Lecteur inscrit le 01/09/2008

Carole Rannou 66000 France

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Je suis une passionnée de mots et d’images, une livrophage blogopathe, écriveuse sporadique, webdesigneuse autodidacte, photomanipulatrice, et amie des bêtes.

Je lis de tout, avec une prédilection pour les classiques, la SF hard science, la Dark fantasy, les polars et le fantastique.
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madamecharlotte a reçu des «insignes du Phalanstère» :
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5ème auteur de critiques
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503ème sélection de citations
(90 points / 15 votes positifs)

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Actualités

    Le 30/08/2010

  • Fantine a apprécié une de ses critiques

    Les Indes noires
    Les Indes noires de Jules Verne
     
    Dix ans après la fermeture de la mine d'Aberfoyle, l'ingénieur James Starr est rappelé sur les lieux par l'ancien overman, Simon Ford. Ayant élu domicile au fond de la mine avec sa femme et son fils, Ford déclare avoir fait une découverte permettant de ré-exploiter la mine. De multiples phénomènes troublants vont se produire, une jeune fille apeurée et mourante sera découverte, et divers dangers menaceront la mine et ses nouveaux habitants.
    Les Indes noires de Jules Verne représentent la nouvelle richesse de l'ère industrielle en plein essor, les mines de charbon. Il situe son histoire en Écosse aux portes des Highlands. Riche en détails et explications techniques le récit nous entraîne peu à peu dans les profondeurs des mines de charbon, mais aussi dans l'obscurité de la superstition et du folklore local. Les personnages sont tous attachants, on s'intéresse vite à leur destin, le suspens reste bien présent. Même si un lecteur actuel ne sera pas dupe du côté faussement surnaturel de l'histoire, l'ensemble propose un savant mélange de mystère, de croyances naïves, et de connaissances scientifiques poussées. Histoire originale et sympathique, courte mais très agréable à lire.
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  • delanara a apprécié une de ses critiques

    Personne n'y échappera
    Personne n'y échappera de Romain Sardou
     
    Je viens de terminer le livre et suis sur mon arrière-train. J’en reste pantoise et béate d’admiration. Je ne l’avais pas vu venir celle-là ! Sardou est habile, ingénieux, il nous mène l’air de rien par le bout du nez. J’avais déjà constaté le phénomène avec Pardonnez nos offenses et L’éclat de Dieu, mais là, vraiment, il fait encore très fort. C’est précis, net, l’intrigue déjà originale évolue apparemment vite, mais on nous balance une fin des plus inattendues, spectaculaire mais pas grandiloquente. Pas d’effusion inutile de sang, la violence y est froide, sobre, efficace. Pas de surplus ni de bla bla superfétatoire (j’adore ce mot), que de l’essentiel. Et encore une fois, quel dénouement de fou !!!!
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  • madamecharlotte est maintenant ami avec evenusia

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  • Scriba a apprécié une de ses critiques

    Les Indes noires
    Les Indes noires de Jules Verne
     
    Dix ans après la fermeture de la mine d'Aberfoyle, l'ingénieur James Starr est rappelé sur les lieux par l'ancien overman, Simon Ford. Ayant élu domicile au fond de la mine avec sa femme et son fils, Ford déclare avoir fait une découverte permettant de ré-exploiter la mine. De multiples phénomènes troublants vont se produire, une jeune fille apeurée et mourante sera découverte, et divers dangers menaceront la mine et ses nouveaux habitants.
    Les Indes noires de Jules Verne représentent la nouvelle richesse de l'ère industrielle en plein essor, les mines de charbon. Il situe son histoire en Écosse aux portes des Highlands. Riche en détails et explications techniques le récit nous entraîne peu à peu dans les profondeurs des mines de charbon, mais aussi dans l'obscurité de la superstition et du folklore local. Les personnages sont tous attachants, on s'intéresse vite à leur destin, le suspens reste bien présent. Même si un lecteur actuel ne sera pas dupe du côté faussement surnaturel de l'histoire, l'ensemble propose un savant mélange de mystère, de croyances naïves, et de connaissances scientifiques poussées. Histoire originale et sympathique, courte mais très agréable à lire.
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  • evenusia a écrit à madamecharlotte

    bibliothèque

    Hello ! tes critiques sont un vrai régal ! Ton blog une vrai mine d'or ! Bravo


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  • evenusia a apprécié une de ses critiques

    Boomerang
    Boomerang de Tatiana de Rosnay
     
    On retrouve ici les principaux thèmes de La mémoire de murs, la mort, le deuil, la perte d'un parent. Toujours avec finesse et sensibilité Tatiana de Rosnay nous brosse le portrait juste d'un homme touché par la mort de sa mère alors qu'il n'avait que dix ans. Le narrateur, Antoine Rey, est un père de famille récemment divorcé, rongé par le doute et le manque de confiance en lui-même. Son passé, sa relation avec son propre père conditionnent son comportement envers ses enfants, sa femme, ses clients. La mort de sa mère revient le troubler après plus de trente ans, à l'occasion d'une surprise faite à sa sœur pour son anniversaire, d'un souvenir soudain ressurgi, d'une rencontre. Une succession d'événements tout à fait fortuits qui le pousse à s'interroger sur son passé, sur l'individu que fut sa mère ainsi que sur les circonstances de sa mort. D'autres facteurs interviennent dans le récit, qui contribueront à le rapprocher de la question de la mort, de fragilité de la vie et de l'amour. Bon, dit par moi ça fait un peu cucul la praline mais le livre ne l'est pas du tout !
    Le personnage d'Antoine est très fouillé, c'est un enfant qui n'a pas vraiment grandi, marqué par la perte de sa mère, et qui n'a jamais pu l'exprimer. Sa vie, son divorce, ses relations avec ses enfants nous montrent un grand enfant qui ne sait pas s'affirmer, pas se battre. Le fardeau du secret, dont la connaissance inconsciente accentue le poids, semble le brider à plus d'un niveau. Sa rencontre avec Angèle lui redonnera confiance, ainsi que l'élan nécessaire pour affronter son passé. Angèle, amazone de cuir chevauchant une monture de feu (ouaaah je me lâche là !) est tout son contraire : libre et libérée, sans attache, à l'aise avec la mort (et les morts), elle a survécu a un deuil et s'est construite autour de lui, sans tabou.
    Une lecture plus que sympathique et un sujet profond, des personnages attachants, des coups de théâtre efficaces, que demander de plus ?
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  • Forrest a apprécié une de ses critiques

    le voyage d'Anna Blume
    le voyage d'Anna Blume de Paul Auster
     
    Entamé hier soir, je l'ai terminé tout à l'heure, ébahie, émue, intriguée. Anna blume adresse à son ami d'enfance une très longue lettre qu'elle n'est même pas sûre de pouvoir lui envoyer. Fille de bonne famille, Anna Blume a connu une enfance et une adolescence dorées jusqu'à ce que son frère William, journaliste, disparaisse à l'étranger lors d'un reportage. Déterminée à le retrouver, elle ira le rejoindre dans ce nouveau monde, loin de se douter de ce qui l'attend. Arrivée par bateau dans une ville dévastée, elle devra vite renoncer à retrouver son frère, trop préoccupée par sa propre survie dans une cité aux allures de post-apocalypse. On ne sait rien des causes, Anna nous fait un constat déprimant de ce qu'est devenue la vie dans un cadre de fin du monde. Elle avoue elle-même ignorer bien des choses quant à l'économie du moment et à son fonctionnement. Mais ce qu'elle sait, ce qu'elle a vu et observé, elle nous le décrit avec assez de précisions pour nous donner froid dans le dos. Le travail est quasi-inexistant, chacun doit rivaliser d'imagination pour s'adapter et gagner de quoi se nourrir. Une nouvelle organisation sociale se créée, précaire. La lutte pour la survie dans le dénuement le plus total modifie les relations humaines. La narratrice va devoir s'adapter aux privations en tous genres, la nourriture, le confort, mais aussi l'amitié et l'amour, avant de renouer le contact avec autrui.

    La lutte permanente pour la survie, l'effort constant et surhumain pour mettre encore et malgré tout un pied devant l'autre, tout contribue à l'annihilation de l'individu, qui ne devient qu'un corps à peine vivant, un organisme que l'instinct de survie pousse encore à chercher sa pitance. Comme le dit Anna Blume, la vie met longtemps à mourir. Et Anna mettra longtemps à voir au-delà des limites de la cité isolée, et à espérer.

    L'univers dépeint est hautement anxiogène, je déconseille la lecture de ce livre aux dépressifs profonds, et pourtant, la narration captive, fascine, et le récit à la première personne ajoute une authenticité troublante. Un long voyage donc, au-delà de la misère et du désespoir, qui rappelle une certaine réalité, certes accentuée par Auster, mais bien d'actualité. Superbe !
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    Le 29/08/2010

  • zazimuth a apprécié une de ses critiques

    Un chat nommé Darwin : Comment un chat de..
    Un chat nommé Darwin : Comment un chat de gouttière a transformé un scientifique en être humain de William Jordan
     
    Magnifique et bouleversant !
    William Jordan observe d’un œil scientifique sa relation avec le chat. Sa découverte de la gente féline le mène vers la découverte de sa propre humanité. L’émotion et les sentiments prennent le pas sur la pure observation, et il ne peut que se résoudre à cette fatalité que tout amoureux des animaux partage. Une fois qu’on les connaît on ne peut plus s’en passer !
    Le plus émouvant c’est le fait de voir un individu pas particulièrement proche des chats, bourré d’a priori et d’idées reçues, se transformer au contact d’un chat errant qui a su s’imposer dans vie.
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  • facteur84 a apprécié une de ses critiques

    L'anneau de Moebius
    L'anneau de Moebius de Franck Thilliez
     
    Médameuzémessieu, c’est encore toute pantelante que je vais vous parler du dernier roman de Franck Thilliez. Je me remets tout juste de mes émotions, je l’ai terminé en trois séances, dont la dernière s’est achevée cette nuit à 4h20. J’appréciais déjà beaucoup cet auteur complètement allumé et qui n’en a pas l’air, mais L’anneau de Moebius confirme une imagination échevelée et un machiavélisme illimité dans l’intrigue.
    L’histoire se compose de deux affaires apparemment sans rapport mais qui assez vite vont se révélaient étroitement liées. Le personnage de Stéphane, jeune homme torturé par un passé ponctué de tragédies étranges, commence inexplicablement à se souvenir de ses rêves, troublants de réalisme. Il comprend ou sent très vite que ces rêves sont en réalité un futur le mettant en scène, SON futur. Incapable de décrypter ces rêves il va enquêter de manière intuitive. En parallèle, nous avons Victor, un jeune policier pas franchement fait pour ce métier mais dont l’entêtement n’a d’égal que son ingénuité. Peu de temps après son arrivée dans le service il est mis sur une affaire de meurtre particulièrement sordide et complexe. Il doit élucider des crimes sanguinaires, qui laissent supposer un assassin au sadisme raffiné et élaboré. Les détails ne nous sont pas épargnés, c’est abominable ! Les meurtres, le milieu dans lequel les victimes évoluaient, les mœurs de ces victimes, tout est fait pour nous plonger dans un univers glauque et malsain. Victor, débutant, marié et futur papa plonge dans un quotidien qui ne sent pas la rose.
    Le milieu évoqué est quant à lui très documenté, croyez-le ou pas, mais on peut aussi s’instruire avec un thriller !

    Nous avons donc deux héros, Stéphane et Victor, chacun en proie à des situations personnelles difficiles, pour des raisons différentes. Le héros n’est pas celui que l’on croit. Le personnage de Stéphane m’a paru le plus intéressant, parce que plus torturé, plus fouillé, plus à fleur de peau. Victor reste le débutant, le gentil garçon qui veut bien faire, mais non dénué d’un certain talent de profileur.
    Pour moi le VRAI héros de l’histoire est Stéphane, il m’a plus intéressée que Victor, qui fait figure de faire-valoir. À mon avis ce n’est pas qu’une impression, ce second rôle relatif m’a semblé logique une fois le livre achevé sur une conclusion assez parlante.
    Donc, deux affaires qui finissent pas se rejoindre avec la rencontre des deux protagonistes. Stéphane est toujours aux prises avec ses rêves, convaincu de rêver le futur et de devoir le changer pour éviter des drames. Victor s’enfonce dans une enquête trop prenante pour que sa femme lui fasse encore les yeux doux.

    Thilliez nous avertit dès le début du livre de l’importance des dates en début de chapitres. Détail qui a son importance car je pense que zapper ces menues infos peuvent totalement saboter la compréhension de l’intrigue, tant les éléments sont vicieusement enchevêtrés.
    L’anneau de Moebius, c’est toute l’histoire de Stéphane : une ligne de vie qui se rejoint elle-même, un destin inébranlable contre lequel on ne peut pas lutter.
    Au fil de chapitres extrêmement bien rythmés Thilliez nous hypnotise dans sa course contre le temps. Je suis particulièrement friande d’histoires sur le thème du temps, des voyages temporels et tout ce qui s’y rattache. Je ne me suis pas encore remise non plus de la saison 5 de Lost (d’ailleurs cité dans le roman !) et cette lecture en reprend le thème central : peut-on changer son destin ? La connaissance du présent pourrait-elle nous permettre de changer le passé, ou est-ce que tout est destiné à se répéter ?
    Fascinant autant que captivant au niveau du thème et du propos de fond, mais aussi de l’intrigue, tordue, torturée, complexe. La psychologie de chacun n’est pas laissée au hasard, vu que de toute façon il n’existe pas. Il y en a peut-être, mais je n’ai pas repéré d’incohérence temporelle (contrairement à Lost où même à plusieurs scénaristes ils se sont un peu mis dedans quand même), le tout reste d’une logique implacable.
    C’est grand…
    Le final, rien que d’y penser j’en frémis encore.
    C’est percutant, un peu comme une grosse baffe dans la tronche…
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    Le 26/08/2010

  • zazimuth a apprécié une de ses critiques

    Un homme heureux
    Un homme heureux de Arto Paasilinna
     
    Second livre de Paasilinna que je lis après Petits suicides entre amis. Encore un bon moment de lecture. Paasilinna nous plonge dans un monde caricatural très bien vu, un village où les habitants, affublés d’un esprit étriqué et peu enclins aux changements, font tout pour se débarasser de l’ingénieur un peu trop proche de ses ouvriers. Conte politique, fable sociale, Paasilinna nous dresse une caricature à peine exagérée de la société, des luttes de pouvoir, de l’argent, du milieu rural, mais c’est aussi l’histoire d’un homme volontaire qui ne se laisse pas faire, qui va se construire et partager ses acquis avec autrui. Si les méthodes employées ne sont pas toujours orthodoxes, on peut se demander jusqu’à quel point la fin justifie les moyens ? La quête du bonheur de Jaatinen rejaillira sur ses semblables, car Jaatinen ne manque pas de générosité, et sa recherche de la réussite n’est pas égoïste. Un joli conte social donc.
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    Le 25/08/2010

  • tinlicha a apprécié une de ses critiques

    Solitude des Nombres Premiers (la)
    Solitude des Nombres Premiers (la) de Giordano Paolo
     
    Proposé par Chezlesfilles.com, j’ai accepté joyeusement de lire ce livre au sujet duquel la blogosphère ne tarit pas d’éloges. J’y voyais aussi une occasion de découvrir un auteur italien.
    Las ! La prochaine fois j’y réfléchirai à deux, voire trois fois ! La superficialité du traitement n’a d’égal que sa naïveté. Un cliché ça va, deux clichés, admettons, mais une série ininterrompue ça devient lourd. On frise la caricature à tous les chapitres, trop courts pour approfondir quoique ce soit, car ce ne sont que des aperçus des diverses misères subies par les deux héros blessés par la vie. Un mini-catalogue d’anecdotes rapidement traitées autour d’Alice et Mattia, qui se rencontrent sans savoir qu’ils sont destinés l’un à l’autre, qui choisiront des chemins pas toujours adéquats, qui se ratent, se retrouvent, mais pas pour de bon parce que ceci ou cela. Pas moyen de prendre les personnages en sympathie, pathétiques et creux. Le final vaut son pesant de guimauve, et je vois bien une adaptation ciné à l’américaine, une comédie romantique à dix balles avec faux prétexte de réflexion sur la douleur d’être adolescent et différent. Un bon gros cliché de 300 et quelques pages, insipide et très cucul la praline.
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    Le 22/08/2010

  • madamecharlotte a ajouté une critique

    Treize mauvais quarts d'heure
    Treize mauvais quarts d'heure de Albert Sànchez Piñol
     
    J'étais déjà tombée sous le charme avec La peau froide et Pandore au Congo, et voilà qu'avec ces treize contes surréalistes l'auteur catalan me ravit à nouveau. Le premier conte « Quand les hommes tombaient de la lune » annonce la couleur, poésie, émotion, loufoque, insolite. Les contes de Sánchez Piñol sont tout ça à la fois, et bien plus, car le propos s'inspire de sujets d'actualité, de société, tels que la politique, l'immigration, le pouvoir, l'indifférence, ou l'amour, et nous propose une morale habilement illustrée par des situations improbables. Les lieux, les époques, les personnages et les circonstances sont aussi diverses que farfelues, tout en frôlant souvent le drame humain. Cette diversité met l'accent sur l'universalité et l'intemporalité des événements. Un couple infidèle, un zèbre qui prend la fuite pour survivre, des hommes de la lune s'intégrant à leur nouvelle terre d'accueil, un témoin traité en coupable... chaque situation est susceptible de trouver un écho dans le vécu du lecteur. Les chutes sont particulièrement soignées, ce qui contribue largement à l'efficacité de ces histoires, très courtes pour certaines, mais qui contiennent l'essentiel. Un tour de force, qui me fera patienter jusqu'au prochain roman de l'auteur.
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    Le 20/08/2010

  • Couperine a apprécié une de ses critiques

    Un océan de pavots
    Un océan de pavots de Amitav Ghosh
     
    Premier volume d’une trilogie prometteuse, dont les suites ne sont pas encore publiées en version originale, Un océan de pavots est un superbe roman d’aventures, une galerie riche en personnages de tous horizons. L’éditeur annonce d’emblée la volonté de l’auteur de ne pas inclure de lexique ou de glossaire, ainsi que son choix de ne pas annoncer les dialogues dits autrement qu’en anglais par des tirets. Choix curieux, d’autant que la version originale semble comporter un glossaire, incomplet certes, mais un glossaire quand même. Le nombre de mots et d’expressions est assez conséquent, le pidgin est largement utilisé, et il revient au lecteur d’en deviner le sens tout au long de la lecture. Bizarrement, on se fait vite à la chose, on plonge rapidement dans l’histoire, ou plutôt les histoires, car chaque personnage est largement présenté au lecteur. Le roman remplit bien son rôle de premier volume, il nous introduit dans une époque et un univers très bien documentés, et développe de nombreux personnages en dépeignant à la perfection leur passé, leur contexte social, etc.
    Toute cette introduction pousse les protagonistes vers un destin commun, et avouons-le, le final est un insoutenable cliffhanger, mais on en redemande !
    Un excellent moment donc, et je surveillerai de près la sortie du prochain volume, car au-delà d’une brève frustration, j’ai follement envie de retrouver ces personnages attachants et si différents les uns des autres.
    Un beau voyage que je recommande !
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    Le 19/08/2010

  • madamecharlotte a ajouté une critique

    Un océan de pavots
    Un océan de pavots de Amitav Ghosh
     
    Premier volume d’une trilogie prometteuse, dont les suites ne sont pas encore publiées en version originale, Un océan de pavots est un superbe roman d’aventures, une galerie riche en personnages de tous horizons. L’éditeur annonce d’emblée la volonté de l’auteur de ne pas inclure de lexique ou de glossaire, ainsi que son choix de ne pas annoncer les dialogues dits autrement qu’en anglais par des tirets. Choix curieux, d’autant que la version originale semble comporter un glossaire, incomplet certes, mais un glossaire quand même. Le nombre de mots et d’expressions est assez conséquent, le pidgin est largement utilisé, et il revient au lecteur d’en deviner le sens tout au long de la lecture. Bizarrement, on se fait vite à la chose, on plonge rapidement dans l’histoire, ou plutôt les histoires, car chaque personnage est largement présenté au lecteur. Le roman remplit bien son rôle de premier volume, il nous introduit dans une époque et un univers très bien documentés, et développe de nombreux personnages en dépeignant à la perfection leur passé, leur contexte social, etc.
    Toute cette introduction pousse les protagonistes vers un destin commun, et avouons-le, le final est un insoutenable cliffhanger, mais on en redemande !
    Un excellent moment donc, et je surveillerai de près la sortie du prochain volume, car au-delà d’une brève frustration, j’ai follement envie de retrouver ces personnages attachants et si différents les uns des autres.
    Un beau voyage que je recommande !
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    Le 17/08/2010

  • miss2red a apprécié une de ses critiques

    Autre-Monde, Tome 2 : Malronce
    Autre-Monde, Tome 2 : Malronce de Maxime Chattam
     
    Je viens de finir la suite tant attendue de la série jeunesse de Chattam, et là encore, un vrai plaisir de lecture. Action, aventures, rebondissements en tous genres, amitiés, vilains méchants pas beaux, tout y est.

    L’Alliance des Trois quittent la ville d’Eden et s’aventure dans cet autre monde, inconnu, peuplé de Cyniks, les adultes devenus amnésiques qui pourchassent les enfants, les Pans, et de Gloutons, adultes transformés en espèces de brutes stupides plus proches de la bête de que l’Homme.

    Leur but, comprendre qui est Malronce, pourquoi cette mystérieuse reine cherche tant à trouver Matt. Doué de nouvelles capacités appelées altérations, le trio mettra à profit ses talents cachés pour se frayer un chemin dans ce monde devenu hostile et dont la surface a été totalement transfigurée par la Tempête.

    Une véritable épopée attend Matt, Tobias et Ambre. Les adolescents doivent tout d’abord traverser une forêt aux dimensions titanesques, reputée infranchissable. Cette première étape sera pleine de découvertes, de révélations, de nouveaux personnages étranges, de monstres peu rassurants.

    La suite est du même tonneau, on change de contexte, on quitte la forêt, les choses s’enveniment, les événements se précipitent. D’autres personnages apparaissent.

    Un bon roman, une bonne histoire, et malgré quelques bons gros clichés et de grosses ficelles, cela reste une agréable et captivante lecture.
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    Le 15/08/2010

  • peneloppe277 a apprécié une de ses critiques

    Labyrinthe
    Labyrinthe de Kate Mosse
     
    OUF ! J’ai fini ! Je n’en voyais pas le bout. J’ai démarré la lecture motivée et enthousiaste, je l’ai poursuivie avec curiosité, et l’ai terminée dans l’ennui.

    L’histoire se déroule en deux temps : au XIIIème siècle avec Alaïs au pays des Cathares, et en 2005 avec Alice l’anglaise en vacances. Le début comment pas mal, on est curieux de ce qui va suivre. Mais très vite l’intérêt dégringole, l’ennui s’installe, les clichés se multiplient, le rythme ne décolle pas. L’histoire d’Alice est encore moins trépidante que celle d’Alaïs. Les personnages sont fades, convenus, inintéressants. Leur psychologie est très rudimentaire. Le langage au pays des Cathares est quant à lui très pénible, on utilise un vieux français approximatif purement décoratif. Pas beaucoup d’innovation au niveau de l’intrigue, ça oscille entre Indiana Jones et L’île aux trente cercueils. La fin est pathétique, sans la moindre surprise, les grosses ficelles étant effilochées depuis longtemps.

    J’ai du mal à comprendre l’engouement pour ce livre. Le British Book Awards ? On sait que les Anglais (que j’aime et apprécie et que si je pouvais je vivrais à Londres et God save the Queen) sont friands de ce coin de France et que l’arrière-plan cathare doit être pour eux d’un exotisme torride, mais tout de même.

    Le seul mérite de ce livre aura été de me donner envie de continuer ma découverte des châteaux cathares qui sont tout près de chez moi, et d’ajouter à ma PAL des ouvrages sur cette période.
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    Le 14/08/2010

  • fleurdusoleil a apprécié une de ses critiques

    Est-ce ainsi que les femmes meurent ?
    Est-ce ainsi que les femmes meurent ? de Didier Decoin
     
    Entre roman et document, ce livre se lit en effet dans un frisson. Sa longueur le rapproche de la nouvelle et son contenu fait plutôt penser à un témoignage, mais pas n’importe lequel, puisque l’auteur choisit comme narrateur un personnage fictif, voisin de Kitty Genovese mais absent la nuit de sa mort. Il n’a donc rien vu, rien entendu, contrairement aux autres voisins présents cette nuit-là chez eux. Il relate les faits avec objectivité, et reprend pour nous la succession d’événements autour du meurtre de la jeune fille. Le livre est assez succinct puisque seuls les faits nous sont livrés, sans artifices ni excès romanesque. Le nombre réel de témoins fait l’objet de débats encore à l’heure actuelle. Il n’auraient pas été trente-huit, nombre faramineux et spectaculaire, à avoir vu le meurtre, mais beaucoup moins. Dans un cas comme celui-ci on peut se demander si le nombre est important. Car le résultat est le même, les témoins, (qu’ils soient une douzaine ou trente-huit), ceux qui ont vu, ceux qui ont entendu, ceux qui ont vu ET entendu, personne n’a bougé tout le temps qu’à duré la mise à mort de Kitty Genovese. Si les circonstances exactes du drame passent pour un mythe aux yeux de certains, en entier ou en partie, on ne peut nier le phénomène lui-même, qui consiste à répartir les responsabilités face à un drame. Plus les témoins sont nombreux, moins la victime aura de chance de s’en sortir, chaque témoin comptant sur l’autre pour réagir/intervenir. Il suffit d’observer autour de nous pour constater la triste réalité de cette théorie. N’oublions pas pour autant le vrai coupable, Winston Moseley, tueur sanguinaire, qui a pu perpétrer son crime à peu près tranquillement au pied de l’immeuble de sa victime. Et si personne n’a vu le crime dans sa totalité, si quelques individus seulement n’ont fait qu’entendre ou voir une infime partie du supplice de Kitty Genovese, l’alerte a finie par être donnée 35mn après le début de l’agression, pendant lesquelles la victime a eu largement le temps de se vider de son sang. Lâcheté, indifférence, concours de circonstances, mauvaise interprétation, hasard ou destin, il n’en reste pas moins que Kitty Genovese est morte d’avoir attendu des secours qui ne venaient pas, et qui pourtant se trouvaient à 2 mn des lieux du crime.
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