> Baptiste Touverey (Traducteur)

ISBN : 2246748216
Éditeur : Grasset&Fasquelle (2008)


Note moyenne : 3.52/5 (sur 145 notes) Ajouter à mes livres
Le voyage dans le passé est l'histoire des retrouvailles au goût amer entre un homme et une femme qui se sont aimés et qui croient s'aimer encore.
Louis, jeune homme pauvre mû par une " volonté fanatique " tombe amoureux de la femme de son riche bienfaiteur, mais... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Canaju, le 09 février 2012

    Canaju
    Tout est dit dans le titre, avec "Le voyage dans le passé", on remonte dans le temps et les souvenirs.
    Au début des années 1900, Louis travaille comme secrétaire particulier chez son riche bienfaiteur. Il rencontre son épouse et dès les premiers instants, il s'éprend follement d'elle. Alors qu'il est appelé pour une mission de confiance au Mexique, il apprend que cet amour est réciproque. Malgré l'imminente séparation, une passion secrète et platonique va s'établir entre les amants, entre danger, interdit et frustration.
    Neuf ans plus tard, alors qu'on s'attend à une envolée lyrique et des étreintes enflammées, les retrouvailles sont amicales. Les sentiments sont intactes mais leur histoire s'écrase avec fracas sur la réalité de la guerre, du temps qui passe. La prise de conscience est brutale, le passé ne se revit pas. Les amants n'ont plus que leurs souvenirs comme vestige d'un temps heureux et révolu.
    Difficile à expliquer...Le temps d'une centaine de pages, ce livre vous laisse percher sur un nuage. Et gare aux personnes qui auraient la mauvaise idée de briser cette délicieuse sensation de flottement.
    Lorsqu'on se rapproche dangereusement de la fin, on en veut encore, on regrette que ça soit terminé. J'ai été littéralement conquise, happée par un style affirmé et captivant.
    Le style de Zweig est noble sans être précieux. "Noble" car son approche de l'écriture est clairement esthétique. "Sans être précieux" car le récit reste fluide et accessible.
    Et c'est là, la force de Zweig, il écrit bien tout en restant simple. Son écriture est féminine sans être ronflante : douce, "à fleur de peau" ET sans fioritures. C'est puissant tout en retenu.
    Lisez- le, c'est un régal.
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    Critique de qualité ? (8 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par kllouche, le 17 septembre 2011

    kllouche
    Ce livre est une surprise et je ne saurai dire si c'est dans un sens positif ou négatif. Le voyage dans le passé est une nouvelle de 85 pages qui, à mon avis, passe à côté d'un potentiel pourtant énorme. L'histoire bien que basique avait de quoi charmer. Un homme, une femme, un mari, une épouse, des enfants, l'ambition, la guerre. Louis tombe amoureux de la femme de son patron. Celui-ci l'envoie au Mexique pour affaire. Alors qu'il est sur le point de renter au pays pour retrouver la femme qu'il aime, la Grande Guerre éclate et met un terme à ses projets. Il reste donc, se marie, a deux enfants. Neuf ans plus tard, il reprend contact avec sa bien-aimée, ils se revoient. Puis un beau matin, ils décident de partir et de se forger une nouvelle vie.
    Malheureusement, le rythme ne parvient pas à soutenir l'intrigue. Je ne me suis pas sentie entraînée par l'histoire, ni portée au gré des souvenirs de Louis. Il manque quelque chose, un élément qui parviendrait à élever le récit. J'ai trouvé l'écriture monocorde mais néanmoins révélatrice de la psychologie des personnages. Les protagonistes comme la plume de Zweig sont d'une beauté infinie mais sombre vite dans « les abîmes de l'inconscient ». L'histoire est une émotion éphémère qui nous accompagne toujours dans nos rêves, qui nous surprend quand nous la terminons. Dans un langage moins « zweiguien », on s'endort au bout de quelques lignes mais quand c'est fini, on continuerai bien.
    L'édition du livre de poche que j'ai en ma possession propose une traduction accompagnée du texte original en allemand et d'un dossier « Stefan Sweig et Le monde d'hier » qui me paraissent fort à propos pour éclairer les ignorants de cette époque. J'ai suivi mes cours d'histoire et de littérature au lycée et je ne parle pas un mot d'allemand. Je ne commenterai alors pas les compléments.
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    Critique de qualité ? (5 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par kllouche, le 17 septembre 2011

    kllouche
    Ce livre est une surprise et je ne saurai dire si c'est dans un sens positif ou négatif. Le voyage dans le passé est une nouvelle de 85 pages qui, à mon avis, passe à côté d'un potentiel pourtant énorme. L'histoire bien que basique avait de quoi charmer. Un homme, une femme, un mari, une épouse, des enfants, l'ambition, la guerre. Louis tombe amoureux de la femme de son patron. Celui-ci l'envoie au Mexique pour affaire. Alors qu'il est sur le point de renter au pays pour retrouver la femme qu'il aime, la Grande Guerre éclate et met un terme à ses projets. Il reste donc, se marie, a deux enfants. Neuf ans plus tard, il reprend contact avec sa bien-aimée, ils se revoient. Puis un beau matin, ils décident de partir et de se forger une nouvelle vie.
    Malheureusement, le rythme ne parvient pas à soutenir l'intrigue. Je ne me suis pas sentie entraînée par l'histoire, ni portée au gré des souvenirs de Louis. Il manque quelque chose, un élément qui parviendrait à élever le récit. J'ai trouvé l'écriture monocorde mais néanmoins révélatrice de la psychologie des personnages. Les protagonistes comme la plume de Zweig sont d'une beauté infinie mais sombre vite dans « les abîmes de l'inconscient ». L'histoire est une émotion éphémère qui nous accompagne toujours dans nos rêves, qui nous surprend quand nous la terminons. Dans un langage moins « zweiguien », on s'endort au bout de quelques lignes mais quand c'est fini, on continuerai bien.
    L'édition du livre de poche que j'ai en ma possession propose une traduction accompagnée du texte original en allemand et d'un dossier « Stefan Sweig et Le monde d'hier » qui me paraissent fort à propos pour éclairer les ignorants de cette époque. J'ai suivi mes cours d'histoire et de littérature au lycée et je ne parle pas un mot d'allemand. Je ne commenterai alors pas les compléments.
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    • Livres 5.00/5
    Par Deuzenn, le 09 novembre 2011

    Deuzenn
    Voyage dans le passé est une longue nouvelle jusqu'à récemment inédite en Français - et ma première rencontre avec Stefan Zweig.
    L'auteur y met en scène Louis, un jeune homme ambitieux tombé amoureux de la femme de son employeur, et aimé en retour. Suite au départ de Louis pour le Mexique, ils seront séparés pendant neuf ans, pour finalement se retrouver. Mais quelles retrouvailles pour deux amoureux passionnés qui ont subi l'épreuve du temps?
    Ce roman est pour moi une vraie rencontre, l'écriture de Zweig est incroyable de finesse et de subtilité et rend à merveille les mouvements d'une âme amoureuse, de la fièvre à la douleur : toute une palette d'émotions éprouvées par Louis, le personnage principal.
    Car c'est à travers Louis que le lecteur découvre cette histoire d'amour. Jeune homme rêvant d'ascension sociale, il n'est pas sans rappeler le Rastignac de Balzac, le cynisme en moins. Il est avide de prouver sa valeur, au point d'accepter sans retenue un poste au Mexique, ne s'apercevant qu'après que cela signifie également La perdre. Elle, la bien-aimée jamais nommée, discrète et attentionnée, est la figure centrale de ce roman. Mère et épouse, inaccessible aux yeux de Louis, elle finit par avouer ses sentiments tout en gardant une certaine distance, qui la magnifie. Ses allures maternelles m'ont parfois rappelées l'attitude de Mme Arnoux pour Frédéric dans l'Éducation sentimentale de Flaubert.
    L'Amour est donc au centre de ce voyage à la recherche des instants perdus : neuf ans plus tard, Louis et Elle se retrouvent, presque persuadés de pouvoir reprendre leur histoire là où ils s'étaient arrêtés. Se peut-il que ce soit si simple? La fin m'a parue abrupte et ne donne réellement aucune réponse, mais cela ne gâche en rien mon enthousiasme pour cette lecture!
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  • Par InColdBlog, le 09 septembre 2010

    InColdBlog
    Le feu de la passion amoureuse, platonique ou consommée, peut-il résister au temps et à l'éloignement ?
    L'amour qui unit deux amants séparés par des milliers de kilomètres est-il toujours de l'amour ou n'est-ce plus que le souvenir d'un amour fantasmé ?
    Après des années de séparation, les feux de l'amour sont-ils toujours cet incendie qui dévore tout sur son passage ou ne sont-ce plus que des braises que l'on peine à ranimer ?
    Autant de questions qui sont au cœur du Voyage dans le passé de Stefan Zweig.
    Louis est un jeune allemand qui compense la honte que lui inspire sa modeste extraction par un esprit brillant et une persévérance hors norme. A force de travail, il est engagé comme secrétaire particulier par G., le directeur vieillissant d'une usine chimique auprès duquel il va vite se rendre indispensable, se voyant confier toujours plus de responsabilités.
    Logé chez son patron, Louis va rapidement s'y sentir comme chez lui, grâce à la protection bienveillante de la maîtresse de maison. Un jour, G. lui confie une mission d'importance : traiter une affaire en son nom au Mexique. La perspective de se voir séparés plusieurs mois fait prendre conscience à Louis qu'il s'est épris de l'épouse de son patron sans se l'avouer.
    Pendant les quelques jours qui les séparent du départ de Louis, les deux soupirants vont laisser cours à leur passion… qui restera platonique. Tout ce que Louis obtiendra de sa maîtresse, qui refuse de s'abandonner à lui pour ne pas déroger aux convenances, c'est la promesse qu'elle se donnera à lui à son retour.
    Coup du sort, la première guerre mondiale déclarée en Europe empêche le retour de Louis, coincé au Mexique. Les années passant, le souvenir de sa bien aimée s'estompe. Louis s'installe au Mexique, se marie, devient père. A l'occasion d'un retour en Allemagne pour affaires neuf ans plus tard, le souvenir de son amour de jeunesse refait surface. Il décide alors rendre visite à celle qui depuis est devenue veuve. Après toutes ces années, l'amour sera-t-il au rendez-vous ?
    Le conte des 4000 nuits. Plus de soixante ans après sa mort, Stefan Zweig squatte les premières places des ventes de livres avec une nouvelle publiée en 1929 dans une revue viennoise et restée inédite jusque là en France. Et pourtant, la trame de base est pour le moins convenue : un amour longtemps refoulé puis contrarié par les événements extérieurs, à peine a-t-il pu s'exprimer.
    Mais la banalité de l'histoire est sublimée par le pouvoir de suggestion et la délicatesse de l'analyse psychologique de Zweig (même s'il me faut avouer que certains passages au lyrisme suranné ont pu ébranler l'admiration sans borne que je lui porte). On y retrouve aussi les thèmes chers à l'auteur : des personnages chahutés par La confusion des sentiments, des destins contrariés par l'Histoire en marche, le spectre de la mort et de la guerre.
    Je n'ai pu m'empêcher de faire un rapprochement entre Le voyage dans le passé et Sur la plage de Chesil que j'ai lu dernièrement. Les deux romans présentent de nombreuses similitudes tant dans la forme (deux récits courts d'une centaine de pages) que dans le fond (des amants de classes sociales différentes ; le poids des convenances sociales ; des amours contrariées aux lourdes conséquences pour les personnages ; les désillusions et les frustrations que tout cela engendre).
    J'ai refermé ce livre déterminé plus que jamais à profiter au mieux de l'instant présent (le fameux Carpe Diem)… avec cette chanson qui me trottait dans la tête.

    Lien : http://www.incoldblog.fr/?index/oeuvres/Le%20voyage%20dans%20le%20pa..
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Citations et extraits

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  • Par Canaju, le 06 février 2012

    Ils se contentaient à chaque fois d'attraper au vol des secondes, des secondes vibrantes, clandestines, guettées par le danger ; ce n'était que des mains, des lèvres, des regards, d'un baiser avidement dérobé, qu'ils parvenaient furtivement à se rapprocher, et la présence vaporeuse, voluptueuse de l'autre, grisé lui-même, les grisait.
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  • Par Canaju, le 06 février 2012

    [...] et s'ils s'embrassaient, ce n'était que du regard.
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  • Par flamenca, le 08 mars 2010

    Cependant l'amour ne devient vraiment lui-même qu'à partir du moment où il cesse de flotter, douloureux et sombre, comme un embryon, à l'intérieur du corps, et qu'il ose se nommer, s'avouer du souffle des lèvres. Un tel sentiment a tant de mal à sortir de sa chrysalide, qu'une heure défait toujours d'un coup le cocon emmêlé et qu'ensuite, tombant de tout son haut dans les plus profondes abîmes, il s'abat, avec une force décuplée, sur un coeur terrorisé.
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  • Par Couperine, le 03 juillet 2010

    De toutes parts s'élevait le cliquetis des rails de la gare de Francfort, toute de fer et de verre vibrants, des sifflets stridents transperçaient le tumulte du hall enfumé, et sur vingt panneaux, une horloge comminatoire indiquait les heures et les minutes, mais lui, au milieu de ce tourbillon humain, hors de l'espace, hors du temps, dans une transe singulière de possession passionnée, n'était sensible qu'à sa seule présence. " Le temps presse, Louis, nous n'avons pas encore nos billets. " C'est à ce moment-là que son regard captif se détacha d'elle et, avec tendresse et respect, il lui saisit le bras.
    L'express du soir pour Heidelberg - fait inhabituel - était bondé. Ils pensaient que leurs billets de première classe leur permettraient de se retrouver en tête-à-tête. Déçus, ils se décidèrent, après avoir inspecté en vain tout le train, pour un compartiment où il n'y avait qu'un monsieur aux cheveux gris, qui somnolait, calé dans un coin.
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  • Par Pchabannes, le 04 février 2009

    Leur amour au grand jour : ‘’ Ce n’est pas lui qui l’avait attirée à lui, ni elle à elle, ils étaient tombés dans les bras l’un de l’autre, comme emportés ensemble par une tempête, l’un avec l’autre, l’un dans l’autre plongeant dans un inconnu sans fond, dans lequel sombrer était un évanouissement à la fois suave et brûlant- un sentiment trop longtemps endigua se déchargea, enflammé par le magnétisme du hasard, en une seule seconde.
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Zweig, autopsie d'un suicide par Dominique Frischer
Le soir du 22 février 1942, Stefan Zweig et sa seconde épouse Lotte Altman, de 28 ans sa cadette, se donnent la mort dans leur demeure au Brésil. Rien ne laissait présager cette fin tragique, que Dominique Frischer tente d'élucider dans « Stefan Sweig -- Autopsie d'un suicide » (Écriture, 345 p., 21 €). Psychosociologue de formation, auteur notamment de deux essais remarqués, « Les Analysés parlent » (Stock, 1977) et « le Moïse des Amériques » (Grasset, 2002, prix du Livre d'Histoire et de Recherches juives), et de films documentaires, elle met à nu la pensée de l'humaniste autrichien et ses motivations secrètes en se basant sur l'analyse de son journal, de sa Correspondance et de ses ultimes biographies et écrits romanesques, abordant ainsi son suicide sous un angle nouveau. Elle livre ses conclusions devant la caméra de Joseph Vebret








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