ISBN : 1452321094
Éditeur : Smashwords (2010)


Note moyenne : 4/5 (sur 3 notes) Ajouter à mes livres
V.i.t.r.i.o.l. ou la vie comme un roman, dont l’héroïne aurait perdu la clef. Enfance et adolescence ne sont que pages blanches. Un vide qui déstructure jusqu’à l’abîme. Jusqu’à ce que la mémoire déferle et avec elle, le gouffre du mot inceste.
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Critiques et avis(4)

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    • Livres 2.00/5
    Par carnetdelecture, le 15 février 2012

    carnetdelecture
    VITRIOL. Trois lettres à soustraire pour changer le sens de ce mot. Reste quatre pour ruiner une vie, défigurer celle ou celui qui porte le nom de ce fardeau. Dès les premières lignes, le sujet de cette nouvelle est posé. Une jeune fille, abusée par son père, tente de se construire malgré la peur et la solitude.
    Cette nouvelle décrit principalement les sensations et les émotions ressenties par le personnage principal. Les références à la nature sont constantes et utilisées comme le reflet de ce que la jeune fille éprouve. Son mal-être est illustré par une nature hostile, peuplée d'arbres aux formes fantastiques, de chemins sinueux et d'animaux agressifs. Elle se plonge alors dans ses souvenirs douloureux, revivant physiquement et émotionnellement les épisodes de viol. Quelques bulles d'espoir apparaissent parfois, et la nature se pare alors de ses plus beaux atouts pour illustrer les rêves et l'espoir d'une autre vie. Dans ce cas, les oiseaux chantent, le soleil brille et les prés sont en fleurs.
    À la lecture de cette nouvelle, une question nous taraude : comment une personne victime d'inceste peut-elle sortir de ce cercle vicieux ? Si l'héroïne de cette histoire trouve un certain réconfort dans les rêves, la compagnie des anges et les jardins fleuris de son imaginaire, comment les personnes qui vivent cette situation s'en sortent-elles ? Si les abus cessent, parviennent-elles malgré tout à se construire une vie « normale » ?
    Si le sujet développé par Anne de Gandt interpelle, son style d'écriture aussi. La nouvelle est écrite sous la forme de phrases courtes, fortes et percutantes, se résumant parfois à quelques mots.
    Le texte est écrit sur le mode de l'association de pensées, où une idée en entraine une autre, ce qui donne une sensation d'incohérence, dans laquelle le lecteur se perd. Je pense que l'auteure a voulu montrer la confusion dans laquelle se trouve la jeune fille, entre l'envie de s'enfuir et l'incapacité à sortir de cette situation. Malheureusement, la lourdeur du texte, en accumulant les détails, fait perdre le fil de l'histoire. Et, une fois perdus, l'auteure n'arrive pas à nous rattraper et à nous intéresser à nouveau au récit.
    Découvrez un extrait de cette nouvelle sur mon blog!


    Lien : http://carnetdelecture.skynetblogs.be/archive/2012/02/15/v-i-t-r-i-o..
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    • Livres 5.00/5
    Par caton, le 16 février 2012

    caton
    "VITRIOL", je l'ai dévoré. Complètement happé par l'écriture. On en sort groggy. C'est de l'émotion à l'état pur. Je me demandais si je trouverais un jour un livre qui parle de l'inceste de l'intérieur. Pas les détails qu'on trouve dans la rubrique faits-divers. Mais comment un enfant survit à l'inceste et au viol de son enfance et quel adulte il devient. Ce qui lui arrache les tripes et ce qui lui permet de tenir. Là, j'ai lu des mots qui dansent, traquent l'émotion, la fêlure. Et ça fait mal.
    Et du bien aussi, parce que c'est compliqué aujourd'hui de trouver des livres qui soient bien écrits. Et celui-ci en fait partie.
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  • Par annedegandt, le 01 décembre 2011

    annedegandt
    “Il y a un poème de l'auteur français Charles Baudelaire, dans ses “Fleurs du mal", intitulé "Une charogne", qui m'a particulièrement frappé. Il commence ainsi :
    "Rappelez-vous l'objet que nous vîmes, mon âme,
    Ce beau matin d'été si doux :
    Au détour d'un sentier une charogne infâme…”
    Même traduit en anglais, il garde un rythme et un flux distincts. Imagé, simple mais profond, il me parlait intimement ; il possédait clairement une dimension immense et pouvait chuchoter à l'oreille de chacun. Il fut inoubliable une fois entendu, puis lu. V.I.T.R.I.O.L., d'Anne de Gandt, m'a fait le même effet.“
    — Red Haircrow
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  • Par annedegandt, le 01 décembre 2011

    annedegandt
    “Mes cordes sensibles ont été tendues et tirées jusqu'à ce que je me décide à regarder au fond de mon âme. L'auteur l'a frappée avec ses paroles intenses. Superbement écrit, poétique et, parfois angoissant. Mme de Gandt est vraiment un écrivain fantastique qui sait créer un sentiment de romantisme, même si elle donne à lire une histoire étrangement inquiétante. A la fin je me sentais profondément emplie par "…l'espace d'une promesse finalement tenue." Je suis impatiente de lire plus de traductions anglaises de ses écrits.
    – June Ahern
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Citations et extraits

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  • Par annedegandt, le 22 octobre 2010

    ll faut vivre, pourtant. Difficilement. Le corps dur comme une pierre, atone, indifférent. Se lever, bouger, sourire. Continuer à faire semblant. Tenir, dans un silence oppressant.
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  • Par annedegandt, le 22 octobre 2010

    Rouge est ma mémoire, rouge mon désespoir. Rouges mes nuits, rouge le sang de ma douleur. Que vais-je devenir sans toi, couleur de mes entrailles ?
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