est d'autant plus poignant qu'il s'est suicidé en 1942 après avoir tout perdu.
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    • Livres 5.00/5
    Par Nanne, le 29 janvier 2010

    Nanne
    Avec toujours autant d'humilité, de simplicité et de sensibilité propres à votre écriture, vous nous racontez votre famille. Celle de votre père, viennois et originaire de Moravie dans ce qui fût - avant 1914 - l'empire austro-hongrois. Ce père qui a fait fortune dans l'industrie et le commerce des tissus, sorti des ghettos d'Europe centrale, érudit, cultivé, raffiné et réservé, a toujours refusé les charges honorifiques. En cela aussi, vous êtes son digne descendant, vous qui avez cultivé l'élégance et la discrétion jusque dans vos œuvres. Par votre mère, vous voilà avec un soupçon de sang italien. Sa famille a essaimé partout dans le monde à la manière des Rothschild ou des Camondo. Comme eux, elle descend d'une lignée de patriciens, de banquiers et ne se sentait aucun lien ni attache avec l'orthodoxie juive. Elle en tirait une sorte de fierté qui, parfois vous amusait, souvent vous exaspérait. Vous avez été élevé à Vienne, capitale de cet immense empire s'étendant jusqu'aux confins de l'Europe et où il faisait si bon vivre. Vienne, épicentre culturel et intellectuel de votre vie, ville deux fois millénaire, cité du théâtre et de la grande musique accessible à tous, qui a rassemblé en son sein tant d'écrivains, d'artistes, de musiciens prestigieux. Vienne, à la confluence de toutes les nations de son empire, dont le cœur était le château des Habsbourg.


    Lien : http://dunlivrelautredenanne.blogspot.com/2010/01/zweig-et-ses-monde..
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    • Livres 5.00/5
    Par philippecarlen, le 13 août 2011

    philippecarlen
    Dans un essai tardif, Szweig revient sur sa jeunesse avant 14, son parcours d'écrivain au succès considérable, et bien sûr sur son exil pendant la période hitlérienne.
    Ce qui est le plus frappant je crois, c'est sa peinture de l'Autriche d'après-guerre, en 19-22, où le chaos social, monétaire régnait. Ses talents d'observateur nous font partager le quotidien d'un peuple sans boussole, un peuple qui appartenait à un empire qu'il croyait éternel. Une grande leçon de vie, assurément.
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Citations et extraits

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  • Par Nanne, le 29 janvier 2010

    Rien n'est plus éloigné de mon dessein, ce faisant, que de me mettre en évidence, si ce n'est au même titre qu'un conférencier commentant les images projetées sur l'écran ; le temps produit les images, je me borne aux paroles, et ce n'est pas tant mon destin que je raconte que celui de toute une génération, notre génération singulière, chargée de destinée comme peu d'autres au cours de l'histoire. Chacun de nous, même le plus infime et le plus humble, a été bouleversé au plus intime de son existence par les ébranlements volcaniques presque ininterrompus de notre terre européenne ; et moi, dans la multitude, je ne saurais m'accorder d'autres privilèges que celui-ci : en ma qualité d'Autrichien, de Juif, d'écrivain, d'humaniste et de pacifiste, je me suis toujours trouvé à l'endroit exact où ces secousses sismiques exerçaient leurs effets avec le plus de violence. Par trois fois, elles ont bouleversé mon foyer et mon existence, m'ont détaché de tout futur et de tout passé et, avec leur dramatique véhémence, précipité dans le vide, dans ce "Je ne sais où aller" qui m'était déjà bien connu. Mais je ne m'en suis pas plaint : l'apatride, justement, se trouve en un sens libéré, et seul celui qui n'a plus d'attache à rien n'a plus rien à ménager.
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  • Par pbazile, le 08 juin 2010

    VO : Immer darum, wenn mir der Zufall eine alte Zeitung aus jenen Tagen in die Hände spielt und ich die aufgeregten Artikel lese über eine kleine Gemeinderatswahl, wenn ich die Burgtheaterstücke mit ihren winzigen Problemschen mir zurückzuerinnern suche oder die unproportionnierte Erregung unserer jugendlichen Diskussionen über im Grund belanglose Dinge, muss ich unwillkürlich lächeln. Wie liliputanisch waren diese Sorgen, wie windstill jene Zeit!

    ma (médiocre) traduction : Toujours, quand le hasard me met en mains un vieux journal de ce temps-là et que j'y lis l'article de tête sur le vote de l'assemblée d'une petite communauté, quand je cherche à me souvenir des pièces du Burgtheater avec leur minuscules petits problèmes, ou de l' excitation disproportionnée de nos discussions de jeunesse sur des choses au fond sans importance, je ne peux m'empêcher de sourire. Que ces soucis étaient liliputiens, que ce temps était calme!
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  • Par pbazile, le 07 juin 2010

    VO : Nirgends war es leichter, Europäer zu sein, und ich weiss, dass ich es zum Teil dieser Stadt zu danken habe, die schon zu Marc Aurels Zeiten den römischen, den universalen Geist verteidigt, dass ich frühzeitig gelernt, die idee der Gemeinschaft als die höchste meines herzens zu lieben.

    Ma traduction : Nulle part il n'était plus facile, d'être un européen et je sais que je dois remercier en partie cette ville, qui déjà du temps de Marc-Aurèle le romain a défendu l'esprit universel, et que j'ai appris très tôt à aimer l'idée de communauté comme la plus élevée de mon cœur.
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  • Par Olaf, le 01 avril 2011

    Debout dans la chambre devenue tout à coup extraordinairement silencieuse, nous nous taisions et nous évitions de nous regarder. De l'extèrieur nous parvenait le gazouillis des oiseaux qui, dans leurs libres jeux amoureux, se laissaient porter par le vent tiède et les arbres se balançaient dans la lumière dorée comme si les feuilles aspiraient à se toucher tendrement, telles des lèvres. Une fois encore, elle ne savait rien, la vieille mère nature, des soucis de ses créatures.
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  • Par Olaf, le 20 mars 2011

    Debout dans la chambre devenue tout à coup extraordinairement silencieuse, nous nous taisions et nous évitions de nous regarder. De l'extèrieur nous parvenait le gazouillis des oiseaux qui, dans leurs libres jeux amoureux, se laissaient porter par le vent tiède et les arbres se balançaient dans la lumière dorée comme si les feuilles aspiraient à se toucher tendrement, telles des lèvres. Une fois encore, elle ne savait rien, la vieille mère nature, des soucis de ses créatures.
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Vidéo de Stefan Zweig

Les Derniers jours de Stephan Zweig en BD, interview du dessinateur Guillaume Sorel .
Interview du dessinateur Guillaume Sorel au Salon du Livre de Paris 2012 à l'occasion de la sortie de l'album Les Derniers jours de Stephan Zweig en BD, par Laurent Seksik et G. Sorel (chez Casterman).











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