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Note moyenne 4.4 /5 (sur 77 notes)

Nationalité : Turquie
Né(e) à : Constantinople, Turquie , le 10/07/1919
Mort(e) : 1971
Biographie :

Albert Caraco, né dans une famille séfarade installée en Turquie depuis quatre siècles, est un philosophe et écrivain francophone.

Ayant passé son enfance en Allemagne et en Europe Centrale, Albert Caraco et sa famille fuient la menace nazie en 1939, émigrent en Amérique du Sud et prennent la nationalité uruguayenne.

A cette époque, Caraco, élevé dans la religion catholique, s’exprime déjà parfaitement en français, en allemand, en espagnol et en anglais. Il publie alors à Montevideo ses premiers écrits, principalement des poèmes et des contes symbolistes.

Il s’installe à Paris au lendemain de la guerre et commence alors à rédiger son œuvre théorique, se pliant à une discipline monastique, écrivant six heures chaque jour à horaires fixes.

Reniant son éducation catholique, il projette alors son suicide, et décide d’attendre la mort du dernier de ses géniteurs pour l’accomplir.

Il se suicide en septembre 1971, quelques heures après le décès de son père, laissant derrière lui un œuvre gigantesque, composé d'essais et de journaux intimes, que la maison d’édition L’Age d’Homme entreprend de publier depuis des années.
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Source : albertcaraco.free.fr
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Le charme des penseurs tristes, Albert Caraco.
Citations et extraits (54) Voir plus Ajouter une citation
colimasson   13 février 2016
Post Mortem de Albert Caraco
L'homme se passe de la femme, la femme non, la femme pend à l'homme et l'homme s'imagine à tort qu'il la poursuit, alors qu'elle l'appelle. Les couvents d'hommes valent mieux infiniment que les couvents de femmes, les hommes n'ont besoin d'amour, la chair ne les tourmente pas avec la même force, l'homme ne souffre pas d'être homme, mais de manquer d'argent ou de puissance, la femme souffre d'être femme et puis de n'être pas aimée. Les beaux dehors, les ris, les jeux, les bagatelles et les grâces, l'écume de la mer profonde et sous l'écume un monde noir où nous ne sommes plus à nous, mais à l'espèce.
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colimasson   08 février 2016
Post Mortem de Albert Caraco
Je n'en veux pas aux médecins, ce sont de pauvres hommes à l'égal de leurs malades et qui se rendent insensibles par devoir, mais j'aurais souhaité parfois que leur profession ne fût ouverte qu'à des saints en espérance et que la vue de nos souffrances ne les endurcît au point d'en arriver à les accroître. Le plus étrange est qu'ils prêtaient à rire, au moment où l'on eût pleuré de bonne grâce : ils représentaient au chevet de la mourante non pas la vie, mais le néant du monde en proie à sa grimace, ils ne savaient pas même consoler celle qu'ils ne pouvaient guérir.
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Tomsoluble   13 mars 2012
Amers, tome 1 : Le Bréviaire du chaos de Albert Caraco
nous sommes ici bas les dupes de nos écorcheurs

et quand nous croyons obéir à Dieu, nous obéissons

à des hommes, des hommes qui nous mènent au

chaos et qui ne nous préservent de la mort, des

hommes ignorants, des hommes impuissants, mais

qui nous en imposent, au nom de ces traditions qu'ils

nous imposent. Car nos autorités ne savent rien, ne

peuvent rien, ne valent rien, ne nous évitent rien et ne

s'entendent plus qu'à nous bercer de menteries, à

seule fin de maintenir l'acquis des privilèges et de

perpétuer leur établissement.

Albert Caraco
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colimasson   31 mars 2016
Post Mortem de Albert Caraco
Ma Mère fut l'unique événement de ce que je n'ose appeler mon existence, sa victoire est totale et je n'ai de chair qu'autant qu'il en faut pour me sentir esprit. Ma Mère est devenue l'autel, où malgré moi, j'allais offrir à ce principe, dont elle ne savait pas qu'elle était ici-bas l'annonce. Car chaque femme porte en soi l'image de ce moi profond, auquel nous n'accédons qu'en renonçant au nôtre.
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colimasson   15 février 2016
Post Mortem de Albert Caraco
Nous nous montrâmes hypocrites, nous nous jouâmes de ses peurs et de ses espérances, ce fut la comédie la plus horrible, nos mœurs nous l’imposaient et nous n’osâmes les heurter de front, je le déplore, cet assassinat spirituel et j’eusse préféré l’euthanasie, j’aurais voulu que l’on ne trompât la malade et qu’elle mourût de son gré dans les commencements de l’agonie, je n’ai que ce remords. Pauvre Madame Mère, victime de la charité, qui ne la sauva de la déchéance, nous l’assommâmes de médicaments auxquels sa tête ne put résister, elle vécut, hélas ! de quelle vie, auprès de quoi l’assassinat physique est une grâce.
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colimasson   13 juillet 2015
Post Mortem de Albert Caraco
Les êtres nobles aiment rarement la vie, ils lui préfèrent les raisons de vivre, et ceux qui se contentent de la vie sont toujours des ignobles. La vie qu'a-t-elle de si désirable, lorsqu'elle n'est sublime ? Les joies du corps, ce n'est pas sans étonnement qu'on voit les plus laids et les plus malsains les goûter avec un surcroît de rage et s'y ruer avec une fureur que les abus n'épuisent, les nations vaincues abondent en vilains de l'espèce insatiable, ces bêtes se rattraperont la nuit des servitudes que la journée leur impose. Seigneur ! épargnez-nous de ressembler aux larves !
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caraco   04 juin 2016
Amers, tome 1 : Le Bréviaire du chaos de Albert Caraco
En vérité, la source des idées religieuses et

morales est en l'homme, la chercher hors de l'homme

est un non-sens, l'homme est un animal métaphysique

et qui voudrait que l'univers n'existât que pour

lui, mais l'univers l'ignore et l'homme se console de

cette ignorance en peuplant l'étendue de dieux, dieux

faits à son image. Ainsi nous parvenons à vivre en

nous payant de raisons creuses, mais ces raisons si

belles et si consolantes tombent à rien, quand nos

yeux s'ouvrent sur la mort et le chaos, dont nous

vivons enveloppés et toujours menacés. La foi n'est

qu'une vanité parmi les vanités et l'art de tromper

l'homme sur la nature de ce monde.
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colimasson   24 février 2016
Post Mortem de Albert Caraco
Elle avait tant souffert d'être orpheline, elle avait tant pleuré sa mère qu'elle voulut en quelque sorte se venger de la fortune et n'avoir qu'un enfant pour le choyer avec une fureur outrée. Elle m'a dégoûté de toutes les tendresses à m'accabler de ses embrassements et dès avant le milieu de ma vie je ne voulais plus être baisé de personne, je suis gavé jusqu'à la mort de procédés aimables, je suis rassasié de mignardises, c'est une force et je l'en remercie, je n'irai pas mendier les caresses, à l'instar de tant d'hommes mal aimés qu'une ombre de sourire amorce.
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colimasson   13 mars 2016
Post Mortem de Albert Caraco
Nous devons le respect aux femmes, nous leur devons infiniment de politesse, ceux qui les blâment tombent sous leur coupe et ceux qui les déchirent ne manquent de se traîner à leurs pieds: nous les honorerons pour mieux les éviter, nous les encenserons pour mieux les repousser et nous les diviniserons pour mieux les écraser sous leur symbole.
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colimasson   19 mars 2016
Post Mortem de Albert Caraco
Il est bien rare qu’une femme se rende auteur d'une œuvre remarquable, mais il est fréquent – avouons-le – qu'elle la suscite, l'ombre où la femme se dérobe est une source de grandeur et plus que la lumière où trop de femmes cherchent à paraître.
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