AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio

Note moyenne 4.27 /5 (sur 207 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Paris , le 16/01/1675
Mort(e) à : Paris , le 02/03/1755
Biographie :

Louis de Rouvroy, plus connu sous le nom de Saint-Simon est un écrivain français, célèbre pour ses Mémoires, racontant par le menu la vie à la Cour.

Il était le fils de Claude de Rouvroy, duc de Saint-Simon (1607-1693) et de sa seconde femme, Charlotte de L'Aubespine (1640-1725).

Claude-Henri de Rouvroy, comte de Saint-Simon (1760-1825), philosophe et industriel français fondateur du saint-simonisme, en est un parent éloigné.

En 1721, il accepte l’ambassade en direction de l’Espagne, pays qu’il admire beaucoup, dans le but de marier Louis XV à une infante d’Espagne, mais cet épisode doré qui le voit revenir grand d'Espagne est son chant du cygne : quand il en rentre en 1722, c’est Dubois qui est nommé premier ministre. En 1723, la mort du Régent lui fait perdre tout accès au pouvoir et en le privant de son dernier ami, l’éloigne de la Cour.

Saint-Simon se retire alors dans son château de La Ferté-Vidame, où il mène une vie de gentilhomme campagnard, relativement soucieux des conditions de vie de ses paysans, et tentant de moderniser leurs techniques. Il se fait même maître de forges.

Il se consacre également à la rédaction de traités historico-généalogiques. Il lit le Journal de Dangeau et, à partir de 1739, il rassemble ses notes et s’attelle à la rédaction proprement dite de ses Mémoires. En 1749, il achève leur rédaction, les faisant s’arrêter en 1723, à la mort du Régent. Il envisage un moment une suite, jamais écrite.
+ Voir plus
Ajouter des informations
Bibliographie de Saint-Simon   (88)Voir plus

étiquettes
Videos et interviews (8) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de

Sur la table des négociations, de Doha à Kaboul, les talibans cherchent à rassurer la communauté internationale, laissant entendre qu'ils ont pris en compte les revendications progressistes de la population et de la jeunesse afghane, élevée dans une démocratie et le respect des droits de l'homme et de la femme. Pour autant, les talibans se sont construits dès leurs origines sur le respect des préceptes de la charia et la défense des valeurs coraniques vis-à-vis d'une culture occidentale imposant sa modernité. Aujourd'hui plus nationaliste que religieux, le combat des talibans vise avant tout à obtenir la reconnaissance internationale en tant que pays musulman. Comment les talibans se sont-ils construit en force politique depuis 1994 ? Sont-ils prêts à s'ouvrir à la modernité des populations citadines afghanes ? L'imposition de la charia dans le pays par le nouveau gouvernement taliban est-elle négociable ? Nous aborderons ces questions avec : Anne-Clémentine Larroque : analyste-historienne pour la justice, spécialiste de l'idéologie islamiste, chargée de cours à Sciences Po en Questions Internationales. Elle publie "Le trou identitaire. Sur la mémoire refoulée des mercenaires de l'Islam" (PUF, 2021) et "Géopolitique des islamismes" (PUF, 3e édition, 2021). Jean-Yves Berthault : ancien diplomate, auteur de "Déjeuners avec les talibans" (editions Saint-Simon). En poste à l'ambassade de France à Kaboul entre 1979 et 1981. Conseiller politique de la mission spéciale de l'ONU en Afghanistan en 1997. Chef de la mission diplomatique française à Kaboul de 1998 à 2001. L'invité des Matins de France Culture. Comprendre le monde c'est déjà le transformer(07h40 - 08h00 - 6 Septembre 2021) Retrouvez tous les invités de Guillaume Erner sur www.franceculture.fr

+ Lire la suite
Podcasts (9) Voir tous


Citations et extraits (200) Voir plus Ajouter une citation
 Saint-Simon
colimasson   28 décembre 2015
Saint-Simon
Mon estime pour moi-même a toujours augmenté dans la mesure du tort que je faisais à ma réputation.
Commenter  J’apprécie          551
Jooh   10 février 2015
Cette pute me fera mourir !... de Saint-Simon
Les filles du roi font des pétarades, mais son fils, le duc du Maine, ne fait pas des étincelles: pendant la campagne de l'été 1695, son incapacité suscite la consternation générale.
Commenter  J’apprécie          260
NMTB   23 février 2016
Mémoires, tome 2 : 1701 1707 de Saint-Simon
La duchesse de la Ferté alla lui demander l’audience, et, comme tout le monde, essuya son humeur. En s’en allant elle s’en plaignait à son homme d’affaires, et traita le premier président de vieux singe. Il la suivait et ne dit mot. A la fin elle s’en aperçut, mais elle espéra qu’il ne l’avait pas entendue ; et lui, sans en faire aucun semblant, il la mit dans son carrosse. A peu de temps de là, sa cause fut appelée, et tout de suite gagnée. Elle accourut chez le premier président et lui fait toutes sortes de remerciements. Lui, humble et modeste, se plonge en révérences, puis, la regardant entre deux yeux : « Madame, lui répondit-il tout haut devant tout le monde, je suis bien aise qu’un vieux singe ait pu faire quelque plaisir à une vieille guenon. »
Commenter  J’apprécie          170
Jooh   11 février 2015
Cette pute me fera mourir !... de Saint-Simon
Rien de plus compliqué qu'une famille, en particulier quand elle est royale.
Commenter  J’apprécie          190
gavarneur   15 décembre 2016
Mémoires, tome 2 : 1701 1707 de Saint-Simon
Dans la fin de cette campagne, les grands airs de familiarité que le maréchal de Villeroi se donnait avec M. de Savoie lui attirèrent un cruel dégoût, pour ne pas dire un affront. M. de Savoie, étant au milieu de tous les généraux et de la fleur de l'armée, ouvrit sa tabatière en causant et en allant prendre une pincée de tabac : le maréchal de Villeroi, qui se trouva auprès de lui, allonge la main et prend la tabatière sans mot dire. M. de Savoie rougit, et à l'instant renverse sa tabatière par terre, puis la donne à un de ses gens à qui il dit de lui rapporter du tabac. Le maréchal but sa honte sans oser proférer une parole, M. de Savoie continuant toujours la conversation, qu'il n 'interrompit même que par ce seul mot pour avoir d'autre tabac.

Page 49
Commenter  J’apprécie          152
 Saint-Simon
Piatka   15 janvier 2014
Saint-Simon
Une idée sans exécution est un songe.
Commenter  J’apprécie          180
gavarneur   04 janvier 2017
Mémoires, tome 2 : 1701 1707 de Saint-Simon
Il mourut alors un vieux évêque qui, toute sa vie, n'avait rien oublié pour faire fortune et être un personnage : c'était Roquette, homme de fort peu, qui avait attrapé l’évêché d'Autun […] C'est sur lui que Molière prit son Tartuffe, et personne ne s'y méprit. L’archevêque de Reims passant à Autun avec la cour, et admirant son magnifique buffet : « Vous voyez là, lui dit l'évêque, le bien des pauvres. -Il me semble, lui répondit brutalement l'archevêque, que vous auriez pu leur en épargner la façon. »
Commenter  J’apprécie          150
clairelili   25 août 2017
Mémoires, tome 1 : 1691 1701 de Saint-Simon
Ecrire l'histoire de son pays et de son temps, c'est repasser dans son esprit avec beaucoup de réflexion tout ce qu'on a vu, manié, ou su d'original sans reproche, qui s'est passé sur le théâtre du monde, les diverses machines, souvent les riens apparents qui ont mû les ressorts des événements qui ont eu le plus de suite, et qui en ont enfanté d'autres ; c'est se montrer à soi-même pied à pied le néant du monde, de ses craintes, de ses désirs, de ses espérances, de ses disgrâces, de ses fortunes, des ses travaux ; c'est se convaincre du rien de tout par la courte et rapide durée de toutes ces choses, et de la vie des hommes ; c'est se rappeler un vif souvenir que nul des heureux du monde ne l'a été, et que la félicité ni même la tranquillité ne peut se trouver ici-bas ; c'est mettre en évidence que, s'il était possible que cette multitude de gens de qui on fait une nécessaire mention avait pu lire dans l'avenir le succès de leurs peines, de leurs sueurs, de leurs soins, de leurs intrigues, tous, à une douzaine près tout au plus, se seraient arrêtés tout court dès l'entrée de leur vie, et auraient abandonné leurs vues et leurs plus chères prétentions ; et que, de cette douzaine encore, leur mort, qui termine le bonheur qu'ils s'étaient proposé, n'a fait qu'augmenter leurs regrets par le redoublement de leurs attaches, et rend pour eux comme non avenu tout ce à quoi ils étaient parvenus.



p.15
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          130
NMTB   17 avril 2016
Mémoires, tome 4 : 1711 1714 de Saint-Simon
Il y eut entre eux [le duc et la duchesse de Berry] des scènes violentes et redoublées. La dernière qui se passa à Rambouillet, par un fâcheux contre-temps, attira un coup de pied dans le cul à Mme la duchesse de Berry, et la menace de l'enfermer dans un couvent pour le reste de sa vie ; et il en était, quand il tomba malade, à tourner son chapeau autour du roi comme un enfant, pour lui déclarer toutes ses peines, et lui demander de le délivrer de Mme la duchesse de Berry. Ces choses en gros suffisent, les détails seraient et misérables et affreux ; un seul suffira pour tous.

Elle voulut à toute force se faire enlever au milieu de la cour par La Haye, écuyer de M. le duc de Berry, qu'elle avait fait son chambellan. Les lettres les plus passionnées et les plus folles de ce projet ont été surprises, et d'un tel projet, le roi, son père et son mari pleins de vie, on peut juger de la tête qui l'avait enfanté et qui ne cessait d'en presser l'exécution.

Commenter  J’apprécie          130
Woland   13 juillet 2012
Mémoires, tome 1 : 1691 1701 de Saint-Simon
"... [...] Mme de Castries était un quart de femme, une espèce de biscuit manqué, extrêmement petite, mais bien prise, et aurait passé dans un médiocre anneau : ni derrière, ni gorge, ni menton ; fort laide, l'air toujours en peine et étonné ; avec cela une physionomie qui éclatait d'esprit et qui tenait encore plus parole. Elle savait tout : histoire, philosophie, mathématiques, langues savantes, et jamais il ne paraissait qu'elle sût mieux que parler français ; mais son parler avait une justesse, une énergie, une éloquence, une grâce jusque dans les choses les plus communes, avec ce tour unique qui n'est propre qu'aux Mortemarts.* Aimable, amusante, gaie, sérieuse, toute à tous, charmante quand elle voulait plaire, plaisante naturellement avec la dernière finesse, sans la vouloir être, et assénant aussi les ridicules à ne les jamais oublier ; glorieuse de mille choses avec un ton plaintif qui emportait la pièce ; cruellement méchante quand il lui plaisait, et fort bonne amie, polie, gracieuse, obligeante en général ; sans aucune galanterie, mais délicate sur l'esprit et amoureuse de l'esprit où elle le trouvait à son gré ; avec cela, un talent de raconter qui charmait, et, quand elle voulait faire un roman sur le champ, une source de production, de variété et d'agrément qui étonnait. Avec sa gloire, elle se croyait bien mariée par l'amitié qu'elle eut pour son mari ; elle l'étendit sur tout ce qui lui appartenait, et elle était aussi glorieuse pour lui que pour elle. Elle en recevait les réciproques et toutes sortes d'égards et de respect. [...] ..."
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          120

Acheter les livres de cet auteur sur

LirekaFnacAmazonRakutenCultura



Quiz Voir plus

Dystopies

Dans un monde divisé en trois blocs totalitaires, la guerre est perpétuelle, la pensée est interdite, le langage est simplifié :

1984
1Q84
1948
2001

10 questions
670 lecteurs ont répondu
Thèmes : science-fiction , dystopie , futurCréer un quiz sur cet auteur

.. ..