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Note moyenne 3.64 /5 (sur 654 notes)

Nationalité : Espagne
Biographie :

L'Anonyme de Ripoll, auteur de "Le Chansonnier amoureux - Carmina Rivipullensia", est probablement un moine copiste du XIIème siècle du monastère bénédictin de Ripoll.

Source : Editions du Rocher
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Bibliographie de Anonyme de Ripoll   (1)Voir plus

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Citations et extraits (77) Voir plus Ajouter une citation
Nastasia-B   04 janvier 2019
Le Roman de Renart de Anonyme de Ripoll
Mais le monde est si méchant,

si médisant, si répugnant

qu'il jure avoir vu ce qu'il ignore

et qu'il blâme ce qu'il faut louer !



(Mes li secles est si maveis,

Si mesdisans et si pugnés,

Qu'il tesmoinne ce qu'il ne voit

Et blame ce que loer doit.)



Branche I, Le Jugement de Renart (vers 195-198).
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LydiaB   03 avril 2013
Le Chansonnier amoureux. Carmina Rivipullensia de Anonyme de Ripoll
Si se révélait véridique ce que montrent les songes,

j'en serais très heureux, après avoir vu celui-ci.

Une nuit obscure où j'étais couché, solitaire,

devant mes yeux est passée une agréable apparition.

Sa beauté d'abord m'a jeté dans un grand doute :

n'était-ce pas la demoiselle que j'avais le jour hélée ?

Mais dès que la grâce supérieure de celle-ci m'eut frappé,

aussitôt, oubliant l'autre, je lui ai caressé les seins.

Elle est venue dans mes bras, a posé sa poitrine contre la mienne ;

de toutes les manières la belle m'a appliqué des baisers,

et j'en ai ressenti un plaisir que presque aucune autre ne me donnerait

Je lui rends ses baisers. Cependant un vain espoir m'emportait.

Car quand j'ai voulu étreindre son tendre cou,

elle s'est enfuie je ne sais où, sans proférer le moindre mot.

De cela je suis grandement affligé, mais je le serais, je pense, plus encore,

si ce que j'ai obtenu en songe, éveillé je le gardais pour moi.

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LydiaB   28 octobre 2010
Le Roman de Renart de Anonyme de Ripoll
Seigneurs, vous avez assurément entendu conter bien des histoires : on vous a dit de Paris comment il ravit Hélène, et de Tristan comme il fit le lai du Chevrefeuil ; vous savez le dit du Lin et de la Brebis, nombre de fables et chansons de geste : mais vous ne connaissez pas la grande guerre, qui ne finira jamais, de Renart et de son compère Ysengrin. Si vous voulez, je vous dirai comment la querelle prit naissance et avant tout, comment vinrent au monde les deux barons.



Un jour, j’ouvris une armoire secrète, et j’eus le bonheur d’y trouver un livre qui traitait de la chasse. Une grande lettre vermeille arrêta mes yeux ; c’était le commencement de la vie de Renart. Si je ne l’avais pas lue, j’aurais pris pour un homme ivre celui qui me l’eût contée ; mais on doit du respect à l’écriture et, vous le savez, celui qui n’a pas confiance aux livres est en danger de mauvaise fin.



Le Livre nous dit donc que le bon Dieu, après avoir puni nos premiers parents comme ils le méritaient, et dès qu’ils furent chassés du Paradis, eut pitié de leur sort. Il mit une baguette entre les mains d’Adam et lui dit que, pour obtenir ce qui lui conviendrait le mieux, il suffisait d’en frapper la mer. Adam ne tarda pas à faire l’épreuve : il étendit la baguette sur la grande eau salée ; soudain il en vit sortir une brebis. « Voilà, » ce dit-il, « qui est bien ; la brebis restera près de nous, nous en aurons de la laine, des fromages et du lait. »
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Arakasi   18 février 2014
Le Roman de Renart de Anonyme de Ripoll
Alors se donnèrent le baiser d'amitié ceux qui ne s'aimoient guère et ne s'aimeront jamais. Qu'ils disent ce qu'ils veulent, qu'ils jurent toutes les réconciliations du monde, même en présence du Roi, ils se détesteront toujours, et je ne donnerois pas une prune de leurs baisers. C'est la paix la plus mensongère et la plus trompeuse ; pour tout dire en un mot, c'est la paix Renart.

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Woland   24 juillet 2010
Le Roman de Renart de Anonyme de Ripoll
[...] ... Ô Dieu de Trinité

Toi qui m'as délivré de tant de périls,

Et qui m'a laissé faire tant de mauvaises actions,

Protège-moi désormais

Par ta sainte volonté !

Arrange-moi de telle manière,

Déguise-moi de telle façon

Qu'aucune bête, en me voyant,

Ne puisse me reconnaître."

Il incline sa tête vers l'orient,

Il se bat vigoureusement la coulpe,

Lève la patte et fait le signe de la croix.

Il s'en va par monts et par plaines

Mais la faim le fait cruellement souffrir. ...[...]
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Villoteau   18 novembre 2012
Le Roman de Renart de Anonyme de Ripoll
Brun s'inquiète déjà lorsque, enfin, fusent les aboiements d'une meute acharnée. Et là aussi, le goupil peut montrer son talent. Comme Renart le lui a indiqué, le paysan fait coucher l'ours dans un sillon des labours. (...)

Et Constant de ligoter alors la bête fauve, suivant en cela les conseils de Renart, lequel mène toujours beau tapage tout aux alentours de là.
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TheWind   24 octobre 2019
Le Roman de Renart de Anonyme de Ripoll
Heureux Tybert ! sa queue lui suffisait pour exercer son adresse et lui donner carrière : il la guettait de l’œil, la poursuivait, la laissait aller et venir, la saisissait au moment où elle y pensait le moins, l'arrêtait entre ses pattes et la couvrait alors de caresses, comme s'il eût craint de l'avoir un peu trop malmenée. Il venait de prendre la pose la plus abandonnée, tour à tour allongeant les griffes et les ramenant dans leur fourreau de velours, fermant les yeux et les entrouvrant d'un air de béatitude, entonnant ce murmure particulier que notre langue ne sait nommer qu'en l'imitant assez mal, et qui semble montrer que le repos parfait du corps, de l'esprit et du cœur peut conduire à l'état le plus doux et le plus désirable.
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Woland   24 juillet 2010
Le Roman de Renart de Anonyme de Ripoll
[...] ... mais cependant,

Il y en a beaucoup

Pour soutenir la cause de Renart.

Parmi eux, le seigneur Grimbert

Qui n'avait jamais pu souffrir le seigneur Brun :

Cousin germain de Renart,

Il ne pouvait lui faire défaut ;

Rousselet, l'écureuil,

Dont la paresse est le moindre défaut,

N'y court pas, il s'y précipite au galop,

Comme Madame More, la marmotte,

Courte la taupe, et sire Pelé

Le rat, le bien nommé.

Sire Galopin, le lièvre, se joignit à eux,

Avec le loir, la martre et le castor,

Le hérisson et la belette.

Et le furet, loin de dissimuler ses intentions,

La mine fière,

Décidé à aider hardiment

Renart en cas de besoin,

Vint à lui sans crainte.

Quelle foule à la rencontre !

Renart n'a pas de cesse,

Ainsi que ses partisans,

Qu'ils n'aient atteint le village

Où doit se tenir l'entrevue

Et où se trouve déjà Isengrin.

Les deux adversaires ont divisé

Leurs troupes en trois,

Le seigneur Isengrin dans la plaine

Et Renart du côté de la montagne.

Roenel, qui guette Renart,

Cou baissé, langue pendante,

Fait le mort,

Ne bougeant ni patte, ni tête,

En position dans le fossé.

Il avait placé en embuscade,

Près de la clôture d'un verger,

Ceux qu'il avait amenés avec lui,

Des mâtins aussi bien que des lices,

Plus de cent de ses compagnons,

L'élite des chiens sans conteste,

Tous ennemis jurés de Renart.

Brichemer dirigeait l'assemblée

Et toute la cour s'inclinait devant lui

Car il avait été d'un commun accord

Désigné comme le porte-parole du conseil. ... [...]
+ Lire la suite
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Herve39   26 août 2022
Le Roman de Renart de Anonyme de Ripoll
Après les Vigiles, les Matines puis le corps fut porté en terre. On l’avait auparavant enfermé dans un beau cercueil de plomb. La fosse creusée au pied d’un chêne fut recouverte d’une lame de marbre sur laquelle on traça à la griffe ou au ciseau l’épitaphe suivante :



CI GIST COPETTE LA SEUR PINTE,

QUI MOURUT EN ODEUR DE SAINTE,

LIVRÉE À MARTYRE DOLENT

PAR RENART LE VILAIN PUANT.
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EffeLou   30 octobre 2014
Le Roman de Renart de Anonyme de Ripoll
La pêche aux anguilles : comment Ysengrin fut pris dans la glace



Ça se passe un peu avant noël

quand on met les jambons dans le sel.

Le ciel est clair et étoilé,

et l'étang est si gelé,

là où Ysengrin doit pêcher,

qu'on peut danser dessus,

mis à part un trou qui est là

que les paysans ont fait.

Un seau y a été abandonné.

Renart arrive tout joyeux,

et il appelle son compère :

« Seigneur, fait-il, venez par ici.

Il y a là quantité de poissons,

et aussi l'ustensile avec lequel on pêche

les anguilles, les barbeaux,

et autres bons et beaux poissons. »

Ysengrin dit : « Seigneur Renart,

prenez le donc par un côté

puis attachez-le moi bien à la queue. »

Renart le prend puis le lui noue

autour de la queue du mieux qu'il peut.

« Frère, fait-il, il faut maintenant vous

comporter très adroitement

pour que les poissons arrivent. »

Il s'enfonce alors dans un buisson,

puis met son museau entre ses pattes

de manière à voir ce que fait le loup.

Ysengrin, lui, est sur la glace,

le seau dans le trou d'eau

rempli de glaçons; ça commence bien !

Sa queue est dans l'eau gelée

et scellée dans la glace.

Celui-ci cherche à soulever

le seau qu'il croit pouvoir tirer vers le haut.

Il s'y essaye de plusieurs façons,

mais ne sait comment faire, alors il s'inquiète.

Il se met à appeler Renart,

qui ne veut plus rester là,

car déjà l'aube a percé.

Renart lève la tête

puis ouvre les yeux et le regarde :

« Seigneur, fait-il, abandonnez donc votre tâche,

allons-nous en, très cher ami,

nous avons pris assez de poissons. »

Alors Ysengrin lui crie :

« Renart, fait-il, il y en a trop !

J'en ai tant pris que je ne saurais dire combien. »

Et Renart se met à rire,

puis lui dit carrément :

« Celui qui convoite tout, perd tout. »

La nuit passe, l'aube perce,

au matin le soleil se lève,

les chemins sont blancs de neige.

Alors monseigneur Constant des Granges,

un vavasseur bien aisé

qui demeure au bord de l'étang,

se lève avec sa maisonnée,

qui est toute gaie et joyeuse.

Il prend un cor et appelle ses chiens,

puis ordonne de mettre sa selle,

tandis que sa maisonnée pousse des cris.

Renart l'entend, alors il prend la fuite

jusqu'à sa tanière et s'y engouffre.

Ysengrin, lui, reste dans l'embarras,

et il fait de grands efforts, et il tire,

peu s'en faut que sa peau ne s'arrache.

Mais s'il veut partir d'ici

il lui faudra se séparer de sa queue !

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