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Citations de Lénine (41)


 Lénine
Vous êtes saisis d’horreur parce que nous voulons abolir la propriété privée. Mais, dans votre société, la propriété privée est abolie pour les neuf dixièmes de ses membres. C’est précisément parce qu’elle n’existe pas pour ces neuf dixièmes qu’elle existe pour vous. Vous nous reprochez donc de vouloir abolir une forme de propriété qui ne peut exister qu’à condition que l’immense majorité soit frustrée de toute propriété. En un mot, vous nous accusez de vouloir abolir votre propriété à vous. En vérité, c’est bien ce que nous voulons.
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 Lénine
«Il peut arriver aux aigles de descendre aussi bas que les poules, jamais aux poules de monter aussi haut que les aigles.»
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Tandis que l'État existe, pas de liberté ; quand règnera la liberté, il n'y aura plus d'État
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 Lénine
Les faits sont têtus.
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 Lénine
Au cas où la guerre éclaterait, les socialistes ont le devoir d’utiliser de toutes leurs forces la crise économique et politique créée par la guerre pour agiter les couches populaires et précipiter la chute de la domination capitaliste.
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 Lénine
Une situation prérévolutionnaire éclate lorsque ceux d'en haut ne peuvent plus, ceux d'en bas ne veulent plus, et ceux du milieu basculent avec ceux d'en bas.
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 Lénine
Cette guerre est celle de l’impérialisme. Du pillage. Ce n’est pas la paix qu’il nous faut réclamer. Le slogan du prolétariat doit être la transformation de la guerre en guerre civile, pour détruire à jamais le capitalisme.
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Ce livre montre que la guerre de 1914-1918 a été de part et d'autre une guerre impérialiste (c'est-à-dire une guerre de conquête, de pillage, de brigandage), une guerre pour le partage du monde, pour la distribution et la redistribution des colonies, des « zones d'influence » du capital financier etc.
1477 - [p. 9]
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 Lénine
Il ne faut pas se laisser guider par l'humeur des masses : elle est changeante et impossible à jauger avec exactitude.
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 Lénine
Le tsarisme est cent fois pire que le kaisérisme.
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Une française venait chez nous faire le ménage pendant une heure ou deux. Illitch l'entendit un jour fredonner un air. C'était une chanson alsacienne. Illitch pria la femme de ménage de la lui chanter et de lui en dire les paroles; par la suite, je l'ai souvent entendu fredonner cette marche lui-même. Elle se terminait par ces paroles :
Vous avez pris l'Alsace et la Lorraine,
Mais malgré vous nous resterons français.
Vous avez pu germaniser nos plaines,
Mais notre cœur vous ne l'aurez jamais.
C'était en 1909, l'époque de réaction; le parti était démantelé mais son esprit révolutionnaire n'était pas brisé. Et cette marche correspondait parfaitement à l'état d'esprit d'Illitch. Il fallait entendre l'accent triomphal que prenaient dans sa bouche ces paroles :
Mais notre cœur vous ne l'aurez jamais !
1065 - [p. 211] Nadejda Kroupskaïa
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 Lénine
Ce qui doit faire la gloire et la fierté d'une bibliothèque, ce n'est pas la quantité d'ouvrages rares qu'elle contient, éditions du XVIe siècle ou manuscrits du Xe, mais le nombre de livres lus par le peuple, le nombre de nouveaux lecteurs, la rapidité du service, le nombre de livres prêtés, le nombre d'enfants gagnés à la lecture et fréquentant la bibliothèque.
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 Lénine
Une révolution sans pelotons d'exécution n'a aucun sens.
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 Lénine
Là où il y a une volonté, il y a un chemin.
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 Lénine
Il y a des décennies où rien ne se passe et des semaines où des décennies se produisent.
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 Lénine
Le temps n'attend pas .
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 Lénine
Il est absolument certain que la victoire finale de notre révolution, si elle devait rester isolée, serait sans espoir.
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" Nous sommes entourés d'ennemis de toutes parts et il nous faut marcher presque constamment sous leur feu [...] "
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Le temps n'attend pas .
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Tel est le titre qu'a choisi, pour son ouvrage sur Mach, Friedrich Adler, privat‑docent de l'Université de Zürich, peut‑être le seul auteur allemand désireux, lui aussi, de compléter Marx à l’aide de Mach [1]. Il faut rendre justice à ce naïf privat‑docent qui dans son ingénuité, lance le pavé de l'ours à la doctrine de Mach. Lui, au moins, pose la question haut et clair : Mach a-t-il vraiment « découvert les éléments du monde » ? Alors, bien entendu, les ignorants et les hommes arriérés peuvent seuls demeurer matérialistes. Ou bien cette découverte est‑elle un retour de Mach aux vieilles erreurs de la philosophie ?
Nous avons vu Mach en 1872 et Avenarius en 1876 se placer à un point de vue purement idéaliste; le monde pour eux n'était que notre sensation. En 1883, parut la Mécanique de Mach; l'auteur s'en référait, notamment dans la préface à la première édition, aux Prolégomènes d'Avenarius dont il louait les conceptions philosophiques, « très apparentées » (sehr verwandte) aux siennes. Voici les réflexions sur les éléments exposées dans la Mécanique : « Les sciences de la nature ne peuvent que représenter (nachbilden und vorbilden) les complexes des éléments que nous appelons ordinairement des sensations. Il s'agit des liaisons existant entre ces éléments. La liaison entre A (chaleur) et B (flamme) est du domaine de la physique; la liaison entre A et N (nerfs) est du domaine de la physiologie. Ni l'une ni l'autre de ces liaisons n'existe séparément; elles sont toujours ensemble. Nous ne pouvons nous abstraire de l'une ou de l'autre que momentanément. Il semble même qu'ainsi les processus purement mécaniques soient toujours, à la fois, des processus physiologiques » (p. 498 de l'édit. allemande). Mêmes réflexions dans l'Analyse des sensations : « ... Lorsqu'on emploie à côté des termes : « élément », « complexe d'éléments » ou, à leur place, les termes : « sensation », « complexe de sensations », il faut toujours se rappeler que les éléments ne sont des sensations que dans ces liaisons [à savoir dans celles de A, B, C avec K, L, M, c'est‑à‑dire dans les liaisons des « complexes appelés généralement les corps », avec « le complexe que nous appelons notre corps »], en cette relation, dans cette dépendance fonctionnelle. Ils sont en même temps, dans une autre dépendance fonctionnelle, des objets physiques » (traduction russe, pp. 23 et 17). « La couleur est un objet physique quand, par exemple, nous l'étudions au point de vue de sa dépendance de la source lumineuse qui l'éclaire (autres couleurs, chaleur, espace, etc.). Mais si nous l'étudions au point de vue de sa dépendance de la rétine (des éléments K, L, M ... ), nous sommes en présence d'un objet psychique, d'une sensation » (ibid., p. 24).
Ainsi, la découverte des éléments du monde consiste à :
déclarer sensation tout ce qui est;
appeler les sensations éléments;
diviser les éléments en physiques et psychiques, - ces derniers étant ceux qui dépendent des nerfs de l'homme et, en général, de l'organisme humain; les premiers n'en dépendant point;
affirmer que les liaisons des éléments physiques et des éléments psychiques ne peuvent exister séparément; elles ne peuvent exister qu'ensemble;
affirmer qu'on ne peut faire abstraction de l'une de ces liaisons que momentanément;
déclarer la « nouvelle » théorie exempte d' « exclusivisme [2] ».
Cette théorie est, en effet, exempte d'exclusivisme, mais elle présente l'assemblage le plus incohérent de conceptions philosophiques opposées. En prenant les sensations pour point de départ unique, vous ne corrigez pas à l'aide du petit mot « élément » l'« exclusivisme » de votre idéalisme, vous ne faites que brouiller les choses et, pusillanimes, vous vous dérobez à votre propre théorie. En paroles, vous écartez l'opposition entre le physique et le psychique [3], entre le matérialisme (pour lequel la matière, la nature est la donnée première) et l'idéalisme (pour lequel c'est l'esprit, la conscience, la sensation qui est la donnée première), mais en réalité vous la rétablissez aussitôt, subrepticement, en renonçant à votre principe de base ! Car si les éléments sont des sensations, vous n'avez pas le droit d'admettre un instant l'existence des « éléments » en dehors de leur dépendance de mes nerfs, de ma conscience. Mais du moment que vous admettez des objets physiques indépendants de mes nerfs, de mes sensations, qui ne suscitent la sensation qu'en agissant sur ma rétine, vous laissez là honteusement votre idéalisme « exclusif » pour un matérialisme « exclusif ». Si la couleur n'est une sensation qu'en raison de sa dépendance de la rétine (comme vous obligent à l'admettre les sciences de la nature), il s'ensuit que les rayons lumineux procurent, en atteignant la rétine, la sensation de couleur. C'est dire qu'en dehors de nous, indépendamment de nous et de notre conscience, il existe des mouvements de la matière, disons des ondes d'éther d'une longueur et d'une vitesse déterminées, qui, agissant sur la rétine, procurent à l'homme la sensation de telle ou telle couleur. Tel est le point de vue des sciences de la nature. Elles expliquent les différentes sensations de telle couleur par la longueur différente des ondes lumineuses existant en dehors de la rétine humaine, en dehors de l'homme et indépendamment de lui. Et c'est là la conception matérialiste : la matière suscite la sensation en agissant sur nos organes des sens. La sensation dépend du cerveau, des nerfs, de la rétine, etc., c'est‑à‑dire de la matière organisée de façon déterminée. L'existence de la matière ne dépend pas des sensations. La matière est le primordial. La sensation, la pensée, la conscience sont les produits les plus élevés de la matière organisée d'une certaine façon. Telles sont les vues du matérialisme en général et de Marx et Engels en particulier. S'aidant du petit mot « élément », qui débarrasse prétendument leur théorie de l'« exclusivisme » propre à l'idéalisme subjectif et permet, parait‑il, d'admettre la dépendance psychique vis‑à‑vis de la rétine, des nerfs, etc., d'admettre l’indépendance du physique vis‑à‑vis de l'organisme humain, Mach et Avenarius introduisent subrepticement le matérialisme. En réalité, cette façon d'user du petit mot « élément » n’est assurément qu'un très piètre sophisme. Le lecteur matérialiste de Mach et d'Avenarius ne manquera pas, en effet, de demander : Que sont les « éléments » ? Certes, il serait puéril de croire que l'on puisse éluder, grâce à l'invention d'un nouveau vocable, les principaux courants de la philosophie. Ou l’ » élément » est une sensation comme le soutiennent tous les empiriocriticistes, Mach, Avenarius, Petzoldt [4] et autres, mais alors votre philosophie, Messieurs, n'est que l'idéalisme qui s’efforce en vain de recouvrir la nudité de son solipsisme d'une terminologie plus « objective »; ou l’ » élément » n'est pas une sensation, mais alors votre « nouveau » vocable n'a plus le moindre sens, et vous faites beaucoup de bruit pour rien.
[1] Friedrich Adler : Die Entdeckung der Weltelemente [Zu E. Machs 70 Geburstag]. Der Kampf, 1908, n° 5 (Februar). Traduit dans The International Socialist Review, 1908, n° 10 (April). Un article est traduit en russe dans le recueil Le Matérialisme historique.
« Der Kampf », mensuel de la social‑démocratie autrichienne de 1907 à 1934; Les principaux rédacteurs de la revue étaient O. Bauer. A. Braun, K. Renner, F. Adler, etc. (N.R.)
« The International Socialist Review », revue mensuelle américaine de tendance révisionniste ; paraît à Chicago de 1900 à 1918. (N.R.)
[2] Mach dit dans l'Analyse des sensations : « Les éléments sont d'ordinaire appelés sensations. Cette dénomination servant à désigner une théorie exclusive bien déterminée, nous préférons ne parler que brièvement des éléments. » (pp. 27‑28).
[3] « L’opposition entre le Moi et le monde, entre la sensation ou le phénomène et la chose, disparaît alors et tout se ramène uniquement à la combinaison des éléments. » (Analyse des sensations, p. 21.)
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