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3.61/5 (sur 110 notes)

Nationalité : France
Né(e) : 1998
Biographie :

L'Association pour la taxation des transactions financières et pour l'action citoyenne, généralement connue par son acronyme Attac (ou ATTAC), est une organisation altermondialiste créée en France en 1998. Elle est présente dans 38 pays.

Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Association_pour_la_taxation_des_transactions_financi%C3%A8res_et_pour
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Yacoub Bitocho (Attac au Bénin), au Forum social de Dakar .
Yacoub Bitocho (Attac au Bénin), au Forum social mondial 2011 de Dakar (Nina Montagné).


Citations et extraits (84) Voir plus Ajouter une citation
L'expression "consensus de Washington" est née au début des années 1990, sous la plume de l'économiste britannique John Williamson. Elle désigne, et couronne, la doctrine néolibérale qui a été imposée par la communauté financière internationale aux pays en voie de développement pour les amener à s'ouvrir au processus de mondialisation libérale. Elle repose sur une série de principe, dont les plus importants sont :

-la discipline fiscale, c'est-à-dire l'équilibre budgétaire et la baisse des prélèvements fiscaux.
-la libéralisation financière, avec la fixation des taux d'intérêt par le marché et l'abandon des taux d'intérêt administrés en faveur des investissements prioritaires.
-la libéralisation commerciale avec la suppression des protections douanières
-l'ouverture totale des économies aux mouvements de capitaux et, en particulier, à l'investissement direct.
-la privatisation de l'ensemble des entreprises.
-la dérégulation, c'est-à-dire l'élimination de tous les obstacles à la concurrence.
-la protection légale des droits de propriété intellectuelle des multinationales
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Ces deux institutions [Banque Mondiale et FMI], dites de Bretton Woods, se sont cependant progressivement éloignées des fonctions qui leur avaient été initialement attribuées : stabiliser les taux de change pour éviter le retour des désordres monétaires des années 1930 et financer la reconstruction à la suite de la guerre. Elles se sont muées, au fil des décennies, en des instruments à travers lesquels le capitalisme transnational impose aux pays dépendants et endettés ses préceptes d'organisation, que recouvre le terme d'"ajustement structurel".
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L'ajustement structurel a été imposé comme une évidence aux élites internationales, aux gouvernements de la majorité des pays, avant de gagner les experts et les médias. Cette évidence repose à la fois sur une réalité et une supercherie. La réalité est qu'il faut bien s'attaquer aux déséquilibres ; la supercherie est de faire croire qu'il n'y a qu'une seule manière de rétablir les équilibres - l'ajustement au marché mondial - et une seule politique possible : l'ajustement structurel et la libéralisation complète.
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L’agrandissement des exploitations et des volumes de productions accroît la dépendance du paysan vis-à-vis de l’extérieur : fournisseurs, banques, techniques sophistiquées… Pour que le métier de paysan soit attractif, il doit préserver, dans l’acte de production, un maximum de responsabilité et d’autonomie technique, financière et économique.
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Les États-Unis décident en 1971 de suspendre la convertibilité du dollar contre de l'or, et ils laissent flotter leur monnaie à partir de 1973 [...] Le dollar reste l'étalon du système monétaire international, que ce soit dans les réserves des banques centrales, dans la facturation du commerce international ou dans le libellé de la dette des pays en voie de développement. Mais, dorénavant, les États-Unis n'ont plus l'obligation de rembourser le dollar avec de l'or : c'est la porte ouverte à un endettement illimité des États-Unis, qui se poursuit jusqu'à ce jour.
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L’économie verte est à ce titre autre chose que le changement de couleur du capitalisme, elle est une extension du capital par la capture des cycles de reproduction de la nature, une dépossession de la base naturelle des sociétés.
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Les banques continuent de spéculer sur les matières premières ou les monnaies, et d’alimenter des bulles spéculatives annonciatrices de nouveaux krachs et de nouvelles récessions.Elles financent des projets très polluants. Elle détournent l’épargne d’utilité sociale tout en profitant abondamment des financements accordés quasi gratuitement par la Banque centrale européenne. Elles développent de nouveaux produits financiers, véritables armes de destruction massive économique et sociale, favorisant toujours plus d’instabilités et de risques. Elles paient toujours moins d’impôts. Et facilitant une évasion fiscale qui ne serait pas possible sans leur complicité : en France, ce vaste détournement entraîne chaque année un manque à gagner pour les finances publiques d’environ 70 milliards d’euro, l’équivalent du montant de l’impôt sur le revenu !
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 Attac
C'est dans l'indifférence quasi générale que les négociations internationales sur le climat ont repris à Bonn, cinq mois après la conférence de Durban qui avait fini par entériner le fiasco de Copenhague. En effet, loin d'avoir sauvé le protocole de Kyoto, Durban l'avait vidé encore un peu plus de sa substance, renvoyant à la prochaine conférence, au Qatar (26 novembre -7 décembre 2012) la définition du contenu d'une nouvelle feuille de route. Dans le même temps, les financements promis par les pays du Nord ne sont toujours pas là et le réchauffement global s'accélère. Et le G8, dans sa bulle, parle croissance mondiale au nom du monde entier !

Entamées suite à la conférence de Rio de 1992, les négociations internationales sur le climat sont dans l'impasse. Il y a tout juste deux ans se tenait le sommet de « la dernière chance » à Copenhague.

Depuis, un nouveau record d'émissions de gaz à effets de serre est battu quasiment chaque année : + 6 % en 2010. Les niveaux d'émissions sont aujourd'hui plus hauts que le pire des scénarios publiés par les scientifiques il y a à peine 5 ans. Nous allons vers plus de 4°C de réchauffement climatique global et la consommation d'énergie carbonée s'accroît. Les conséquences à travers le monde sont désastreuses : sécheresses en Australie et en Afrique, inondations au Pakistan et en Thaïlande, feux de forêts en Russie, montée des eaux qui menacent les îles du Pacifique, changement des saisons des pluies dans les Andes ou en Asie du Sud-Est, etc. En Europe, la dépendance aux énergies fossiles et aux matières non renouvelables s’accroît. Elle alourdit la dette extérieure et menace envore un peu plus la stabilité de la zone euro.

A Bonn, puis au Qatar, il sera seulement question de trouver un accord sur la façon de négocier lors des trois prochaines années, le négociateur américain considérant que nous sommes dans une « phase conceptuelle » (sic). Déjà vidé de sa substance depuis Copenhague, le principe de responsabilités communes mais différenciées, qui devait guider les négociations en intégrant un critère de justice, est aujourd'hui purement et simplement abandonné par les pays du Nord dans le cadre des négociations préalables à la conférence internationale de Rio+20 (20-22 juin). Ces derniers s'opposent en effet à ce que la déclaration finale comporte tout langage prescriptif, toute référence à des principes qui pourraient quelque peu les engager, toute référence aux droits des populations pour l’accès aux ressources vitales.

Certes le climat est bien considéré comme « un des plus grands défis de notre temps » et sont reconnus ses « effets négatifs (...), y compris les évènements climatiques extrêmes, les sécheresses, la montée du niveau des mers, l'érosion des côtes et l'acidification des océans », le tout « compromettant gravement la sécurité alimentaire, les efforts pour éradiquer la pauvreté et parvenir à un développement soutenable, menaçant l'intégrité territoriale, la viabilité et l'existence même de petits Etats insulaires ». Mais face à ces constats partagés, aucune mesure ou objectif contraignant n’est en vue.

Les mécanismes de marché et la compensation carbone mis en œuvre depuis 2005 ont échoué, comme le montre le marché du carbone européen. Ils sont pourtant cités en exemple pour la mise en place de nouveaux dispositifs visant à protéger la biodiversité et plus largement l'ensemble des services écosystémiques que la nature nous fournit gratuitement. Alors que l’industrie financière est en train de provoquer un chaos économique et politique en Europe, c’est son extension qui est proposée par la voie de la financiarisation des ressources naturelles, au nom d’une économie et d’une croissance vertes.

Pour Attac France, cette « économie verte », largement décrite dans de nombreux rapports d'institutions internationales, transcrit la volonté de soumettre tous les cycles vitaux de la vie aux règles du marché et à la domination de la technologie. Pour sortir de l’alternative suicidaire austérité ou croissance, une transition écologique est urgente, notamment en matière énergétique. Créatrice d’emplois et ouvrant les possibilités d’un avenir commun entre les
peuples du monde, elle pourrait faire de l’Europe un continent moteur pour ces transformations. C'est dans cette optique qu'Attac France, en lien avec ses partenaires français, européens et internationaux participera et contribuera au Sommet des Peuples qui se déroulera en parallèle de la conférence de Rio+20 (15–23 juin) ainsi qu'aux initiatives des 9 juin (débat public à Paris) et 20 juin (journée d'actions globale).

Attac France, le 24 mai 2012.
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le système de la prostitution n’est pas seulement fondé sur les inégalités entre hommes et femmes. Il est aussi structuré par les inégalités entre catégories sociales et par les inégalités d’origine ethnique
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L’objectif de ce livre est de montrer en quoi la justice fiscale, qui serait fondée sur un système fiscal véritablement consenti par la population, car équitablement réparti en proportion des facultés de chacun, et assurerait un bien-être collectif et individuel, est non seulement possible à mettre en œuvre mais absolument nécessaire
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