AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix BabelioRencontresLe Carnet

3.94/5 (sur 146 notes)

Nationalité : Mauritanie
Né(e) : 1957
Biographie :

Mbarek Ould Beyrouk est né en 1957 à Atar dans le Nord mauritanien.
Il a fait ses études de droit avant de choisir le métier de journaliste.
Il a créé, en 1988, le premier journal indépendant de son pays et s’est longuement battu pour la liberté de presse et d’opinion.
Il a aussi exercé comme chroniqueur culturel, puis comme directeur dans la presse publique.
Il est aujourd’hui membre de l’instance de régulation des médias mauritaniens.
Il a écrit de nombreuses nouvelles littéraires publiées dans la presse mauritanienne.
Son premier roman Et le ciel a oublié de pleuvoir, publié aux Editions Dapper, a rencontré un bon succès.

Ajouter des informations
Bibliographie de Beyrouk   (10)Voir plus

étiquettes
Videos et interviews (4) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de

VLEEL Acte II Rencontre littéraire avec 6 éditeurs qui présentent leur rentrée littéraire 2022


Citations et extraits (40) Voir plus Ajouter une citation
Je ne dois pas lâcher cette portion d'amour qui m'attend, la seule que je puisse encore espérer.
J'ai déjà hâte de la chercher, d'aller suivre ses traces, de flairer chaque arpent de sable qu'elle a emprunté, d'escalader les montagnes qu’elle a peut-être franchies et de savoir...Je ne saurais plus vivre sans savoir.
Commenter  J’apprécie          171
Atar et ses habitants ne m'aimaient pas. Ils me dévisageaient, hilares, comme si je venais du ciel, ou d'une contrée bizarre, ils chuchotaient, ils ricanaient, je les entendais bien, "C'est une bédouine !", et alors ! répondais-je en moi-même, croyez-vous que j'en ai honte, croyez-vous que vos saletés de citadins, vos yeux perdus sans destin, les prisons où vous habitez, les montures sans vie que vous utilisez, croyez-vous que tout cela me tente, vous croyez-vous meilleurs, vous qui ne vous arrêtez pas pour parler, qui ne vous saluez même pas quand vous vous croisez, ou si peu, pressés pour survivre, seulement survivre, sans goûter au temps ?
Commenter  J’apprécie          140
Si vous voulez survivre, allez sur nos pas ! Car vous-mêmes, vous n'êtes plus que des fantasmes : des rois avec du sable et des vents pour couronnes !
Commenter  J’apprécie          150
Je connais beaucoup de gens qui seraient contents de me voir dans cet état ; ils m’ont jalousé, ils avaient eu du mal à accepter ma réussite, ils aimaient à me rappeler les années de faim et de misère quand ma mère vendait de la menthe pour que je puisse aller à l’école. Comme si la pauvreté était une honte !
Commenter  J’apprécie          140
tous, je les aime, je pense à eux, et ça fait mal, je te jure, parce que c'est pas bon d'aimer beaucoup les gens, ça donne mal au ventre quand ils sont loin, ou qu'ils ont quelque chose, et puis ça rend trop malheureux, et puis tu sais pas, c'est trop dur, car moi, maintenant, chaque fois, j'ai envie de pleurer et c'est pas bien, ça, faut rester un homme, n'est-ce pas?
Commenter  J’apprécie          60
Ma mère et moi, je me disais aussi, nagions dans deux mers séparées : nous ne nous rencontrerions jamais plus, nous n'aborderions jamais les mêmes vagues, nous ne saurions peut-être jamais plus nous regarder vraiment.
Commenter  J’apprécie          60
Un jour, on jouait au moriba, moi je courais pour me cacher et Sara m'a vu, elle m'a mis le pan de son voile sur la tête. "Voilà, je te cache !". Elle sentait bon, j'étais comme évanoui, tellement j'étais heureux, et ma tête était près de son ventre, de ses aisselles, il m'est même arrivé quelque chose en bas, mais Momo, il m'a grondé après : "Faut plus te cacher sous les femmes, c'est pas bien", j'ai pas répondu.
Commenter  J’apprécie          50
Est-ce qu’ils lisent des livres, ces gens qui nous tourmentent ? Non, certainement non, ils se s’intéressent qu’à ce qui conforte leur rhétorique fanatique, ils rejettent sans réfléchir tout ce qui n’entretient pas leurs folles certitudes, ils ne donnent aucune chance aux questions, car réflexion peut être doute, et leur demeure mentale si fragile s’ébranlerait s’ils laissent paraître les moindres lésions. Il n’y a d’ailleurs plus de livres dans notre cité. Depuis que les parvenus se sont installés, depuis qu’ils ont remplacé les anciens colonisateurs, ils ont tué les bibliothèques et assommé la culture.
Commenter  J’apprécie          40
Même si son patron crie toujours sur lui et l'insulte, Momo ne dit jamais rien, il est vraiment devenu un homme, il va pouvoir devenir mécanicien à temps plein, c'est sûr.
Commenter  J’apprécie          50
Et puis Oualata n'est vraiment pas une ville de chez nous, elle a tellement emprunté à tout le monde qu'elle ne sait plus elle-même ce qu'elle est, trop savante, trop coquette certainement pour nous autres, prudes bédouins, elle a embrassé les beautés de l'empire du Mali quand celui-ci était grand, elle a tout pris aux Almoravides quand ils avaient encore une foi, elle a trompé les Marocains, les arabes Maghil, les conquérants fanatiques peuls, les Oulad Mbarek, la tribu des Mechdhouf, tous croyaient qu'ils l'avaient conquise, mais non, elle les a tous trompés, elle leur a volé un peu, l'essentiel, et elle est retournée à ce qu'elle est toujours, Oualata, coquette mais dédaigneuse de ce qui n'est pas elle-même.
Commenter  J’apprécie          30

Acheter les livres de cet auteur sur
Fnac
Amazon
Decitre
Cultura
Rakuten

Lecteurs de Beyrouk (190)Voir plus

Quiz Voir plus

Les plus grands classiques de la science-fiction

Qui a écrit 1984

George Orwell
Aldous Huxley
H.G. Wells
Pierre Boulle

10 questions
4997 lecteurs ont répondu
Thèmes : science-fictionCréer un quiz sur cet auteur
¤¤

{* *} .._..