Deux jeunes Londonniennes, Mrs. Wilkins et Mrs. Arbuthnot, décident, un jour de pluie trop sale et d'autobus trop bondés, de répondre à une petite annonce du Times proposant un château à louer pour le mois d'avril sur la Riviera. En cachette de leurs maris, elles cassen... > voir plus
Livre désuet? Pour certains peut-être... mais il est parfois bon de jouer le jeu. Première partie de l'autre siècle, des "dames" de la bonne société anglaise partagent les frais de location d'un château en Italie. Toutes, pour des motifs différents, aspirent à cet éloignement des brumes d'Albion pour se retrouver. Elles suivront un chemin différent et les sentiers qu'elles parcourront aboutiront tous à leurs retrouvailles avec l'amour (sous différentes formes) et à plus de connaissance d'elles-mêmes. Ce sont les méandres qui sont intéressants à suivre, chacune (chacun) peut se retrouver dans ce qui unit tous les êtres humains à travers les générations : les sentiments. Parallèlement à l'histoire, les descriptions italiennes sont merveilleusement évocatrices, nos sens ne sont pas en repos. On se sent bien à la sortie de ce livre et cela perdure en en évoquant le titre.
Il y a un petit côté agaçant à suivre les pérégrinations de ces quatre femmes qui n'ont d'autres soucis que de se retrouver elle même dans un cadre enchanteur. Mais c'est très bien raconté, le côté vieille femme indigne ou femme de charité est bien analysé. Toujours à la façon anglaise sans insistance mais tellement d'humour, mine de rien ce charmant petit livre en dit beaucoup plus qu'il n'y paraît. Lotty m'a un peu agacée dans son côté « tout le monde à un côté positif vous verrez la beauté du jardin italien au printemps le révèlera ». Elle est « trop » dirait-on aujourd'hui. Si vous aimez le thé, les vieilles ladies, les beaux jardins, ce roman vous permettra de passer un agréable moment.
c'est un bon livre ; les descriptions de l'Italie au printemps nous laissent à penser que nous y sommes, on peut même presque sentir les fleurs du jardin !!
Quant aux colocataires, elles sont attachantes, un peu plus au fur et à mesure de l'histoire, ce qui montre que l'intrigue est bien construite. Les hommes le sont un peu moins... quoique...
Livre lu facilement mais pas avec une grande passion.
J'ai beaucoup aimé le personnage de Lottie qui apporte un peu d'originalité à l'histoire mais sans cela, ce livre m'aurait parut terne.
Même la description de l'Italie m'a paru excessive dans le délice apparent des lieux.
Etre au lit, et seule, la délicieuse situation ! Depuis cinq longues années elle n'avait plus dormi sans Mellersh. Quel plaisir tout neuf simplement de sentir la fraîcheur des draps, de s'y étirer tout à son aise, de tirer sans crainte les couvertures, ou de s'arranger les oreillers à son idée !
Rose sentait au plus profond de son être la folie qu'il y a à vouloir désennuyer d'elle-même celui dont elle avait eu le malheur, autrefois de susciter l'ennui? Ennuyeuse elle avait été, ennuyeuse elle resterait.
Et comme il risquait de s'exposer à des commérages déplaisants s'il n'emmenait pas sa femme avec lui il s'était résolu à cette idée - n'avait-on pas souvent l'usage d'une deuxième personne lors d'un voyage à l'étranger, ne fût-ce que pour surveiller les bagages.
Et voilà que sa Breloque s'était justement mis en tête de réfléchit très fort, de faire le point, de donner un sens à sa vie, que sais-je, en tout cas de s'occuper de choses auxquelles rien ne sert de penser avant quarante ans révolus.
Quelle erreur de croire qu'une femme vraiment élégante faisait parade de ses beaux habits, c'étaient eux qui la promenaient et l'exhibaient à toute heure du jour et de la nuit !