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Note moyenne 4.21 /5 (sur 39 notes)

Biographie :

Pline le Jeune, de son vrai nom Caius Plinius Caecilius Seconsus (61 à 114 après Jésus Christ.), naquit à Côme, une cité du nord de l'Italie. Il était le neveu et le fils adoptif de Pline l'Ancien (qui mourut lors de l'éruption du Vésuve.).
A l'âge de 18 ans, Pline le Jeune entreprit alors le cursus honorum. Il fut successivement sénateur, questeur, tribun du peuple, préteur, et consul.
Pline le Jeune fut ami avec Tacite, et travailla avec Suétone. Il écrivit de nombreuses poésies, des lettres (Pline avouait s'inspirer de Cicéron, dont le style était cependant bien moins grandiloquent et bien plus direct.), ainsi que le Panégyrique de Trajan.
Pline le Jeune mourut probablement vers 114 après Jésus Christ, alors qu'il était légat de Bithynie (l'on déduit qu'il mourut à cette époque sachant que nous n'avons plus d'écrits de lui, postérieurs à cette date.).
Nous n'avons pas conservé beaucoup des écrits de Pline le Jeune. Sont parvenus jusqu'à nous quelques unes de ses lettres (ce dernier eut en effet une correspondance très soutenue.), ainsi que le Panégyrique de Trajan.
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Source : histoire-fr.com/
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Citations et extraits (38) Voir plus Ajouter une citation
 Pline le jeune
milamirage   19 juin 2014
Pline le jeune
Il vaut mieux exceller en une chose que d'être médiocre en plusieurs.
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LydiaB   06 mars 2016
Lettres de Pline le Jeune de Pline le jeune
J'imagine que cette épaisse épaisse vapeur arrêta sa respiration et le suffoqua. Il avait naturellement la poitrine faible, étroite et souvent haletante. Lorsque la lumière reparut (trois jours après le dernier qui avait lui pour mon oncle), on retrouva son corps entier, sans blessure. Rien n'était changé dans l'état de son vêtement, et son attitude était celle du sommeil plutôt que de la mort.
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 Pline le jeune
Cer45Rt   18 septembre 2018
Pline le jeune
Tout mon temps, je l'ai passé au milieu de mes tablettes et de mes carnets dans une paix des plus agréables. "Comment, dis-tu, as-tu pu faire cela, en ville ?" C'étaient les jeux du cirque, genre de spectacle qui ne me séduit pas le moins du monde. Rien de nouveau, rien de varié, rien qu'il ne suffise d'avoir regardé une seule fois.

Aussi, je m'étonne d'autant plus que tant de milliers de spectateurs raffolent sans cesse, d'une manière aussi puérile, de voir des chevaux au galop, des cochers dressés sur leurs chars. Si encore c'était la vitesse des chevaux ou la virtuosité des chevaux qui les attirait, il y aurait une raison.

Mais en réalité, c'est une casaque qu'ils supportent, une casaque qu'ils aiment. Et jamais, en pleine course et au beau milieu de la lutte, on intervertit les couleurs, leur passion et leur ferveur changeront de camp ; tout à coup, ils laisseront tomber ces fameux conducteurs de chars, ces illustres chevaux qu'à tout moment ils reconnaissent à distance, dont ils hurlent les noms. Telle est la popularité, tel est le prestige qu'il y a dans une tunique de si peu de valeur, passe encore dans la populace, ( ... ) , mais également auprès de certains hommes sérieux. Quand je songe que les gens s'abaissent à un amusement futile, stérile, répétitif, qu'ils recherchent de façon insatiable, j'éprouve un certain plaisir à ne pas y trouver de plaisir.

Et pendant ces journées, je suis très heureux de consacrer à la littérature mon temps libre ; ces journées, d'autres les gaspillent en occupations plus inutiles.
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finitysend   11 septembre 2012
Lettres : Livres I à X de Pline le jeune
Lettres , VI , 20 ( la destruction de Pompéi ) .

6. C'était déjà la première heure du jour, et la lumière était encore hésitante et blafarde; déjà, alors que les bâtiments alentours étaient fortement agités, bien que dans un endroit ouvert, mais pourtant étroit, la crainte de la destruction était grande et certaine.

7. Alors seulement il nous parut souhaitable de sortir de la ville; une foule suit, hébétée, et (dans la crainte on devient sage) on préfère suivre le conseil d'autrui plutôt que le sien, et la foule presse et pousse les fuyards dans son immense marche.

8. Une fois sortis de la zone construite, nous nous arrêtons. Nous sommes victimes de nombreuses surprises, de nombreuses terreurs. En effet les chariots que nous avions ordonné d'amener étaient bousculés dans des directions contraires, bien que l'on fût dans un espace très plat, et même calés avec des pierres ils ne restaient pas dans les mêmes traces.

9. Ensuite, nous voyions la mer s'absorber en elle-même et pour ainsi dire repoussée par le tremblement de terre. Le rivage s'était sans doute avancé et retenait prisonnier de nombreux animaux marins sur les sables secs. De l'autre côté un nuage noir et terrifiant s'ouvrait en de longues formes de flammes, rompu par les allées et venues tordues et oscillantes du souffle de feu; ces dernières étaient à la fois semblables et plus grandes que des coups de foudre.

10. Mais alors, le même ami d'Espagne dit, plus vivement et plus instamment: "Si ton frère, si ton oncle vit, il veut que vous soyez saufs. S'il a péri, il a voulu que tu lui survives. Ainsi donc, pourquoi tardez-vous à vous échapper?" Nous lui répondîmes que nous ne nous rendrions pas coupables de nous préoccuper de notre salut alors que nous ne savions rien du sien.

11. Ne s'attardant pas plus, il se précipite et s'éloigne du danger par une course immodérée. Peu après, le nuage descendit sur les terres et couvrit la mer; il avait entouré Capri et l'avait cachée, il avait dérobé à la vue la partie en saillie du cap de Misène.

12. Alors à ma mère de me prier, de m'exhorter, de m'ordonner que je fuie par quelque moyen que ce soit; en effet, un jeune homme le pouvait, et elle mourrait volontiers, alourdie par les années et sa corpulence, si elle n'était pas la cause de ma mort. Moi, je lui répondis au contraire que je ne me sauverais qu'avec elle. Lui ayant ensuite saisi sa main, je la force à allonger le pas.

13. Elle obéit avec peine et s'accuse de me retarder. A l'instant, des cendres, jusque-là pourtant rares. Je me retourne: un nuage sombre et dense nous menaçait par derrière, qui nous suivait à la manière d'un torrent répandu sur le sol. "Faisons un détour", dis-je, "tant que nous y voyons, pour éviter d'être renversés et piétinés dans la nuit par la foule des fuyards."

14. A peine nous étions-nous assis que ce fut la nuit, non comme une nuit sans lune ou nuageuse, mais comme dans un espace clos, toutes lumières éteintes. Tu aurais pu entendre les cris perçants des femmes, les appels au secours des enfants, les cris des hommes; les uns recherchaient en criant des parents, d'autres leurs enfants, d'autres encore leur conjoint, et tentaient de les reconnaître à la voix;

15. Certains s'affligeaient de leur propre malheur, d'autres de celui des leurs; il y en avait qui suppliaient la mort par crainte de la mort; beaucoup levaient leurs mains aux dieux; plusieurs expliquaient qu'il n'y avait déjà plus de dieux nulle part et que cette nuit serait éternelle et serait la dernière du monde. Il ne manquait pas de gens pour augmenter les dangers réels par des terreurs fictives et mensongères. Etaient présents des gens qui annonçaient qu'à Misène tel bâtiment s'était écroulé, tel autre était la proie des flammes; c'était faux, mais il ne manquait pas de gens pour y croire.

16. Ça brillait un peu à nouveau, mais pas comme le jour, comme l'annonce d'un feu qui approche. Et du moins le feu ne s'avança pas particulièrement loin; de nouveau ce furent les ténèbres, de nouveau ce furent les cendres, abondantes et lourdes. Nous levant sans cesse, nous nous secouions pour les faire tomber; sans quoi nous serions recouverts et même écrasés sous leur poids.

17. Je pourrais me vanter de n'avoir pas fait sortir un gémissement, une parole peu courageuse au milieu de tels dangers, si je n'avais pas cru en consolation misérable de la condition de mortel, grande consolation pourtant, que je périssais avec tout, que tout périssait avec moi.

18. Enfin, ce nuage, pour ainsi dire affaibli en fumée ou en brouillard, disparut; ce fut bientôt le jour véritable; même le soleil se mit à briller, jaune pourtant, comme il est d'habitude lors d'une éclipse. Tout à nos yeux en désarroi se présentait transformé et recouvert d'une profonde couche de cendres, comme de la neige.

19. Revenus à Misène, après s'être réconforté vaille que vaille, nous passâmes une nuit incertaine et indécise, entre l'espoir et la crainte. La crainte prévalait; en effet, même le tremblement de terre continuait, et la plupart, rendus fous par des présages terrifiants, se moquaient de leur maux et de ceux d'autrui.

20. Pourtant, nous ne prîmes pas même la décision de partir, bien que nous connussions le danger et que nous l'attendissions, avant d'avoir des nouvelles de mon oncle.

Voici des faits nullement dignes de l'histoire; tu les liras sans avoir l'intention de les écrire et tu t'en prendras assurément à toi, qui me l'as demandé, puisque ces événements ne sont même pas dignes d'une lettre. Salut.

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Aliceinwonderland   28 août 2013
Lettres, tome 2, livres IV-VI de Pline le jeune
C. Pline à sa chère Calpurnia salut



Vous ne sauriez croire combien vous me manquez. La raison en est mon amour d'abord, puis que nous n'avons pas l'habitude d'être éloignés l'un de l'autre. Voilà pourquoi une grande partie de mes nuits se passe pour moi à me représenter tout éveillé votre image, pourquoi en plein jour, aux heures où j'avais l'habitude d'aller vous voir, mes pieds me portent d'eux-mêmes, comme on a bien raison de le dire, vers votre appartement, pourquoi enfin, triste, affligé comme si on m’avait fermé la porte, je reviens de votre chambre vide.

Il n'est qu'un temps où je sois exempt de cette torture: c'est celui que je passe au forum et absorbé par les procès de mes amis.

Représentez-vous donc ce qu'est ma vie, quand je dois chercher mon repos dans le travail, ma consolation dans les ennuis et les soucis. Adieu.
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Medulla   17 octobre 2018
Lettres de Pline le Jeune de Pline le jeune
Il existait à Athènes une maison spacieuse et commode, mais de mauvaise réputation et maudite. Dans le silence de la nuit, on entendait un son métallique et, si on tendait l'oreille, on percevait un bruit de chaînes, d'assez loin d'abord, puis de très près : Bientôt apparaissait un spectre, un vieillard épuisé par la maigreur, en haillons, la barbe longue et les cheveux hérissés; il portait, aux pieds, des entraves et, aux mains, des chaînes qu'il agitait. Aussi les habitants passaient-ils, dans la crainte, des nuits blanches, sinistres et effrayantes. L'insomnie les rendait malades, puis venait la mort, car la crainte allait croissant : en effet, même en plein jour, malgré la disparition du fantôme, les yeux gardaient son souvenir et la peur persistait plus longtemps que les motifs d'avoir peu.
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brigetoun   22 janvier 2012
Correspondance de Pline le jeune
Vous me demandez comment se passent mes journées, l’été, dans ma villa de Toscane ? Je m’éveille quand il me plaît, d’ordinaire vers la première heure, souvent plus tôt, rarement plus tard. Mes fenêtres demeurent fermées : il est remarquable, en effet, combien je puis, à l’abri de tout ce qui distrait grâce au silence et à l’obscurité, libre et livré à moi-même, non pas assujettir mon attention à mes yeux, mais mettre au service de mon esprit mes yeux qui voient tout ce que voit mon esprit aussi longtemps qu’ils ne sont pas sollicités par un autre spectacle. Si j’ai quelque ouvrage en chantier, je compose de tête, je compose jusqu’aux mots, semblable à celui qui écrit et corrige, tantôt plus, tantôt moins selon que j’ai trouvé plus ou moins de difficulté à élaborer et à retenir. J’appelle alors un secrétaire et, fenêtre ouverte, je dicte ce que je viens de mettre en ordre ; il sort, puis une seconde fois, ce secrétaire et rappelé et renvoyé.
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Julian_Morrow   22 mars 2017
Correspondance de Pline le jeune
On me blâme en tous lieux, dites-vous, parce que, en toutes circonstances, je louerais immodérément mes amis. Je reconnais mon crime, et même je le chéris. Car quoi de plus beau que de pécher par tendresse ? Et qui sont donc ces individus qui prétendent connaître mes propres amis mieux que moi-même ? Supposons encore que cela soit, pourquoi m'envier un erreur si flatteuse ? Quand bien même mes amis ne seraient pas tels que je les déclare, je suis heureux pourtant de les imaginer ainsi. Que ces malignes gens portent ailleurs leurs soins importuns, et s'il ne manque pas de gens pour croire que blâmer ses amis est une marque d'équité, moi, je ne me laisserai jamais persuader que j'aime trop ceux qui sont mes amis.

(VII,28)
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THoniger   31 janvier 2014
Lettres : Livres I à X de Pline le jeune
Nous avons coutume d'entreprendre de longs voyages, de passer les mers, pour voir des choses que nous négligeons lorsqu'elles sont sous nos yeux.
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Chasto   30 novembre 2019
Le temps à soi de Pline le jeune
Rappelle toi qu'il faut fuir plus que tout cette alliance moderne du luxe et de la mesquinerie.

Pris séparément ces défauts sont déjà une honte, ils le sont plus encore quand on les met ensemble !
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