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Note moyenne 3.8 /5 (sur 364 notes)

Nationalité : Pays-Bas
Né(e) à : Rotterdam , le 28/10/1466 ?
Mort(e) à : Bâle , le 11/07/1536
Biographie :

Érasme, également appelé Érasme de Rotterdam (Desiderius Erasmus Roterodamus), est un philosophe, écrivain latin, humaniste et théologien.

Fils illégitime d'un prêtre et de la fille d'un médecin, il entre à l'école de Deventer, dirigée par des Frères de la Vie commune (1478). Ses dons le font remarquer ; l'Eglise assurera son éducation. Il reçoit une solide formation de latiniste.

En 1485, il devient moine chez les chanoines réguliers de Saint-Augustin au couvent de Steyn. Ordonné prêtre en 1492, il compose avec ses supérieurs pour obtenir une certaine autonomie, qu'il gardera jusqu'à la fin de ses jours. Commence pour lui une vie itinérante à travers l'Europe, où il est tour à tour secrétaire, précepteur, puis hôte des grands et des cercles humanistes. Il rédige des manuels, les "Colloques".

En 1499, il se rend en Angleterre, où il découvre avec délice la vie de château. Il devient l'ami de Thomas More et de John Colet. En 1503 paraît le "Manuel du soldat chrétien", qui plaide pour un christiannisme épuré. Il enseigne le grec et la théologie à Cambridge, puis se rend à Bâle, à Anvers et aux Pays-Bas. Il fait à partir de 1509 son troisième séjour en Angleterre. Il y écrit "L’Éloge de la Folie", publié à Paris deux ans plus tard.

En 1516 paraît sa traduction en latin du Nouveau Testament. Il est nommé conseiller de Charles Quint. Il compose une "Education du prince chrétien", l'anti-Machiavel par excellence. Les publications s'enchaînent, la gloire est à son faîte. François 1er essaie à son tour de se l'attacher, mais Erasme préfère son indépendance studieuse.

Luther étant excommunié en 1521, Erasme part se réfugier à Bâle, auprès de l'éditeur Froben. Les pressions se font toujours plus fortes pour qu'il attaque Luther. Il cède en 1524 mais en portant le conflit sur un terrain à l'écart des foules, une question théologique sur le libre arbitre que Luther refuse à l'homme. Celui-ci réplique violemment dans "Du serf arbitre". Erasme est à présent sous le feu croisé et nourri des traditionalistes et des réformés. En 1528, il publie "Le Cicéronien". En 1529, comme il avait fui la Belgique devant les catholiques, il quitte Bâle devenue protestante et s'éloigne des polémiques théologiques en s'exilant à Fribourg-en-Brisgau où il écrit son dernier grand ouvrage : "L’Ecclésiaste".

De retour à Bâle en 1536, usé par la maladie, il meurt sans prêtre ni sacrement, mais en invoquant la miséricorde du Christ.
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L'édition de "Le jardin perdu", annoncée comme étant de la main d'un supposé mais introuvable jardinier-philosophe anglais d'origine islandaise, Jorn de Précy [1837-1916], se referme sur la note de l'éditeur, laquelle révèle la mystification littéraire : « Depuis sa sortie en 1912, ce court et brillant essai circule presque clandestinement en Angleterre. Faut-il s'étonner que ce texte soit resté méconnu en France jusqu'à nos jours ? Sans doute. A moins que son “traducteur”, fin connaisseur de l'art des jardins anglais du XIXe siècle, n'en soit le véritable auteur… » Ledit « traducteur », Marco Martella, malin mystificateur d'origine italienne, présente le fictif de Précy comme suit : « On sait peu de choses sur Jorn de Précy. […] Discret, isolés de ses contemporains, vivant presque comme un ermite, de Précy a influencé en profondeur l'art des jardins, notamment anglais. […] Né à Reykjavík […], Jorn de Précy quitte l'Islande en 1854. […] Il visite Rome et la Toscane. Il passe un an à Venise et deux à Paris. Là, il entame une carrière d'écrivain dont il ne reste malheureusement aucune trace. Les frères Goncourt font de lui un portrait teinté d'ironie dans leur Journal, où ils évoquent un “jeune Islandais au regard absent, perdu dans quelque rêve étrange, mais capable de s'émouvoir jusqu'aux larmes s'il se trouve nez à nez avec une rose à peine éclose ou un chêne séculaire au Jardin des plantes”. En 1861, il s'installe en Angleterre. […] en 1865 il achète le jardin de Greystone. […] de Précy était un jardinier-philosophe […]. Il se moquait volontiers des penseurs “professionnels” de son temps, se méfiait des théories et des systèmes philosophiques et se limitait, le plus souvent, à énoncer ses idées sans chercher à les approfondir ou à les étayer. […] il essayait avant tout d'incarner une vision du monde, une philosophie de l'homme, un idéal de vie. Ainsi, Greystone est, toute proportion gardée, l'héritier des grands jardins philosophiques du passé, comme ceux d'Epicure ou d'Erasme de Rotterdam. […] The Lost Garden est un traité singulier. […] Publié à deux mille exemplaires, à compte d'auteur, il ne fit l'objet d'aucune critique dans la presse spécialisée à sa sortie. Mais ces deux mille livres continuent à circuler. […] » Et le prétendu de Précy d'introduire plus loin son joli opuscule comme suit : « […] Un jour (quel âge avais-je ? quatorze, quinze ans ?), tandis que je marchais sans but sur les collines dépouillées, perdu dans je ne sais quelles pensées tourmentées, comme cela arrive souvent à l'adolescence, je me trouvai devant une poignée de bouleaux. Ils formaient un cercle. Un cercle parfait, comme dessiné au compas. L'écorce argentée, rayée de noir, attira mes yeux puis ma main. A l'intérieur du cercle, illuminées par un rayon de soleil, au milieu de l'herbe et de la mousse, apparurent les corolles mauves de cyclamens minuscules. Elles m'invitaient à rentrer dans cet enclos. Et une fois à l'intérieur, je ne sais quelle joie m'envahit […]. Etais-je dans la demeure d'un elfe ou d'une de ces nombreuses créatures innommées qui habitent notre île ? Assis sur ce tapis moelleux, appuyé contre un tronc, je fermai les yeux. Lorsque je les rouvris, il me sembla, sans que je sache pourquoi, que l'univers entier s'offrait à ma vue. Je pouvais voir plus loin que la vallée étalée devant moi, au-delà de la crête rougeâtre des volcans, jusqu'à la mer où un bateau de pêche naviguait paisiblement, et même au-delà, aussi étrange que cela puisse paraître, vers les côtes de l'Europe. La terre si vaste au-dehors et ce cercle heureux, comme un ventre maternel, un lieu protégé... “C'est donc cela, un jardin...”, me dis-je, la gorge serrée. […] Il m'arrive encore aujourd'hui, lorsque je me promène dans mon lieu, d'éprouver, comme cette toute première fois, la sensation que dans le jardin le monde peut trouver, comme par magie, un ordre heureux. Si j'étais philosophe, je dirais même : un sens. Mais quel est ce sens, en quoi consiste cette joie débordante, cette surabondance de vie ? Encore aujourd'hui, je ne saurais le dire. […] » 0:04 - Préface 2:10 - Genius Loci 6:22 - Conclusion Référence bibliographique : Marco Martella, le jardin perdu, Éditions Actes Sud, 2011 Image d'illustration : http://europeangardens.eu/wp-content/uploads/2017/11/Photo-bio.jpg Bande sonore originale : Carlos Viola - Rest in Peace Site : http

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 Erasme
" L'argent est devenu le dieu de la terre. "
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« Le singe est toujours singe, dit l’adage grec, même sous un habit de pourpre. » Pareillement, la femme a beau mettre un masque, elle reste toujours femme, c’est-à-dire folle. Les femmes pourraient-elles m’en vouloir de leur attribuer la folie, à moi qui suis femme et la Folie elle-même ? Assurément non. A y regarder de près, c’est ce don de folie qui leur permet d’être à beaucoup d’égards plus heureuses que les hommes. Elles ont sur eux, d’abord l’avantage de la beauté, qu’elles mettent très justement au-dessus de tout et qui leur sert à tyranniser les tyrans eux-mêmes. L’homme a les traits rudes, la peau rugueuse, une barbe touffue qui le vieillit, et tout cela signifie la sagesse ; les femmes, avec leurs joues toujours lisses, leur voix toujours douce, leur tendre peau, ont pour elles les attributs de l’éternelle jeunesse. D’ailleurs, que cherchent-elles en cette vie, sinon plaire aux hommes le plus possible ? N’est-ce pas la raison de tant de toilettes, de fards, de bains, de coiffures, d’onguents et de parfums, de tout cet art de s’arranger, de se peindre, de se faire le visage, les yeux et le teint ? Et n’est-ce pas la Folie qui leur amène le mieux les hommes ? Ils leur promettent tout, et en échange de quoi ? Du plaisir. Mais elles ne le donnent que par la Folie. C’est de toute évidence, si vous songez aux niaiseries que l’homme conte à la femme, aux sottises qu’il fait pour elle, chaque fois qu’il s’est mis en tête de prendre son plaisir. Vous savez maintenant quel est le premier, le plus grand agrément de la vie, et d’où il découle.

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 Erasme
On ne naît pas Homme, on le devient.
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La dette des poètes envers moi (la Folie) est moins importante, même si, de leur propre aveu, ils font partie de mon obédience : ne sont-ils pas, comme dit le proverbe, une race d'hommes libres, dont l'unique ambition est de charmer l'oreille des fous, et cela avec de pures bagatelles et des fables qui prêtent à rire. Et dire que, pourtant - la chose est admirable !-, ils se fondent là-dessus pour se promettre l'immortalité, une vie pareille à celle des dieux, et qui plus est la garantir à d'autres.

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Dites-moi, je vous prie, peut-on aimer quelqu'un, quand on se hait soi-même ? Peut-on vivre en bonne intelligence avec les autres, quand on n'est pas d'accord avec son propre coeur ? Peut-on apporter quelque agrément dans la société, quand on est ennuyé et fatigué de sa propre existence? (p.43-44)

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Donc, parmi les mortels, les plus éloignés du bonheur sont les adeptes de la sagesse.

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 Erasme
In regione carcorum rex est luscus.
Au royaumes des aveugles, les borgnes sont rois.
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Mais nos docteurs n'en jubilent pas moins d'être tels qu'ils sont, et même ils s' applaudissent si fort d'être occupés nuit et jour à leurs aimables sornettes qu'il ne leur reste pas un seul instant pour lire ne serait-ce qu'une fois les Evangiles et les épitres de Paul.

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D'abord, qui ne sait que la première enfance est pour tout homme, et de loin, le plus joyeux, le plus agréable des âges ? Que possèdent-ils donc, les petits enfants, qui nous incite à les couvrir de bisous, à les dorloter, à les caresser, même un ennemi porte secours à un bébé? Que possèdent-ils, sinon la séduction de la folie? La nature, dans sa prudence, en a gratifié tout exprès les nouveau-nés, moyennant quoi ils apportent, sous forme de plaisir, une sorte de contrepartie aux tracas de ceux qui les élèvent : ainsi gagnent-ils les faveurs des personnes qui veillent sur eux.

XIII

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Quant à se poser des questions sur ce qu'il peut y avoir au-delà même du réel, c'était une extravagance qui ne venait même pas à l'esprit. Mais, I'âge d'or perdant peu à peu de sa pureté, les méchants génies (je l'ai déjà dit) inventèrent les arts, en petit nombre toutefois et sans faire quantité d'adeptes. Plus tard, on vit les arts proliférer, avec la superstition des Chaldéens et l'oisive inconséquence des Grecs: ce sont autant de tortures pour l'intelligence, et cela est si vrai que la grammaire, à elle seule, comporte largement de quoi faire le supplice de toute une vie.

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