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5 mots pour parler d'obésité

16 juillet 2018

Vidéo

Catherine Grangeard, psychanalyste, et Daphnée Leportois, journaliste, ont travaillé ensemble sur la façon dont une jeune fille obèse peut changer le rapport à son corps. Découvrez en vidéo les 5 mots qu'elles ont choisi pour parler de leur roman.

S'isoler pour se découvrir

16 juillet 2018

Compte rendu

Dans 'Et si tu redistribuais les cartes de ta vie ?', Carole-Anne Eschenazi met en scène Tara, quadragénaire en quête d'elle-même. Isolée sur une île bretonne, elle va prendre le temps de "se rencontrer". L'auteur était chez Babelio récemment, découvrez le compte-rendu de cette soirée ici.

Le prix du Roman Fnac

16 juillet 2018

liste

Ca y est, on connaît les titres des 32 romans sélectionnés pour le prix Fnac, qui sera décerné le 14 septembre prochain par Daniel Pennac. Retrouvez ici la liste complète, ainsi que des informations sur les livres en lice.

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La vie de Simone Veil en bande dessinée

13 juillet 2018

entretien

Grande figure du XXe siècle et du féminisme, Simone Veil a fait son entrée au Panthéon début juillet 2018. Sa vie a aussi inspiré une BD à Hervé Duphot et Pascal Bresson, sous le titre 'Simone Veil : L'Immortelle'. Voici l'interview de son scénariste.

Le jeu littéraire de l'été

13 juillet 2018

quiz

La musique et la littérature sont parfois plus proches qu'on le croit. La preuve avec notre jeu de l'été, qui met en relation des chansons avec des écrivains ou leurs œuvres. Vous avez jusqu'au 31 juillet pour participer, et tenter de gagner un roman de la rentrée littéraire 2018 !

Rencontrez Jérémy Fel le 6 septembre

13 juillet 2018

Concours

Vous êtes amateur de thriller psychologique ? Ne ratez pas l'occasion de rencontrer Jérémy Fel, et de recevoir son son dernier livre 'Helena'. Il sera à Paris le 6 septembre prochain pour une rencontre Babelio, alors inscrivez-vous dès maintenant ici.

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Mon désir le plus ardent
  16 juillet 2018
Mon désir le plus ardent de Pete Fromm
Peut-être que pour mieux cerner ce livre il suffirait de se plonger dans la couverture. Comme si tout y avait été savamment orchestré, soupesé, au millimètres près.
Il y aurait tout d'abord ce rose omniprésent, enclin dans un premier temps à faire fuir l'allergique aux séries rose bonbon, mais prompt à retenir celui qui y verrait des nuances de rouge et un manque si évident de discrétion que ça en deviendrait louche. Forcément. Pour n'y voir au final non plus du rose pur, mais un rouge désenchanté comme du sang délavé, malade. Une subtile annonce d'une histoire d'amour et de vie, annonçant peut-être le thème d'un amour plus fort que tout, allez savoir.
Il y aurait aussi cette photo noir et blanc en bandeau, proclamant de loin une abstraction, invitant à y regarder de plus près. Non ce n'est pas une chevelure ou une crinière que cette main caresse. Tout simplement de l'eau, aussi pure que peut l'être l'eau. Comme si l'histoire était proche de l'élément naturel.
Il y aurait aussi du mouvement suggéré dans ce bandeau, qui n'en doutons plus nous plonge plus précisément dans le scénario. L'eau est dans deux états, calme et sombre en amont de la main, bouillonnante et troublée en aval. Comme si le mouvement suggérait l'avancée de l'histoire. On pourrait croire à un courant que la main tente de retenir, mais c'est sûrement la main qui administre le mouvement, l'obturateur ayant figé tout cela. Une main peut-être tremblante qui sait, dévoilant derrière elle des tourbillons de matière grise comme écumée de myéline, telle des synapses devenues folles. Comme si tout cela avait été fait exprès, pour évoquer une maladie peut-être bien, allez savoir.
Il y aurait encore autre chose, assez subtil en y regardant à la loupe, qui confirmerait l'ensemble des investigations. Le mouvement de l'eau dessine comme une bague sur l'annulaire de la main féminine, et ce malgré le remous. Comme s'il y avait vraiment une histoire de mariage et de couple à l'intérieur, plus forte que les aléas.
Il y aurait ensuite le besoin d'éloigner la couv', pour une vue d'ensemble. Le tout s'éclairerait alors d'évidence, un parfait équilibre comme un petit miracle qui donnerait envie de se plonger dans la lecture. À commencer par le titre.
Mais peut-être que tout ceci ne serait dû qu'au hasard, comme le suggèrerait insidieusement le titre où les mots désir et ardent résonneraient en allitération sur un coup de «d». Ce que semblerait confirmer d'ailleurs d'autres livres de la maison Gallmeister, habituée des couvertures à dominantes unies surplombées d'un bandeau noir et blanc.
Peut-être même que tout ceci ne serait qu'un délire interprétatif du lecteur lambda comme moi, comme si j'étais resté baba devant la couv' à la fin de ma lecture, regrettant que celle-ci se termine, tentant de prolonger en vain le petit miracle. Un peu comme si j'avais eu du mal à me résoudre au point final.
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The Main
  13 juillet 2018
The Main de Trevanian
La couv' Gallmeister pocket est belle, le titre sobre et accrocheur.
Allez hop, The Main dans les mimines, je me lançais gaillardement sur les traces du lieutenant Claude LaPointe, aucun lien de parenté avec Bobby affiché à ce jour, pour arpenter ce bruissant quartier de Montréal aux antipodes d'un long Saint-Laurent tranquille.

Un polar, pas vraiment.
Un crime talonné par une enquête au cordeau tenteront vainement de nous faire croire à un roman de genre mais l'intérêt est ailleurs.

J'y suis rentré timidement, peu rompu à ce type d'atmosphère.
De plus, pour une raison subliminale qui m'échappe encore, j'ai mis un certain temps à me débarrasser des oripeaux du King et de son Maine entêtant pour laisser libre cours à Trevanian et ses descriptions ensorceleuses.

Le flic est bourru, veuf, condamné.
Flanqué professionnellement d'un assistant dont il se fout complet et, dans le privé, d'une jeune asphalteuse qui le trouble, LaPointe trace son sillon laborieusement.

Qui suis-je, où vais-je, dans quel état j'erre?
Trevanian interroge sur le sens de la vie.
A force de rencontres hasardeuses, d'amitiés malmenées, de souvenirs dévorants et de no future promis à très courte échéance, ce vieux flic séduit terriblement.
Une errance quasi mystique au travers d'un quartier sublimé par une plume descriptive aussi forte qu'un vieux steak de caribou boucané, la balade est somptueuse, l'ambiance surannée et amère qui s'en dégage palpable.
De plus, Trevanian possède l'élégance de la subtilité et du non-dit.
Aux évidentes descriptions factuelles, l'auteur préfère laisser libre-cours à l'imaginaire du lecteur, accentuant par là même une émotion déjà intense.

J'ai adoré déambuler dans la Main aux côtés de ce vieil argousin au bord du gouffre.
Nul doute que j'irai refaire un tour du côté de chez Trevanian à la recherche du temps suspendu.
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L'Auberge des pauvres
  13 juillet 2018
L'Auberge des pauvres de Tahar Ben Jelloun
Il y a bien longtemps que je n'avais pas lu un livre donné par quelqu'un, et si cette personne est chère à votre cœur, la lecture prend dès lors une autre dimension. Quand en plus, vous vous reconnaissez dès le premier paragraphe vous vous demandez si celle-ci ne vous connaît pas mieux que vous et les interrogations fusent. Alors votre lecture devient encore plus intimiste et vous communiez littéralement avec l'œuvre. Il est des liens très forts qui vous unissent et chaque ligne, chaque mot me rapproche encore plus de cette personne. Il est des amitiés qui valent bien plus que des attaches familiales, et de ces amitiés fleurissent mille bonheurs, mille fleurs aux parfums exquis qui vous font revivre, mille senteurs qui vous réconcilient avec la vie. La vie parfois si cruelle, vous ouvre des portes recelant non pas des surprises, mais des joyaux, et la personne qui m'a donné ce livre en est un. Un joyau brut comme il en existe peu, un condensé de gentillesse, d'humour, de culture. Un joyau à l'accent chantant, une voix qui vous emmène dans ces histoires qu'elle écrit pour elle, histoires qui parle d'un monde qui n'existe que pour ceux qui veulent bien y croire, un monde qui comme elle mérite un meilleur sort. Ce livre est pour moi un pont qui unit cette amitié sincère et profonde, un lien indéfectible qui m'attache à ma petite sœur.
Je suis un professeur, écrivain en herbe à la recherche de son Ulysse. Je navigue entre mon travail et une vie familiale que je désapprouve et subit. Ma femme est entrée dans ma vie avec sa famille comme on entre dans une station de métro. Elle a composté son ticket et n’est plus jamais repartie, moi je suis resté sur le quai à les regarder passer. Mon pays, comme mon mariage s’effrite, m’abandonne, souffre Et puis un jour, par un concours de circonstance, je me suis retrouvé à Naples, et je suis entré dans l’Auberge des pauvres.
Je suis la mémoire de Naples, je suis la vie des inconnus, des héros du quotidien, des « naufragés de la vie » (page 255). Je suis la gardienne de l’Auberge des pauvres, de l’amitié, de l’amour éternel, de la vie et de la souffrance, du cloisonnement des êtres. Je suis la vigie des âmes en peine, des amours impossibles, des êtres en quête d’identité.
Nous nous sommes rencontrés dans ce hangar perdu au milieu des souvenirs et des rats, tu t’es posé là au milieu de ce souk, à la fin de ma vie. Moi, l’écrivain je t’ai écouté me dépeindre ta vie, me raconter ta ville, et puis tu as bu mon histoire, mes amours déçus ou inassouvis. J’ai rencontré des gens merveilleux, des navigateurs perdus dans le brouillard napolitain, naufragés rescapés attirés par ton havre de paix. Il y a Gino, ils sont venus, ils sont tous là, même ceux du sud de l´Italie, y a même Momo le fils maudit, avec des présents pleins les bras, tous les enfants jouent en silence, autour du lit sur le carreau, mais leurs jeux n´ont pas d´importances, c´est un peu leur dernier cadeaux, à la Mama.
Je suis entré dans cette Auberge, vide de tout, sans âme, sans but, sans vie, sans identité. J’y suis resté, je crois bien que je n’en suis jamais ressorti, la vie a changé autour de moi, ou bien est-ce moi qui suis transformé, ou alors n’ai-je fait que rêver tout cela ?
Et tu es Napolitain
Ecoute, Gino s´est mis à la guitare
Attends, Momo est là aussi
Mais, mais tu ne peux pas t´en aller comme ça
Ici tu es chez toi!
Ici tu es le roi!
Tu entends? Tu les entends La vieille?
Ils sont tous là
Ils ont dû te reconnaître à la gare………
Chante La vieille, chante, c´est ton public
Chante pour eux, chante pour moi qui n´ai jamais su te parler
Oui, vas-y, bravo La vieille, chante!
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Les petites manies des grands auteurs

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Valdimir   14 juillet 2018
Confiteor de Jaume Cabré
Nous tentons de survivre au chaos par l'ordre de l'art.
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palamede   14 juillet 2018
Les Chansons des rues et des bois de Victor Hugo
Célébration du 14 juillet dans la forêt

Qu’il est joyeux aujourd’hui
Le chêne aux rameaux sans nombre,
Mystérieux point d’appui
De toute la forêt sombre !

Comme quand nous triomphons,
Il frémit, l’arbre civique ;
Il répand à plis profonds
Sa grande ombre magnifique.

D’où lui vient cette gaieté ?
D’où vient qu’il vibre et se dresse,
Et semble faire à l’été
Une plus fière caresse ?

C’est le quatorze juillet.
À pareil jour, sur la terre
La liberté s’éveillait
Et riait dans le tonnerre.

Peuple, à pareil jour râlait
Le passé, ce noir pirate ;
Paris prenait au collet
La Bastille scélérate.

À pareil jour, un décret
Chassait la nuit de la France,
Et l’infini s’éclairait
Du côté de l’espérance.

Tous les ans, à pareil jour,
Le chêne au Dieu qui nous crée
Envoie un frisson d’amour,
Et rit à l’aube sacrée.

Il se souvient, tout joyeux,
Comme on lui prenait ses branches !
L’âme humaine dans les cieux,
Fière, ouvrait ses ailes blanches.

Car le vieux chêne est gaulois :
Il hait la nuit et le cloître ;
Il ne sait pas d’autres lois
Que d’être grand et de croître.

Il est grec, il est romain ;
Sa cime monte, âpre et noire,
Au-dessus du genre humain
Dans une lueur de gloire.

Sa feuille, chère aux soldats,
Va, sans peur et sans reproche,
Du front d’Epaminondas
À l’uniforme de Hoche.

Il est le vieillard des bois ;
Il a, richesse de l’âge,
Dans sa racine Autrefois,
Et Demain dans son feuillage.

Les rayons, les vents, les eaux,
Tremblent dans toutes ses fibres ;
Comme il a besoin d’oiseaux,
Il aime les peuples libres.

C’est son jour. Il est content.
C’est l’immense anniversaire.
Paris était haletant.
La lumière était sincère.

Au loin roulait le tambour…?
Jour béni ! jour populaire,
Où l’on vit un chant d’amour
Sortir d’un cri de colère !

Il tressaille, aux vents bercé,
Colosse où dans l’ombre austère
L’avenir et le passé
Mêlent leur double mystère.

Les éclipses, s’il en est,
Ce vieux naïf les ignore.
Il sait que tout ce qui naît,
L’oeuf muet, le vent sonore,

Le nid rempli de bonheur,
La fleur sortant des décombres,
Est la parole d’honneur
Que Dieu donne aux vivants sombres.

Il sait, calme et souriant,
Sérénité formidable !
Qu’un peuple est un orient,
Et que l’astre est imperdable.

Il me salue en passant,
L’arbre auguste et centenaire ;
Et dans le bois innocent
Qui chante et que je vénère,

Étalant mille couleurs,
Autour du chêne superbe
Toutes les petites fleurs
Font leur toilette dans l’herbe.

L’aurore aux pavots dormants
Verse sa coupe enchantée ;
Le lys met ses diamants ;
La rose est décolletée.

Aux chenilles de velours
Le jasmin tend ses aiguières ;
L’arum conte ses amours,
Et la garance ses guerres.

Le moineau-franc, gai, taquin,
Dans le houx qui se pavoise,
D’un refrain républicain
Orne sa chanson grivoise.

L’ajonc rit près du chemin ;
Tous les buissons des ravines
Ont leur bouquet à la main ;
L’air est plein de voix divines.

Et ce doux monde charmant,
Heureux sous le ciel prospère,
Épanoui, dit gaiement :
C’est la fête du grand-père.
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Paul Verlaine
palamede   16 juillet 2018
Paul Verlaine
Art poétique

De la musique avant toute chose,
Et pour cela préfère l'Impair
Plus vague et plus soluble dans l'air,
Sans rien en lui qui pèse ou qui pose.

Il faut aussi que tu n'ailles point
Choisir tes mots sans quelque méprise :
Rien de plus cher que la chanson grise
Où l'Indécis au Précis se joint.

C'est des beaux yeux derrière des voiles,
C'est le grand jour tremblant de midi,
C'est, par un ciel d'automne attiédi,
Le bleu fouillis des claires étoiles !

Car nous voulons la Nuance encor,
Pas la Couleur, rien que la nuance !
Oh ! la nuance seule fiance
Le rêve au rêve et la flûte au cor !

Fuis du plus loin la Pointe assassine,
L'Esprit cruel et le Rire impur,
Qui font pleurer les yeux de l'Azur,
Et tout cet ail de basse cuisine !

Prends l'éloquence et tords-lui son cou !
Tu feras bien, en train d'énergie,
De rendre un peu la Rime assagie.
Si l'on n'y veille, elle ira jusqu'où ?

O qui dira les torts de la Rime ?
Quel enfant sourd ou quel nègre fou
Nous a forgé ce bijou d'un sou
Qui sonne creux et faux sous la lime ?

De la musique encore et toujours !
Que ton vers soit la chose envolée
Qu'on sent qui fuit d'une âme en allée
Vers d'autres cieux à d'autres amours.

Que ton vers soit la bonne aventure
Eparse au vent crispé du matin
Qui va fleurant la menthe et le thym...
Et tout le reste est littérature.

(Jadis et naguère)
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