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Note moyenne 3.58 /5 (sur 219 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Djibouti , le 20/07/1965
Biographie :

Abdourahman A. Waberi est un écrivain franco-djiboutien d'expression française. Il vit en France et aux États-Unis.

Il est né dans un milieu modeste en Côte française des Somalis, l'actuelle République de Djibouti, alors colonie française. Bac littéraire en poche, il part en France poursuivre ses études en 1985, d'abord à Caen, puis à l'Université de Bourgogne à Dijon où il obtient en 1993 un DEA de littérature anglaise intitulé Poétique et politique dans les romans de Nuruddin Farah. Il commence une thèse de doctorat consacrée à l'écrivain somalien Nuruddin Farah, avant de s'orienter vers un travail comparatif entre ses romans et ceux d'Assia Djebar, qu'il n'achève pas.

À partir de 1996, il est enseignant d'anglais dans des lycées en Normandie – Lisieux puis Caen – jusqu'en 2005, en parallèle à ses premières productions littéraires.

En 2010, il est professeur invité et William F. Podlich Distinguished Fellow au Claremont McKenna College et membre du jury du prix International IMPAC Dublin Literary Award.

En 2010-2011 il est pensionnaire de l'Académie de France à Rome, à la Villa Médicis.

En 2012, il est professeur invité à l'Université d'Innsbruck en Autriche.

En 2012, il soutient une thèse de doctorat en langue et littérature française intitulée "Fragments d'un discours africain. Approches critique et historique des littératures subsahariennes, francophones et transnationales de 1980 à aujourd'hui" , sous la direction de Jean-Marc Moura à l'université Paris Ouest-Nanterre La Défense.

Il enseigne actuellement les littératures françaises et francophones et la création littéraire à George Washington University à Washington DC.

Son premier ouvrage, "Le Pays sans ombre", paraît en 1994. Constitué de courts textes, il brosse le portrait en kaléidoscope d'un pays terrassé par ses fièvres, ses famines et ses guerres. Il publie ensuite "Cahier nomade" en 1996 puis, deux ans plus tard, "Balbala". Ces trois ouvrages constituent une trilogie sur son pays natal, une première pour Djibouti.

En 2016, il publie un recueil de poèmes sur la religion et la tolérance intitulé "Mon nom est aube".
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Source : Wikipedia
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Bibliographie de Abdourahman A. Waberi   (16)Voir plus

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Extrait du recueil LA BALLADE DE LEÏLA KHANE de Abdourahman A. Waberi «La ballade de Leïla Khane» est un grand poème ou peut-être un étrange bateau. Leïla nomme l'absence. Cette légende fait de l'amour une île qui évite aux amants la mort et la folie. C'est encore Leïla qui dit l'exil, les ports, les déserts, les océans et les villes. Alfred Alexandre est né en 1970 à Fort-de-France, en Martinique. Après des études de philosophie à Paris, il retourne sur sa terre natale où il vit et exerce pendant un certain temps la profession d'enseignant-formateur en français. Son premier roman «Bord de canal» (Dapper, 2004) a obtenu le Prix des Amériques insulaires et de la Guyane 2006 et son premier texte théâtral «La nuit caribéenne» a été choisi parmi les dix meilleurs textes francophones au concours général d'Écriture Théâtrale Contemporaine de la Caraïbe (2007). Il a publié chez Mémoire D encrier l'essai «Aimé Césaire, la part intime» (2014), le roman «Le bar des Amériques» (2016) et le recueil «La ballade de Leïla Khane» (2019). Il est l'une des nouvelles voix de la littérature antillaise.

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Citations et extraits (133) Voir plus Ajouter une citation
viou1108_aka_voyagesaufildespages   11 septembre 2013
Aux Etats-Unis d'Afrique de Abdourahman A. Waberi
Les enfants, d'où qu'ils viennent, n'appartiennent pas à leurs géniteurs, à leurs parents. Ils s'appartiennent, c'est tout. Ils enchantent nos âmes lasses. Ils naissent, glissent sur des parquets d'acajou ou se vautrent dans la poussière, grandissent, partent, font à leur tour des enfants qui ne leur appartiennent pas, puis meurent. Qu'ils dorment sous les dalles mauresques, dans des palaces dahoméens ou à la belle étoile ne change rien à l'affaire. Le lieu de naissance n'est qu'un accident; la vraie patrie, on se la choisit avec son corps et son coeur. On l'aime toute sa vie ou on la quitte tout de suite.
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nadejda   15 janvier 2015
La divine chanson de Abdourahman A. Waberi
Laissez-moi vous rapporter une dernière anecdote édifiante. Un jour du Xe siècle, assis à l’ombre d’un vigoureux grenadier, un disciple du mystique musulman Abou Bakr al-Chibli relatait ceci :

 

« Dieu m’a fait venir et m’a dit :

— Sais-tu pourquoi je t’ai donné ma miséricorde ?

— C’est parce que j’ai beaucoup prié.

— Non pas.

— Parce que j’ai beaucoup jeûné ?

— Non plus : c’est parce qu’un soir d’hiver, dans une rue de Bagdad, tu as ramassé une chatte abandonnée et l’as réchauffée dans ton manteau. »

 

Vous devinez la suite. Onze siècles plus tard, Sammy Kamau-Williams, idéaliste en faillite, revenu de tout et rejeté par tous, m’a ramassé dans la rue et m’a offert le gîte et le couvert. Sans contrepartie, il m’a réchauffé dans son manteau. Tout homme, bon ou mauvais, est le dépositaire d’une parcelle de la Divine Chanson.
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nadejda   14 janvier 2015
La divine chanson de Abdourahman A. Waberi
Le soleil est là, c’est la monnaie d’or du pays. La baie de Salvador de Bahia est unique au monde par son attachement viscéral à l’Afrique. Imaginez un instant que vous vous êtes égaré, comme Reginald Kamau, dans le vaste espace des Amériques et que vous venez de tomber sur un morceau d’Afrique si vibrant qu’il paraît incarner seul toute la sève et tout l’oxygène du continent, alors nul doute n’est permis : vous êtes bel et bien, corps et âme, à Salvador de Bahia, à l’extrême orient de ce Brésil qui abrite la plus grande diaspora noire du Nouveau Monde. Vous voilà pris dans l’écrin en bois massif de l’Afrique.
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wellibus2   28 mai 2016
Le pays sans ombre de Abdourahman A. Waberi
Horreur tribale et traces d'inhumanité dans paysage décati. Le soleil rissole les silhouettes désarticulées. Des monticules affligent la savane chauve : cimetières qu'on dirait termitières. Des os, d'homme ou d'oiseau, se décalcifient à tout bout de champ. Une femme jeune et décomposée mordille un fémur. Les boyaux d'un âne passent d'une main à l'autre. Des osselets sont croqués avec conviction.

Sans rancoeur, le coeur de la terre veut sourire ici, il n'y arrive pas.
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gonewiththegreen   11 juin 2020
Pourquoi tu danses quand tu marches ? de Abdourahman A. Waberi
Dans les pays chauds, les gens s'habillent de la tête aux pieds.Il n'y a que les occidentaux pour se mettre à poil dès qu'ils sentent le soleil leur chauffer un petit peu la couenne.
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Eve-Yeshe   12 octobre 2019
Pourquoi tu danses quand tu marches ? de Abdourahman A. Waberi
La mémoire est une force impérieuse, un courant qui emporte tout sur son passage. Impossible de la contrôler, impossible de lui échapper. Elle me fait revivre, en cet instant même, ces images vues et vécues qui me serrent le cœur et qui me trempent de sueur.
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carre   28 octobre 2012
Aux Etats-Unis d'Afrique de Abdourahman A. Waberi
Aucune analyse politique , aussi "juste" soit-elle, ne peut rendre compte du millième de ce que vivent les individus. Cela est vrai dans toute l'Europe occidentale. Mais ici, ce décalage devient proprement tragique. D'ou des secours, des remèdes, des solutions d'urgence.
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calypso   14 août 2019
Pourquoi tu danses quand tu marches ? de Abdourahman A. Waberi
Tout m’est revenu.

Je suis cet enfant qui nage entre le passé et le présent. Il me suffit de fermer les yeux pour que tout me revienne. Je me souviens de l’odeur de la terre mouillée après la première pluie, de la poussière dansant dans les rais de lumière. Et je me souviens de la première fois où je suis tombé malade. Je devais avoir six ans. La fièvre m’a fouetté toute une semaine. Chaleur, sueur et frissons. Frissons, chaleur et sueur. Mes premiers tourments datent de cette période.
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Myrtille88   22 octobre 2019
Pourquoi tu danses quand tu marches ? de Abdourahman A. Waberi
Le parent idéal n’a envers sa progéniture aucune attente. Il est là juste pour le bien de ses enfants. Leur transformation, leur bonheur. (p. 86)
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nadejda   14 janvier 2015
La divine chanson de Abdourahman A. Waberi
Epigraphe

« Alors, si tu vois venir le vautour, si tu le vois décrire des cercles dans ta tête. Souviens-toi que toute fuite est impossible, car il restera toujours derrière toi, tout près. Promets-moi seulement de livrer bataille ; bataille pour ton âme et pour la mienne. »

GIL SCOTT-HERON

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