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Des yeux pour voir : Et autres contes1Ajouter à mes livres
Que se passe-t-il quand un idiot rencontre un autre idiot ? Ou quun éminent sociologue, féministe convaincu, cherche en vain la femme idéale ? Que faire lorsquon a une horreur superstitieuse de la superstition ? Ou que les Franç... > voir plus
annoncé comme "des yeux pour voir et autres contes", mais sont plutôt fables, contenant toujours une morale mise en action, morale qui se fait plus discrète mais toujours présente avec les ans (les dates s'échelonnent de 1886 à 1923)
Le style mesuré d'Unanumo, et sa façon de regarder et montrer sa société.
Et puis, si je me risque à vous découvrir le fond de mon coeur, où pourrait-on trouver cet orgueil, cet appétit de puissance et autres chansons ? Non, mon ami, non. L'homme qui essaie de s'élever au-dessus des autres est un homme qui cherche à se sauver ; celui qui tente de précipiter dans l'oubli la mémoire des autres est celui qui prétend à ce que son propre nom se perpétue dans la mémoire des hommes, car vous savez bien que les mailles du crible de la postérité sont très serrées.
"Cependant, cependant, blanc sur noir est une tache, aussi bien que noir sur blanc. Sur un vêtement noir, le lait fait une tache comme l'encre sur le plastron d'une chemise blanche." Il espérait par ces sophismes chasser de son imagination la petite tache. Mais quoi ! pas même cela, et le problème n'était plus dans la découverte de la signification de la petite tache, mais celui de savoir si elle avait une signification.
Dans sa soif insatiable de percer les mystères, il avait tout dévoré, sciences, lettres, humanités, avec un acharnement obstiné. Plus impénétrable lui apparaissait le mystère à mesure qu'il découvrait des voies nouvelles pour l'aborder et il n'éprouvait que désappointement et impatience à se heurter des centaines de fois aux mêmes explications à travers des centaines de livres les plus divers.
Ne disait-on pas qu'elle était née sous cette treille un jour de ciel bleu et de campagnes verdoyantes ? On prétendait même qu'un vent léger agitait les ramilles au même rythme que l'enfant ses petites mains.