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10 nouveaux livres recommandés par les lecteurs ce 15 février 2024
Quels sont les meilleurs livres à lire cette semaine ? 

 

Article publié le 15/02/2024 par Nicolas Hecht, Pierre Krause et Déborah Zitt

 

 

 


Chaque semaine depuis 2020, nous vous conseillons 10 livres dans 10 genres différents, plébiscités par la communauté Babelio et parus récemment en librairie (retrouvez ici le premier épisode des Livres du moment, pour un instant nostalgie). Notre volonté de vous faire explorer de nouveaux horizons littéraires et découvrir de nouveaux/nouvelles auteur(ice)s est toujours intacte ! Un nouvel épisode de cette série vous attend juste ici, avec comme à chaque fois une présentation rédigée par l'équipe de Babelio, et un extrait de critique.

  

 

 

 

Manga : Kazumi Yamashita, Land, tome 1
Mangetsu, traduit du japonais par Miyako Slocombe, 368 pages, 9,95 €

 

Annoncé avec grande emphase par l’éditeur sur ses réseaux sociaux, nul doute que cette saga de seinen était très attendue par les amateurs et amatrices du genre. D’autant plus lorsque l’on sait que nous avons sous les yeux la première traduction française de la mangaka multi-primée au Japon. Elle nous transporte au sein d’une communauté nichée au cœur de la montagne. Terrorisés par les Kamis, divinités pourtant censées les protéger, les habitant(e)s acceptent d’étranges coutumes : ici, personne ne vit au-delà de 50 ans et la politique de l’enfant unique est en vigueur. C’est dans cet étrange environnement que grandit l’insouciante Ann. Il est d’ailleurs grand temps pour elle de braver le plus grand des secrets : que se cache-t-il au-delà des hauteurs ?

Le style graphique n’est pas non plus en reste selon Bananulphe : « J'aime bien son encrage à la plume un peu fragile qui n'essaye pas d'être toujours nickel, et j'aime bien ses persos d'enfants et l'héroïne en particulier qui ont régulièrement des visages très réussis avec des expressions de visages très vivantes. [...] Bref, un récit plein de mystères très accrocheur. Je recommande et j'ai hâte de découvrir la suite. »

 


 

 

 

Jeunesse : Balint Zsako, Un beau voyage
Saltimbanque, 184 pages, 19,90 €

 

 

Que peut donc bien transmettre un album sans mots ? Eh bien déjà, il permet à ses jeunes lecteurs et lectrices d’éveiller les pouvoirs de leur imagination. Et entre nous, on sait bien que ce n’est pas rien ! Au fil des pages et des dessins, nous voici embarqués aux côtés d’un lapin qui a perdu sa famille et qui est pourchassé par un grand méchant loup. Heureusement, un arbre bienveillant viendra à sa rescousse. On assiste alors à la naissance d’une amitié douce et poétique au cours d’un beau voyage, où les liens se tisseront au fur et à mesure des péripéties, et où celui qui aura besoin de soutien - s’il n’est pas toujours celui que l’on pense - trouvera toujours la patte tendue de son nouvel ami.

Une réussite pour Tachan : « Album à découvrir seul ou accompagné, album à admirer ou à décortiquer, Un beau voyage frappe en tout cas par l'imaginaire doux et pourtant puissant qu'il déploie à travers un schéma amical simple et des personnages à l'origine de bien des histoires pour enfants mais qui prennent une autre dimension ici. La richesse des albums muets n'est décidément plus à vanter. »

 

 

 

 

 

Jeune adulte : Amélie Antoine, Ne vois-tu rien venir ?
Syros, 304 pages, 15,95 €

 

 
Orlane est une élève de troisième sage et sans histoire qui vient d’arriver dans la région et qui ne connaît donc encore personne à l’école. Pourtant, dès le premier jour, elle semble être la cible de certains de ses camarades de classe et de Sarah en particulier, une jeune fille ultra-populaire du collège. Sarah et ses amis se moquent de son physique, de son attitude, de tout et de rien en somme, puisque la moindre chose devient prétexte. Un engrenage se met en place, lentement et sûrement. Mais comment y mettre fin ? Et à qui en parler ? 

mamzellepotter a trouvé ce roman aussi utile qu'efficace : « Un roman poignant et utile autour du harcèlement scolaire. Dans ce roman, les deux points de vue : celle qui harcèle, celle qui est harcelée et une tragédie qui se dessine ! C’est un roman utile, à glisser entre toutes les mains adolescentes, car le harcèlement est toujours - malheureusement - un thème actuel et cruel auquel de nombreux adolescents sont confrontés. J’ai aimé ce roman que j’ai lu d’une traite à cause de son intrigue, mais aussi grâce à cette plume d’Amélie Antoine qui est de qualité, très fluide et qui nous permet de nous entraîner dans cette histoire bien rythmée, bien construite. »

 

 

 

 

Imaginaire : GennaRose Nethercott, La Maison aux pattes de poulet
Albin Michel Imaginaire, traduit de l'anglais par Anne-Sylvie Homassel, 528 pages, 24,90 €

 

 

Malgré les apparences, ce livre n'est pas un hommage à la chaîne de fast-food KFC, spécialisée dans les plats à base de gallinacés. Non, ici nous plongeons dans le folklore d'Europe de l'Est, dans des mythes et autres contes qui ont traversé le temps. Car cette « maison aux pattes de poulet », c'est celle de la Baba Yaga, sorcière du folklore slave. Une maison dans laquelle vont s'installer Isaac et Bellatine, des frères et sœurs affublés de dons encombrants : alors qu'Isaac peut imiter et devenir n'importe quelle personne, Bellatine possède des mains qui donnent vie à l'inanimé. A travers eux et des points de vue variés, le roman déploie une ode aux contes, à ce qu'ils charrient d'Histoire, de drames, de quête d'identité, et ici une confrontation à un méchant symbolique : Ombrelongue.   

Un premier roman remarqué outre-Atlantique, qui a beaucoup plu à JustAWord : « Émouvant, dur et particulièrement addictif, le roman de GennaRose Nethercott est un fabuleux conte sur la puissance des contes, le genre d’histoire qui survit longtemps une fois la dernière page tournée. La Maison aux pattes de poulet vous emmène loin, sur les terres de la mémoire, et vous survivrez pour raconter. Racontez des histoires, oui, continuez. Toujours. »


 

 

 

 

Roman d’amour : Vanessa L.S. Degardin, Nos préjugés
Black Ink, 510 pages, 19 €

 

 
Retour sur les bancs de l’université, ses clans, ses conflits et ses premiers amours (?) avec cette romance signée Vanessa L.S. Degardin. Jeune étudiante, Evy se réjouit : elle intègre enfin l’équipe des cheerleaders de son université ! Mais la joie est de courte durée… Si elle est passionnée par cette discipline, elle a plus de mal avec… les basketteurs (!), qu'elle va pourtant côtoyer au quotidien. Iksander, le capitaine de l’équipe, correspond d’ailleurs à tous les préjugés qu’elle a sur les sportifs. De son côté, lui est persuadé que les cheerleaders n’ont aucune jugeote. L’ambiance sur le terrain s’annonce donc plutôt tendue, à moins que…

Les romances universitaires sont de celles qui font vibrer le cœur d’addict_romance_thriller_06 : « C'est piquant, drôle, caliente. Entre jalousie, amour, complication, tension, coup bas, amitié, classe sociale, sentiments, on ne peut que le dévorer, tout est réuni pour nous tenir en haleine jusqu'au bout, impossible de s'ennuyer, il se dévore rapidement. »

 

 

 

 

Non-fiction : Alice Raybaud, Nos puissantes amitiés
La Découverte, 300 pages, 20 €

 

 

Et si l'amitié était le plus beau des sentiments ? Une inclination qui engage mais oblige peu, dont les joies et les tristesses peuvent être autant, si ce n'est plus, intenses que celles de l'amour. Pour autant, Alice Raybaud fait le constat dans cet essai que l'amitié est souvent déconsidérée, ou peu considérée, au profit de l'amour et de la famille. Or, il y a une portée émancipatrice, libératrice et politique essentielle dans ce sentiment, que ce livre entend remettre à sa juste place.

Un livre très pertinent pour louisemngs : « Dans le livre d'Alice Raybaud se côtoient témoignages, études sociologiques, histoire de l'amitié... tout un panel d'informations et d'écrits absolument passionnants sur divers sujets liés à l'amitié : avoir des enfants, être queer, vieillir ensemble, valoriser davantage les relations amicales par rapport aux relations amoureuses, etc. Je ne peux que vous conseiller de le lire, c'est très très très bien ! »


 

 

 

Littérature française : Antoine Volodine, Vivre dans le feu
Seuil, 176 pages, 19 €
 

 


Les fidèles d’Antoine Volodine auront sûrement une petite larme à l'œil en apprenant que l’écrivain signe ici son dernier livre sous ce pseudo. Qu’ils se réjouissent tout de même en sachant qu’ils ont encore un beau récit à découvrir, un récit autonome dans lequel on découvre un soldat qui voit arriver la flamme qui le brûlera. Le soldat n’a plus qu’une fraction de secondes à vivre alors il en profite pour s’inventer une vie, flamboyante forcément. Une jolie métaphore de l’écrivain qui va rendre la plume ? 

Dernier livre signé Volodine mais certainement pas une dernière lecture pour Lyteem qui n’en a pas fini avec l’auteur : « Alors que j’étais très curieux mais craignais d’être allergique à ce genre, j’ai été agréablement surpris. L’écriture est maîtrisée et, hormis peut-être à l’occasion de certains passages descriptifs, le texte est prenant. L’auteur a eu de nombreuses bonnes idées et cultive un humour, souvent cynique, réussi. L’expérience fut ainsi pour moi concluante et je tâcherai de poursuivre ma découverte de cet écrivain aux multiples identités. »


 

 

 

 

Littérature étrangère : Hannah Kent, Incandescentes
Presses de la Cité, traduit de l'anglais par Sarah Tardy, 576 pages, 24 €

 

 
Après son remarqué A la grâce des hommes en 2014, Hannah Kent poursuit son exploration de la puissance du roman historique, et du XIXe siècle en particulier, avec ce nouveau livre. On y suit Hanne, une jeune femme issue d'une famille luthérienne vivant en Prusse. Hanne a un rapport particulier à la nature, un rapport intime et magique. Quand elle rencontre Thea, le coup de foudre est immédiat. Or, le destin va les pousser, en tant que luthériennes, à quitter la Prusse pour l'Australie. Un voyage difficile, risqué, où s'ouvre une autre partie du roman, teintée de fantastique. Mais qu'adviendra-t-il de leur amour sur ces nouvelles terres lointaines ? Et de cette fascination pour la nature ?

Leslecturesdadelaide n'attendait pas forcément grand-chose de ce livre, qui se révèle pourtant un grand coup de cœur : « Ce roman rend un vibrant hommage à la puissance de la nature, qui devient religion. Une clairière devient cathédrale. La vie et la mort s’entremêlent, le lecteur est ballotté par les émotions d’Hanne autant que par le souffle du vent. Un véritable voyage d’une grande beauté, poétique et onirique. Ce roman est pour moi un chef-d’œuvre. Ne passez pas à côté. »

 

 

 

 

Polar & thriller : François Médéline, La Résistance des matériaux
La Manufacture des livres, 496 pages, 21,90 €

 

 

Un polar hautement politique, cela fait longtemps que nous n’en avions pas mis en avant dans cette rubrique. Place donc à cette résistance des matériaux qui s’inspire directement de l’affaire Jérôme Cahuzac, de son argent caché dans un compte suisse et ses prises de parole répétées pour clamer son innocence. Ce sont avec ces éléments réels mais remixés que jongle François Médéline dans ce roman où les complots se succèdent aux boules puantes. Ministres, hommes d’affaires et hommes de l’ombre : tous essaient de se protéger d’un scandale potentiel tout en essayant d’en tirer de quelconques profits politiques. 

Matatoune a aimé se perdre dans les arcanes du pouvoir : « La complexité de l’affaire est parfaitement documentée ! François Médéline réussit une fiction si réelle que le lecteur se prend à la détricoter en faisant des comparaisons avec des affaires réelles. Passionnante et très bien écrite, cette intrigue mérite toute notre attention pour comprendre les méandres des relations des puissants et tenter d’en déjouer leurs manipulations. Une belle découverte pour moi ! »

 

 

 

 

 

BD : Marzena Sowa et Emilie Plateau, Vivian Maier : Claire-obscure
Dargaud, 136 pages, 19,95 € 



Elle est aujourd'hui considérée comme l’une des plus grandes photographes du XXe siècle. Mais cela n’a pas toujours été le cas. Nounou pour une famille américaine, Vivian Maier n’a jamais présenté une seule de ses photos de son vivant malgré le fait qu’elle ne se déplaçait absolument nulle part sans son appareil photo (on parle de 120 000 photos dont plusieurs qui n’ont jamais été développées de son vivant). Ce n’est qu’après sa mort que ses photos sont découvertes, presque par hasard, puis dévoilées au monde entier. C’est son histoire que racontent et dessinent Marzena Sowa et Emilie Plateau dans cette biographie dessinée.

Une biographie loin des clichés pour Alovexis : « L'histoire de l'une des plus grandes photographes au monde. Vivian Maier est une icône de la "street photography" à travers ses tours du monde et son quotidien à Chicago. On y découvre une femme qui malgré son amour pour l'art, prenait du temps pour les plus démunis. Cependant, elle avait peu le temps pour elle à cause de son travail précaire et instable de nounou… »

 

 

 

 

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