AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Note moyenne 3.66 /5 (sur 287 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Mortain (Manche) , le 15/01/1946
Biographie :

Alain Rémond est un chroniqueur français.
Il naît dans une famille bretonne de dix enfants. Cette enfance difficile lui inspirera par la suite une série de romans autobiographiques.
Après des études de philosophie, il devient professeur d’audiovisuel, puis critique de cinéma.
Alain Remond entre en 1973 comme journaliste à Télérama. Rédacteur en chef adjoint à Paris-Hebdo en 1979, il rejoint Les Nouvelles Littéraires en 1980. C’est à lui que l’on doit la création, en 1981, de la rubrique "Mon Œil" de Télérama, dont il deviendra rédacteur en chef jusqu'en 2002.
Alain Rémond a par ailleurs participé pendant six ans à l'émission Arrêt sur images, diffusée sur France 5.
Actuellement, il rédige toutes les semaines une chronique dans Marianne et un billet chaque jour dans La Croix.
+ Voir plus
Source : Wikipédia
Ajouter des informations
étiquettes
Videos et interviews (8) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de
Mon Rémond... .
À l'occasion d'un entretien accordé par Alain Rémond à Mediapart et recueilli par Antoine Perraud (ancien complice de l'interviewé à Télérama), petit montage facétieux détournant l'?uvre récente d'une altissime chanteuse à textes : Carla Bruni...
Podcasts (1)

Citations et extraits (82) Voir plus Ajouter une citation
Alain Rémond
Harioutz   02 décembre 2019
Alain Rémond
Comment sauver la presse papier ?



Un lecteur attire mon attention sur un problème largement ignoré par les médias – qui sont pourtant directement concernés, du moins ceux qui impriment leurs informations sur papier. « Après le développement d’Internet, m’ écrit ce lecteur, qui a fait diminuer les ventes des quotidiens, je voulais signaler un nouvel ennemi des journaux papier : les escargots qui s’introduisent dans ma boîte à lettres pour dévorer les nouvelles fraîches que je reçois tous les matins par porteur. Comment échapper à cette baveuse attaque ? »



Pour avoir été l’un des premiers (sinon le premier) à avoir attiré l’attention de l’opinion internationale sur cette grave atteinte à la liberté de la presse, je ne peux que m’associer à l’interpellation de ce lecteur (pour la pétition, on va peut-être attendre encore un peu). En même temps, que faire ? (comme disait Lénine, dont tous les journaux parlent abondamment ces jours-ci). Nous n’allons tout de même pas arroser les gentils escargots au glyphosate pour sauver la presse – il y a des limites.



Les escargots, en plus d’être de grands pourvoyeurs de comptines et d’albums pour distraire les enfants, sont utiles à plein de choses. Peut-être serait-il plus efficace de traiter le problème à la source : si les escargots sont à ce point friands des journaux, ne serait-ce pas parce qu’ils y trouvent plein de salades ?

La conclusion s’impose d’elle-même : racontons moins de salades, les escargots mangeront autre chose.



(Billet du 27/10/2017)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          7511
carre   22 juin 2014
Comme une chanson dans la nuit de Alain Rémond
Les arbres sont faits pour avoir des feuilles. Je ne connais rien de plus sinistre que la chute des feuilles, en automne, qui annonce ces longs mois d'arbres noirs, d'arbres morts en hiver.
Commenter  J’apprécie          330
carre   22 juin 2012
Chaque jour est un adieu : Suivi de Un jeune homme est passé de Alain Rémond
Quoi, tu joues encore, à ton âge ? Oui, je jouais encore. Et je le plaignais, sincèrement, de ne plus savoir jouer. Après, quand on a passé la barrière, franchi la frontière, c’est fini, on ne peut plus revenir en arrière. Jamais.
Commenter  J’apprécie          310
carre   21 juin 2012
Chaque jour est un adieu : Suivi de Un jeune homme est passé de Alain Rémond
Ça fait très image d'Épinal le lavoir à l'ancienne, vieille tradition de nos belles campagnes. Mais ma mère, ça ne la faisait pas tellement rêver.
Commenter  J’apprécie          240
mariecesttout   27 mars 2014
Tout ce qui reste de nos vies de Alain Rémond
A force de vivre ainsi en clandestin, sans aucune preuve officielle de sa propre identité, on finit par ne plus croire en sa propre existence, par douter d'être un être humain, un être vivant. On passe comme une ombre, on n'a le droit à rien, on n'a même pas le droit de dire qui on est, comment on s'appelle, puisque l'autorité, celle qui délivre les tampons officiels, les certificats, les attestations, vous dénie le droit de le dire. On est assigné à la non-résidence en soi-même, à la non-existence. Ou alors il faut avoir une confiance en soi qui défie l'autorité et les tampons officiels, une certitude d'être soi, d'avoir une identité propre, irréductible, indestructible, quand tout, partout, veut vous persuader que vous n'êtes rien, un chien qui court le long des murs pour se faire oublier. J'ai un tel respect pour ces hommes-là, pour ces femmes-là, qui se tiennent debout malgré tout, contre tout. Qui n'ont pas de papiers pour prouver leur identité, mais qui, jour après jour, apprennent à d'autres qui en ont ce que c'est d'être un homme, d'être une femme, envers et contre tout.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          210
babounette   11 août 2009
Chaque jour est un adieu de Alain Rémond
"Dire adieu, encore, même si c’est impossible, parce qu’on ne dit pas adieu à son enfance, on vit avec elle chaque jour de sa vie." (p. 112)
Commenter  J’apprécie          220
babounette   11 août 2009
Chaque jour est un adieu de Alain Rémond
""Quoi, tu joues encore, à ton âge ?" Oui, je jouais encore. Et je le plaignais, sincèrement, de ne plus savoir jouer. Après, quand on a passé la barrière, franchi la frontière, c’est fini, on ne peut plus revenir en arrière. Jamais." (p. 30)



Commenter  J’apprécie          210
Jean-Daniel   05 février 2018
Chaque jour est un adieu de Alain Rémond
Quand on voulait se faire couper les cheveux, on allait chez le menuisier. Le samedi soir, il changeait de métier, recevait dans sa cuisine. On s'asseyait autour de la table, en attendant notre tour. Le menuisier sortait sa tondeuse mécanique et il coupait tranquillement, en prenant tout son temps, la cigarette papier maïs aux lèvres, la cendre qui nous dégringolait dans le cou. Il coiffait les hommes, exclusivement. Les vieux buvaient un coup, fumaient, discutaient, racontaient tous les potins du bourg, se rappelaient de vieilles histoires de famille, de fermes, de clôtures. Nous, les enfants, on écoutait, fascinés. Fallait surtout pas être pressés. On ressortait de la cuisine du menuisier à la nuit noire, la tête bien fraîche : son style, au menuisier, c'était la coupe au bol, bien dégagé très haut sur les oreilles et dans la nuque. Quand on rentrait à la maison, les autres se moquaient de nous. Pas grave : ils y passeraient à leur tour.
Commenter  J’apprécie          190
Jean-Daniel   09 février 2018
Chaque jour est un adieu de Alain Rémond
Je sursaute à cette seule idée : d'autres gens y habitent, dans notre maison. Et ça reste complètement insupportable. Combien de temps a-t-elle été à nous ? J'avais six ans quand on s'y est installés. J'en avais vingt-cinq à la mort de ma mère, quand elle a été vendue. Pourtant, je n'arriverai jamais à en parler autrement que notre maison. On y a été tellement heureux et parfois, aussi, si totalement désespérés, nous tous, les dix enfants. Et nos parents. J'habite loin de Trans, maintenant, depuis longtemps, mais il m'arrive de repasser devant la maison, en tremblant. Et c'est comme si je brûlais, en approchant de la fenêtre. Parce qu'en même temps que ce bonheur, il y a eu trop de malheur.
Commenter  J’apprécie          180
babounette   11 août 2009
Chaque jour est un adieu de Alain Rémond
"Il y avait entre nous ce lien si fort de la tribu, il y avait ce bonheur de partager les mêmes rites, les mêmes histoires codées, la même mythologie. Mais, à cause de cette souffrance au cœur de la famille, de cette guerre entre nos parents, nous ne savions ni les mots ni les gestes de la tendresse. De l’amour. (...) Et voici que mon père, avec son sourire fatigué, sans doute aussi pour faire oublier le père lointain, étranger, qu’il avait été, trouve le courage de nous dire combien il nous aime, (…)" (p. 74 et 75).



Commenter  J’apprécie          180
Acheter les livres de cet auteur sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox



Quiz Voir plus

Chaque jour est un adieu, de Alain Rémond

Le narrateur appartient à une famille nombreuse ? Combien d’enfants étaient-ils ?

6
8
10

10 questions
16 lecteurs ont répondu
Thème : Chaque jour est un adieu de Alain RémondCréer un quiz sur cet auteur
.. ..