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Note moyenne 3.8 /5 (sur 145 notes)

Nationalité : Royaume-Uni
Né(e) à : Nottingham , le 04/03/1928
Mort(e) à : Londres , le 25/04/2010
Biographie :

Alan Sillitoe est un écrivain britannique, l'un des "Angry Young Men" (jeunes hommes en colère) des années 1950.

Né dans une famille ouvrière de Nottingham, ville qui lui fournira maints décors, il quitte l'école à quatorze ans pour entrer à l'usine.

En 1946, il s'engagea dans la Royal Air Force, et fut posté en Malaisie péninsulaire où il contracta la tuberculose. C'est durant son hospitalisation, que se développa chez lui le goût de la lecture et de l'écriture, qu'il devait conserver après avoir quitté l'armée en 1949.

C'est en 1955 à Majorque, en Espagne, où il vivait avec sa compagne, la poétesse américaine Ruth Fainlight, et au contact du poète Robert Graves, que Sillitoe commença à travailler à "Samedi soir, dimanche matin" (Saturday Night and Sunday Morning), qui fut publié en 1958. En partie influencé par la prose désarticulée d'Ernest Hemingway, le livre relate les états d'esprit et la condition d'un jeune ouvrier d'usine qui voit inévitablement se terminer son flirt de jeunesse. Le roman fut adapté au cinéma en 1960 par Karel Reisz, avec Albert Finney dans le rôle d'Arthur Seaton.

Il a épousé Ruth Fainlight en 1959. Ils ont eu deux enfants, un fils et une fille adoptive.

Sa nouvelle "La Solitude du coureur de fond" (The Loneliness of the Long Distance Runner, 1959), qui a pour sujet la rébellion d’un jeune délinquant doué pour la course à pieds, lui valut de recevoir le prix Hawthornden en 1959. En 1962, elle fut également adaptée au grand écran sous le même titre, cette fois-ci par Tony Richardson, avec Tom Courtenay dans le rôle principal.

En 1965, son nom a figuré parmi les candidats au prix Nobel de littérature.

En 1990, on lui attribua le titre de docteur honoris causa de la Nottingham Trent University. L’université de Nottingham, la plus ancienne et prestigieuse de la ville, appartenant au Russell Group, décerna également à Sillitoe à titre honorifique un titre de docteur en lettres en 1994, et en 2006 sa pièce de théâtre la plus connue fut montée au Lakeside Arts theatre de l’université dans une version inédite.

Sillitoe a écrit beaucoup d’autres romans et plusieurs volumes de poésie. Son autobiographie de 1995, "Life Without Armour", reçut un accueil critique élogieux au moment de sa parution et donne un regard sur son enfance misérable.

En 2007, il publia "Gadfly in Russia", un compte-rendu des voyages qu’il fit régulièrement en Russie, sur une période de 40 ans.

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Saturday Night and Sunday Morning (1960) film, extrait

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Citations et extraits (19) Voir plus Ajouter une citation
dezecinte   30 juillet 2020
Samedi soir, dimanche matin de Alan Sillitoe
Quand on est un révolté, on le reste toujours. On ne peut pas s'en empêcher, on ne peut pas le nier. Et ça vaut mieux d'être un révolté, parce que ça leur fait voir que ça n'prend pas, leurs trucs pour essayer de vous avoir. Les usines, les Bourses du travail et les assurances sociales, c'est pour vous faire gagner votre vie et défendre vos droits – qu'ils disent! Mais c'est jamais que des astuces qui vous enfonceraient dans des sables mouvants si vous ne restiez pas sur vos gardes. A l'usine, on vous fait trimer à en crever, à la Bourse du travail, on vous engourdit à en crever avec de belles phrases, et les assurances sociales et les contributions vous pompent les sous de votre paie et vous vident à en crever. S'il vous reste la moindre bribe de vie dans les tripes après toutes ces saloperies, c'est l'armée qui vous appelle et vous envoie vous faire trouer la peau. Ah oui bon Dieu, c'est pas rose la vie si on veut tenir le coup, si on arrive pas à empêcher cette vache de gouvernement de vous enfoncer la gueule dans la merde, bien qu'y ait pas grand chose à faire contre ça, sauf de s'mettre à fabriquer d'la dynamite pour foutre en l'air leurs horloges à quat'zyeux.
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dezecinte   30 juillet 2020
Samedi soir, dimanche matin de Alan Sillitoe
T'es pas un peu dingue? lui dit-elle. Qu'est-ce que tu crois que c'est que d'avoir un enfant? T'es mal fichue pendant neuf mois. T'as les seins qui grossissent, et puis voilà que tu te mets à ballonner. Et un beau jour, t'accouches en gueulant et t'as l'gosse. Si c'était encore que ça. Mais c'est pas tout. Le bobo, c'est qu'il faut que tu t'en occupes à chaque minute pendant quinze ans. Tu veux essayer?
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dezecinte   30 juillet 2020
Samedi soir, dimanche matin de Alan Sillitoe
Une fois dehors, l'usine vint se rappeler à eux par le grondement qui, d'une centaine de mètres, leur parvenait par-dessus les hauts murs. Les dynamos geignaient à longueur de nuit et, dans la journée, les machines-outils géantes de l'atelier d'estampage, mues à coups de leviers et de pédales, donnaient dans les maisons de la cité l'impression de se trouver à portée de souffle de quelque être monstrueux souffrant de maux d'estomac. Un relent de mousse, de désinfectant, de graisse et de copeaux d'acier fraîchement taillés imprégnait l'atmosphère du faubourg bâti autour de l'usine, de la panse et des flancs de laquelle s'allongeaient des rues et des cités ouvrières comme de petits animaux qui tètent les mamelles d'une gigantesque mère.
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dezecinte   30 juillet 2020
Samedi soir, dimanche matin de Alan Sillitoe
Il ne tenait pas à se battre et l'évitait autant qu'il le pouvait. Il n'y a que les imbéciles qui jouent de leurs poings parce qu'ils n'ont pas assez d'intelligence pour discuter ; c'était là une piètre façon de résoudre les différends. Mais quand vous étiez coincé par deux grands gaillards résolus à vous avoir, deux brutes sans cervelle et insensibles aux arguments d'une discussion, alors, fallait bien accepter la bagarre et cogner, même si c'étaient des sacs de charbon d'un quintal que vous aviez devant vous.
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dezecinte   30 juillet 2020
Samedi soir, dimanche matin de Alan Sillitoe
Qu'est-ce que je suis, au fond? Un grand poteau de mine de 1,83 m qui a grande envie d'une pinte. Voilà ce que je suis. Et si n'importe quel malin me l'dit, j'suis en plus un marchand de dynamite ou un tourneur sur tour revolver qui n'demande qu'à envoyer l'armée aux cinq cents diables. J'suis moi, et rien d'autre, et si on pense que j'suis autre chose, ou qu'on me l'dit, c'est précisément qu'je ne l'suis pas, parce qu'on n'me connait pas du tout.
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colimasson   16 août 2012
La Solitude du coureur de fond de Alan Sillitoe
Tout ça m’amène à réfléchir sur cette façon que j’ai souvent d’avoir le cafard. Le sac à charbon que l’on a au-dedans de soi et le noir qu’il vous met sur la bouillotte, ça ne veut pas forcément dire qu’on va se pendre, ou se flanquer sous un autobus, ou se jeter par la fenêtre, ou se couper la gorge avec une boîte à sardines, ou se mettre la tête dans le fourneau à gaz, ou aller fourrer la fichue défroque de sa carcasse sur une voie de chemin de fer. Parce que, quand on a vraiment le noir, on n’arrive même pas à se décoller de sa chaise.
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denis76   16 août 2019
La Solitude du coureur de fond de Alan Sillitoe
Parce que quand le directeur m'a dit d'être honnête, c'était à sa façon à lui, pas à la mienne.



NDL : chacun son éthique,

chacun ses valeurs.
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denis76   15 août 2019
La Solitude du coureur de fond de Alan Sillitoe
Ils peuvent nous espionner pourvoir si nous ne jouons pas à des jeux solitaires et si nous bossons bien ou si nous ne séchons pas nos cours de gym, mais ils ne peuvent pas passer nos tripes aux rayons X pour savoir ce que nous nous disons à nous-mêmes.
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colimasson   13 août 2012
La Solitude du coureur de fond de Alan Sillitoe
C’est ça, qu’ils disent, l’entraînement idéal pour la grande journée des championnats, quand tous les messieurs-dames à groin de cochon –qui ne savent même pas que deux et deux font quatre et qui seraient empotés comme des manches s’ils n’avaient pas leurs esclaves pour les servir au doigt et à l’œil- viendront nous faire de beaux discours pour nous démontrer qu’il n’y a rien comme le sport pour vous ramener dans le droit chemin et vous empêcher d’avoir les doigts qui vous démangent de taquiner les serrures de leurs boutiques et de leurs coffres-forts, ou de vider les pennies de leurs compteurs à gaz avec des épingles à cheveux. Et comme récompense, on vous donnera un bout de ruban bleu et une coupe, après que vous vous serez bien esquintés à courir ou à sauter, tout comme des canassons, avec cette différence que les canassons, eux, on les traite mieux que nous ensuite.
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denis76   16 août 2019
La Solitude du coureur de fond de Alan Sillitoe
"Nous voulons te faire confiance pendant que tu seras ici." qu'il disait en défroissant son journal avec ses mains de feignant blanches comme le lis, pendant que je lisais les grosses lettres à l'envers :

Daily Telegraph.
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