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Note moyenne 3.76 /5 (sur 95 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Rouen , 1950
Biographie :

Alain Absire, romancier, nouvelliste, fut d’abord auteur de théâtre. Critique littéraire au Magazine Littéraire, puis au Figaro Littéraire (1984-1990), il a travaillé dans l’édition comme directeur de collection aux éditions Calmann-Lévy (1990-1993).

Adolescent, il se découvre une passion pour la littérature et rédige même son premier roman alors qu'il n'a que quinze ans.
En parallèle de l'écriture, il embrasse divers métiers artistiques, dont ceux d'acteur, d'auteur, de metteur en scène, tantôt critique littéraire, tantôt conseiller en communication.

En 1979, L'homme disparu paraît. Puis, en 1987, 'L'Égal de Dieu reçoit le prestigieux prix Femina.

Ayant un intérêt particulier pour l'Italie, il réalise des ouvrages sur les villes de Rome, Naples et Florence (Saga italienne). Il rédige aussi des recueils de nouvelles. Sulpicia est son unique roman érotique.

Il exerce par ailleurs le métier de consultant et formateur en communication (presse, édition, causes humanitaires).

Alain Absire est président de la Société des gens de lettres depuis juin 2002 (avec une interruption en 2006, année sous la présidence de François Taillandier).
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Alain Absire, Président de la SOFIA (Société française des intérêts des auteurs de l'écrit).


Citations et extraits (16) Voir plus Ajouter une citation
Zebra   14 mars 2013
L'égal de Dieu de Alain Absire
page 64

[...] Ainsi que je le devais, ignorant le poids des vêtements de guerre froids qui, collés, pesaient sur mes épaules et ma poitrine, avant de m'occuper de moi-même, vide de toute pensée, j'aidais Liébaut à ôter son haubert et son gambais alourdis par la pluie. Seul avec lui pour la première fois, je le découvris dans sa nudité et comme si mon esprit engourdi reprenait vie, je me mis aussitôt à admirer la robustesse de sa poitrine, la largeur de ses épaules, la force de ses bras. "Essuie-moi Odilon, me demanda-t-il, car j'ai froid." Ignorant sa plainte qui dans le trouble de ma raison aurait dû me déplaire, je pris immédiatement le drap le plus épais et commençait à frotter son dos vaste, son ventre dur, ses jambes longues. Comment écrire aujourd'hui ce que j'éprouvai à ce moment ? Ce fut, alors que je me tenais si près de lui, comme si une force brûlante (sa force) pénétrait en moi. Malgré le froid qui me paralysait et me faisait trembler, une chaleur inconnue m'enveloppa, une chaleur si vive, si puissante, qu'elle m'embrasa telle une branche sèche atteinte par la flamme. [...] J'étais devenu moi aussi brusquement, sans avoir accompli aucun exploit, l'un des plus vertueux seigneurs de Normandie. [...]
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Isalie   02 septembre 2013
L'égal de Dieu de Alain Absire
Existe-t-il un bonheur dans l'acte de redonner en l'écriture vie aux souvenirs les plus cruels ? Le simple alignement des mots, l'assemblage des phrases qui ne prennent sens que mises bout à bout et rattachées les unes aux autres sont-ils source de satisfaction et de joie ?J'ignorais qu'un semblable plaisir existât.
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Zebra   29 juillet 2012
L'égal de Dieu de Alain Absire
[...] Pas plus que Liébaut, je ne dormis durant cette nuit. Jointe à ma propre inquiétude, l'agitation qui, ayant pris mon maître le menait sans cesse à se tourner et se retourner sous notre drap, m'empêcha de trouver le moindre repos. Secoué par chacun de ses mouvements brusques, incapable de chasser de ma mémoire son regard posé sur Mathilde après l'annonce de son proche mariage, la crainte d'un malheur inévitable m'envahit. Tourmenté de la sorte, je me pris à souhaiter que les Frisons, en cet instant, lancent enfin leur attaque, ainsi, me dis-je en moi-même, il ne serait plus temps de s'occuper de la jeune fille, seuls dès lors compteraient nos vies et ce siège qu'il nous faudrait soutenir. [...]. Confondant hardiment ma destinée et celle de mon seigneur, je me vis en mon esprit endurer le trépas avec Liébaut de Malbray, et m'effondrer en notre place à ses côtés, mêlant, par nos blessures ouvertes, mon sang bouillonnant au sien. [...]
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Tandarica   18 mars 2015
vasile evanescu l'homme à tete d'oiseau de Alain Absire
Pour l’été, ses parents et son frère avaient décidé depuis longtemps de passer deux semaines de vacances à Mamaia, sur la côte de la mer Noire. Il hésitait à les suivre : pas question de se montrer dans les bars à la mode ou sur les plages. Il imaginait ses journées tristes, enfermé dans la chambre d’hôtel avec sa mère qui montait ses repas, midi et soir.

Finalement, son envie de découvrir la mer qu’il ne connaissait pas l’emporta. Il emporterait ses cahiers de poèmes recopiés et deux ou trois livres empruntés à la bibliothèque.
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LLUENGO   08 avril 2015
Mon sommeil sera paisible de Alain Absire
Maximilien se redresse d'un coup. Péremptoire, le bras tendu et l'index braqué vers son visiteur, il lance: "Citoyen Guillotin! Tu vas recoller sur-le-champs la tête de ta figurine et, demain à midi, des sans-culottes viendront te chercher pour te conduire dans l'atelier de céroplastie à quelques pas d'ici; Là, tu demanderas à une certaine Marie de prendre l'empreinte de ta propre figure et tu lui laisseras toute ta mécanique, y compris ton condamné, pour qu'elle fasse ce que bon lui semble de ce nouvel Autel et de ceux dont la destinée est d'y être sacrifiés....
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Mellow   02 mai 2015
Mon sommeil sera paisible de Alain Absire
- Je te parle du bonheur de rester vivante. Marie ! Ne préfères-tu pas, chaque matin, constater que ta tête est à sa place sur ces épaules qu'il m'est agréable de caresser?
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Zephirine   01 janvier 2020
Au voyageur qui ne fait que passer de Alain Absire
Son seul regret était de ne pas avoir écrit son histoire, pour qu'elle restât dans les mémoires. Il en avait eu l'envie, sitôt après son départ de l'armée, et Nadia, pour qui la récitation des vers de Pouchkine et la lecture de Tolstoi révélaient l'essence de l'âme russe, l'y avait engagé. Elle croyait à la puissance de l'écriture contre toute tentative d'asservissement de l'homme, il ne l'avait pourtant pas écoutée. L'audace lui avait manqué...
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Zephirine   01 janvier 2020
Saga italienne de Alain Absire
En retard! L'atmosphère était surchauffée. Les uns raclaient et rinçaient les palourdes, les autres battaient la béchamel au fouet. D'autres faisaient revenir l'oignon et le petit salé, d'autres encore blanchissaient les brocolis, tandis que certains émiettaient le boeuf haché du ragù alla bolognese, ou hachaient séparément le maigre et le gras du jambon. En retard!
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gelinasguy14   15 juillet 2014
Alessandro ou la guerre des chiens de Alain Absire
La troisième année de la république des moines touchait à sa fin.

Aux brumes d'octobre avaient succédé les pluies glacées de novembre. La nuit, quand l'averse ne les gorgeait pas d'eau, les champs vers San Miniato et les collines du midi se couvraient de givre et le gel blanchissait les branches des arbres dénudés. Les greniers à blé se vidaient.
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Jcequejelis   05 juin 2014
La nouvelle Traversée de Alain Absire
Resté seul, l'enfant décide de lire un moment. Comme il a pris soin d'accumuler toute une provision de volumes sous le lit, il lui suffit d'étendre le bras pour trouver ce qu'il cherche. Ce matin, en hommage à son ami le cheval, qui possède un cousin facétieux, il fait choix des « Sept boules de cristal ». Dès la deuxième page du fastueux prélude, il retrouve avec un frisson de plaisir la réponse de Nestor à Tintin sur le perron de Moulinsart : « Monsieur est allé faire une promenade à cheval. Mais il ne tardera pas à rentrer. Voyez... Voilà déjà son cheval! ».

Il continue de lire un moment, mais bientôt, il sent que la fatigue le gagne. Les images se brouillent sous son regard.



1793 - [p. 53] Le Cheval souriant, de Charles Bertin
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