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Note moyenne 3.84 /5 (sur 41 notes)

Nationalité : Maroc
Né(e) à : Sehou , 1950
Biographie :

Écrivain et universitaire marocain, opposant virulent au régime d’Hassan II, exilé au Canada.

Né en 1950 à Sehou, Abdelhak Serhane a fait des études de psychologie et de littérature française à Toulouse. Il a été longtemps professeur à la faculté des Lettres et des Sciences Sociales de l’université de Kénitra. Au printemps 2000, il a quitté le Maroc avec sa famille pour un exil définitif au Canada (Montréal). Depuis, il partage son temps entre le Maroc, le Canada et les États-Unis où il enseigne la littérature française (université de Louisiane à Lafayette) et dirige la revue Études Francophones.

Abdelhak Serhane n'a cessé pendant des années de dénoncer le carractère policier du régime politique marocain à travers des ouvrages comme Messaouda ou Le Soleil des obscurs. Il a récemment pris position contre l'impunité dont jouissent ceux qui se sont enrichis grâce à la corruption engendrée par le « système Basri ».

En 1993 il reçoit le Prix français du Monde Arabe, puis en 1999 le prix Francophonie, Afrique méditerranéenne.

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Source : http://www.bibliomonde.com/auteur
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Bibliographie de Abdelhak Serhane   (14)Voir plus

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Citations et extraits (34) Voir plus Ajouter une citation
Sachenka   14 juin 2016
Messaouda de Abdelhak Serhane
Et vivaient ma haine et mon angoisse, plus précieuses que le sang. Il y avait assez de haine en moi pour décimer le monde entier ; j'avais vécu dans l'injustice et j'avais appris à etre injuste à mon tour. En me portant sur ses épaules le père m'avait enseigné la misogynie. En me portant sur son dos ma mère m'avait prodigué le mépris du mâle. Tiraillé entre ces sentiments ambivalents, j'étais devenu misanthrope malgré moi.
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Sachenka   17 juin 2016
Messaouda de Abdelhak Serhane
«L'amour n'est pas un péché, dit-on. Mais il faut aimer au grand jour et dans la joie. Ce n'est un péché que lorsqu'on se cache et qu'on est malheureux.»
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Sachenka   18 juin 2016
Messaouda de Abdelhak Serhane
"Chez nous le mâle respire, la femelle transpire et les enfants expirent. C'est une loi de notre nature ; la loi de l'inégalité et de l'injustice."
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Sachenka   13 juin 2016
Messaouda de Abdelhak Serhane
Le père n'aimait plus Mi [son épouse]. D'ailleurs, l'avait-t-il jamais aimé? L'amour pour lui était une faiblesse, c'est pourquoi il n'aimait pas ses enfants, il n'aimait pas les autres, il n'aimait rien de ce qui valait la peine d'être aimé ni de ce qui pouvait être aimé. Il aimât son singe ; passe-droit grotesque mais futé, inventé à dessin pour gruger davantage.
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Sachenka   20 juin 2016
Les enfants des rues étroites de Abdelhak Serhane
La liberté coutait cher. Mais rien ne pouvait faire reculer ces hommes [les Marocains] qui avaient cessé de penser à eux le jour où leur décision avait été prise. Leur espoir? Permettre à leurs enfants de voir le jour dans un monde où le soleil se lèverait pour eux, où les oiseaux chanteraient, où les étoiles vrilleraient pour eux. Avec leur foi et leur courage, ils avaient dit «ça suffit» au Pouvoir colonialiste. Et le pouvoir avait répondu par un des crimes les plus sanglants de toute l'histoire coloniale. «Ce n'était pas aussi grave qu'en Algérie, répétaient des voix. Il ne fallait tout de même pas exagérer.» Et moi, je demande : centaines ou milliers de morts, où est la différence?
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Sachenka   15 septembre 2020
Les dunes paradoxales de Abdelhak Serhane
Je suis de ce voyage

le tien

à vivre en errance

en avance de mon temps

de mon lieu

de ma naissance

enroulé dans la nacre du silence

je suis de ce rêve

à rêver de vide et d'inconnu

d'écriture en promesse de Désert

que j'écoute

dans la béatitude des mots

ces signes que nul n'efface

le doigt pointé

dans la direction de nos traces

de nos cris

nos oublis
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Sachenka   16 juin 2016
Messaouda de Abdelhak Serhane
Je suis toujours surpris d'entendre certaines personnes parler du «bon vieux temps» et se rappeler avec nostalgie les jours heureux de leur enfance à l'école. Il n'y a pas d'école heureuse. Le «bon vieux temps», si on se le rappelait avec sincérité, on s'apercevrait que c'était un enfer.
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Malaura   28 avril 2012
Les dunes paradoxales de Abdelhak Serhane
Toute page de sable

Ecrite à l'eau des ruisseaux

Entre dunes

Et mirages

Plus loin que le soir

En signe de rites magiques

Dans la pénombre masquée des saisons

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Sachenka   20 juin 2016
Les enfants des rues étroites de Abdelhak Serhane
Ton père avait onze ans à l'époque et aucune possibilité de penser à son avenir. Anticiper est d'ailleurs un blasphème. L'avenir appartient à Dieu seul. "Tu n'iras que là où Allah voudras bien que tu ailles."
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Sachenka   21 juin 2016
Les enfants des rues étroites de Abdelhak Serhane
- Il est des jours où je ne sais pas parler, où je ne sais pas penser non plus. Je ne suis qu'une parole, pas un faiseur de miracles. J'ai, au fond de moi, des mots pour dire l'exil et la nostalgie, pour raconter les blessures dites ou non dites d'une histoire sombre, sans visage. La mort n'est pas mon domaine. Votre problème est compliqué, car c'est le problème de tout le monde. Et vous refusez de ressembler au commun des mortels. La peur bleue du lendemain hante les esprits fermés au sourire. Je suis une parole dans un corps multiple, à la mémoire absente et à l'histoire déchirée. Votre problème! Supprimez tout le monde : comme ça, il n'y aura personne pour vous rappeler votre propre mort. Rester seul. Oublier la mort puisqu'il n'y aura plus de morts à attendre. Resteront l'angoisse, la solitude et la culpabilité! Je suis une blessure dans les mémoires, le regard chargé de haine et de quelques images flottantes. Mon corps usé, enfermé dans une peau étroite, devine l'avenir tracé en pointillés sur une terre sans visage, sans nom et sans histoire...
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