AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Note moyenne 3.78 /5 (sur 166 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Alger, Algérie , le 24/07/1947
Biographie :

Alain Vircondelet est un universitaire, écrivain et biographe français.

Né à Alger, il a gagné Limoges à l'indépendance en 1962. Trois ans plus tard il est étudiant en lettres et en philosophie à la Sorbonne. A son Capes de lettres, il joint un doctorat en histoire de l'art (1984) et après quelques années d'enseignement secondaire, devient professeur de littérature des XVIIIe et XXe siècles à la Faculté des lettres de l'Institut catholique de Paris sur la recommandation de Jean Guitton.

En 1969, il fait la rencontre décisive de Marguerite Duras avec laquelle il noue amitié. Pas moins de 7 études sont nées de cette rencontre et il a également fondé un prix Marguerite Duras.

Considéré comme un des meilleurs biographes de sa génération, Alain Vircondelet a écrit de nombreuses biographies, traduites en de nombreuses langues, consacrées à de grandes figures de la littérature et de la spiritualité : Saint-Exupéry, Marguerite Duras, Jean-Paul II, Rimbaud, Blaise Pascal, Séraphine de Senlis… qui portent toutes sur des êtres en exil et en quête d’absolu.

Il est aussi l’auteur de plusieurs récits sur son enfance algérienne : "Maman la Blanche" (1992), "Alger l’Amour" (1982), "Alger Alger" (2008), qui ont fait de lui un des plus fervents disciples de Camus.

Spécialiste de Venise, il a consacré plusieurs travaux à la "Sérénissime". Il a collaboré à l'Encyclopedia Universalis et se fait à l'occasion journaliste dans Le Figaro. Commissaire d'expositions, il organise des expositions de photos et de peinture en France et à l'étranger.

Élu membre de l'Académie catholique de France, dans la section Arts et Lettres, il est Chevalier des Arts et des Lettres, Chevalier de l'Ordre National du Mérite. Il entre au Who's Who en 2000.

page Facebook : https://www.facebook.com/people/Alain-Vircondelet/100007591479982
+ Voir plus
Source : wikipédia
Ajouter des informations
étiquettes
Videos et interviews (12) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de
Alain Vircondelet au Musée Picasso, vous présente son ouvrage "L'exil est vaste, mais c'est l'été : le roman de Dora et Picasso" aux éditions Fayard. Retrouvez le livre : https://www.mollat.com/livres/2308606/alain-vircondelet-l-exil-est-vaste-mais-c-est-l-ete-le-roman-de-dora-et-picasso Notes de Musique : Youtube Audio Library. Visitez le site : http://www.mollat.com/ Suivez la librairie mollat sur les réseaux sociaux : Facebook : https://www.facebook.com/Librairie.mollat?ref=ts Twitter : https://twitter.com/LibrairieMollat Instagram : https://instagram.com/librairie_mollat/ Dailymotion : http://www.dailymotion.com/user/Librairie_Mollat/1 Vimeo : https://vimeo.com/mollat Pinterest : https://www.pinterest.com/librairiemollat/ Tumblr : http://mollat-bordeaux.tumblr.com/ Soundcloud: https://soundcloud.com/librairie-mollat Blogs : http://blogs.mollat.com/
+ Lire la suite
Podcasts (1)


Citations et extraits (157) Voir plus Ajouter une citation
nadejda   04 juillet 2016
Mémoires de Balthus de Alain Vircondelet
Giacometti pensait que la peinture pouvait être un moyen infini de connaître l'homme et la nature. C'est pourquoi il s'était remis au sujet, au visage après sa période surréaliste. André Breton ne lui pardonna jamais ce qu'il estimait être une trahison. Giacometti persista.

(...) Giacometti avait quelque chose de religieux, de profondément sacré dans sa démarche. Cela me touchait extrêmement. "Tout le monde sait ce qu'est une tête", lui avait dit Breton, balayant d'un revers de sa main les dessins de Giacometti. Et Alberto avait répondu avec une humilité émouvante : "Moi, non, je ne sais pas !" Et pourtant ses dessins atteignent à des vérités profondes, il a su tirer de ses modèles la grâce des instants, des climats. Il conjuguait à la fois la rigueur sublime des Anciens et l'émotion vive d'un moment. À la fois le passage et l'éternité. Comment un homme comme André Breton pouvait-il être étranger à une telle intensité ?
Commenter  J’apprécie          170
nadejda   02 juillet 2016
Mémoires de Balthus de Alain Vircondelet
Il faudrait dire aux peintres d'aujourd'hui que tout se joue dans l'atelier. Dans la lenteur de son temps.

J'aime ces heures passées à regarder la toile, à méditer devant elle. À la contempler. Heures incomparables dans leur silence. Le gros poêle en hiver ronfle. Bruits familiers de l'atelier. Les pigments mélangés par Setsuko, le frottement du pinceau sur la toile, tout revient au silence. Prépare à l'entrée des formes sur la toile dans leur secret, aux modifications souvent à peine esquissées et qui font basculer le sujet du tableau vers autre chose d'illimité, d'inconnu.

p 32 Édition de poche
Commenter  J’apprécie          170
nadejda   03 juillet 2016
Mémoires de Balthus de Alain Vircondelet
Il n'y a pas de supériorité de Chardin par rapport à Lascaux, pas de hiérarchie. Tous ces relais créateurs appartiennent au même chant, celui du monde, du fonds millénaire du monde dont je ne sais rien mais qui m'adresse quelques messages, quelques éclars de lumière ou d'étoile. Et l'artiste n'a de cesse que de vouloir retrouver le feu qui les éclaire, le foyer qui fait les étincelles.

(...) Écouter Mozart comme on prie aussi parce que son chant a su capter les vibrations secrètes du monde. p 155-156
Commenter  J’apprécie          150
cjjouvet   27 septembre 2015
Le Paris de Sagan de Alain Vircondelet
" Aujourd'hui, quelque chose se replie sur moi comme une soie, énervante et douce, et me sépare des autres» . *

Cette séparation dont elle est déjà consciente en 1953, c'est bien celle d'une forme d'exil qui sans l'exclure des autres, l'en séparera néanmoins. Toujours , Sagan laissa entre elle et le monde , entre elle et les autres , une forme de distance, jamais méprisante, mais qui reflète une tristesse qu'elle tâcha de contenir et d'apprivoiser.

P.35

* Bonjour Tristesse

Commenter  J’apprécie          130
oran   15 avril 2018
Guernica : 1937 de Alain Vircondelet
Picasso, depuis des mois déjà, ne savait pas exactement sur quel pied danser avec elle. Il n’était pas prêt à se jeter vraiment à ses genoux, et pourtant, pour la première fois de sa vie, c’était une femme comme il les aimait au plus secret de lui, qu’il avait conquise. Pas une vierge, pas une prostituée, pas une fille des bas quartiers de Barcelone, celles qu’il fréquentait jadis, pas une femme fragile, comme une enfant qu’il fallait protéger, mais une femme qui tenait de tout à la fois, forte et faible, virile et féminine, une femme qui osait tout, lui tenait tête, intelligente et brutale, passionnée et sombre comme lui, qui connaissait la douleur et la souffrance, qui brûlait d’un feu qui ne s’éteignait jamais, et rêvait d’idéal de de beauté. C’étaient ces femmes-là qu’aimait Picasso, des Amazones, des conquérantes, avec lesquelles il pourrait explorer des terres inconnues, dangereuses, des femmes qui aimaient le risque. (…) « Dora, oui, se disait-il, est de celles-là. Terrifiante et si faible en même temps ».
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          112
oran   14 avril 2018
Guernica : 1937 de Alain Vircondelet
Cette fille, je la veux, elle est tout ce que j'aime. Elle me défiera mais je la soumettrai. C'est ça le jeu que j'aime (...)

Le jeu s'annonçait cruel et passionnant.
Commenter  J’apprécie          120
LesAubepines   18 février 2013
La traversée de Alain Vircondelet
Ma mère ne cherche plus à expliquer l'histoire, la nôtre, considérée de notre point de vue. C'est du temps perdu, dit-elle, car depuis des années, les mentalités ont été préparées à entendre le contraire de ce que nous disons. Elle préfère rassembler ses souvenirs, ne pas vivre uniquement d'eux, mais s'en nourrir, faire qu'ils deviennent un vivier riche d'émotions et de sensations, d'images lumineuses qui pourraient éclairer l'avenir. Elle n'a pris presque rien pour partir, mais son cahier de recettes "de là-bas" est avec elle. Elle pense que, par la cuisine, elle pourrait retrouver la mémoire passée, réensoleiller notre vie. Dans cette quête nouvelle de bonheur, elle range ses souvenirs en fonction de leur qualité de lumière. Celle que l'Algérie a réverbérée sur notre mémoire.
Commenter  J’apprécie          80
nadejda   03 juillet 2016
Mémoires de Balthus de Alain Vircondelet
Le dessin est une formidable école de vérité et d'exigence. on y est au plus près de la nature, dans sa géométrie la plus secrète, chose que la peinture ne permet pas toujours d'atteindre car on y met plus d'imagination, de mise en scène, de spectacle, pourrais-je dire. Le dessin au contraire oblige à l'abstraction en quelque sorte, puisqu'il s'agit d'aller derrière les apparences du visage ou du corps et de puiser à sa lumière.

C'est un travail plus austère, qui est peut-être plus mystique, il s'agit de parvenir au feu, au brasier incandescent, il suffit parfois de quelques traits et le feu est volé, capturé, saisi dans sa fugacité même, dans son éblouissement entrevu. p 101
Commenter  J’apprécie          80
Petitebijou   18 juin 2013
Albert Camus : Vérité et légendes de Alain Vircondelet
En fait, Camus souffre depuis longtemps d’une mal-situation. Trop de richesses en lui trop de contradictions, qu’il ne parvient pas à résoudre et qui l’assaillent. Parfois, il donne l’impression de ne pas s’habiter, de subir, d’être dans l’absurdité totale. Etranger à lui-même. C’est dans ce combat intime qu’il est le plus attachant, le plus juste. Le plus capable d’accéder aux autres.
Commenter  J’apprécie          80
nadejda   03 juillet 2016
Mémoires de Balthus de Alain Vircondelet
Cette humilité des primitifs italiens ne cesse de m'obliger à les imiter. Je suis si indigné de ce culte de la personnalité à laquelle s'adonnent nos peintres contemporains. Il faudrait au contraire s'effacer chaque jour davantage, ne trouver d'exigence que dans l'acte de peindre, et toujours s'oublier. Alors que l'on ne voit partout qu'exhibition de soi, aveux personnels, confessions intimes, voyeurisme de soi, auto proclamation. Je dis souvent que ce n'est pas soi qu'il faut raconter ou chercher à exprimer mais exprimer le monde, ses mystères et ses nuits. Au passage, peut-être y trouvera-t-on quelques clés pour sa propre personne mais là n'est pas le but. p 119
Commenter  J’apprécie          73

Acheter les livres de cet auteur sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox



Quiz Voir plus

Vrai ou faux ? (littérature)

Le mariage est un thème omniprésent dans les romans de Jane Austen. Mais pour sa part, elle dut attendre d'avoir 27 ans avant de rencontrer et d'épouser l'âme soeur.

c'est vrai
c'est faux

11 questions
29 lecteurs ont répondu
Thèmes : littérature , Vie intellectuelle , écrivain femme , biographie , écrivain homme , culture littéraire , MandragoresCréer un quiz sur cet auteur

.. ..