AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Note moyenne 3 /5 (sur 6 notes)

Nationalité : France
Né(e) : 1952
Biographie :

Alain Bertho, né en 1952, est un anthropologue français. Professeur à l'Université de Paris VIII, il est directeur de l’École doctorale sciences sociales (2007-2013), directeur de la Maison des sciences de l’homme de Paris Nord (2013-..) et directeur du Master "Villes et nouveaux espaces européens de gouvernance" à l'Institut d'études européennes de l'Université Paris-VIII. Il est membre du Laboratoire Architecture Ville Urbanisme Environnement (UMR 7218 - équipe AUS). Il est élu président de la 20e section du Conseil national des universités (anthropologie biologique, ethnologie, préhistoire) en novembre 2011.

Après vingt-sept ans d'engagement au PCF, notamment dans le mouvement des Refondateurs, il se met en congé du parti en 2003 puis le quitte l'année suivante.

En 2008, il fonde, avec Sylvain Lazarus, l'Observatoire international des banlieues et des périphéries au sein duquel il mène des enquêtes sur les banlieues au Brésil et au Sénégal. Son site recense quotidiennement les émeutes dans le monde depuis l'année 2007. Le temps des émeutes est le titre du livre qu'il a écrit à partir de ce travail de recensement. Cet ouvrage est une analyse anthropologique de ce phénomène qui connaît un développement exponentiel et planétaire depuis quelques années.

Ses travaux intellectuels se rapprochent des travaux du sociologue Zygmunt Bauman et du philosophe Giorgio Agamben. Il partage avec eux leur regard singulier sur la forme contemporaine de la mondialisation et de l'État. Travaillant également sur les questions liées à la place des métropoles et des mouvements sociaux à l'aire de la mondialisation, il rejoint intellectuellement les travaux de la sociologue Saskia Sassen et de l'anthropologue Arjun Appadurai. Comme eux, il attache beaucoup d'importance aux "préoccupations « militantes » et (porte) donc une attention plus poussée aux formes collectives de subjectivité qui émergent". Les travaux de son ami Toni Negri, notamment ceux engagés en collaboration avec Michael Hardt sur l'Empire et la Multitude, font également partis de ses références. En somme, il qualifie l'ensemble de ces intellectuels de "sentinelles du contemporain".

+ Voir plus
Source : Wikipédia
Ajouter des informations
étiquettes
Videos et interviews (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de
Avec : Fabrice Angéi, secrétaire confédéral de la CGT ; Alain Bertho, professeur d?anthropologie à l?université de Paris VIII-Saint-Denis, auteur du «Temps des émeutes» (Bayard, 2009) ; Léo (pour le collectif le carton qui croustille) ; les musiciens de la Fanfare invisible, qui viendront témoigner en fin de plateau. ? Abonnez-vous à Mediapart : https://www.mediapart.fr/abonnement ? Tous les lives de Mediapart : https://www.mediapart.fr/studio/video... ? Abonnez-vous à la chaîne YouTube de Mediapart : https://www.youtube.com/user/mediapart
Podcast (1)

Citations et extraits (26) Voir plus Ajouter une citation
Alain Bertho
steka   25 mars 2016
Alain Bertho
La politique n’est pas la seule victime de la mondialisation. Paradoxalement, l’ère de la communication planétaire et d’Internet a mis fin à l’espace public tel que l’avait décrit Habermas, c’est-à-dire l’usage public et sous contrôle public de la Raison. Les pouvoirs et les médias dominants ont des moyens sans précédents pour déconstruire le réel et produire un grand récit du monde qui impose sa logique et son vocabulaire, sa hiérarchie des informations, ses silences jalousement gardés. Les peuples subissent cette mise en spectacle tout en faisant l’expérience quotidienne de son décalage avec le réel.
Commenter  J’apprécie          1512
Hardiviller   12 novembre 2017
Les enfants du chaos de Alain Bertho


Ce livre était en cours d'écriture lors des attentats meurtriers de Paris et Saint-Denis , le 13 novembre 2015 , les mots nous manquent pour évoquer ce carnage volontairement aveugle , ces centaines de blessés et ces cent trente vies humaines anéanties et réduites à un " Avertissement pour ceux qui veulent méditer " .

Ce 13 novembre était au Liban jour de deuil national en hommage aux 43 morts de l'attentat suicide du quartier de Bourj El-Barajneh à beyrouth la veille

Le 31 octobre , l'explosion en vol au-dessus du Sinaï du charter de Kogalymavia , également revendiqué par Daech , avait fait 224 victimes et , le 10 octobre , l'explosion d'une bombe dans un cortège à Ankara avait fait 200 morts .

Chaque drame semble faire oublier le précédent , tant , à chaque fois , la sidération s'empare de survivants et des témoins , tant l'horreur qui nous saisit semble annihiler notre capacité à donner un sens au drame et à l'inscrire dans un récit ............................

....................................... L'affaire paraît pourtant entendue . Une menace planerait sur le monde : la radicalisation de l'Islam . Les faits semblent " parler d'eux-mêmes " . Mohamed Merah en 2012 , Tamerlan et Tsarnaev à boston en 2013 , etc ....... Tous ont tué et sont mort au nom d'Allah .

En mai 2013 , le site " Riposte Laïque " titrait : L'islam veut notre mort . Et n'a-t-on pas lu et entendu en janvier 2015 que c'était à la communauté musulmane de " faire le ménage " chez elle ?
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
rkhettaoui   21 février 2017
Les enfants du chaos de Alain Bertho
La fin réelle du communisme n’est ni l’avènement de la liberté ni celui de la justice, relate Svetlana Aleksievitch : « Ah, l’époque de Gorbatchev… Des foules entières de gens avec des visages heureux. La Li-ber-té ! Tout le monde ne vivait que de cela. On s’arrachait les journaux. C’était le temps des grandes espérances : nous allions bientôt nous retrouver au paradis. » Mais, « plus on parlait de liberté, plus on écrivait dessus et plus disparaissaient des devantures nous seulement le fromage et la viande, mais même le sel et le sucre. […] Ce sont les trafiquants et les revendeurs qui ont pris le pouvoir. […] Le communisme s’est effondré ! C’est fini, il ne reviendra plus. Nous vivons dans un autre monde et nous regardons tout avec d’autres yeux ».
Commenter  J’apprécie          20
rkhettaoui   21 février 2017
Les enfants du chaos de Alain Bertho
Les peuples peuvent-ils aujourd’hui se choisir leur avenir et refuser la fausse alternative entre idéologie de mort ou globalisation mortifère ? Ce qui nous manque le plus dans ces circonstances dramatiques, c’est ce qui a été l’instrument de ce choix durant les deux siècles passés : la politique comme puissance subjective. Sans politique, il n’y a ni de chemin vers l’avenir ni construction d’un destin commun. Sans politique, la démocratie n’est plus qu’un théâtre d’ombres où les mots sonnent creux. Sans politique, la représentation se résume à un spectacle. Sans politique, les confrontations d’idées perdent leur rapport au réel. Et alors, comme disent les Indignés espagnols, « leurs urnes sont trop petites pour nos rêves ».
Commenter  J’apprécie          20
Marti94   13 juillet 2015
Banlieue, banlieue, banlieue de Alain Bertho
Au départ était le capital. La banlieue moderne, en région parisienne, naît de la redéfinition des limites de paris, en 1859, avec l’annexion des communes proches. L’espace hors les murs devient le terrain privilégié du transfert des industries polluantes […]
Commenter  J’apprécie          30
rkhettaoui   21 février 2017
Les enfants du chaos de Alain Bertho
L’opprobre a été unanime contre les incendies de voitures ou, pire, d’écoles ou de bibliothèques. Les mieux intentionnés ont tenté après coup de transformer la rage en mobilisation plus traditionnelle, notamment électorale, sans mesurer la disqualification de la politique auprès de cette génération. Cette rage était tournée contre la politique, ses discours, ses promesses non tenues, ses mensonges, son répertoire convenu. Cette rage s’est de nouveau exprimée, à la stupeur de tous, quelques mois plus tard en 2006 quand la violence s’est exercée contre les cortèges d’étudiants manifestant contre le contrat de première embauche.
Commenter  J’apprécie          20
rkhettaoui   21 février 2017
Les enfants du chaos de Alain Bertho
Pour qu’il y ait une démocratie, il faut préalablement qu’il y ait un peuple. Avant d’être une abstraction juridique, le souverain populaire est une puissance subjective collective. « La nation assemblée ne peut recevoir d’ordre », aurait dit Jean Sylvain Bailly, doyen du tiers état, le 23 juin 1789 aux envoyés du roi7. Lorsque cette puissance fait défaut, la légitimité des États flotte dans un vide politique inquiétant. L’abstention électorale mine les victoires les plus confortables. L’indifférence du peuple n’est jamais l’assurance du confort durable des gouvernements. Le pouvoir a besoin d’un peuple. Quitte à l’inventer.
Commenter  J’apprécie          20
gazellll   08 avril 2020
Les enfants du chaos de Alain Bertho
La centralité de Charlie Hebdo et sa promotion comme nouveau symbole national de la liberté a donc eu un effet lourd. Cela a rendu impossible un vrai consensus national dans l’émotion. Les incidents autour de la « minute de silence » gouvernementale du 8 janvier à midi ont ainsi révélé les effets d’années de dislocation du « peuple » de Michelet et de confessionnalisation stigmatisante de la situation des plus démunis. Lors des quelques incidents dont on a eu le récit, les collégiens et lycéens français réfractaires à la « minute de silence » étaient, pour la plupart, très jeunes : quatorze et quinze ans dans une classe de quatrième de Castelsarrasin, une fillette de dix ans à Montauban, deux garçons de quatorze et seize ans à Saint-Denis… Puisque les journalistes assassinés de Charlie les avaient insultés, disaient-ils en substance, ils ne pouvaient leur rendre hommage. Il y avait beaucoup de colère dans les propos rapportés par les enseignants qui ont pris le temps d’engager un dialogue. Une colère lourde, longue, grave. Plutôt que d’entendre le malaise qui s’exprimait alors,le ministère de l’Éducation nationale a minimisé les « incidents », joué des effets de menton et d’autorité, bref ajouté le mépris au contentieux. Les collégiens et lycéens ont été au sens propre « réduits au silence », soumis à l’opprobre général, voire judiciarisés. On est ainsi passé de l’émotion partagée à l’émotion obligatoire. La communion apparemment sans frontière idéologique s’est accompagnée d’une violente intolérance vis-à-vis de tout autre discours, au risque d’élargir encore le ressentiment, la recherche d’autres repères. La jeunesse donne sans doute le culot de dire des désaccords que nombre d’adultes ont préféré taire sur l’instant. Rares ont été ceux qui se sont alors exprimés publiquement, comme l’économiste Frédéric Lordon ou les signataires du texte « Non à l’union sacrée », publié le 15 janvier
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
gazellll   09 avril 2020
Les enfants du chaos de Alain Bertho
Ce 19 janvier 2012, le taxi roulait difficilement sur la route qui joint Dakar à Diamaguène Sicap quand nous avons été dépassés par quelques centaines de collégiens au niveau de la gare de Thiaroye, où passe aujourd’hui l’autoroute à péage1. Des filles et des garçons souvent en short, sac au dos, manifestaient de façon un peu brouillonne et bon enfant contre la grève de leurs enseignants. La circulation a été vite bloquée par des pneus sur la chaussée et les pneus ont été incendiés, dégageant une épaisse fumée noire. « Vous ne devriez pas rester ici », nous a soufflé un commerçant et nous avons vite compris pourquoi. Il n’a pas fallu plus de quelques minutes pour que surgissent dans la fumée des silhouettes noires en uniforme, casquées, assez lourdement armées. Les forces spéciales n’eurent aucun mal à disperser la petite foule en culottes courtes qui partit se réfugier dans son établissement scolaire où elle pensait être à l’abri. Les forces antiémeute y ont piégé les jeunes. Le bilan officiel fut de trente blessés, dont plusieurs avec fractures ouvertes et un dans le coma. Hormis sa conclusion sanglante, voici un scénario que je connaissais. Je l’avais observé à plusieurs reprises à des milliers de kilomètres de là, devant le lycée Paul-Éluard de Saint-Denis. Ici, comme devant nombre de lycées, les mobilisations contre le contrat première embauche en 2006 puis contre la réforme des retraites en octobre 2010 ont donné lieu à des incidents avec la police tout aussi paradoxaux. Le blocage de la nationale 1, l’incendie de poubelles puis de quelques voitures semblaient plus destinés à attirer les uniformes qu’à les affronter.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
gazellll   09 avril 2020
Les enfants du chaos de Alain Bertho
Si Tariq Ramadan plaide pour une « théologie islamique de la libération », le cas du Parti des indigènes de la République (PIR) est plus significatif à cet égard. Ce parti est né d’un appel lancé en janvier 2005 que j’avais moi-même signé avec certains de mes amis et collègues. Le collectif d’origine, transformé en « PIR », a été investi par un petit groupe de militants qui n’a eu de cesse d’en faire une organisation dont ils pensaient sans doute, à l’instar de Staline, qu’elle « se renforce en s’épurant ». Sa porte-parole, Houria Bouteldja, peut aujourd’hui assumer de faire de l’islam un « idéal de justice radicale ». Écoutons-la : « C’est toute une civilisation qu’il faut remettre en cause. Une civilisation qui poursuit son projet meurtrier dans les pays du Sud sous la forme de la contre-révolution coloniale, du néolibéralisme. » Et de conclure : « Voyez la destruction de la planète, voyez la déshumanisation des rapports sociaux, voyez les crises économiques, voyez la montée du fascisme. Voyez notre culpabilité lorsque nous sommes passifs ou complaisants. Voyez notre honneur lorsque nous agissons pour le combattre. Pour ma part, entre composer et rompre, le choix est fait ! » Car affirme-t-elle : « Il s’agit ici d’une critique radicale de la colonialité du pouvoir. C’est l’espace de l’islam révolutionnaire. Ici, il ne sera pas question de réformisme, car l’islam et les musulmans ne seront jamais le problème. ».
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
Acheter les livres de cet auteur sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox



Quiz Voir plus

Monarchies

C’est un Béarnais qui ouvre le bal, monarque du trône de Suède, l’actuel Charles XVI Gustav en est le descendant ! Cocorico . . . Napoléon en serait vexé et furieux !

Aramis
Athos
Bernadotte
François Bayrou

13 questions
24 lecteurs ont répondu
Thèmes : histoire , rois , reinesCréer un quiz sur cet auteur
.. ..