AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Note moyenne 3.71 /5 (sur 54 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Arras , le 24/07/1775
Mort(e) à : Paris , le 11/05/1857
Biographie :

Eugène-François Vidocq est un aventurier et détective français.

Fils de boulanger, il commet divers larcins au cours de son enfance. Sa forte taille (à 12 ans, il a une taille d'adulte) lui rend la besogne facile. À l'âge de 16 ans, il quitte Arras après avoir volé ses parents et s'engage dans l'armée révolutionnaire. Il se bat alors à Valmy et à Jemappes puis déserte l'armée. Il en est renvoyé en 1793. Il poursuit alors une vie aventureuse de voleur et d'escroc entre Paris et le nord de la France. Il a été bagnard au bagne de Brest, dont il s'est échappé, puis à Toulon, dont il s'échappe aussi.

En 1811 le préfet le place à la tête de la Brigade de Sûreté, un service de police dont les membres sont d'anciens condamnés et dont le rôle est de s'infiltrer dans le "milieu". Excellent physionomiste, il repère, même grimée, toute personne qu'il a préalablement dévisagée. En 1827, Vidocq démissionne de ses fonctions de chef de la Sûreté. Il s'installe à Saint-Mandé, près de Paris, et crée une petite usine de papier. Il invente le papier infalsifiable.

En 1828, il publie des Mémoires qui connaissent un grand succès, et qui inspirent notamment à Honoré de Balzac son personnage de Vautrin. Ruiné par son affaire d'usine de papier, il occupe à nouveau durant sept mois le poste de chef de la sûreté en 1832, puis quitte définitivement le service public et fonde en 1833 le Bureau de renseignements pour le commerce, la première agence de détectives privés, qui fournit aux commerçants, moyennant finance, des services de renseignement et de surveillance économique, ainsi que des informations sur les conjoints volages.

François Vidocq meurt à Paris des suites du choléra, à l'age de 81 ans.
+ Voir plus
Ajouter des informations
étiquettes
Videos et interviews (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de

#lempereurdeparis #bd #glenat Sous le règne de Napoléon, François Vidocq, le seul homme à s'être échappé des plus grands bagnes du pays, est une légende des bas-fonds parisiens. Laissé pour mort après sa dernière évasion spectaculaire, l'ex-bagnard essaye de se faire oublier sous les traits d'un simple commerçant. Son passé le rattrape pourtant, et, après avoir été accusé d'un meurtre qu'il n'a pas commis, il propose un marché au chef de la sûreté : il rejoint la police pour combattre la pègre, en échange de sa liberté. Malgré des résultats exceptionnels, il provoque l'hostilité de ses confrères policiers et la fureur des criminels qui ont mis sa tête à prix... Disponible en librairie !

+ Lire la suite

Citations et extraits (37) Voir plus Ajouter une citation
PhilippeCastellain   18 décembre 2019
Mémoires de Vidocq de Vidocq
Le petit père Guillotin n'a pas de boucher, mais il a son équarrisseur ; et dans ses casseroles de cuivre, dont le vert-de-gris n'empoisonne pas, le cheval fourbu se transforme en boeuf à la mode, les cuisses du caniche mis à mort dans la rue Guénegaud deviennent des gigots de prés-salés, et la magie d'une sauce raffermissante donne au veau mort-né de la laitière l'appétissant coup d’œil du Pontoise.
Commenter  J’apprécie          110
talou61   27 avril 2017
Mémoires de Vidocq de Vidocq
Reprendre des fers ce que j'avais brisés au prix de tant d'efforts, cette idée me poursuivait sans cesse : mon secret, je ne le possédais pas seul, il y avait des forçats par le monde, si je les fuyais, je les voyais prêts à me livrer : mon repos, mon existence étaient menacés partout, et toujours.

Un coup d'œil, le nom d'un commissaire, l'apparition d'un gendarme, la lecture d'un arrêt, tout devait exciter et entretenir mes alarmes...

J'étais hors de la société, et pourtant, je ne demandais qu'à lui donner des garanties ; je lui en avais donné, j'en atteste ma conduite invariable à la suite de chacune de mes évasions, mes habitudes d'ordre, et ma fidélité scrupuleuse à remplir tous mes engagements.
Commenter  J’apprécie          100
SZRAMOWO   14 janvier 2015
Les mémoires de Vidocq
Aussitôt l’on fouilla Joseph, et l’argent volé fut trouvé dans sa ceinture. Ma justification était complète. Roman lui-même me fit des excuses ; en même temps il me déclara que j’avais cessé de faire partie de sa troupe ; « c’est un malheur, ajouta-t-il, mais vous sentez qu’ayant été aux galères… » Il n’acheva pas, me mit quinze louis dans la main, et me fit promettre de ne pas parler de ce que j’avais vu, avant vingt-cinq jours. – Je fus discret.
Commenter  J’apprécie          100
Tatooa   11 octobre 2019
L'argot des voleurs de Vidocq
Les bornes de cet ouvrage ne me permettent de parler que des individus que les articles du Code Pénal atteignent ; si jamais, ce qu'à Dieu ne plaise, je me détermine à écrire le recueil des ruses de tous les fripons qui pullulent dans le monde, fripons auxquels le procureur du roi donne la main, et qui sont salués par le commissaire de police, il faudra que je me résolve à écrire un ouvrage plus volumineux que la "Biographie" des frères Michaud.
Commenter  J’apprécie          100
Tatooa   21 octobre 2019
L'argot des voleurs de Vidocq
Il existe à Paris des hommes toujours bien vêtus, déjeunant bien et dînant bien, et qui cependant ne possèdent ni industrie, ni revenus ; ce ne sont pourtant point des mouchards, mais ils ne valent guère plus : ce sont des "fileuses" ; leur unique industrie est de suivre les "floueurs" et les "emporteurs" (ndr : escrocs divers) et de rester paisibles spectateurs de la partie qui vient de s'engager ; ils prélèvent cependant un impôt de trois francs par louis sur la somme perdue par le "sinve" (ndr : pigeon). [...]

Somme totale, le métier des fileuses est un excellent métier, car il est lucratif, et peut être exercé, pour ainsi dire, impunément.
Commenter  J’apprécie          90
gill   21 mai 2012
Les mémoires de Vidocq, tome 1 de Vidocq
Lorsqu'on lit les mémoires de Vidocq on est surpris par deux choses. D'abord c'est un monsieur qui a pris une telle accoutumance du déguisement qu'on ne sait plus, à la fin, qui il est ; ensuite il plaide tellement pour lui-même que nous en venons, vous et moi, lecteurs naïfs, à douter de l'apologie qu'il ne cesse de faire : le grand homme de Vidocq, c'est Vidocq...

Aurait-il tort ?

Si l'on en croit l'histoire : non ! il a crée cette forme de la police, la sûreté, qui a pris, à la fin, le pas sur les autres. Si l'on en croit l'histoire littéraire, c'est plus net encore : Vidocq est au départ des romans les plus importants du XIX° siècle. Ici et là, c'est un personnage capital, essentiel...

Aurait-il raison ? Le personnage est-il aux dimensions de l'homme ? Y a-t-il tricherie en quelque lieu ?

Le problème se complique....

(extrait de la préface de "Les mémoires de Vidocq" insérée en début des deux volumes parus chez "Marabout Géant" en 1966)
Commenter  J’apprécie          80
SZRAMOWO   14 janvier 2015
Les mémoires de Vidocq
Je retrouvai au Petit Hôtel la plupart des détenus qu’avant mon évasion j’avais vu mettre en liberté. Quelques-uns n’avaient fait, pour ainsi dire, qu’une courte absence. Ils se trouvaient arrêtés sous la prévention de nouveaux crimes ou de nouveaux délits. De ce nombre était Calandrin, dont j’ai parlé plus haut : élargi le 11, il avait été repris le 14, comme prévenu de vol avec effraction et de complicité avec les chauffeurs, dont le nom seul inspirait alors un effroi général. Sur la réputation que m’avaient value mes diverses évasions, ces gens-là me recherchèrent comme un homme sur lequel on pouvait compter.

De mon côté, je ne pouvais guères m’éloigner d’eux. Accusés de crimes capitaux, ils avaient un intérêt puissant à garder le secret sur nos tentatives, tandis que le malheureux, prévenu d’un simple délit, pouvait nous dénoncer, dans la crainte de se trouver compromis dans notre évasion : telle est la logique des prisons. Cette évasion n’était toutefois rien moins que facile ;

on en jugera par la description de nos cachots : sept pieds carrés, des murs épais d’une toise, revêtus de madriers croisés et boulonnés en fer ; une croisée de deux pieds sur trois, fermée de trois grilles placées l’une à la suite de l’autre ; la porte doublée en fer battu. Avec de telles précautions, un geôlier pouvait se croire sûr de ses pensionnaires : on mit pourtant sa surveillance

en défaut.

J’étais dans un des cachots du second avec un nommé Duhamel. Moyennant six francs, un détenu, qui faisait le service de guichetier, nous fournit deux scies à refendre, un ciseau à froid et deux tire-fonds. Nous avions des cuillers d’étain : le concierge ignorait probablement l’usage qu’en pouvaient faire

des prisonniers : je connaissais la clef des cachots, elle était la même pour tous ceux du même étage ; j’en exécutai le modèle avec une grosse carotte, puis je fabriquai un moule avec de la mie de pain et des pommes de terre. Il fallait du feu, nous en obtînmes en fabriquant un lampion avec un morceau de lard et des lambeaux de bonnet de coton.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          70
SZRAMOWO   14 janvier 2015
Les mémoires de Vidocq
Non contents de dilapidations de ce genre, les chevau-légers, réunis aux gabarriers chasseurs, enfonçaient pendant la nuit des barriques de sucre, dont le contenu disparaissait entièrement, emporté par portions dans des sacs noirs, qu’on appelait black-straps (bandes noires). Des constables, venus à Paris en mission, et avec lesquels j’ai dû être mis en rapport, m’ont assuré

qu’en une nuit, il avait été ainsi enlevé de divers vaisseaux jusqu’à vingt barriques de sucre, et jusqu’à du rhum extrait au moyen d’une pompe (gigger), et dont on remplit des vessies. Les bâtiments à bord desquels se pratiquait ce trafic étaient désignés sous le nom de game ships (vaisseaux à gibier).

À cette époque, les vols de liquides et des spiritueux étaient, au surplus, fort communs, même dans la marine royale. On en trouve un exemple fort curieux dans ce qui arriva à bord de la frégate la Victoire, qui apportait en Angleterre les restes de Nelson, tué, comme on sait, au combat de Trafalgar.

Pour conserver le corps, on l’avait mis dans une tonne de rhum. Lorsqu’en arrivant de Plymouth, on ouvrit la tonne, elle était à sec. Pendant la traversée, les matelots, bien certains que le sommelier ne visiterait pas cette pièce, avaient tout bu à l’aide de calumets de paille ou de giggers. Ils appelaient cela

mettre l’Amiral en perce. Les bateliers chasseurs se tenaient à bord des vaisseaux qu’on déchargeait, pour recevoir et transférer sur-le-champ à

terre les objets volés. Comme ils étaient chargés de traiter avec les receleurs, ils se réservaient des profits considérables ; tous faisaient beaucoup de dépense. On en citait un qui, du fruit de son industrie, entretenait une femme très élégante, et et possédait un cheval de selle.

Par hirondelles de vase, on entendait ces hommes qui rôdaient à marée basse, autour de la quille des vaisseaux, sous prétexte de chercher de vieux cordages, du fer, du charbon, mais dans le fait pour recevoir et cacher des objets qu’on leur jetait du bord.

+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          70
PhilippeCastellain   18 décembre 2019
Mémoires de Vidocq de Vidocq
Un jour à la Croix-Rouge,

Nous étions dix à douze,

Tous grinches de renom ;

Nous attendions la sorgue

Voulant poisser des bogues

Pour faire du billon (bis)



Partage ou non partage,

Tout est à notre usage ;

N'épargnons le poitou

Poissons avec adresse

Messières et gonzesses

Sans faire de regoût. (bis)



Dessus le Pont-au-Change

Certain argent de change

Se criblait au charron

J'engantai sa toquante,

Ses attaches en brillantes,

Avec ses billemonts. (bis)



Quand douze plombes crossent

Les pègres s'en retournent

Au tapis de Montron.

Montron ouvre ta lourde

Si tu veux que j'aboule

Et piausse en ton bocson. (bis)



Montron drogue à sa largue,

Bonnis-moi donc giroffle,

Qui sont ces pègres-là ?

Des grinchisseurs de bogues,

Esquinteurs de boutoques,

Les connobres-tu pas ? (bis)



Et vite ma culbute ;

Quand je vois mon affure

Je suis toujours paré

Du plus grand coeur du monde

Je vais à la profonde

Pour vous donner du frais. (bis)



Mais déjà la patrarque,

Au clair de la moucharde,

Nous reluque de loin.

L'aventure est étrange,

C'était l'Argent-de-change

Que suivaient les roussins. (bis)



A des fois l'on rigole,

Ou bien l'on pavillonne,

Qu'on devrait lansquiner.

Raille, griviers et cognes

Nous ont pour la cigogne

Tretous marrons paumés. (bis)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          51
Mimeko   13 mars 2019
Les mémoires authentiques de Vidocq de Vidocq
...je fuyais toutes les occasions qui pouvaient m'entraîner dans la carrière aventureuse où j'avais été, jusqu'alors, entraîné malgré moi. Mais il est impossible de maîtriser sa destinée. Une singulière propension, à quoi j’obéissais sans m'en douter, me rapprochait sans cesse des individus que j'avais intérêt à fuir.
Commenter  J’apprécie          60

Acheter les livres de cet auteur sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox



Quiz Voir plus

LNHI-49618

La femelle du canard?

cane
canne

10 questions
29 lecteurs ont répondu
Thèmes : facilité , animaux , michael jackson , roman , écoleCréer un quiz sur cet auteur

.. ..