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Rencontrez Fiona Mozley

10 décembre 2019

Concours

Le 7 janvier prochain, les éditions Joëlle Losfeld et Babelio vous proposent de rencontrer Fiona Mozley pour son roman 'Elmet'. L'histoire d'un père et ses enfants vivant dans la forêt du Yorkshire, qui vont se confronter violemment à un gros propriétaire terrien de la région. Un conte à la fois sinistre et délicat, sélectionné par de prestigieux prix (Man Booker Prize...), que l'on vous propose de recevoir chez vous avant de rencontrer l'auteure à Paris.

Dans le royaume imaginaire de Leigh Bardugo

10 décembre 2019

Vidéo

Empreint de magie et de fantastique, 'King of Scars' (éditions Milan) de Leigh Bardugo poursuit son cycle de romans young adult 'Six of Crows'. On y retrouve donc Nikolaï, Zoya et Nina dans un récit inititatique aux allures de voyage de l'ombre vers la lumière. L'auteure était chez Babelio il y a quelques semaines, et nous présente ici son livre en vidéo.

Akata ou l'avant-garde du manga

10 décembre 2019

entretien

Si le manga souffre encore d’un manque de légitimité en France, certains acteurs n’hésitent pas à prendre des risques et proposer des parutions sur des sujets de société ultra-contemporains. Akata est de ces éditeurs qui « aime[nt] beaucoup publier des ouvrages qui peuvent "sauver des vies" », comme le précise l’éditeur/directeur de collection Bruno Pham. Nous l'avons interviewé pour comprendre les enjeux de cette maison et du secteur manga en général.

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5 livres jeunesse pour apprendre en s'amusant

04 décembre 2019

Vidéo

Les éditeurs redoublent d'imagination quand il s'agit de faire apprendre les enfants, de manière ludique. Dans cette vidéo, retrouvez une sélection de 5 livres - de la musique aux sciences en passant par les arts plastiques - qui pourraient bien ouvrir des horizons intellectuels et créatifs aux enfants de votre entourage. Et leur faire oublier les écrans durant quelques heures...

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04 décembre 2019

Information

Vous connaissez déjà le site, les comptes Facebook et Twitter, et peut-être la chaîne YouTube... Mais savez-vous que Babelio est aussi très actif sur Instagram ? Chaque semaine, nous vous proposons plusieurs photos pour partager nos découvertes livresques, mais aussi des concours ou encore des coulisses de salons et festivals. N'hésitez pas à vous abonner juste ici.

Le Salon du livre jeunesse de Montreuil en images

02 décembre 2019

Compte rendu

Comme chaque année, nous avons passé du temps au SLPJ de Montreuil, rendez-vous incontournable des amateurs de livres jeunesse et jeune adulte. Un remède à la grisaille avec ses dizaines de stands plus colorés les uns que les autres, dont on vous donne un aperçu ici en photos.

La presse en parle Voir plus
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La forge
  09 décembre 2019
La forge de Arturo Barea
Ils sont trois.
Les trois grands romanciers de l'exil espagnol.
Ramon Sender (avec sa trilogie Cronica del alba, son effarant Iman, et son oeuvre la plus connue en France, Requiem pour un paysan espagnol), Max Aub (avec son ardu mais somptueux Labyrinthe magique. Qui redonnera une place dans Babelio a cette saga? Il est des moments ou des regrets me rongent...), et Arturo Barea (avec sa trilogie La forja de un rebelde = La forge d'un rebelle, dont a ma connaissance seulement les deux premiers tomes ont ete traduits en francais, publies par Gallimard en 1948).

La forja de un rebelde est une trilogie mythique en Espagne. Ecrite en Angleterre, elle a ete publiee d'abord en anglais, entre 1941 et 1946, dans la traduction de la compagne de l'auteur, Ilsa Barea-Kulcsar. Interdite en Espagne, une premiere publication en Argentine en 1951 la fera circuler sous le manteau. Ce n'est qu'a la mort de Franco qu'elle sera revelee a un large public: les editions Turner en 1977 (j'avais achete a l'epoque le deuxieme tome, La ruta, parce que je n'avais pas assez d'argent pour toute la trilogie et que je m'interessais particulierement a la guerre du Rif. C'etait a la librairie de l'editeur, au coin des rues Genova et Almagro, pas loin de la Bibliotheque Nationale Espagnole, ou je passais mes apres-midis), puis Plaza&Janes, Mondadori, RBA, Catedra, Debolsillo, et j'en passe. Tout le monde veut etre associe au nom de Barea.

C'est en fait une sorte d'autobiographie romancee a travers laquelle Barea veut nous faire sentir le climat social de l'Espagne qui a mene a la guerre civile, comment il a vecu celle-ci, et enfin ses impressions, ses vues sur les differentes parties belligerantes.
Par crainte de longueurs exagerees (deja comme ca...) j'ai prefere parler de chaque tome separement.

La Forge est un roman de formation. C'est l'enfance et la jeunesse de l'auteur. Son pere mort tres tot et sa mere, lavandiere dans la riviere Manzanares, ne pouvant subvenir aux besoins de tous ses enfants, il est recueilli par un oncle fortune. Grace a cet oncle il recoit une bonne education dans une ecole de moines et reve de devenir ingenieur et de delivrer sa mere d'un travail harassant. Mais l'oncle aussi meurt et il doit a 13 ans quitter l'ecole. Il sera apprenti vendeur dans une boutique, puis sera accepte dans une banque, ou il devra faire une annee d'essai non payee, pour etre en fin embauche avec un salaire de misere. La banque (c'etait le Credit Lyonnais, camoufle en Credit Etranger dans le livre) voulant dicter les comportements de ses employes hors de l'enceinte du travail, surveillant de pres leurs convictions politiques et sociales, leur foi et leur assiduite a l'eglise, le jeune Arturo se revolte et demissionne, quitte a passer une longue periode de penurie sinon de faim. Il trouvera apres un temps du travail dans un bureau de brevets industriels.

J'ai aime ses descriptions de lieux, qui les font surgir tres graphiquement devant nos yeux tout en creusant jusqu'au plus profond des identites de leurs habitants. Des diverses identites collectives de leurs habitants. Au debut du 20e siecle elles sont deja antagonistes, ou du moins pretes a le devenir. Aux villages de ses grands parents, Brunete, Navalcarnero, dans la Castille profonde. Dans le quartier populaire de Lavapies a Madrid. Dans celui du palais royal avec ses cafes d'artistes, son theatre, et ses mendiants assaillant avec effronterie et gouaille les spectateurs a la sortie. Au quartier des affaires, le long de la Gran Via et de la rue d'Alcala, plein de petits employes, au col blanc empese, essayant de se faire payer a boire par des ouvriers gagnant autant ou plus qu'eux.
Madrid a eu de nombreux ecrivains, mais ils sont beaucoup moins nombreux ceux qui, comme Barea, ont reussi a l'exhiber dans toute sa diversite.

J'ai aime le regard de Barea. Pour son entourage ouvrier, la societe espagnole est divisee en bons et en mauvais. Barea note cela, mais chez lui c'est plus ambigu, beaucoup moins categorique. Il ne cachera pas ce qu'il pense des pretres formates pour soutirer des sous a leurs ouailles, ni des moines enseignants qui cachent une libido exacerbee sous une severite de facade, mais il saura aussi encenser la droiture de son directeur d'ecole et le modele moral qu'aura ete pour lui le moine Joaquin, un de ses maitres, celui qui lui donna a lire une vie de Saint Francois d'Assise en lui disant: "Tiens. Lis ca. Et crois en ce que tu voudras. Meme si tu ne crois pas en Dieu, si tu es bon c'est comme si tu croyais".
Le regard de Barea est en meme temps le regard d'un gosse sur la societe ou il grandit et sur les difficultes de la vie, et le regard que pose un ecrivain sur l'enfant et le jeune homme qu'il a ete.

J'ai aime l'empathie avec laquelle il raconte la vie des petites gens qui entourent sa famille, leurs deboires, leurs moments d'abattement, d'angoisse devant le futur, mais aussi leur solidarite primaire. Tous, les craneurs, les defaitistes, les mefiants, tous savent que l'entraide les aide a vivre.

Et j'ai aime sa plume. J'ai ri avec elle par endroits, j'ai pleure avec elle en d'autres. Une ecriture qui m'a fascine, un texte qui m'a force plusieurs fois a freiner ma lecture, pour pouvoir le digerer. Mais comme j'ai lu le livre en v.o., je ne saurais dire un traitre mot de la traduction.
Et j'espere que le livre n'est pas introuvable en francais, que de vieilles bibliotheques gardent un exemplaire, meme empoussiere. J'essaye de pousser a le chercher...
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Patria
  07 décembre 2019
Patria de Fernando Aramburu
Tout a commencé quand le Txato, après avoir payé l'impôt révolutionnaire, a cherché à négocier avec les membres de l'ETA — les sommes devenant trop élevées. Une tentative qui lui vaut d'être assassiné entre sa maison et son garage, laissant inconsolable Bittori, sa femme, qui n'a plus que ses yeux pour pleurer. Mais ne s'en tient pas là. Car les années passant même si le meurtrier de son mari croupit en prison et que l'ETA a déposé les armes, cette femme déterminée n'aura de cesse d'affronter la famille de l'activiste pour connaître la vérité.

L'Euskadi Ta Askatasuna, l'ETA (Pays basque et liberté ), une organisation d'inspiration marxiste fondée en 1959, a évolué d'un groupe résistant au régime franquiste vers une organisation terroriste. A partir de 1968, elle fait de nombreuses victimes, revendiquant l'indépendance du Pays basque ou Euskal Herria. Considérée comme une organisation criminelle par les autorités espagnoles, en 2011, l'ETA annonce « la fin définitive de son action armée », et 2018, sa dissolution. L'ETA a été soutenue par L'Union populaire (Herri Batasuna) un parti politique créé en 1978, après la fin de la dictature franquiste, et dissous en 2000, qui a toujours refusé de condamner les attentats.

Avec un talent fou, Fernando Aramburu nous immerge dans la réalité des Basques espagnols aux temps maudits de l'ETA. Une histoire de haine mais aussi d'amour et d'amitié de gens qui, bien qu'ayant toujours vécus ensemble, presque que malgré eux sous l'effet de l'ETA sont devenus les pires ennemis. Au plus près des hommes et de leur souffrance, Fernando Aramburu signe ici une oeuvre majeure qui montre qu'au pays basque, les dérives extrémistes ne peuvent être oubliées ou pardonnées par les victimes. Ou peut-être seulement avec le temps...
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Montserrat
  08 décembre 2019
Montserrat de Emmanuel Roblès

Cette pièce de théâtre est une pure tuerie en trois coups, actes ! Pas possible d’en sortir indemne, chaque passage est une mine susceptible de vous exploser à la figure !

Déjà le tableau de Francisco de Goya en couverture, « El tres de mayo de 1808 en Madrid » (Le 3 mai 1808 à Madrid), qui illustre les représailles des troupes Napoléoniennes contre l’insurrection espagnole, nous met dans l’ambiance. Pourtant, l’action ne se déroule pas en Espagne, mais au Venezuela, en 1812. Les espagnols, ces mêmes espagnols opprimés par Bonaparte dans leur propre pays, occupent alors les trois quarts du Venezuela et les massacres font rage. Victimes d’un jour, bourreaux de demain… un cercle infernal qui n’a pas de fin.

Montserrat, révolté par les exactions de ses compatriotes, est l’officier espagnol qui a aidé le rebelle Simon Bolivar à prendre la fuite. Mais son supérieur Izquierdo découvre sa trahison et obtient carte blanche pour arracher à Montserrat le lieu de retraite de Bolivar. Il connait bien Montserrat et sait que la torture physique ne le fera pas parler. Mais il existe bien des moyens de faire parler un homme…

Un huis clos suffocant d’une violence et d’une cruauté inouïe par son cynisme et « cette manière terrifiante de nier l’homme ».

Je vous laisse découvrir le plan machiavélique imaginé par Izquierdo et les réactions individuelles qu’il va provoquer. La confrontation Izquierdo/Montserrat est particulièrement intense. Le rôle controversé et ambigu de la religion n’est pas non plus en reste.

A travers la colonisation du Venezuela par les espagnols, l’auteur dénonce les atrocités et les aberrations de toutes les guerres, mais plus encore, il pointe du doigt les choix existentiels de tout à chacun : courage, lâcheté, résignation, pardon, vengeance, responsabilité (etc). Combat extérieur ou combat intérieur, jusqu’où un individu est-il prêt à aller pour défendre une cause qu’il estime juste ? Ou pour accomplir son devoir ? Qu’est-il prêt à sacrifier pour échapper à la mort ? Comment est-il prêt à mourir ? Est-il seulement prêt à mourir ? Et nous, qu’aurions nous fait ?

Une lecture sous haute tension qui donne à réfléchir et qui je dois bien le dire m’a laissée groggy.

« La guerre apprend à tout perdre, et à devenir ce qu'on n'était pas. » (Albert Camus)
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Jacques Prévert
Rasmussen   08 décembre 2019
Jacques Prévert

J'ai reconnu le bonheur au bruit qu'il a fait en partant.
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Christian Bobin
sabine59   08 décembre 2019
Christian Bobin
On lit comme on aime: on entre en lecture comme on tombe amoureux, par espérance , par impatience.

(" Une petite robe de fête ")
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Chiyo Ni
marina53   07 décembre 2019
Chiyo Ni
Le printemps reviendra -
Sans fleurs tu ne seras plus
Que bois de chauffage.
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