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Les livres du moment #122 – jeudi 28 juillet 2022
Quelles sont les recommandations des lecteurs cette semaine ? 

Article publié le 28/07/2022 par Nicolas Hecht, Pierre Krause et Florin Nogueira

Connaissez-vous les pages de recommandations par genre sur Babelio ? Chaque jour, l'équipe du site trie et sélectionne les livres les plus appréciés des Babelionautes pour vous faire découvrir des parutions récentes, agrémentées d'une critique de lecteur. Et chaque semaine nous vous proposons désormais sur le blog de retrouver une liste de dix ouvrages, soit un par catégorie, afin de suivre l'actualité littéraire au plus près.    

 

 

BD : Carbone & Cee Cee Mia (scénario) et Marko (dessin), La brigade des souvenirs, tome 3 : la voiture de Bob

Dupuis, 64 pages, 12,50 €



 
Passionnés par l’Histoire, Tania, Alban et Théo n’aiment rien tant que de résoudre les mystères du passé. Une lettre, des vieux clichés mystérieux et les voilà embarqués pour une enquête à travers le temps. Dans ce troisième tome, cette brigade des souvenirs tente de prouver que la superbe voiture de collection du grand-père de Théo lui appartient véritablement. L’Histoire, naturellement, est pleine de surprises !

Regina_falange a trouvé que ce tome était très enrichissant : « Il y a beaucoup de positivité dans cette série, les personnages sont curieux, volontaires, ouverts et bienveillants. Les graphismes avec un trait un peu rond apportent encore plus de douceurs. C'était une très chouette lecture, qui se clôture par un dossier de quelques pages sur le féminisme, les progrès automobiles et le rôle des femmes dans le milieu. »


 
 

Manga : Kyôsuke Kuromaru, Loin de moi, près de toi, tome 1

Nobi Nobi, traduit du japonais par Raphaële Gippon, 164 pages, 7,20 €

 

 

Ceux qui ont vu le film éponyme ne seront pas dépaysés puisqu’il s’agit ni plus ni moins de l’adaptation en manga de ce dernier. Sans doute retrouveront-ils cependant avec plaisir les protagonistes de cette comédie romantique fantastique dans laquelle la jeune Muge tente en vain d’attirer l'attention de son camarade de classe Hinonde. Elle peut heureusement compter sur un pouvoir qu’elle vient d’acquérir : celui de se transformer en chat ! Elle peut ainsi approcher Hinonde et passer du temps avec lui… A moins que le pouvoir ne soit en fait une malédiction ?  

Enairolf a eu un coup de cœur pour l’héroïne de ce manga : « J’ai vraiment beaucoup aimé cette lecture, les personnages sont hyper intéressants, surtout Muge d’ailleurs. Elle rayonne tellement, elle se moque du regard des autres, elle dégage une telle énergie. »

 

 

 

 

Jeunesse : Rémi Courgeon, Mon herbier des gens
Cabane Bleue, 40 pages, 17 €

 

Eh non, cet herbier ne présente pas de feuilles mortes ou de fleurs séchées scotchées sur le papier ! Au lieu de ça, on y trouve 23 portraits de gens, qui n’en sont pas moins des belles plantes. Inspirés de vraies personnes des jardins familiaux de Ris-Orangis, les jardiniers de cet album jeunesse sont observés par le narrateur qui flâne près des jardins communautaires en bas de son immeuble. Les jardiniers, aux portraits diversifiés, drôles et émouvants, apportent aux jeunes pousses différentes approches sur le jardinage, l’agriculture et l’écologie dans cet album riche d’illustrations et d’informations sur les plantes et les différentes manières de cultiver. 

zazimuth semble avoir beaucoup aimé sa lecture : « Magnifique album qui sait allier le poétique et l'humour au pédagogique. Ce livre qui met en scène des jardins ouvriers au cœur d'une grande ville et leur communauté d'habitants permet avec le portrait de jardiniers tous différents et sympathiques d'explorer différentes facettes du jardinage et de l'agriculture. [...] Gros coup de cœur pour ce livre que je recommande d'offrir aux petits comme aux grands. »
 

 

 

 

Jeune adulte : Michelle Quach, Eliza est féministe
Gallimard Jeunesse, traduit de l’anglais par Isabelle Troin, 368 pages, 18,50 €



Eliza est la directrice de publication du journal de son lycée. Intelligente, rigoureuse et sûre d’elle, elle s’est présentée pour en être la rédactrice en chef, le poste de ses rêves, pour lequel elle est d’ailleurs la plus qualifiée. Mais voilà qu’un concurrent inattendu se présente contre elle aux élections : Len DiMartile, un sportif blessé qui voulait passer le temps en rejoignant le journal. Eliza n’a aucun doute : il ne gagnera pas face à elle. Seulement, c’est bel et bien lui qui devient le nouveau rédacteur en chef. Pour Eliza, il est clair qu’elle est victime de sexisme. Sans se laisser aller à ses illusions perdues, elle décide d’écrire un pamphlet pour dénoncer cette discrimination. Elle se retrouve alors à la tête d’un mouvement féministe que le succès de son pamphlet a déclenché dans son lycée… Tout en s’interrogeant sur son aptitude à mener ce mouvement, Eliza pointe du doigt le patriarcat et le sexisme enracinés dans son lycée.

L’accessibilité du roman et ses thèmes ont été très appréciés par FreiheitDR : « La plume de l’autrice est très fluide, très parlante pour les ados comme pour les lecteurs plus âgés. Elle nous propose d’ailleurs de bien chouettes références pour agrandir notre vision des choses et nos connaissances. C’était une très bonne lecture, très fraîche malgré tout, et très militante. »

 


 

 

Imaginaire : Sébastien Coville, L'empire s'effondre, tome 2 : Toucher la peau du ciel
Anne Carrière, 512 pages, 22,90 €




Superbe titre, et couverture non moins remarquable, pour ce deuxième tome de la trilogie SFFF sociale, historique et spirituelle de Sébastien Coville. Ici l'empire continue de s'effondrer, la guerre de faire des victimes, et la pègre et la Foi en tirent évidemment parti. A la fois roman d'aventures, fresque sociale et livre-monde, ce nouvel opus s'avère riche en rebondissements, toujours mené d'une main de maître par son auteur.

Lenocherdeslivres est déjà très impatient de lire le troisième et dernier tome : « Lecture dense mais intense, Toucher la peau du ciel est une expérience intégrale car on ne peut que s’immerger totalement dans l’histoire, au coté de ses protagonistes, s’interroger avec eux sur leurs dilemmes, souffrir lors de leurs combats et des tortures à eux infligées. Et une fois de plus, l’attente, d’autant que les dernières pages ouvrent encore davantage cet univers sur un autre monde, une surprise à venir : allez, plus qu’un an et les réponses arriveront, avec la conclusion de cette trilogie implacable prévue en 2023. »

 


  

Roman d’amour : Lyna Reys, Dark Rose
Harlequin, 348 pages, 16,90 €

 

 

Suite du roman Loving Madness, Dark Rose est une histoire de reconquête. Alors qu’il avait tout pour lui et qu’il vivait avec la femme de ses rêves, Jayde a tout fait foirer. Iris est partie, laissant son cœur et sa vie en vrac. Jayde décide alors de tout faire pour reconquérir son amour. Quel que soit le prix à payer.

Aurelialtdc n’est pas restée de marbre devant cette histoire : « Un texte qui m’a chamboulée et face auquel je n’ai pas pu rester indifférente. C’est à la fois une romance sombre et pleine d’espoir qui met en lumière le meilleur comme le pire de ses protagonistes. »
 


 

 

Non-fiction : Susan Cain, Le bonheur d'être triste
Leduc, 336 pages, 18 €


Aux larmes, citoyens ! Avec ce nouvel essai, Susan Cain propose une alternative au diktat du positivisme abondamment relayé par le développement personnel ces dernières années. Ici, l'autrice de La Force des discrets propose de laisser parler notre part de mélancolie. Car la mélancolie n'est pas un gros mot, mais peut au contraire se révéler source de créativité et même propice à nouer des liens avec les autres. La mélancolie ne serait donc pas une fin en soi ou un frein au bonheur. Une bonne occasion d'ouvrir son cœur donc, et laisser s'exprimer toutes les facettes de ses émotions.

Et une lecture qui fait du bien, selon labookeuse96 : « Ce livre est un condensé de recherches et de témoignages, de tranches de vies. Sont abordés les thèmes du travail, de l'amour, de la créativité, du chagrin, de la vie. Ce roman parle de la vie. Je me suis reconnue bien plus d'une fois (pour ne pas dire très souvent) et il est tout sauf triste, il fait du bien. »

 


 

 

 

Littérature française : Sarah Briand, Les pépins de grenade
Fayard, 234 pages, 18,50 €

 


Que sait-on véritablement de la vie des membres de nos familles ? C’est lors d’un voyage aux Etats-Unis auprès de son nouvel amoureux - et un brin mystérieux - américain que Salomé découvre que son aïeul André est inscrit sur la liste des Justes. Salomé, qui ne sait rien de sa vie, décide d'enquêter sur les traces de ce soldat qui fut capturé par les Allemands pendant la Seconde Guerre mondiale. Mais est-ce vraiment un hasard si Salomé a retrouvé les traces de cet ancêtre ? 

Karine1806 a été séduite par ce roman autant que par ses personnages : « L’histoire et son personnage principal sont touchants, Salomé est même troublante. J’ai refermé ce roman avec une envie d’encore, non pas car le récit me laissait sur ma faim, mais parce que la beauté littéraire qui en découle m’a captivée. »



 

 


Littérature étrangère : Nadia Busato, Padania blues
La Table Ronde, traduit de l'italien par Karine Degliame-O'Keeffe, 272 pages, 22 €

 

De quoi peut rêver une jeune Italienne vivant dans une petite ville de la vallée du Pô, aujourd'hui ? Certainement pas de finir sa vie à Ogno, comme ses parents qu'elle méprise. Non, Barbie est plutôt attirée par la célébrité, les paillettes et le luxe, et compte bien se donner les moyens de ses ambitions. Mais pour ça, il va lui falloir quitter son boulot dans un salon de coiffure et peut-être laisser parler une certaine violence. Pour son deuxième roman, Nadia Busato s'inspire d'un fait-divers aussi étrange que tragique, livrant un portrait bien différent de l'Italie des cartes postales.

manonlitaussi a été happée par ce roman : « La langue est percutante et dynamique à l’image de Barbie qui dénote dans ce village. Barbie est une héroïne très impressionnante, dans son monde, elle connaît ses objectifs et rien ne pourra l’arrêter. »


 


Polar & thriller : Kotaro Isaka, Bullet Train
Presses de la Cité, traduit du japonais par Céline Cruickshanks, 336 pages, 22 €
 

 
Le Shinkansen arrive en gare, avez-vous bien pensé à recharger votre revolver ? Simple précaution pour avoir un peu plus de chances d’arriver à destination, car dans le Shinkansen, aussi appelé Bullet Train, cinq tueurs font le voyage. Kimura garde son arme à feu dans son sac et cherche la vengeance. Sa cible a laissé son fils de 6 ans entre la vie et la mort en le poussant du haut d’un toit… Et sa cible est un collégien. Mais Kimura est loin d’être le seul à être armé, sinon ça ne serait pas drôle. Citron et Mandarine, aussi improbable que cela puisse paraître au vu de leurs noms, sont aussi là pour affaires. Minegishi, un gangster redouté, les a chargés de ramener son fils, qui a été kidnappé, mais aussi la valise contenant la rançon, le beurre et l’argent du beurre quoi. Par contre, avec une telle mission, rien ne laisse présager qu’eux sont là pour beurrer les tartines. Nanao, un autre assassin, est particulièrement malchanceux. En effet, il doit récupérer ladite valise lui aussi. Dans ce thriller récemment adapté en film (et avec Brad Pitt à l'écran svp), la situation est explosive, les personnages sont sombres et l’humour aussi. C’est par hasard que les tueurs se croisent, puis se perdent dans les wagons du Bullet Train.

Pour Cath_Perrin, ce sont les personnages qui portent le thriller (et ils le font bien) : « Si Bullet Train est à la fois une lecture amusante et glaçante, c’est grâce aux personnages. Certains font rire (mais vous n’auriez jamais envie de les croiser) et un autre vous fait perdre toute confiance en l’humanité. »



 



 

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