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Note moyenne 3.67 /5 (sur 38 notes)

Nationalité : Iraq
Né(e) : 1973
Biographie :

Romancier irakien, Ahmed Saadawi a obtenu le Prix international du roman arabe (IPAF) pour Frankenstein à Bagdad. Ce «Booker Prize arabe», doté de 50 000 dollars (36 051 euros), couronne chaque année une œuvre littéraire dans le monde arabe.

Ahmed Saadawi a participé en 2012 au programme « Nadwa » de l’Ipaf, un atelier d’écriture pour jeunes auteurs "prometteurs". Son livre a été choisi parmi 156 titres publiés dans 18 pays du monde arabe.
Il est aussi poète, scénariste et réalisateur de documentaires.

"Frankenstein à Bagdad" est un roman surréaliste d’un genre nouveau qui à travers la fiction et la fantasy, donne corps à une réalité.

Il vit et travaille à Bagdad.

Source : en.Wikipedia
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Bibliographie de Ahmed Saadawi   (1)Voir plus

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Citations et extraits (37) Voir plus Ajouter une citation

Il n'est pas d'innocent complètement pur, ni d'assassin complètement abject.

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L'explosion se produisit deux minutes après le départ de bus Kia qu'avait emprunté la vieille Elishua Oum Daniel. Tous les passagers se retournèrent d'un bloc et découvrirent au-delà de la foule l'impressionnant panache de fumée, d'un noir profond, qui s'élevait du parking situé à proximité de la place de l'Aviation, au centre de Bagdad.

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Il passa le plus clair de la nuit à boire lentement, calmement, assis sur son lit, son verre et l'assiette de mezze posés près de lui sur un haut guéridon en métal. Il écouta le gargouillis léger de la radio, dans les ténèbres faiblement éclairées par une lanterne noire de suie. Fidèle à ses habitudes, il leva son dernier verre en l'air, comme s'il se trouvait dans un bistrot bruyant et qu'il saluait les fantômes assis à ses côtés, fantômes de gens qui s'en étaient allés, et d'autres qu'il n'avait jamais vus. Il salua l'obscurité, et les choses éparpillées dans sa chambre où grouillaient les rats. Il but ce dernier verre et entendit du bruit du côté de l'entrée. Il se retourna, vit la porte qui bougeait. Elle s'ouvrit en grand, laissant apparaître une haute silhouette sombre. Son sang se figea dans ses veines lorsqu'il la vit soudain avancer vers lui.

La lueur jaunâtre de la lanterne frappa le visage de l'intrus, qui lui apparut nettement : un visage couturé de points de suture, un gros nez et une bouche fendue comme une balafre béante.

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Il se méfiait également des Américains. Ils l'exploitaient pour dresser la carte des mouvements des adversaires, des ennemis et des alliés, ils se servaient de ces renseignements comme ils l'estimaient utile. Or cette notion d'utilité ne correspondait pas toujours à l'idée que s'en faisait le brigadier Mohammed Sourour.

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...tout le monde est responsable de cette catastrophe, d'une manière ou d'une autre. J'ajouterais même que les incidents de sécurité et les tragédies que nous vivons ont une seule source, la peur. Les pauvres gens sur le pont, c'est la peur qui les a tués. On meurt tous les jours de la peur de mourir. Ceux qui ont accueilli et soutenu Al-Qaïda l'ont fait par peur de la secte adverse, laquelle a elle aussi pris les armes et constitué des milices pour se protéger d'Al-Qaïda. Et a fabriqué d'autres machines de mort à cause de sa peur de l'autre. Nous allons voir se multiplier les morts dus à la peur. Le gouvernement et les forces d'occupations doivent en finir avec la peur, la tuer dans l’œuf, s'ils veulent vraiment stopper cet engrenage de morts.

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Parce que je suis fait de rognures humaines renvoyant à des ethnies, des tribus, des races et des milieux sociaux différents, je représente ce mélange impossible qui n'a jamais été réalisé auparavant. Pour lui, je suis le premier citoyen irakien.

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L'homme est un être extrêmement arrogant; il ne reconnait jamais son ignorance.

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- J'voulais l'emmener à la morgue,parc'que c'cadavre-là,il était intact, et qu'ils l'avaient laissé pourrir dans la rue comme une ordure. Un être humain, chef, tu t'rends compte!

- Le cadavre n'était pas intact...c'est toi qui l'as rafistolé.

- Je l'ai rafistolé pour qu'on l'traite pas comme un vulgaire déchet...pour qu'on l'respecte comme les autres, et qu'on l'enterre, chef !

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Elle voyait en eux deux individus voraces à l'âme noire, comme une tache d'encre qu'on peine à faire partir sur un tapis bon marché.

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Il l'excusait pour les épaisses couches de vérités fragiles dont il s'enveloppait, car il agissait ainsi pour se protéger, et nul ne savait s'il créait lui-même l'illusion autour de lui ou s'il évoluait dans un monde illusoire sans en avoir le goût ni l'envie, comme il peut arriver à chacun de nous de le faire.

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