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3.99/5 (sur 297 notes)

Nationalité : Italie
Né(e) à : Certaldo , le 16/06/1313
Mort(e) à : Certaldo , le 21/12/1375
Biographie :

Giovanni Boccaccio (en français Jean Boccace mais le plus souvent simplement Boccace) est un écrivain italien.

Fils naturel d’un important homme d’affaires, Boccaccino di Chelino, originaire de Certaldo et résidant à Florence et ayant effectué plusieurs voyages à Paris, lié à la compagnie des Bardi, société particulièrement puissante à Naples, il le suit en 1327 dans cette ville pour des études de droit canonique. Il commence également à cultiver ses connaissances littéraires, il lit les classiques latins, la littérature chevaleresque française, Dante et Pétrarque. Il commence également à rédiger ses premiers textes d'inspiration courtoise, en prose, comme le Filocolo, ou en vers, comme le Teseida. Il compose également un poème épique sur la guerre de Troie : le Filostrato. Enfin, c'est à Naples qu'il vit sa première passion amoureuse pour une dame qu'il surnomma Fiammetta.

À la fin de l'année 1340, il rentre à Florence en raison de la faillite des Bardi. Le retour est douloureux car Boccace est triste de quitter Naples et se retrouve dans une situation économique difficile. Cependant, il rencontre Pétrarque avec qui il se lie d'amitié. Il continue cependant d'écrire : La commedia delle Ninfe et d'autres œuvres plus allégoriques.
Entre 1365 et 1366, Boccace rédige le Corbaccio, œuvre qui reprend la tradition de la satire misogyne de façon moraliste. C'est son dernier ouvrage en toscan. Encouragé par Pétrarque, avec lequel il entretient une correspondance suivie, il revient au latin et compose divers traités, des biographies, des églogues et des épîtres.

Retiré à Certaldo, il vit la fin de sa vie dans la misère. Enfin, en 1373-1374, il est invité par la ville de Florence à faire la lecture publique de la Divine Comédie de Dante dans l'église Santo Stefano di Badia. Mais sa mauvaise santé le contraint d'arrêter et il meurt à Certaldo un an après la disparition de Pétrarque.

Son œuvre en toscan, notamment son recueil de nouvelles le "Décaméron" (1349-1353), qui eut un énorme succès, le fait considérer comme l'un des créateurs de la littérature italienne en prose.
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Source : Wikipedia
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BOCCACE – Les Contes du Décaméron et l’Italie du XIVe siècle (BNF, 2002) Une conférence d’Isabelle Heullant-Donat, agrémentée des lectures de Macha Méril, donnée le 9 décembre 2002 dans le cadre des Lundis de l’Arsenal de la Bibiothèque nationale de France. L’intervention fut diffusée, dans une version réalisée par Malika Mezghach, sur France Culture, en février 2003.


Citations et extraits (112) Voir plus Ajouter une citation
... Dans une certaine abbaye de Toscane, l'abbé était en toutes choses un saint homme, excepté dans ses rapports avec les femmes. Mais il se comportait si adroitement en ce domaine que personne n'avait le moindre soupçon sur sa conduite.
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Quand je songe, sexe aimable, que vous avez naturellement le cœur sensible et compatissant, je ne doute point que cette introduction ne vous cause de l’ennui et du dégoût, par le souvenir affreux qu’elle va vous retracer de cette terrible peste qui fit de si cruels ravages dans les lieux où elle pénétra. Mon dessein n’est cependant pas de vous détourner, par ce tableau, de la lecture de cet ouvrage, mais de vous rendre plus agréables les choses qui suivront ce triste préliminaire. Un voyageur, qui gravit avec peine au haut d’une montagne escarpée, goûte un plus doux plaisir lorsque, parvenu au sommet, il découvre devant lui une plaine vaste et délicieuse. De même, sexe charmant, j’ose vous promettre que la suite vous dédommagera amplement de l’ennui que pourra vous causer ce commencement.
(Incipit)
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(Le sultan) voulut ensuite achever ce qu'il avait commencé quatre ans plus tôt : les noces de sa fille avec le roi d'Algarve. Il lui écrivit pour lui narrer les faits, disant qu'il était prêt à la lui réexpédier si tel était son désir. Le roi d'Algarve de son côté en eut très grand plaisir : il envoya un navire à sa rencontre et la reçu en grande pompe. Et elle, qui dans le lit de huit hommes avait couché peut-être dix mille fois, fut reçue comme pucelle dans le sien. Et elle vécut longtemps à son côté en excellente reine.
De cette histoire est né le proverbe : Bouche baisée ne perd point sa fortune, elle se renouvelle comme fait la lune.
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Aux premières impressions du plaisir, la jeune Alaciel, qui avait ignoré jusque-là de quel instrument se servaient les hommes pour blesser si agréablement les dames, trouva le jeu si fort de son goût, qu’elle se repentit de n’avoir pas plus tôt cédé aux sollicitations de son généreux bienfaiteur. Aussi, depuis cette heureuse expérience, n’eut-il plus besoin de lui faire des instances pour obtenir ses faveurs.
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... Près de l'église Saint-Pancrace vivait un homme riche, tout confit de dévotion, appelé Puccio Ranieri, mais qu'on désignait plutôt sous le titre de frère Puccio, à cause de sa particulière dévotion à Saint-François. Il marmonnait continuellement ses patenôtres, allait aux sermons et aux messes, chantait des cantiques en même temps que les laïcs, jeûnait, se soumettait à toutes sortes de macérations et disciplines. Sa femme, Isabetta, qui n'avait pas encore dépassé les trente ans, était belle, fraîche et ronde comme une pomme fenouillette; la sainteté et sans doute l'âge de son mari lui imposaient des abstinences dont elle se serait bien passé : quand elle avait envie de folâtrer avec lui, il lui racontait la vie du Christ, les sermons de frère Anastase, les lamentations de Madeleine et autres gaudrioles. Vers cette époque, revint de Paris un moine appelé don Felice, du couvent de saint Pancrace, jeune, bien fait de sa personne, aussi spirituel et savant que frère Puccio était stupide et ignare. Celui-ci, néanmoins, se prit pour lui d'amitié et l'amena à fréquenter sa maison. Dame Isabetta lui fit aussi bonne figure. L'ayant bien examinée par devant et par derrière, le moine se dit que certaines choses devaient manquer à son bonheur; et l'idée lui vint de vouloir suppléer frère Puccio, afin de le soulager dans ses fatigues. Ses regards furent assez éloquents; si bien que la dame s'enflamma bientôt du même désir que lui, et ils s'entretinrent ensemble de la meilleure façon de parvenir à leurs fins.
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... Un très riche marchand florentin, Arriguccio Berlinghieri, eut la sotte idée d'acquérir par mariage la noblesse qu'il n'avait pas. Ainsi font de nos jours la plupart de ses confrères. Il épousa une jeune fille de grande famille, nommée Sismonda, qui lui allait aussi bien qu'un chapeau à une vache.
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Le roi de Garbe s’en réjouit beaucoup, il la fit venir et l’accueillit avec grande joie. Et elle, qui avait couché avec huit hommes peut-être dix mille fois, auprès de son époux prit place comme pucelle, lui laissant croire qu’il en était bien ainsi. Devenue reine, elle vécut heureuse longtemps avec lui. Et c’est pourquoi l’on a dit : « Bouche baisée ne perd point bonne fortune, mais bien se renouvelle comme la lune. »
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Mener grand bruit à propos d'une offense reçue n'en diminue pas la douleur, mais en accroît la honte.

Tel que relevé pour "Les fils de la pensée" http://xn--rflchir-byac.net
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Pour en guérir, il n’y avait conseil de médecin, ni vertu de médecine qui parut valoir, ou qui portât profit. […]

Naquirent diverses peurs et imaginations parmi ceux qui survivaient, et presque tous en arrivaient à ce degré de cruauté d’abandonner et de fuir les malades et
tout ce qui leur avait appartenu ; et, ce faisant, chacun croyait garantir son propre salut.

D’aucuns pensaient que vivre avec modération et se garder de tout excès, était la meilleure manière de résister à un tel fléau. […] Beaucoup d’hommes et de femmes abandonnèrent la cité, leurs maisons, leurs demeures, leurs parents et leurs biens, et cherchèrent un refuge dans leurs maisons de campagnes, ou dans celles de leurs voisins […]. »
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Étant de chair, Tancredi, tu aurais dû savoir que la fille que tu avais engendrée était elle aussi de chair et non de pierre ou de fer. Tu devais et tu dois te souvenir, bien que tu sois désormais un vieillard, quelles sont les lois de la jeunesse, avec quelle force et quelle puissance elles s’imposent … Fruit de ta chair, je suis donc, moi aussi, de chair et j’ai si peu vécu que je suis jeune encore : ce sont deux raisons qui font que mes sens brûlent d’un feu merveilleusement alimenté par la connaissance, que je dois à mon premier mariage, du plaisir qu’engendre la satisfaction du désir. Brûlant de ce feu que je ne peux éteindre, j’ai décidé, car je suis jeune et femme, de me laisser entraîner jusqu’où me menait cette ardeur, et je suis tombée amoureuse …
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