ISBN : 2020358247
Éditeur : Editions du Seuil (1998)


Note moyenne : 3.75/5 (sur 8 notes) Ajouter à mes livres
"La guitare est le récit d'une innocence massacrée et qui ne consent pas à se laisser écraser. Des nains de Vélasquez aux monstres de Goyat et de Valle-Inclan, nous savions l’Espagne fertile, hélas, en êtres disgraciés. C'est le problème de la grâce et de la disgrâce qu... > voir plus
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Critiques et avis(2)

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    • Livres 5.00/5
    Par lecassin, le 01 janvier 2012

    lecassin
    Il est des livres dont on sort ébloui, émerveillé… Cette œuvre de Michel del Castillo, « La guitare » publiée en 1957 (la même année que Tanguy son premier roman) n'est pas de ceux là… On en sort ahuri, médusé…
    Il s'agit du récit d'une tranche de vie d'un nain difforme et repoussant, haï des siens mais qui cherche en vain à atteindre leur cœur. Riche de vingt fermes il tentera de les donner à ses métayers, à la mort de son père, contre reconnaissance en vain… Devant une telle ingratitude, il les reprendra toutes ces fermes, ainsi que les femmes des fermiers, et deviendra méchant, tel qu'il se plait à le dire, "un monstre» ; du moins c'est ainsi qu'on l'appellera désormais dans le voisinage, où tout le monde se détourne ou fuit sur son passage…
    Seul Jaïro, le guitariste Gitan de passage en Galice lui fera caresser l'espoir de toucher le cœur de ses « semblables » par la musique. Aussi, se fait-il violence, pendant un an , avec l'aide de Jaïro, pour atteindre un niveau compatible avec son grand projet : se produire en récital aux « Fêtes de l'Eau » organisées en hommage aux disparus en mer…
    Dans ce récit, le narrateur s'adresse à plusieurs reprises directement au lecteur, l'agresse… Ou lui explique qu'on ne peut comprendre la Galice qu'à la condition d'en être natif.
    Michel del Castillo alterne le violent (les agissements du et contre le nain ; on lapide ici, Monsieur, dans le cimetière) et le lyrique quand il décrit les paysages embrumés des rias de Galice, ou un accord de guitare.
    Quelle puissance, dans ce « petit » récit. Ahuri, vous dis-je…
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    • Livres 5.00/5
    Par PrincesseOsef, le 15 janvier 2012

    PrincesseOsef
    Une lecture qui m'a laissé le souffle coupé. le style est agressif, mais la langue tellement belle, à l'image de l'histoire cruelle que nous raconte Castillo. La tragédie d'un monstre, d'un homme, d'un joueur de guitare, d'un Rêveur, rattrapé par les autres et leur vision du monde, sans lesquelles il ne peut vivre, mais qui ne peuvent l'accepter autrement que dans son rôle de monstre. Je déteste cette histoire.
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Citations et extraits

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  • Par PrincesseOsef, le 16 janvier 2012

    Il serait juste que tu meures, mais tu ne mourras pas, bien que tu veuilles mourir. Tu crois que la mort serait pour toi le début de la paix que tu cherches. Il n'en serait rien. Ta mémoire demeurera celle d'un monstre qui, dans sa perversité, est allé jusqu'à prendre le masque de l'artiste. Ce déguisement ne saurait te servir de rien. L'arbre mauvais ne peut donner que de mauvais fruits. Tu traîneras avec toi la malédiction des hommes et tes chants ne pourront même plus troubler les consciences. Car ta guitare, elle, doit mourir.
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  • Par lecassin, le 01 janvier 2012

    Il y a des gens qui diront que chacun es libre de croire ce qu'il luit plait de croire. Ils ont sans doute raison. Mais je n'aime pas les gens qui ont raison. Les gens qui ont raison ne sont jamais inquiets. Il est épouvantable de n'être jamais inquiet.
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  • Par lecassin, le 30 décembre 2011

    Il y a mille laideurs comme il y a mille beautés. Il y a même une beauté laide : la beauté prétentieuse.
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  • Par lecassin, le 01 janvier 2012

    Le silence que laissent derrière eux ceux qui partent pour ne jamais revenir, je le découvrais avec peine.
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  • Par lecassin, le 01 janvier 2012

    La plupart des humains laissent leur idéal et leurs rêves en lambeaux, tout au long du chemin.
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Michel del Castillo vous présente son ouvrage "Mamita" aux éditions Fayard.








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