AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Note moyenne 3.5 /5 (sur 118 notes)

Nationalité : France
Né(e) : 1956
Biographie :

Traducteur et écrivain francophone chinois,
naturalisé français en 1992.

Ya Ding naît dans une petite ville du nord de la Chine, mais la Révolution culturelle oblige ses parents à se fixer à la campagne pendant toute son enfance et son adolescence.
Il entreprend des études de langue et de littérature françaises à l’université de Pékin, créant la première revue étudiante et commençant à traduire les œuvres de Charles Baudelaire, d’Albert Camus et de Jean-Paul Sartre en chinois.
Couronné en 1986 par un jury international pour cet excellent travail de traduction, il est invité en France et y publie son premier roman, "Le Sorgho rouge", en 1987. C’est un succès immédiat, récompensé de surcroît par plusieurs prix.

Ses romans ont obtenu plusieurs prix : Prix Cazes et Prix de l'Asie en 1988 pour "Le Sorgho rouge", prix de la Découverte du PEN club français en 1988 et Prix de l'Été en 1989 pour "Les Héritiers des sept royaumes" et Prix Contrepoint en 1991 pour "Le Jeu de l'eau et du feu".
+ Voir plus
Source : wikipedia
Ajouter des informations
étiquettes
Video et interviews (11) Voir plusAjouter une vidéo

ITW ECRIVAIN CHINOIS : YA DING
Interview d'un jeune ecrivain chinoisYA Ding à propos de ce qui se passe actuellement en Chine. - YA Ding explique (en français) que les étudiants de sa génération ont subi la révolution culturelle et une éducation "complètement idéologique" ce qui les a empêché de réagir comme le font les étudiants aujourd'hui : "eux ce sont des gens de 20 ans qui n'ont jamais vécu cette...

Citations et extraits (22) Voir plus Ajouter une citation
araucaria   18 mars 2014
Le Sorgho rouge de Ya-Ding
"La Révolution!"

Tout à coup, une voix puissante, sourde et profonde résonne dans le corps de Liang. Le pantalon serré aux cuisses de cette femme lui apparaît comme la bourgeoisie elle-même. La peau de la bourgeoisie, une peau dangereuse, un poison qui va intoxiquer cette femme, sa camarade, puis contaminer les autres camarades, et pour finir les tuer. Pour la sauver et protéger l'armée révolutionnaire, il faut attraper ce corps, le dépouiller, déchirer ce vêtement, remettre cette femme sur le bon chemin idéologique, indiqué par le président Mao. Liang, c'est à toi d'agir, toi qui veut être un héros de la Révolution, toi qui veut être à la hauteur de ton père et de ton grand-père, toi qui souhaites devenir plus tard le sauveur du peuple comme tous ceux du Parti Communiste! C'est à toi de jouer! C'est le moment d'éprouver ta volonté, ta foi, ton courage...
Commenter  J’apprécie          231
gonewiththegreen   25 avril 2020
Le Sorgho rouge de Ya-Ding
- Qu'est ce que le communisme ?

- Le communisme, c'est un idéal, c'est....réfléchit un moment Wang, c'est une société où il n'y a plus d'exploitation, plus de misère, plus de famine, où tout le monde est libre et où chacun obtient ce qu'il veut.
Commenter  J’apprécie          110
Osmanthe   23 mars 2018
La jeune fille Tong de Ya-Ding
- Viens ! viens vite ! gémit-elle.

L'homme eut un petit rire discret et s'allongea contre elle, puis sur elle.

D'abord, quelque chose de dur et de tendre pénétra dans sa bouche. C'est à ce moment-là qu'elle réussit à bouger les bras, en les refermant sur l'homme qui lui saisit les seins et se mit à les sucer tour à tour.

Tout son sang afflua vers sa poitrine, tout son être se ramassa sous la bouche de l'homme qui suçait. De la pointe de ses pieds à celle de ses doigts, un vide se répandit partout dans son corps.

Elle gémit, hurla, se débattit. Mais l'homme suçait toujours. Par de petits coups fermes de la langue, il tétait ses mamelons tout en aspirant sa chair à pleine bouche. Ses sources vitales s'échappaient de sa poitrine pour s'engouffrer entre les lèvres de l'homme. Une sensation forte de plaisir mêlé de douleur vibrait en elle et tourbillonnait tel un typhon intérieur.

L'homme suçait sans relâche, jusqu'à ce que les flots de son sang se vident, jusqu'à ce que ses dernières gouttes de vie s'épuisent. Puis il la pénétra par le bas, la déchira, en s'engouffrant au plus profond d'elle-même, il fouilla chaque recoin de ses entrailles. D'un mouvement incessant, il s'avançait et se retirait en elle, comme un piston qui comprimait son corps et qui extrayait le reste de sa sève qu'il suçait ensuite à travers ses mamelons.

Lorsqu'il n'y eut plus rien, plus aucune nourriture, l'homme invisible se tourna et dirigea sa bouche vers le bas-ventre pour aspirer. Une fois de plus, ce fut comme des flots qui chahutaient en elle. Alors, son ultime vitalité finit par descendre et fut aussitôt pompée par l'inconnu.

A la fin, il ne restait de Zé-Lain qu'une peau gonflée après un typhon de plaisir et de douleur.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          65
Luniver   28 mars 2012
Le Sorgho rouge de Ya-Ding
Liang sort du rang, va rejoindre les élèves de la première équipe, sélectionnés. Il n'est guère enchanté de faire partie de ce groupe, constitué pour l'essentiel d'incapables. Y ont été aussi inclus ceux qu'on juge trop petits pour la deuxième section, celle qui ira patrouiller à travers les rues, à la recherche de femmes à longues chevelures, qu'il s'agira d'attraper afin de couper leurs provocantes toisons, images des anciennes modes à proscrire. Dans la première équipe, ont été placés les élèves trop ignorants pour faire partie du troisième groupe qui devra fouiller chez les gens pour y traquer les objets religieux et les symboles de la culture ancienne. Cette première équipe compte aussi ceux qui passent pour peu courageux et donc indignes du quatrième groupe. À ces derniers, la tâche de monter tout en haut de cette église française, avec mission de détruire un tel témoignage honteux de la domination étrangère, de l'ignorance du peuple chinois et de l'humiliation de la nation.
Commenter  J’apprécie          61
falachan   20 avril 2020
Le Sorgho rouge de Ya-Ding
Il court, il court. Il va courir des milliers et des milliers de kimlomètres, traverser ces champs de sorgho et de maïs, franchir des montagnes et des mers, et passer de ce monde à un autre, de l'enfer au paradis ou le contraire...

Il court pour arriver à cet endroit caché, sans bruit ni âme qui vive, où rien ne pousse. L'herbe ne fait qu'apparaître: poussée jaunâtre fine et faible. D'un bond de lièvre, Liang se jette sur ce sol vierge, comme dans une mer qui le reçoit avec dureté. Pour se venger, Liang se met à frapper le sol de ses poings, de ses pieds, de sa tête et de ses coudes.Il frappe, crache, mord pour décharger sa terreur, sa colère et sa haine.
Commenter  J’apprécie          60
Luniver   28 mars 2012
Le Sorgho rouge de Ya-Ding
Ling a déjà saisi le loquet et tire de toute sa force. Wang se lève et tourne la tête pour regarder son mari qui entre. Seul Liang ne bouge pas. Il aurait dû suivre l'exemple de sa petite sœur, se précipiter vers la porte et l'ouvrir en criant : «Papa, papa !» mais il ne bouge pas. Comme tout à l'heure, en écoutant le pas de son père approcher, il remarque quelque chose d'anormal dans l'homme qui vient : c''est encore son père, mais ce n'est plus celui qui dirigeait la région et qui avait fait aimer le Parti à son fils : car l'amour qu'il portait à son père se confondait avec un amour beaucoup plus grand, celui du Parti dont son père était le seul représentant. Maintenant, tout a changé. Il n'est plus le chef, mais un «contre-révolutionnaire», un «anti-Parti», un «mauvais élément». C'est à cause de lui que les directives du Parti n'ont pu être appliquées correctement. À cause de lui que l'ennemi du communisme, la religion, n'a pu être détruit et que le révisionnisme entraînait la Révolution et tout le Parti dans la misère. Et comment Liang pourrait-il crier ce mot «papa!» avec cette tendresse qu'il porte depuis la naissance à celui qu'aujourd'hui, à l'école, dans les cours de morale, le représentant du Parti dénonce comme un traître qu'il faut haïr ?
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          51
lafilledepassage   28 septembre 2019
Le Sorgho rouge de Ya-Ding
Si jamais ton père a quelque chose à dire à ta mère, il doit me le dire d’abord ; ensuite, c’est à moi de le répéter à ta mère.
Commenter  J’apprécie          71
zenzibar   05 avril 2020
Le cercle du petit ciel de Ya-Ding
C’était, sauf le brouet du matin, la première fois que je partageais un vrai repas avec les moines.

Il n'y avait pas de viande il n’y avait que des produits e la terre : légume champignons, soja.

Cependant les plats avaient été préparés avec tant de délicatesse, que, couleur et saveur, le repas n’était pas moins riche qu’un festin.



Mais à la place de l’agitation et des discussions régnaient le calme délicieux et les regards doux, en harmonie avec le chant des oiseaux dans les arbres, le crissement des feuilles de bambous dans le vent.



Pourtant le meilleur moment était bien celui du thé Après le repas, maître Hui Nan nous invita à passer dans la salle de paille qu’inondait un beau soleil de midi.Un jeune moine nous servit du thé frais, chose qu’on ne pouvait trouver, nous expliqua le maître, que dans la montagne même qui produisait le ; c’étaient de jeunes feuilles qui avaient poussé cette nuit , et qu’on avait cueilli avant midi.



Ainsi après un bref séchage pendant l’heure de midi, la forte ressource du Yin que l’arbre avait absorbée venait tout juste d’être équilibrée par de belles lumières du soleil, germes précieuses du Yang, les feuilles se trouvaient dans un état parfait pour combattre la lourdeur de l’après-déjeuner.



Aussi l’eau était -elle très importante : chaque aube huit moines partaient dans huit directions différentes de la montagne, puisaient à une source chacun de leur coté pour réunir ces différentes eaux au temple, dans u n récipient gardé sous l’ombre ventée, afin qu’elle prenne la température ambiante, sans toutefois être troublée par le soleil.Histoire encore de l’équilibre entre le Yin et le Yang. (…)



Alors me revinrent ces deux vers par lesquels nos anciens lettrés en décrivait la sapidité :



« Couleur dense, goût tirant vers l’amertume

Saveur refluée, la langue s’imprègne de douceur. »



(P. 126 et 127)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          42
toto   06 octobre 2008
Le Sorgho rouge de Ya-Ding
Les murs sont couverts de dazibaos. Malgré les déchirures causées par le vent, Liang peut encore lire ce qui est écrit. Ce sont surtout des dénonciations. La plupart accusent son père et sa mère dont le nom est barré d'une croix rouge. Liang ne comprend pas ce qui est écrit. Il découvre des caricatures qui attirent sa curiosité. Il voit une très grande image dans laquelle son père est dessiné comme un loup, portant sur le dos sa mère, dessinée en une Bée.
Commenter  J’apprécie          50
gonewiththegreen   24 avril 2020
Le Sorgho rouge de Ya-Ding
Désobéir à ses parents, c'est se fabriquer des regrets.
Commenter  J’apprécie          70

Acheter les livres de cet auteur sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox



Quiz Voir plus

LNHI-36263: vocabulaire - les mots du chinois en français

aïnou (n.m)

peuple et langue de ce peuple du nord du Japon
sorte d'antilope à longues cornes
type de végétation proche du lichen

14 questions
64 lecteurs ont répondu
Thèmes : chineCréer un quiz sur cet auteur

.. ..