> Isabelle Hausser-Duclos (Éditeur scientifique)
> Hélène Denis-Jeanroy (Traducteur)

ISBN : 2253140163
Éditeur : Le Livre de Poche (1996)


Note moyenne : 3.53/5 (sur 17 notes) Ajouter à mes livres
Cette nouvelle, l'une des premières de Stefan Zweig, se déroule à Anvers, à la veille de la guerre d'indépendance des Pays-Bas.
Articulé autour de la création et de la destruction d'un tableau religieux, ce récit poétique raconte comment un vieux peintre, chargé ... > voir plus
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Critiques et avis(4)

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    • Livres 4.00/5
    Par Swoop, le 12 décembre 2011

    Swoop
    Aujourd'hui, je vais vous parler rapidement d'une nouvelle de Stefan Zweig, Les Prodiges de la vie. J'ai lu ce texte de 94 pages dans le cadre d'une lecture commune organisée par le forum culturel Prise de Bec, qui s'ouvre de plus en plus à la littérature.
    Comme beaucoup, j'avais déjà lu le Joueur d'Échec, roman qui m'avait alors plu par sa construction, la manière de raconter cet épisode noir de l'Histoire d'une façon très originale. C'est donc avec un certain enthousiasme que je me suis lancé dans la lecture de ces Prodiges de la vie, ne sachant rien de cette œuvre écrite par un très jeune S.Zweig âgé d'à peine 23 ans.
    J'y ai découvert un texte très riche, relatant l'histoire d'un vieux peintre à qui l'on a commandé une représentation de la Vierge, et qui trouvera en une jeune Juive l'incarnation parfaite de cette icône religieuse. le texte aborde de nombreux thèmes, tout d'abord la montée du Protestantisme en situant l'action au début de la révolution aux Pays-Bas. Ensuite, nous traverserons un épisode dans lequel le peintre tentera de transmettre sa passion pour le catholicisme à cette jeune juive. Enfin, la maternité et l'amour qu'une femme peut porter à un enfant, même s'il n'est pas le sien, seront mis en avant. le roman se finira sur l'image d'une juive protégeant une représentation de la Vierge à l'Enfant.
    Ce roman m'a laissé une sensation étrange. En effet, ce que j'ai ressenti pendant sa lecture ne s'apparente pas à ce qui m'en reste après. Si j'ai été séduit par le style et le démarrage de cette histoire, j'ai eu l'impression de traverser un long tunnel vers le milieu, pour n'en sortir que quelques pages avant le dénouement. J'ai trouvé le texte assez dur parfois, nécessitant un gros investissement pour ne pas décrocher. Pourtant, après quelques jours, cette nouvelle me laisse une très bonne impression, comme si les difficultés s'étaient dissipées pour ne plus révéler que l'habile construction de cette histoire. Je trouve assez admirable la façon dont Zweig nous amène à l'épisode final, d'une force et d'une émotion très touchante.
    Je vous recommande donc ce court roman.

    Lien : http://mots2tete.makingfx.net/archives/459
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    • Livres 4.00/5
    Par capuciiine, le 15 avril 2010

    capuciiine
    Cette nouvelle, qui se déroule au XVIème siècle, raconte l'histoire d'un vieux peintre en manque d'inspiration. Pourtant il a répondu favorablement à une commande, celle de peindre le tableau d'une madone pour une église d'Anvers. Mais il ne trouve pas l'inspiration suffisante. le temps passe, il se décourage. Mais ce vieil homme solitaire rerouve l'espoir lorsqu'il croise le chemin d'une jeune adolescente, Esther, fille d'un aubergiste. Elle a en fait été recueillie par celui qui est aujourd'hui son père et qui lui a permis d'échapper à un pogrome. Depuis, cette jeune juive au regard sombre est restée solitaire et sauvage.
    Mais le vieux peintre qui voit en elle une muse réussit à l'apprivoiser. Alors qu'elle pose pour lui, un véritable lien d'amour (paternel) profond naît entre eux. Elle s'ouvre au monde et lui veut alors croire à la possibilté de convertir cette jeune juive. Alors qu'il la croyait totalement apprivoisée et prête à se convertir au catholicisme, les souvenirs d'Esther refont surface tout comme la fierté de son judaïsme. Elle retrouve alors la dureté et l'air de "défi enfantin" qui étaient les siens. le peintre décide alors de composer un portrait de la vierge à l'enfant afin de susciter chez Esther un sentiment de douceur maternelle...
    C'est désormais au tout jeune bébé, qu'elle tient des heures dans ses bras, qu'elle vouera toute sa passion et son âme, sans retenue. (...)


    Lien : http://les-petitescapucines.over-blog.com/article-les-prodiges-de-la..
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    • Livres 1.00/5
    Par nathys, le 11 janvier 2011

    nathys
    J'ai lu Les Prodiges de la vie et j'ai moins aimé que ses autres livres....j'ai beaucoup aimé à partir du moment où le bébé entre en scène, mais le côté religieux et mystique de l'histoire m'est totalement passé au-dessus, j'ai du mal avec ce genre de choses.
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    • Livres 4.00/5
    Par Nanne, le 08 juin 2008

    Nanne
    Nous sommes à Anvers, à la veille de l'indépendance des Pays-Bas qui veut se libérer du joug de la couronne d'Espagne est se terminera dans le sang et la violence.
    Au cours de ce sermon enflammé, deux hommes se glissent furtivement et incognito dans la nef latérale pour y admirer un tableau représentant la Madone au cœur transpercé d'un glaive. Malgré la douleur et la tristesse apparente de l'œuvre, se dégage une atmosphère de paix et de réconciliation. le premier est un riche négociant qui a commandé ce tableau à un jeune peintre italien, après un vœu pieux exaucé. Il souhaite compléter ce chef d'œuvre religieux d'un second tableau, en l'honneur de la Vierge. Celui qui l'accompagne sera chargé de cette conception artistique.
    Incapable de peindre de mémoire un visage d'une grande pureté, le peintre part à la recherche de son modèle absolu, unique, incarnant la perfection de la Vierge. C'est au hasard des rues d'Anvers qu'il aperçoit une très jeune fille d'une pâleur mystérieuse et fantastique, aux traits durs exprimant la colère.

    Lien : http://dunlivrelautredenanne.blogspot.com/2009/11/le-mystere-de-la-c..
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Citations et extraits

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  • Par Nanne, le 08 juin 2008

    Le prêche matinal était lui aussi froid, rude, sans un rayon de soleil ; il était consacré aux protestants et une colère sauvage le sous-tendait : la haine s'y associait à une grande assurance, car le temps de la clémence semblait révolue et d'Espagne parvenait aux ecclésiastiques l'heureux message que le nouveau roi servait les oeuvres de l'Eglise avec une rigueur digne de louanges. Aux représentations menaçantes du Jugement dernier se mêlaient des paroles sombres de mise en garde pour les temps à venir.
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  • Par Nanne, le 08 juin 2008

    il créa le regard d'une mère. Une grande oeuvre empreinte de calme - toutes simple - naissait. [...] Mais les couleurs étaient d'une douceur et d'une pureté comme il n'en avait jamais trouvé [...].
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Vidéo de Stefan Zweig

Les Derniers jours de Stephan Zweig en BD, interview du dessinateur Guillaume Sorel .
Interview du dessinateur Guillaume Sorel au Salon du Livre de Paris 2012 à l'occasion de la sortie de l'album Les Derniers jours de Stephan Zweig en BD, par Laurent Seksik et G. Sorel (chez Casterman).








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