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Citations de Homère (373)


 Homère
Alfaric   02 janvier 2015
Homère
A ceux qui fuient ne viennent ni la puissance ni la gloire.
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 Homère
Alfaric   09 novembre 2014
Homère
C’est sans honte que les mortels accusent les dieux de tous les maux.
De nous, disent-ils, vient leur peine. De nous, disent-ils, vient leur misère.
Mais ils sont en fait les seuls à blâmer. Eux et leur terrible folie.
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Nastasia-B   12 mai 2015
L'Iliade de Homère
Chacun est exposé à perdre un être cher, plus proche qu'un ami, un frère sorti du même sein, un fils : la part une fois faite aux pleurs et aux sanglots, il s'en tient là ; les Parques ont fait aux hommes un cœur apte à pâtir. Mais, à celui-là, il ne suffit pas d'avoir pris la vie du divin Hector ; il l'attache à son char, il le traîne tout autour du tombeau de son ami. Ce n'est là ni un beau ni un bon parti.

Chant XXIV, discours d'Apollon.
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 Homère
Alfaric   24 octobre 2014
Homère
J'ai abandonné bien des richesses en empruntant cette route,
Mais j'en retrouverai bien d'autres sur le chemin du retour ;
L'or, le bronze aux reflets rouge, les femmes à la peau claire
Et le gris scintillant du fer composeront mon immense butin.
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Nastasia-B   06 mai 2015
L'Iliade de Homère
Comme les vents sonores, soufflant en tempête, quand la poussière abonde sur les routes, la ramassent et en forment une énorme nue poudreuse, de même la bataille ne fait plus qu'un bloc des guerriers. Tous brûlent en leur cœur de se massacrer avec le bronze aigu au milieu de la presse. La bataille meurtrière se hérisse de longues piques, des piques tailleuses de chair qu'ils portent dans leurs mains. Les yeux sont éblouis des lueurs que jette le bronze des casques étincelants, des cuirasses fraîchement fourbies, des boucliers éclatants, tandis qu'ils avancent en masse. Il aurait un cœur intrépide, l'homme qui pourrait alors trouver plaisir, et non chagrin, à contempler telle besogne.

Chant XIII.
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Nastasia-B   11 avril 2015
L'Iliade de Homère
« Honte à vous ! Argiens ! Ah ! les lâches infâmes, sous leur magnifique apparence ! Où s'en sont donc allées vos vantardises ? Nous étions des preux, à nous croire, quand, à Lemnos, vous vous décerniez de vaines louanges, tout en mangeant force filets de bœufs aux cornes droites, en vidant des cratères remplis de vin à pleins bords. Chacun de nous tiendrait, seul, au combat, face à cent, à deux cents Troyens : et aujourd'hui nous ne sommes pas même à la taille d'un seul, à la taille d'Hector, qui va dans un instant livrer nos nefs à la flamme brûlante. »

Chant VIII, discours d'Agamemnon.
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Nastasia-B   20 avril 2015
L'Iliade de Homère
Ainsi que des moissonneurs, qui, face les uns aux autres, vont, en suivant leur ligne, à travers le champ, soit de froment ou d'orge, d'un heureux de ce monde, et font tomber dru les javelles, ainsi Troyens et Achéens, se ruant les uns sur les autres, cherchent à se massacrer, sans qu'aucun des deux partis songe à la hideuse déroute. La mêlée tient les deux fronts en équilibre. Ils chargent comme des loups, et Lutte, qu'accompagnent les sanglots, a plaisir à les contempler. Seule des divinités, elle se tient parmi les combattants. Aucun autre dieu n'est là : ils sont assis, tranquilles, en leur palais, là où chacun a sa demeure bâtie aux plis de l'Olympe. Ils incriminent, tous, le Cronide à la nuée noire : ils voient trop bien son désir d'offrir la gloire aux Troyens. Mais Zeus n'a souci d'eux. Il s'est mis à l'écart, et, assis loin des autres, dans l'orgueil de sa gloire, il contemple à la fois la cité des Troyens, et les nefs achéennes, et l'éclair du bronze — les hommes qui tuent, les hommes qui meurent.

Chant XI.
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Nastasia-B   01 mai 2015
L'Iliade de Homère
Il n'est rien dont on ne se lasse, de sommeil, d'amour, de doux chants, de danse impeccable. De tout cela pourtant qui ne souhaite se gaver beaucoup plus que de combats ?

Chant XIII, Discours de Ménélas.
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Nastasia-B   14 avril 2015
L'Iliade de Homère
Je le vois trop : on ne gagne pas de reconnaissance à se battre avec l'ennemi obstinément, sans trêve : la part est la même pour qui reste chez lui et pour qui guerroie de toute son âme ; même estime attend le lâche et le brave !

Chant IX, Discours d'Achille.
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 Homère
Alfaric   14 août 2018
Homère
Un petit rocher peut retenir une puissante vague.
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Nastasia-B   21 mai 2015
L'Iliade de Homère
Nous avons tous deux sans doute bien des outrages à lancer — toute une cargaison que ne porterait pas une nef à cent bancs. Le langage des hommes est souple, on y trouve propos de tout genre ; il forme un riche fonds de mots, dans un sens comme dans l'autre. Quelque mot que tu dises, tu t'entendras riposter par un pareil. Mais sommes-nous forcés de nous disputer, de nous prendre à partie ainsi face à face, comme des femmes en colère que l'esprit de querelle, qui dévore les cœurs, fait aller en pleine rue se prendre à partie et se lancer mutuellement autant de mensonges que de vérités, le dépit leur dictant les uns comme les autres ?

Chant XX, discours d'Énée.
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Nastasia-B   15 mai 2015
L'Iliade de Homère
Et, cependant qu'en son âme et son cœur il remue ces pensées, voici que de lui s'approche le fils de l'illustre Nestor, qui verse des larmes brûlantes et lui dit l'affreuse nouvelle :
« Hélas ! fils du brave Pélée, tu vas apprendre la cruelle nouvelle de ce qui n'eût jamais dû être. Patrocle gît à terre ; on se bat autour de son corps — son corps sans armes : ses armes sont aux mains d'Hector au casque étincelant. »
Il dit : un noir nuage de douleur aussitôt enveloppe Achille. À deux mains il prend la cendre du foyer, la répand sur sa tête, en souille son gentil visage. Sur sa tunique de nectar maintenant s'étale une cendre noire. Et le voici lui-même, son long corps allongé dans la poussière ; de ses propres mains il souille, il arrache sa chevelure. Les captives, butin d'Achille et de Patrocle, le cœur affligé, poussent de grands cris et sortent en courant entourer le vaillant Achille. Toutes, de leurs mains se frappent la poitrine ; aucune qui ne sente ses genoux rompus. Antiloque, de son côté, se lamente et verse des larmes. Il tient les mains d'Achille, dont le noble cœur terriblement gémit : il craint qu'il ne se tranche la gorge avec le fer. Mais Achille a poussé une plainte terrible.

Chant XVIII.
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Titwanman   01 février 2018
L'Odyssée de Homère
Le vaisseau filait sans secousse et sans risque, et l'épervier, le plus rapide des oiseaux ne l'aurait pas suivi.
Il courait, il volait, fendant le flot des mers, emportant ce héros aux divines pensées, dont l'âme avait connu, autrefois, tant d'angoisses.
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Nastasia-B   07 juillet 2015
L'Iliade de Homère
Ainsi les Troyens, en masse, sans trêve, suivent l'ennemi, le harcelant de leurs épées et de leurs lances à deux pointes ; mais, que les Ajax fassent volte-face et leur tiennent tête, on les voit aussitôt qui changent de couleur, et aucun n'ose plus faire un bond en avant, pour leur disputer le cadavre.
C'est ainsi qu'avec une ardeur obstinée, les Achéens emportent le cadavre loin du combat vers les nefs creuses ; et contre eux se déploie un combat féroce, pareil à l'incendie, qui part à l'assaut d'une ville et brusquement jaillit, flamboie, tandis que les maisons s'effondrent, dans une lueur immense, et que gronde la force du vent. Tel, sur leurs pas, se lève le fracas continu des coursiers et des hommes d'armes. Eux, cependant, vont ainsi que des mules qui ont revêtu leur fougue puissante et qui traînent de la montagne, le long d'un sentier rocheux, une poutre, ou encore une quille énorme de nef ; leur cœur s'épuise de l'effort sous la fatigue et la sueur ; ainsi, avec une ardeur obstinée, les Achéens s'en vont, emportant le cadavre. Derrière eux les Ajax tiennent bon.

Chant XVII.
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Titwanman   18 octobre 2018
L'Odyssée de Homère
Chante, déesse, la colère d'Achille, le fils de Pélée ; détestable colère, qui aux Achéens valut des souffrances sans nombre et jeta en pâture à Hadès tant d'âmes fières de héros, tandis que de ces héros mêmes elle faisait la proie des chiens et de tous les oiseaux du ciel — pour l'achèvement du dessein de Zeus. Pars du jour où une querelle tout d'abord divisa le fils d'Atrée, protecteur de son peuple, et le divin Achille.
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Titwanman   12 octobre 2018
L'Odyssée de Homère
La divine Calypso lui dit :
-Je ne veux plus te voir souffrir ainsi et je suis prête à te laisser partir. Prends des outils, abats des arbres et construis un radeau en assemblant de solides planches. Moi, je te fournirai du vivre et des vêtements, et je ferai souffler une bonne brise qui te ramènera sain et sauf dans ta patrie.


(Extrait du chant V.)



L'Odyssé d'Homère.
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Nastasia-B   16 avril 2015
L'Iliade de Homère
Allons ! Achille, dompte ton cœur superbe. Non, ce n'est pas à toi d'avoir une âme impitoyable, alors que les dieux mêmes se laissent toucher. N'ont-ils pas plus que toi mérite et force ? Les hommes pourtant les fléchissent avec des offrandes, de douces prières, des libations et la fumée des sacrifices, quand ils viennent implorer après quelque faute ou erreur. C'est qu'il y a les Prières, les filles du grand Zeus. Boiteuses, ridées, louches des deux yeux, elles courent, empressées, sur les pas d'Erreur. Erreur est robuste, elle a bon pied ; elle prend sur toutes une large avance, et va, la première, par toute la terre, faire du mal aux humains. Les Prières, derrière elle, tâchent de guérir ce mal. À celui qui respecte les filles de Zeus, lorsqu'elles s'approchent de lui, elles prêtent un puissant secours, elles écoutent ses vœux. Celui qui leur dit non et brutalement les repousse, elles vont demander à Zeus, fils de Cronos, d'attacher Erreur à ses pas, afin qu'il souffre et paie sa peine.

Chant IX, discours de Phénix.
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Nastasia-B   20 mars 2015
Iliade, tome 1: Chants I-VI de Homère
Un roi a toujours l'avantage, quand il s'en prend à un vilain. Il peut bien pour un jour digérer sa colère : il n'en garde pas moins pour plus tard sa rancune au fond de sa poitrine, jusqu'à l'heure propice à la satisfaire.

Chant I.
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Nastasia-B   02 juillet 2015
Iliade, tome 3 : Chants XIII-XVIII de Homère
— Ah ! pour brave qu'il soit, il a prononcé là un mot bien arrogant. Il prétend donc me réduire par la force et malgré moi, moi qui suis son égal. Nous sommes trois frères, issus de Cronos, enfantés par Rhéa : Zeus et moi, et, en troisième, Hadès, le monarque des morts. Le monde est partagé en trois ; chacun a eu son apanage. J'ai obtenu pour moi, après tirage au sort, d'habiter la blanche mer à jamais ; Hadès a eu pour lot l'ombre brumeuse, Zeus le vaste ciel, en plein éther, en pleins nuages. La terre pour nous trois est un bien commun, ainsi que le haut Olympe. Je n'entends pas dès lors vivre au gré de Zeus. Il a beau être fort : qu'il demeure tranquille dans son lot, le troisième ; et qu'à aucun prix il ne cherche à m'effrayer avec ses bras, comme si j'étais un vilain. Il ferait beaucoup mieux de garder ses reproches, ses grands mots effrayants, pour les filles et les fils dont il est le père, afin qu'ils entendent ses ordres — toujours, qu'ils le veuillent ou non.
La rapide Iris, aux pieds vites comme les vents, répond :
— Dois-je porter tel quel à Zeus, Maître de la terre, dieu aux crins d'azur, ton intraitable et dur propos ? ou n'en laisses-tu rien fléchir ? Cœur brave se laisse fléchir. Tu sais que les Erinyes toujours suivent les aînés.
Et l'Ébranleur du sol, Poseidon, à son tour, lui dit :
— Divine Iris, ce que tu me dis là est certes fort bien dit. C'est déjà un bonheur que d'avoir affaire à sage messager. Mais un atroce chagrin m'entre aussi dans l'âme et le cœur, lorsque, moi, son égal voué à une part égale à la sienne, Zeus prétend me prendre à parti avec des mots irrités. Pourtant, c'est dit : pour cette fois, malgré mon dépit je m'inclinerai. Mais j'ai encore autre chose à te dire, et la menace part du cœur. Si malgré moi et malgré Athéné, la Ramasseuse de butin, malgré Héré, Hermès et sire Héphæstos, il entend épargner la haute Ilion, s'il se refuse à la détruire et à donner grande gloire aux Argiens, qu'il sache bien qu'entre nous deux ce sera une inguérissable rancune.

Chant XV, discours de Poseidon.
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Nastasia-B   07 septembre 2015
Iliade, tome 4 : Chants XIX-XXIV de Homère
Achille a reparu, qui avait depuis si longtemps quitté la bataille amère ! Deux serviteurs d'Arès viennent en boitant : le belliqueux fils de Tydée et le divin Ulysse ; ils vont, appuyés sur leur pique — car ils souffrent encore de cruelles blessures — s'asseoir au premier rang de l'assemblée. Le dernier qui vient, c'est le protecteur de son peuple, Agamemnon. Il est blessé : dans la mêlée brutale, Coon, fils d'Anténor, l'a touché de sa pique de bronze. Dès que les Achéens sont là, tous, assemblés, Achille aux pieds rapides se lève et leur dit :
« Atride, est-ce vraiment le bon parti que nous avons pris tous les deux, toi et moi, quand, dans notre déplaisir, nous nous sommes enflammés pour une querelle qui dévore les cœurs — au sujet d'une fille ! Ah ! celle-là, pourquoi donc Artémis ne l'a-t-elle pas tuée d'une flèche sur mes nefs, le jour où je l'ai prise en détruisant Lyrnesse ? Moins d'Achéens ainsi eussent mordu la terre immense sous les coups de nos ennemis, alors que ma colère me retenait loin d'eux. Tout le profit a été pour Hector et les Troyens, tandis que les Achéens se souviendront longtemps sans doute de la querelle qui nous a, toi et moi, divisés. Mais laissons le passé être le passé, quel que soit notre déplaisir, et, puisqu'il le faut, domptons notre cœur en notre poitrine. À mon courroux je mets fin aujourd'hui. »

Chant XIX.
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