AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio

Note moyenne 4.44 /5 (sur 15 notes)

Nationalité : Iran
Né(e) à : Ahvaz , 750
Mort(e) à : Bagdad , 815
Biographie :

Abû Nuwâs, de son vrai nom al-Ḥasan Ibn Hāni’ al-Ḥakamī (en arabe : أبو نواس الحسن بن الهانئ الحكمي), est un poète arabo-persan.

Considéré en son temps comme le plus grand poète arabe classique, il est aujourd'hui très populaire dans les pays de langue arabe.

Abû Nuwâs est l'un des plus importants représentants de ce courant poétique des VIIIe-IXe siècles, qui cherchait à s'écarter des codes et des thèmes de la poésie ancienne, d'inspiration bédouine, en mettant en avant une poésie d'amour, bachique et érotique, inspirée de la vie citadine.

Connu aujourd'hui pour sa poésie érotique, mais il est aussi l'auteur de poésie ascétique (zuhdiyya), ou encore des panégyriques (madîh) adressés à ses patrons. On lui attribue par ailleurs la paternité du genre des tardiyyât (scènes de chasse).
+ Voir plus
Ajouter des informations
Bibliographie de Abû-Nuwâs   (3)Voir plus

étiquettes

Citations et extraits (22) Voir plus Ajouter une citation
Luniver   25 février 2014
Le vin, le vent, la vie de Abû-Nuwâs
J'ai quitté les filles pour les garçons

et, pour le vin vieux, j'ai laissé l'eau claire.

Loin du droit chemin, j'ai pris sans façon

celui du péché, car je le préfère.

J'ai coupé les rênes et sans remords

j'ai enlevé la bride avec le mors.
Commenter  J’apprécie          470
k.ajana__hotmail.com   25 octobre 2012
Le vin, le vent, la vie de Abû-Nuwâs
Dis-moi : « voilà du vin ! », en me versant à boire.

Mais surtout, que ce soit en public et notoire.

Ce n’est qu’à jeun que je sens que j’ai tort.

Je n’ai gagné qu’en étant ivre-mort.

Proclame haut le nom de celui que tu aimes,

car il n’est rien de bon dans les plaisirs cachés.

ألا فاسقني خمراً وقل هي الخمر ولا تسقني سراً إذا أمكن الجهر

فما العيش إلا سكرة بعد سكرة فإن طال هذا عندها قصر الدهر
Commenter  J’apprécie          290
Luniver   27 février 2014
Le vin, le vent, la vie de Abû-Nuwâs
Ô mes amis, puisse mon infortune

vous servir de leçon ! N'offrez pas de festin

de noce, car vite au chagrin

le bonheur fera place. Le mariage est une

éternelle prison pour nos mésaventures.

Restez-donc loin des femmes, et masturbez-vous !

Il n'est rien de meilleur ici-bas, après tout.
Commenter  J’apprécie          290
Luniver   28 février 2014
Le vin, le vent, la vie de Abû-Nuwâs
Ibrâhim an-Nazzâm nous tient

de vrais propos blasphématoires.

Il me surpasse en athéisme

et son hérésie est notoire.

Lui dit-on : « Que bois-tu ? » Il répond : « Dans mon verre ! »

Lui dit-on : « Qu'aimes-tu ? » Il répond : « Par-derrière ! »

— « Et que délaisses-tu ? » Réponse : « La prière ! »

On lui dit : « Que crains-tu ? » Il dit : « Rien que la mer ! »

On lui dit : « Que dis-tu ? » Il dit : « Ce qui est mal ! »

Puisse Dieu le brûler dans le feu infernal.
Commenter  J’apprécie          184
Luniver   26 février 2014
Le vin, le vent, la vie de Abû-Nuwâs
De bon matin, un faon gracieux me sert à boire.

Sa voix est douce, propre à combler tous les vœux.

Ses deux accroche-cœurs sur ses tempes se cabrent.

Toutes les séductions me guettent dans ses yeux.

C'est un Persan chrétien, moulé dans sa tunique,

qui laisse à découvert son cou plein de fraîcheur.

Il est si élégant, d'une beauté unique

qu'on changerait de foi — sinon de Créateur —

pour ses beaux yeux. Si je ne craignais pas, Seigneur,

d'être persécuté par un clerc tyrannique,

je me convertirais, en tout bien tout honneur.

Mais je sais bien qu'il n'est qu'un Islâm véridique...
Commenter  J’apprécie          170
Luniver   25 février 2014
Le vin, le vent, la vie de Abû-Nuwâs
Dis-moi : « Voilà du vin ! », en me versant à boire.

Mais surtout, que ce soit en public et notoire.

Ce n'est qu'à jeun que je sens que j'ai tort.

Je n'ai gagné qu'en étant ivre-mort.

Proclame haut le nom de celui que tu aimes,

car il n’est rien de bon dans les plaisirs cachés.
Commenter  J’apprécie          170
 Abû-Nuwâs
coco4649   17 mai 2020
Abû-Nuwâs
Le billet doux





À mon avis, seul un jeune homme au cœur de glace

oserait déchirer le papier de ma lettre.

Les feuilles de papier ont, dans mon coeur, la place

que l’ouïe et la vue occupent dans ma tête.

Que meure le papier, avec lui les amants

mourraient, soit de chagrin, soit de mélancolie.

Si le suprême Imâm me fait assez puissant,

l’ennemi du papier devra perdre la vie.

Oui, je lui donnerai, au réveil, un breuvage

mortel, auquel jamais buveur n’a survécu.

Quelle étrange conduite ! Une fois qu’il l’a lu,

par désespoir il va détruire mon message.

Tu es fou ! Que t’importe, à toi, son contenu,

puisque j’aime l’auteur de ce marivaudage ?

À quoi bon, si ses doigts ont fini leur ouvrage

et le roseau et l’encre aussi, bien entendu.

Commenter  J’apprécie          150
k.ajana__hotmail.com   25 octobre 2012
Le vin, le vent, la vie de Abû-Nuwâs
La religion d’Abu-Nuwas



Cinq fois par jour je fais pieusement mes prières.

Docile, je confesse l’Unité de Dieu.

Je fais mes ablutions lorsqu’il me faut les faire.

Je ne repousse pas l’humble nécessiteux.

Une fois l’an, j’observe tout un mois de jeûne.

Je me tiens à distance de tous les faux dieux.

Il est vrai, cependant, que point ne suis bégueule

et que j’accepte un verre quand il est en jeu.

J’arrose de vin pur la bonne viande

de chevreaux et cabris gras et pleins de saveur,

avec œufs et vinaigre et des légumes tendres,

souverains contre la migraine du buveur.

Et quand un gibier passe à ma portée,

Je me jette dessus comme un loup affamé.

Mais je laisse à l’Enfer l’hérétique portée

des Shiites, pour qu’ils y brûlent à jamais.



أصلي الصلاة الخمس في حين وقتها وأشهد بالتوحيد لله خاضعا

وأحسن غسلي إن ركبت جنابة وإن جاءني المسكين لم أك مانعا

وإني وإن حانت من الكاسِ دعوة إلى بيعة الساقي أجبت مسارعا

وأشربها صرفاً على جنب ماعز وجدي كثير الشحم أصبح راضعا

وجواذب حوّاري ولوز وسكر وما زال للخمار ذلك نافعا

وأجعل تخليط الروافض كلهم لنفخة بختيشوع في النار طائعا
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          120
Luniver   27 février 2014
Le vin, le vent, la vie de Abû-Nuwâs
Ce que les pantalons ont caché se révèle.

Tout est visible. Rince-toi l'œil à loisir.

Tu vois une croupe, un dos mince et svelte

et rien ne pourrait gâcher ton plaisir

On se chuchote des formules pieuses...

Dieu, que le bain est chose délicieuse !

Même quand, venant avec leurs serviettes

Les garçons de bain ont troublé la fête.
Commenter  J’apprécie          130
k.ajana__hotmail.com   25 octobre 2012
Le vin, le vent, la vie de Abû-Nuwâs
J’ai quitté les filles pour les garçons



et pour le vin vieux, j’ai laissé l’eau claire.



Loin du droit chemin, j’ai pris sans façon



celui du péché, car je le préfère.



J’ai coupé les rênes et sans remords



j’ai enlevé la bride avec le mors.



Je meurs d’amour pour lui, en tout point accompli



et qui se perd en entendant de la musique.



Mes yeux ne quittent pas son aimable physique,



sans que je m’émerveille à le voir si joli.



Sa taille est un roseau, sa face est une lune



et de sa joue en feu ruisselle la beauté.



Je meurs d’amour pour toi, mais garde mon secret :



Le lien qui nous unit est une corde sûre.



Que de temps il fallut, pour te créer, aux anges !



Tant pis pour les envieux : je chante ta louange.



Ce que les pantalons ont caché se révèle.



Tout est visible.



Rince toi l’oeil à loisir.



Tu vois une croupe, un dos mince et svelte



Et rien ne pourrait gâcher ton plaisir.



On se chuchote des formules pieuses…



Dieu que le bain est chose délicieuse !



Même quand, venant avec leurs serviettes,



Les garçons de bain ont troublé la fête.





+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          110

Acheter les livres de cet auteur sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox

Listes avec des livres de cet auteur


Quiz Voir plus

John Le Carré ou pas ?

La Mémoire dans la peau est un roman de ...

John Le Carré
Robert Ludlum

15 questions
12 lecteurs ont répondu
Créer un quiz sur cet auteur

.. ..