ISBN : 2-87267-127-7
Éditeur : Du Cerisier (Belgique) (2009)


Note moyenne : 5/5 (sur 1 notes) Ajouter à mes livres
-J'ai fais une évaluation grossière : à lui seul, cet Antonin Marteau nous a coùté plus de quatre milliards et demi en dix ans.
Ca commence à bien faire. Nos démarches auprès de ses chefs n'ont servi à rien. Plus on tente de lui fermer la gueule, plus il publie e... > voir plus
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Critiques et avis(4)

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    • Livres 5.00/5
    Par gorjan, le 09 juillet 2009

    gorjan
    Critique de l'apoptose, roman politico-policier écrit par Gérard de Sélys, éditions du Cerisier, 2009.
    Un monde (…) « avec plein de choses qui auraient disparu comme (…) la compétition et la concurrence (…)
    Un monde avec plein de choses à faire et enfin autorisées comme (…) fumer sans se faire harceler. » Pages 124-125
    Voici un livre à mettre autant dans les mains des adultes que dans celles des adolescents !
    Il s'agence selon une structure bien pensée : une centaine de chapitres où alternent 5 « grandes » voix (enfants, femme, notes, cellule, flics…).
    Ces chapitres ne dépassent pas deux pages et demie ce qui, point de vue du rythme, a l'avantage de ne pas lasser le lecteur.
    Ceci peut être considéré comme un tour de force vu qu'un des « narrateurs » est une cellule mutante (entendez cancéreuse) qui nous explique dans le jargon médical, les dégâts qu'elle opère dans le corps de notre anti-héros : Antonin Marteau.
    A partir de là s'établit un parallèle qui a toute son importance dans le déroulement du récit.
    Antonin Marteau est non seulement en train de se faire dévorer par un cancer mais il est suivi par une cellule de la Sécurité de l'Etat.
    Antonin Marteau, engagé dans la vie, la vie dans ses aspects les plus fragiles et anodins, a choisi une position politique sans concession : l'extrême gauche. Ce qui en fait un homme indésirable et dangereux pour les tenants du Pouvoir, un individu à éliminer.
    Autre aspect non négligeable de ce roman : son objectif didactique. L'auteur condense très efficacement des informations historiques, politiques, sociales… qui nous révèlent son orientation idéologique mais sans prosélytisme (voyez page 28, l'illustration simple et concrète de la loi anti-terroriste de 2003).
    Entre ces deux sujets graves (la maladie, la subversion politique), se glissent des voix fraîches, celles des enfants qui nous donnent leur vision d'Antonin Marteau, celle de la femme qui l'aimera et le soignera, celle de ses filles, plus nuancées, oscillant entre amour et reproches.
    Mais là où le récit nous touche et nous surprend, c'est dans la présence, éparpillées, de petites touches poétiques concernant la vie quotidienne. Jamais « nunuches », relevant plutôt d'un regard doux et délicat sur son entourage, les objets qui l'entourent, les moments furtifs, les corps et les couleurs.
    Antonin Marteau est un de ces personnages maladroit, délicat et seul par « devoir » (celui de protéger ceux qu'il aime).
    Nous ne dévoilerons pas la fin, chacun des intervenants a droit au chapitre, mais qui aura le dernier mot ?
    KATI GORJAN, le 8 juillet 2009
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    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par gorjan, le 07 juillet 2009

    gorjan
    Monuments aux résistants: journaliste, homme de radio, essayiste aux intérêts multiples, Gérard de Sélys s'est toujours singularisé par son attention aux enjeux de société. Se présentant comme "résistant et fils de résistant", il est ce qu'on appelle un homme engagé, reconnu pour ses analyses critiques des dérives marchandes de notre monde actuel. Et il nous donne un premier roman au titre énigmatique, Apoptose, en précisant que ce terme grec désigne la chute des feuilles, mais aussi la mort prématurée des cellules, hors des processus de la maladie et du vieillissement. Antonin Marteau (ce nom!) est de ces hommes que l'auteur doit affectionner. Activiste, critique impénitent, pourfendeur du capitalisme, il se déplace à vélo et diffuse ses écrits dans le monde entier via internet. Pour dénoncer l'injustice et les méfaits de l'argent fou. Il nous apparaît sur une aire de transit d'une autoroute française en compagnie d'une jeune femme et de ses enfants. Il ne sait pas encore qu'un cancer commence à prendre possession de son corps. Mais il sait que les services secrets sont au courant de ses moindres faits et gestes et surtout de ses écrits. Il ignore qu'ils sont décidés à lui pourrir la vie et qu'ils sont désormais prêts à tout. Et lui joue avec des enfants, rénove une corniche, prépare un repas et écoute de la musique. Alternent ses récits à lui, ceux des femmes et des enfants qui l'entourent, de ses cellules cancéreuses, des services secrets. Ce méli-mélo insolite croise les regards, donnant au texte une tension de thriller à l'écriture soignée. Car on ne sait pas qui va gagner, d'Antonin, des services secrets ou du mal qui le ronge. Cette gravité noire contraste avec la joie de vivre presque naïve qui se dégage des moments conviviaux passés en compagnie des familles. Notre homme est un résistant hors pair. En fait, il ne cesse de se battre comme il l'a toujours fait, à force de ruse et de ténacité, quelles que soient les entraves posées et les trahisons de son corps. Un homme debout, qui refuse toutes les formes de suicide. le tout forme un roman fort et original, une fiction de combat au chevet d'un monde malade où le malheur organisé côtoie de petits bonheurs simples, comme pour mieux en montrer l'absurdité. par Thierry Detienne dans LE CARNET ET LES INSTANTS.
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    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par gorjan, le 10 juillet 2009

    gorjan
    Le nouveau premier roman de Gérard de Sélys
    Efficacité. Un mot peu prisé en littérature. Efficacité poétique. Une association horrifiante… Et pourtant je pense à cela quand je lis le dernier premier roman de Gérard de Sélys. Vous vous souvenez, Gérard, nous l'entendions sur les ondes, toujours plus tard dans la nuit au fil de sa carrière sans compromission… Une voix de l'information qui disait quelque chose : rare !
    De cette efficacité communicative, on dirait que quelque chose est resté dans ce roman au titre byzantin : l'apoptose (j'ai lu en deuxième page ce que cela veut dire, moi…).
    Atteint d'un cancer, un conférencier activiste croyant en un monde meilleur vit ses dernières semaines, surveillé par la police qui veut s'en débarrasser. Il est miné de l'intérieur mais il travaille (et le lecteur se retrouve en cette compagnie d'un penseur acteur progressiste). Il reçoit la visite de ses enfants, il fait rire ceux de sa compagne, il est l'ami d'enfants du quartier… Il cuisine et fréquente un bistroquet où se lient les amitiés et où il boit des trappistes (les meilleures bières belges) tout en lisant…
    Le livre est fait de 110 séquences courtes où le point de vue et le narrateur changent chaque fois. Effet kaléidoscopique. L'un des narrateurs est même la tumeur cancéreuse qui squatte le corps d'Antonin et qui décrit sa progression et les effets sur les facultés du personnage.
    Efficacité poétique parce que les phrases sont très simples, parfois elliptiques ; la narration avance vite de péripétie en péripétie et cette sobriété met en évidence quelques « écarts de langue » qui prennent alors toute leur force, souvent tendre. De l'humour, de la légèreté aussi dans ce livre qui raconte la maladie. L'« efficace », dans le sens ancien, après tout, c'est l'art de transformer en réalité.
    l'apoptose, un très joli livre (9,5 Euros) édité au Cerisier, avec en couverture une peinture de Kathy Gorjàn,
    Dans Mayak Association Groupe Esthéthique ! * Phare Papier/MaYaK * Potterée 7a B-7880 Flobecq Belgique * Tél Fax 00/32 (0)68/448472 info@mayak.be www.mayak.be
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    • Livres 5.00/5
    Par gorjan, le 10 juillet 2009

    gorjan
    l'apoptose par Gérard de Sélys
    Que ce titre apocalyptique ne détourne pas le lecteur. Ce petit livre est une des plus émouvantes démonstrations, selon moi, que l'art du roman peut tisser des relations sentimentales avec la science. Il s'agit d'un polard affectueux envers son héros qui conduit à une apothéose, apportant la rime au titre. le style en est inédit, intrigant parfois au point de demander la collaboration du lecteur.
    Lise Thiry, virologue et écrivain

    Lien : http://culture.ulg.ac.be
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Citations et extraits

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  • Par gorjan, le 09 juillet 2009

    Les prolétaires n'ont rien à perdre que leurs chaînes.Ils ont un monde à gagner. Prolétaires de tous les pays, unissez-vous. Page 84

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