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10 nouveaux livres recommandés par les lecteurs ce 22 février 2024
Quels sont les meilleurs livres à lire cette semaine ? 

 

Article publié le 22/02/2024 par Pierre Krause et Nathanaëlle Leclaire

 

 


Chaque semaine depuis 2020, nous vous conseillons 10 livres dans 10 genres différents, plébiscités par la communauté Babelio et parus récemment en librairie (retrouvez ici le premier épisode des Livres du moment, pour un instant nostalgie). Notre volonté de vous faire explorer de nouveaux horizons littéraires et découvrir de nouveaux/nouvelles auteur(ice)s est toujours intacte ! Un nouvel épisode de cette série vous attend juste ici, avec comme à chaque fois une présentation rédigée par l'équipe de Babelio, et un extrait de critique.

 

  

  

Jeunesse : Louis Thomas & Séverine Vidal, Le Livre qui commence par la fin
Editions Sens dessus dessous, 48 pages, 16 €

 

 

La mort et le deuil sont des sujets sensibles, même lorsqu'on est adulte. Alors, comment préparer en douceur les enfants à ce type d'expériences douloureuses qui font partie de la vie ? Louis Thomas propose dans cet album de donner la parole non pas aux adultes, mais aux enfants, afin de leur laisser la possibilité d'expliquer leurs propres ressentis. Il ne se veut pas pédagogique, mais plutôt informatif. Parce qu'il y a autant de manières de vivre le deuil qu'il y en a d'être en vie, cet album permet de montrer les perceptions diverses des enfants, quant à ce sujet souvent difficile à aborder.

Un album nécessaire selon LivresdAvril : « Ici, il s'agit réellement d'inviter l'enfant à partager son émotion et ses pensées face à l'idée de la mort. Qu'il y ait été confronté par la perte d'un proche ou qu'il n'en ait qu'une représentation floue, ce concept interroge et inquiète les enfants. Il est important de les laisser s'exprimer à ce sujet. Et, pour tout dire, ce livre me semble idéal pour cela. »

 

 

 

 

 

Jeune adulte : André Borbé, Nos vies en verre
Alice, 184 pages, 14 €

  

Que fait Hélène sur la plage de cette étrange île ? Il y a encore quelques minutes elle… non, elle ne se souvient pas. Même son prénom semble lui échapper. Une communauté semble l’accueillir, une communauté de jeunes gens à qui il est arrivé la même chose et qui n’ont pas plus de souvenirs qu’elle. Cette communauté a d’ailleurs une tâche bien précise : récupérer les bouteilles jetées à la mer sans jamais lire les messages qu’elles contiennent. Est-ce la nouvelle vie d’Hélène ?

KeroulenBib a été charmée : « Un roman étrange et envoûtant, au rythme doux, qui nous happe totalement. J'ai particulièrement adoré suivre le quotidien d'Hélène ("Sirène") sur l'île, sa découverte des lieux, les mystères qui lui sont révélés peu à peu, les missions qu'elle accomplit au sein de la communauté. Dans ce roman, il est question de missions données à chacun dans un monde parallèle, de destinées qui se rencontrent, d'entraide que l'on est voué à apporter pour se réaliser soi-même. Un beau roman, original et poétique. »

 

 

 

 

Imaginaire : Lavie Tidhar, Central Station
Mnémos, traduit de l’anglais par Julien Bétan, 256 pages, 20,50 €

 

 

Si Boris Chang n’a pas mis les pieds à Central Station depuis des années, c’est parce qu’il a longtemps vécu sur Mars. Le retour est vertigineux, Central Station étant devenu un immense hub où l’humanité entière s’est réfugiée pour échapper à la guerre et à la pauvreté. Ce sont ces histoires (lointaines ?) d’hommes et de femmes venus de la Terre entière que raconte Lavie Tidhar dans ce roman de science-fiction où l’utopie n’est pas un vilain mot.

Pas juste un livre pour JustAWord : « Faux roman mais vraie prouesse qui subjugue par sa foisonnance d’idées, de genres et de personnages formidables, Central Station est une preuve supplémentaire que Lavie Tidhar est un immense auteur de science-fiction. Il ne vous reste plus qu’à prendre le départ pour une destination complètement dépaysante et pourtant, en un sens, tellement familière ».

 

 

 

 

Roman d’amour : Sia Raven, Night Vision, tome 1 : Another Life
Juno Publishing, 258 pages, 20,50 €

 

 
Débrouillarde depuis sa tendre enfance, Mackenzie n'a besoin de personne. Elle se débrouille jusqu'au jour où un avocat doit intervenir pour la sortir d'une situation inconfortable. Elle ne veut ni de son aide ni de son écoute, elle sait faire les choses seule, depuis son enfance passée en orphelinat. Néanmoins, celui-ci va venir bousculer son quotidien avec une annonce inattendue, et va peut-être même bousculer son cœur. Mackenzie saura-t-elle faire confiance à quelqu’un d’autre qu'elle-même ?

Un récit aux personnages attachants comme le dit MonUniversdeLecture : « 2e coup de coeur, l'année commence bien ! [...] Le personnage de Mackenzie m'a beaucoup touchée : son passé est difficile mais elle a su s'entourer des bonnes personnes et se débrouiller pour devenir une femme forte avec beaucoup de caractère [...] Quant à Zane, j'ai tout de suite été charmée par son instinct de protection. »

 

 

 

 

Non-fiction : Alessandra Ballotti et Frédérique Toudoire-Surlapierre, Scandinavie, un voyage magnétique
La Martinière, 256 pages, 39 €

 

 

Ce n’est pas un simple guide de voyage que proposent les auteurs dans cet ouvrage mais une vraie invitation à regarder autrement la Scandinavie, une région parfois boudée par les Européens en quête de chaleur. C’est un voyage certes que les auteurs nous proposent, mais un voyage sensoriel à travers la littérature, la photographie, la peinture et bien sûr la poésie. De quoi rendre justice à cette région aussi magnétique que méconnue ?

Fortuna y a retrouvé ce qu’elle aime dans cette région : « On y retrouve le calme, le silence, l'amour de la nature, le sentiment d'être plus proche de l'essentiel malgré la nuit, le froid et la solitude qui guettent et peuvent vous entraîner dans leur obscurité. Un incontournable pour les amoureux de la Scandinavie. »

 

 

 

Littérature française : Estelle-Sarah Bulle, Basses terres
Liana Levi, 208 pages, 20 €
 

 


Un volcan se réveille et fait trembler la terre autour de lui. Nous sommes en 1976 en Guadeloupe et la plupart des habitants des basses terres quittent tout en un instant pour la Grande-terre qui les mettra à l'abri. C’est le cas de la famille Bévaro qui décide de partir chez l’ainé Elias. Tous sauf Eucate, qui décide quant à lui et au mépris du danger, de rester avec sa petite-fille Anastasie. Que sait-il que les autres ne savent pas ?

Une vraie œuvre d’art pour Cassiopee42 : « Estelle-Sarah Bulle a une écriture très agréable liant descriptions précises et événements marquants. Son style est accrocheur, on s’attache aux protagonistes, on les accompagne un bout de chemin en voulant connaître leur devenir. Leurs portraits sont délicats, emplis d’humanité, de réalisme. Cette lecture est une vraie "peinture" d’une époque et d’un lieu, avec toutes les difficultés, les joies, les relations qui se nouent. C’est une excellente représentation de ce microcosme avec tout ce qui s’y joue. »

 

 

 

 

Littérature étrangère : Susanna Harutyunyan, Le Village secret
Les Argonautes, traduit de l’arménien par Nazik Melik Hacopian-Thierry, 224 pages, 22 €

 
C’est un village qui n’existe pas sur les cartes et dont personne ne parle. Ses habitants sont des réfugiés de plusieurs massacres qui ont successivement ébranlé la région. Tout le monde est le bienvenu à condition de respecter les règles établies par son charismatique et étonnant chef, un certain Harout. Une arrivée massive de rescapés d’un autre massacre menace subitement l’équilibre de ce village. D’autant que l’une d’eux est enceinte de l’ennemi...

Un roman beau et puissant pour LaBibliothequeDeReb : « Dans ce livre, l’horreur totale côtoie la poésie de la nature, provoquant en moi une ambivalence délicieuse, celle que seuls les livres arrivent à nous faire vivre. Susanna Harutyunyan nous fait sentir le poids de l’Histoire qui pèse sur son peuple arménien, la honte qui glisse dans leur sang et la volonté d’exister autrement que par l’Histoire justement. »

 

 

 

 

Polar & thriller : Olivier Bordaçarre, La Disparition d'Hervé Snout
Denoël, 368 pages, 21 €

 


Qu’est-il arrivé à Hervé Snout, le directeur de l’abattoir qui n’est pas rentré chez lui le jour de son anniversaire ? La police ne prend pas très au sérieux les craintes de son épouse. Peu à peu, le portrait de cet homme se dessine, peu flatteur. Cet homme largement détesté autour de lui a-t-il été tué ? A-t-il disparu volontairement ? Et une question qui reste en suspens : peut-on travailler dans un abattoir où la mort est omniprésente sans devenir fou ?

C’est plus qu’un polar pour Pol-Art-Noir : « Olivier Bordaçarre est un observateur attentif. Sans jamais forcer le trait, il dresse un portrait marmoréen de la misère ordinaire, celle qui guette, tapie dans l’ombre, et qu’on côtoie au jour le jour en détournant le regard. Sombre jusqu’aux extrêmes, La Disparition d’Hervé Snout est un drame savamment construit, déroutant, dérangeant, qui appuie là où ça fait mal. Le genre de littérature dont on peut se payer une tranche. De temps en temps… »

 

 

 

 

 

BD : Hans Jorgen Sandnes, Ophélia et les abysses
Jungle, traduit du norvégien par Aude Pasquier, 145 pages, 13,95 € 



Depuis qu’elle habite une petite ville côtière de Finlande, Ophélia se passionne pour les animaux marins. Son pêcheur de voisin l’emmène d’ailleurs parfois avec lui pour quelques virées en mer. Un jour, alors qu’elle contemplait justement les flots, Ophélia aperçoit une forme très étrange. Quelle est cette créature ? La jeune fille va tout faire pour en avoir le cœur net, quitte à braver mille dangers.

ShayHlyn_Farfouine a plongé tête la première : « Un volume qui laisse présager, peut-être, une suite à cette aventure. Ce qui ne serait pas pour déplaire, au contraire. Ophélia est une jeune fille dynamique et attachante, dans une famille déjà aimante et plutôt typée sport à gogo ! Sans oublier Bernard, qui est un voisin comme on en aimerait 1000, gros nounours au cœur tendre entre protecteur et complice des aventures de Ophélia et les Abysses. ».

 

 

 

Manga : Sakumo Okada, Joyeux démons 
Atelier Akatomb, traduit du japonais par Dominique Sylvain, 224 pages, 14,80 €

 

Joyeux démons est un recueil composé de 7 histoires qui mettent en scène des personnages du folklore japonais, notamment les yokaïs, démons maléfiques. Au fur et à mesure des récits, se fait jour une troublante ressemblance avec des réalités sociales et violentes de notre monde. Ici, le fantastique permet de maquiller les messages politiques et sociaux abordés par Sakumo Okada, dans un manga conscient des problématiques actuelles, et qui sait les dénoncer tout en préservant une trame narrative inscrite dans un univers folklorique.

Un pont entre conte et réalité joliment érigé selon Les_livres_de_toutoune : « Quel talent de réussir à jongler avec ces petits démons pour évoquer des thèmes actuels. Ce livre n'est pas seulement un manga, il fait passer des messages forts sur les violences quelles qu'elles soient, comme la maladie mentale, le racisme, le harcèlement scolaire et la violence faite aux femmes étouffée par des hommes aux pouvoirs. »

 


 

 

Vous avez, vous aussi, des livres récents à recommander ? N'hésitez pas à partager vos lectures en commentaire de cet article !

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