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Note moyenne 3.38 /5 (sur 235 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : La Celle-Saint-Cloud , le 10/09/1957
Biographie :

Alain Baraton est un jardinier, écrivain, chroniqueur de télévision et de radio français.

Après trois années d'étude au Centre horticole d'enseignement et de promotion (CHEP) du Tremblay-sur-Mauldre (Yvelines), il obtint son baccalauréat professionnel.

Pour gagner de l'argent, il obtient en juillet 1976 un emploi saisonnier au domaine de Versailles comme caissier à l'entrée du parc, mais dès septembre devient aide-jardinier stagiaire.

Il gravit alors tous les échelons jusqu'à devenir jardinier en chef du Domaine national de Trianon et du Grand parc du château de Versailles en 1982.

En 2009, il hérite également de la responsabilité du Domaine national de Marly-le-Roi.

En parallèle, il tient une chronique sur France Inter depuis 2003 et une autre dans La Quotidienne sur France 5 depuis 2013.

Il est également l'auteur de nombreux livres sur les thèmes du jardinage, des plantes et de Versailles.

Il a publié "Le jardinier de Versailles" chez Grasset, en 2006 ; "L’homme à la main verte : mes chroniques à France Inter" aux Éditions du Rouergue, en 2006 et "Le jardin de Versailles vu par Alain Baraton" chez Hugo Images, en 2007.
Chez Flammarion, il est l’auteur du "Savoir tout faire du bon jardinier" en 2008 et chez Grasset de "Le Camélia de ma mère" en 2017.
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Allain BOURGRAIN-DUBOURG remet à la ville d'Autun la carte du département de Saône et Loire illustrée avec toutes ses richesses. Remy REBEYROTTE, maire d'Autun rappelle l'implication de la ville dans la "journée de l'arbre", en présence d'Alain BARATON et de Patricia MARTIN.
Citations et extraits (83) Voir plus Ajouter une citation
Harioutz   15 août 2019
Le camélia de ma mère de Alain Baraton
Le Japon est un archipel qui est longtemps resté interdit aux étrangers et si les vieux sophoras ou camélias sont, en fonction de leur variété, dit du Japon, ils proviennent presque toujours de Chine, un pays qui autorise la venue sur son territoire des religieux car ils se déplacent sans arme.



Le premier européen à visiter le Japon et un allemand du nom d'Engelbert Kaempfer. Recruté par la Compagnie néerlandaise des Indes orientales en sa qualité de médecin, il débarque en 1690 à Deshima, une île artificielle près de Nagasaki. Cet homme, qui a beaucoup voyagé, est loin d'imaginer le régime imposé par les autorités.

Elles n'acceptent qu'exceptionnellement la venue de scientifiques et ne tolèrent l'accostage que de quelques bateaux par an et à condition qu'il n'y ait pas plus d'une vingtaine de personnes à bord. Il est défendu à quiconque et bien sûr à Kaempfer de quitter Deshima sans autorisation.

Il profite d'une convocation de l'empereur pour, enfin, découvrir le pays. Son voyage et mémorable !

Il est le premier voyageur étranger à consigner ses observations sur la civilisation japonaise et il est toujours possible d'apprécier ses commentaires grâce à son "Histoire naturelle, civile et ecclésiastique de l'Empire du Japon", un ouvrage édité en 1729.

La veille de son départ pour le palais impérial à Edo, l'actuel Tokyo, il jure par écrit, usant de son sang en guise d'encre, de ne jamais converser avec les populations qu'il croiserait le long des routes et des chemins. Il a, en outre, l'obligation de faire halte dans toutes les demeures aristocratiques. S'il est bien nourri et très confortablement logé, il lui est demandé de danser et de chanter pour ses hôtes, non pour assurer le spectacle où se ridiculiser, mais pour leur faire découvrir les traditions et les coutumes de l'Europe lointaine.

Pendant près de 2 ans, il va ainsi se déplacer et, il en a le droit, observer et dessiner des centaines de plantes. Il est, par exemple, le premier occidental à admirer de visu un Ginkgo biloba.

De retour en Allemagne en 1712, Engelbert Kaempferpublie "Amoenitatum exoticarum". Parmi les nombres les nombreuses espèces décrites, se trouvent des Caméllia sasanqua, sinesis et bien sûr japonica.
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ninoule69   28 avril 2017
L'amour au jardin de Alain Baraton
A Versailles, il est rare d'apercevoir la statue d'un homme avec ses attributs. Quand l'artiste se permet un soupçon de réalisme, le résultat est plus catastrophique encore : dans ce jardin où triomphe le classicisme, la litote est aussi de mise, si bien que dieux et héros sont dotés de glaives gigantesques mais de sexes minuscules.
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lecassin   23 avril 2020
Mes trucs et astuces de jardinier de Alain Baraton
Les trucs et astuces présentés dans ce livre ont tous été testés avec succès. Si certains sont source de moquerie, cela n'est pas bien grave. Ils fonctionnent et c'est le principal.
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Cornelius   23 juillet 2011
Je plante donc je suis de Alain Baraton
Donnez une citrouille à un Américain, il en fait un personnage terrifiant, la même citrouille à un Français, il en fait le carrosse d'une princesse.
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Kawane   20 novembre 2018
Le jardinier de Versailles de Alain Baraton
Quand ils plantent un arbre,les jardiniers superstitieux enterrent une bouteille contenant un message : une manière pour nous de signer notre oeuvre.

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Harioutz   15 août 2019
Le camélia de ma mère de Alain Baraton
Nous sommes alors dans les années 1960 -1970, une drôle de période, notamment en matière de jardin

Celui-ci ressemble à une vitrine de grands magasins : savamment disposé, très apprêté, il brille et fascine mais le naturel n'y est guère de mise. Il se regarde, s'admire mais ne doit sous aucun prétexte souffrir d'une utilisation qui mettrait à mal la beauté du gazon.

Il suffit pour s'en convaincre de revoir le film "Mon oncle" du regretté Jacques Tati. Comment ne pas sourire quand l'une des héroïnes, madame Arpel, traverse son jardin pour aller ouvrir le portail en prenant soin de poser ses pieds sur les dalles pour ne pas piétiner une pelouse tondue impeccablement ? Cette séquence pour le moins incongrue représente cependant assez bien les mentalités de l'époque. Le film date de 1958 et c'était d'esprit va perdurer.

Cinq ans plus tard, le génial Sempé représente le "Petit Nicolas" jouant avec ses copains dans le jardin de Monsieur Bongrain. Celui-ci s'adresse aux enfants et René Goscinny lui fait dire : " Ce que je vous demande, c'est de ne pas jouer sur les pelouses, mais sur les allées."

Bien évidemment, il n'en n'est rien et une boule roule sur l'herbe courte. Et Monsieur Bongrain de hurler : " Je t'ai déjà dit plusieurs fois de faire attention et de ne pas endommager cette pelouse !"



Chez mes parents, pas de pelouse mais une terre sablonneuse recouverte d'aiguilles de pin pour éviter la poussière. Grâce à moi, pas de Fougères non plus, si bien que le jardin contraste avec l'environnement naturel.

Je suis aujourd'hui au regret d'avoir, au fil des années, supprimé des centaines de fougère aigle, des plantes superbes mais qui n'avaient pas leur place sous les fenêtres de la modeste maison.

Les Pins aussi sont sacrifiés car devenus trop grands, trop menaçants, pour nous qui cherchons le soleil. Il y a bien sûr quelques plantations comme ces mimosas qui gelaient parfois et des arbousiers, arbustes magnifiques et typiques du littoral atlantique.

J'ai le droit toutefois d'observer mon frère Jean-François qui œuvre aux côtés de mon père. Ma tâche à moi est l'arrachage des fougères et rien d'autre.

J'ai toujours soupçonné ma famille de douter de mes compétences. Il m'a fallu patienter jusqu'en 1976 pour choisir les plantes qui ornent la propriété. Il faut dire que je viens de passer trois années dans un lycée horticole et je peux enfin me revendiquer jardinier.



Pour être vraiment honnête, il m'est bien arrivé d'être sollicité mais nul besoin d'avoir étudié la botanique pour ce qui était demandé. Les troènes le long de la clôture refusant obstinément de grandir, une idée germa dans le cerveau de mon père.

La haie fut délicatement arrachée et le contenu de la fosse septique fut déversé dans la tranchée. Je devins ainsi pour un soir porteur de seau et je compris pourquoi ceux qui exerçaient cette profession à Versailles, du temps des rois, ne s'en vantaient pas.

Cette opération clandestine car interdite ne servit à rien et les troènes ont, longtemps après, conservé leur hauteur ridicule.
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Harioutz   15 août 2019
Le camélia de ma mère de Alain Baraton
J'aimais ce grand-père que la vie n'avait pas toujours ménagé et aujourd'hui encore je pense à lui.

Quel homme remarquable ! Il possédait un potager superbe à deux pas de chez mes parents et chaque semaine, le dimanche, il venait à la maison emmenant avec lui sa précieuse cargaison de légumes.

Il m'a fallu du temps pour comprendre ma grand-mère qui me reprochait de ne pas toujours finir mon assiette. Pour l'insouciant que j'étais encore, je ne voyais que des légumes et des fruits, les mêmes que ceux vendus sur les étals de marché.

Avec les années, j'ai compris que ces salades, tomates et haricots étaient bien plus que cela. Ils étaient la récompense d'un travail rigoureux, le résultat de longues semaines de patience et d'espoir.

L'idée maintenant de jeter un légume m'est insupportable car je sais combien il est difficile de le produire.
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sevm57   01 mai 2015
Vice et Versailles de Alain Baraton
Mon supérieur est sorti, un déjeuner qui ne le ramènera que d'ici deux ou trois heures, car - c'est bien connu - l'élévation dans toute hiérarchie se mesure à la longueur de la pause prandiale.
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raynald66   30 juin 2015
Vice et Versailles de Alain Baraton
Une certaine Mademoiselle D.S.A. se pique de poésie.

Si elle s'extasie sur ce "Versailles délicieux" propre à durer "cent ans",

elle offre une description bien sentie de l'hiver au palais du Roi-Soleil :



En passant il flétrit le bois qui l'environne,

Partout où vont ses pas, la nature frissonne,

Les vents autour de lui diversement épars,

D'un froid menaçant précèdent ses regards.



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Le--salon-de--Madame   22 décembre 2010
L'amour à Versailles de Alain Baraton
"Mieux vaut prier pour ne pas la rencontrer, avant d'espèrer secrètement de la revoir" [ Alain Baraton en parlant de la Montespan ]



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