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Note moyenne 3.82 /5 (sur 211 notes)

Nationalité : Tanzanie
Né(e) à : Zanzibar , 1948
Biographie :

Né en 1948 sur l’île de Zanzibar, Abdulrazak Gurnah est l’auteur de Près de la mer (Galaade, 2006), lauréat 2007 du prix RFI Témoin du monde et sélection pour le prix Baudelaire. Abdulrazak Gurnah vit aujourd’hui à Brighton et enseigne la littérature à l’université de Kent.

Prix Nobel de littérature 2021.

Source : http://www.galaade.com/auteur/abdulrazak-gurnah
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Entretien complet avec le lauréat du prix Nobel de littérature 2021, le professeur Abdulrazak Gurnah Université du Kent Version traduite en français

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Citations et extraits (94) Voir plus Ajouter une citation
Bookycooky   08 avril 2022
Admiring Silence de Abdulrazak Gurnah
Mr Willoughby mulled me over for a few minutes, throwing in a question or a remark between silent appraisal while I muttered and smiled heroically. ‘What are you studying? Will you be able to do anything with it afterwards? Is the British government paying for you? I suppose we’ve given your country independence. Do you think it’s too soon? What’s the political situation like?’ In the end I told him that the government had legalized cannibalism. He must have thought I said cannabis, because he asked me if I thought that should happen here too.

Monsieur Willoughby réfléchit un moment, lançant une question , une remarque entre mon acquiescement silencieux en murmurant et souriant héroïquement. Qu’est-ce que vous étudiez ? Pourriez- vous en faire quelque chose par la suite ? Est-ce que le gouvernement britannique finance vos études ? Je suppose que nous vous avons donné l’indépendance. Pensez vous que c’était trop tôt ? Quelle est la situation politique dans votre pays ?

À la fin je lui répondis que le gouvernement avait légalisé le cannibalisme. Je pense qu’il a compris cannabis car il m’a demandé si je pensais si cela sera bientôt de même ici.



*Un avocat londonien qui rencontre pour la première fois le petit ami noir de sa fille.
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Bookycooky   10 avril 2022
Admiring Silence de Abdulrazak Gurnah
Akbar began talking about the project he was working on, the renovation of the old colonial hotel and the restoration of the European quarter around it to its period splendour….. ‘

It will take a lot of money to get all that sorted,’ Amur Malik said. ‘But it’s necessary … It’s a pity the Aga Khan Trust wasn’t interested in the project. I mean, there’s tourism potential in this.’‘

But we’re confident UNESCO will sponsor it. We’re expecting a fact-finding team quite soon.’

Hard work, it’s all such hard work,’ Amur Malik said. ‘There’s nothing tougher than attracting international sponsorship.’ ‘We do our best,’ Akbar said.

I kept my eyes on both of them, to see if there was any way in which the conversation was ironic, if they were making fun of themselves, or just taking the piss. Were they soberly talking about throwing money at colonial curios when the whole town was falling down about their ears, food was short, toilets were blocked, water was available for two hours in the middle of the night, and the electricity was as likely to be off as on? And when the radio and television were blaring lies at all hours of every day and night, and for every simple thing that you wanted you had to lie belly-up on the floor and play the clown? I looked for a glint of cynicism or a tone of mockery in their faces and their voices, but they seemed absorbed by the weightiness of their concerns.



Akbar entama la conversation avec le projet de rénovation d’un vieux hotel de l’époque coloniale et la restauration du quartier européen et de sa splendeur de son époque….

Amir Malik répondit, «  Il faudrait beaucoup d’argent pour cela, mais c’est nécessaire. Dommage que la fondation d’Aga Khan ne s’y est pas intéressée, car il y a un potentiel touristique .

« En faites nous sommes confident que l’Unesco s’en chargera. On attend une équipe d’évaluation. »

«  C’est dur , dur » dit Amir Malik

« Rien de plus difficile que d’attirer les fonds internationaux . On fait de notre mieux. »répondit Akbar.

Je regardais tous les deux pour voir s’ils étaient en train de blaguer.

Étaient ils vraiment en train de parler sérieusement de jeter de l’argent dans un projet sophistiqué alors que la ville entière était en ruines, il y avait pénurie alimentaire , les toilettes étaient bloquées,

l’eau courante était disponible que deux heures par nuit, et l’électricité était la majeure partie du temps coupée ? Alors que la radio et la télévision étaient en train de raconter des balivernes, et pour obtenir la chose la plus simple il fallait se coucher à terre sur le ventre et faire le clown ? J’ai cherché un ton de cynisme ou un air de moquerie sur leur visages, mais non ils continuaient à converser sérieusement sur le sujet qui les concernait.



*Ca se passe au Zanzibar.
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Jean-Daniel   19 octobre 2021
Paradis de Abdulrazak Gurnah
Il fut réveillé en pleine nuit par les hommes de Chatu, qui les attaquaient de tous côtés. Ils commencèrent par tuer les gardes, et s’emparèrent de leurs armes, puis assommèrent à coups de bâtons les hommes endormis qui n’opposèrent aucune résistance tant la surprise était complète. Les voyageurs furent parqués au milieu de la clairière par des guerriers exultant de joie. Des torches allumées furent brandies au-dessus des captifs qui reçurent l’ordre de s’accroupir, les mains sur la tête, et une foule en liesse s’empara des ballots de marchandises.
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fbalestas   11 juillet 2022
Près de la mer de Abdulrazak Gurnah
Je veux aller de l'avant, mais je me retrouve toujours à regarder en arrière, à fouiller un passé lointain qu'estompent tous les évènements survenus depuis, des évènements tyranniques qui occupent le premier plan et dictent les actes de la vie ordinaire. Pourtant, quand je regarde en arrière, je vois encore certains objets briller d'un éclat malveillant, et chaque souvenir saigne. C'est un lieu austère que celui de la mémoire, un entrepôt sinistre et désolé aux planches pourrissantes, aux échelles rouillées, où l'on passe parfois du temps à fureter parmi les marchandises abandonnées.

Ici, l'après-midi glacial s'enfonce dans la nuit qu'illumine déjà la lumière réconfortante des réverbères; la nuit qu'agitent le grondement sourd de la circulation automobile, la multitude des passants, un bourdonnement d'essaim incessant.

L'autre lieu que j'habite est tranquille comme un murmure, la parole y est muette et personne ou presque ne bouge - le silence une fois la nuit tombée.
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berni_29   12 mai 2022
Paradis de Abdulrazak Gurnah
Il n’éprouverait aucun remords envers ses parents ; ils l’avaient abandonné autrefois pour payer leur propre liberté, maintenant c’était à lui de les abandonner. L’aide que leur avait apportée sa captivité aurait une fin puisqu’il partirait vivre sa vie. Et lorsqu’il parcourrait librement le pays, il pourrait même leur rendre visite, et les remercier de l’avoir mis à rude école pour le préparer à la vie.
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Jean-Daniel   10 octobre 2021
Paradis de Abdulrazak Gurnah
Quand le moment du départ arriva, tout parut irréel à Yusuf. Il dit adieu à sa mère sur le seuil de la maison et suivit son père et son oncle jusqu'à la gare. Il portait son petit ballot contenant deux shorts, une chemise, un Coran et un vieux chapelet de grès. Il ne lui vint pas à l'esprit, ne fût-ce qu'un instant, qu'il serait peut-être séparé de ses parents pour longtemps ou même qu'il ne les reverrait jamais. Il n'avait pas pensé à demander quand il reviendrait ni pourquoi tout avait été décidé si soudainement.
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Jean-Daniel   11 octobre 2021
Paradis de Abdulrazak Gurnah
"Tu nous racontes des histoires, s'écriaient les assistants, ce n'est pas vrai que de tels lieux existent.

- Si, c'est vrai, dit le marchand.

- Est-ce possible ? demandaient-ils, avec un désir éperdu de le croire. Ne veux-tu pas nous troubler avec des contes de fées ?

- C'est ce que j'ai dit à mon oncle, reconnut le marchand.

- Et qu'a-t-il répondu ?

- Il a dit : "je le jure.""

Ils soupirèrent : ces lieux existent donc...
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nadejda   04 août 2011
Adieu Zanzibar de Abdulrazak Gurnah
Il savait que les vieux sages reviendraient plus tard dans la matinée s’asseoir sur le banc qu’il avait installé devant sa boutique à leur intention, lorsque le soleil aurait disparu derrière les maisons les plus proches. ils migreraient ensuite nonchalamment au cours de la journée vers un autre coin d’ombre, ou bien retourneraient au café, puis à la mosquée, avant de réapparaître en fin d’après-midi du côté de la boutique. A la fraîche les bavardages seraient plus amènes, les récits plus longs et plus anciens. Il en allait ainsi depuis l’époque de son père. Les vieillards se succédaient, qui allaient et venaient en traînant les pieds au gré des événements, mais le banc restait à sa place, et ne manquait jamais d’occupants. p35

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Sachenka   31 mai 2021
Adieu Zanzibar de Abdulrazak Gurnah
Suis-je un? Je suis l'étang où elle se mêle à moi. Je n'ai jamais connu pareil manque ni pareil désir, comme si j'allais mourir de soif ou de folie si je ne la tenais pas entre mes bras, si je ne m'étendais pas à côté d'elle. Pourtant je ne meurs pas et je ne la tiens pas entre mes bras. Mais je n'ai jamais su grand-chose, et peut-être en est-il ainsi de tout amour tôt ou tard.
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Jean-Daniel   14 octobre 2021
Paradis de Abdulrazak Gurnah
Il n'éprouvait aucun remords envers ses parents ; ils l'avaient abandonné autrefois pour payer leur propre liberté, maintenant c'était à lui de les abandonner. L'aide que leur avait apportée sa captivité aurait une fin puisqu'il partirait vivre sa vie.
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