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Note moyenne 3.92 /5 (sur 12 notes)

Nationalité : France
Né(e) : 1901
Mort(e) : 1966
Biographie :

Albert-Marie Schmidt, longtemps professeur d'université à Caen et à Lille, fut l’un des meilleurs spécialistes du XVIe siècle et de la Renaissance. Ses travaux sur les Grands rhétoriqueurs font autorité. Membre de l'Église réformée, il collabora longtemps au journal calviniste La Réforme.

Il est aussi un des membres fondateurs de l'Oulipo et à l’origine de l’acronyme Olipo, puis Oulipo, en proposant de renommer ainsi le Sélitex (Séminaire de littérature expérimentale).

Son nom a été donné à la bibliothèque de l'UFR Lettres Modernes de l'Université de Lille III.

Son fils est l'écrivain et historien Joël Schmidt.

Source : Wikipédia
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POÉSIE 17e – Introduction à l’amour noir des Baroques (France III Nationale, 1960) Une intervention d’Albert Marie Schmidt extrait de l’émission « Analyse Spectrale de l’occident » diffusée le 5 février 1960. Lecture : Jacqueline Harpet, Maria Casarès et Loleh Bellon.


Citations et extraits (9) Ajouter une citation
Wyoming   23 septembre 2020
Le roman de Renart de Albert-Marie Schmidt
J’ai grand besoin, dit le lion, d’être délivré de souffrir. Je ne me soutiens plus, je meurs.



Renart le couche sur le ventre et lui pousse dans les narines une prise d’Aliboron. Son corps se gonfle comme une outre. L’agonisant bouge et tressaute tant qu’un pet lui vole du cul. Il s’éternue, il se démène. Pauvre roi, quel travail est sien! Son corps enfle toujours. Il craque. La sueur lui trempe l’échine :



- je vais me fendre en deux, dit-il.



- Ne craignez rien, répond Renart, vous êtes sans erreur guéri.



Puis il l’étend devant le feu, lui impose la peau du loup et lui glisse en la bouche un brin d’herbe Aliboron. Il en sent le goût. Aussitôt, la souffrance quitte ses mains, ses pieds, son corps.
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frandj   06 janvier 2020
Poètes du XVIe siècle de Albert-Marie Schmidt
(Les Antiquités de Rome, Joachim du Bellay)



Pâles esprits, et vous ombres poudreuses,

Qui jouissant de la clarté du jour

Fîtes sortir cet orgueilleux séjour

Dont nous voyons les reliques cendreuses:



Dites, esprits (ainsi les ténébreuses

Rives de Styx non passable au retour,

Vous enlaçant d'un trois fois triple tour,

N'enferment point vos images ombreuses),



Dites-moi donc (car quelqu'une de vous

Possible encor se cache ici dessous)

Ne sentez-vous augmenter votre peine,



Quand quelquefois de ces coteaux romains

Vous contemplez l'ouvrage de vos mains

N'être plus rien qu'une poudreuse plaine ?



[en français moderne]
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ay_guadalquivir   16 mai 2011
Poètes du XVIe siècle de Albert-Marie Schmidt
"Or voyez donc si le corps ne doibt estre

Sur tout loué comme seigneur, et maistre,

Car l'esperit, il n'a que le penser,

Sans corps ne peult ou plaire ou offenser,

Parquoy le corps est maistre des effectz,

Qui nous font tous parfaictz, ou imparfaictz."



Anonyme, Blasons du corps féminin
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frandj   07 janvier 2020
Poètes du XVIe siècle de Albert-Marie Schmidt
.

Hélas ! combien de jours ? hélas ! combien de nuits

Ay-je vescu banny doù mon coeur fait demeure !

C'est le vingtième jour que sans jour je demeure,

Mais en vingt jours j'ay eu tout un siecle d'ennuis.



Je n'en veu mal qu'à moy, fortuné que je suis,

Si je souspire et plein, si je lamente et pleure,

C'est que je meslongnay , laissant à la malheure,

La beauté qu’eslongner nullement je ne puis.



Ma face, qui desja de rides labouree

Par les ennuis soufferts, se voit décoloree,

Me fait rougir de honte: ô douleurs inhumaines !



Vous faites grisonner mon poil devant le temps:

Combien que je sois jeune au conte de mes ans,

Las ! je suis desja vieil au compte de mes peines.



(Etienne de La Boétie)
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ay_guadalquivir   15 mai 2011
Poètes du XVIe siècle de Albert-Marie Schmidt
"Oeil, le seul soleil de mon ame,

De qui la non visible flamme

En moy fait tous les changemens

Qu'un soleil fait aus elemens."
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coco4649   03 septembre 2016
Poètes du XVIe siècle de Albert-Marie Schmidt
Jacques GREVIN



SONETS DE LA GELODACRYE

EXTRAITS/SECOND LIVRE





  CES beaux cheveux crespez, qu'en mille et mille sortes

Tu trousses bravement sur le hault de ton front,

Dedans vingt ou trente ans au monde ne seront,

Mais avec le corail de tes deux levres mortes :

  Ces deux mons cailletez, des deux fraises retortes,

Ces deux bras potelez, et ces beaux doigts mourront,

Seulement au cercueil les cendres demourront

Encloses pesamment dessous les pierres fortes.

  Et puis pour tout cela tu te fais adorer,

Tu fais plaindre, gemir, plorer, desesperer,

Puis mourir, puis revivre un amant en martire.

  Uses en ce pendant, FRANÇOISE, que le temps

T'en donne le loisir : car tous ces poursuyvans

En la fin comme moy ne s'en feront que rire.



p.749

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frandj   06 janvier 2020
Poètes du XVIe siècle de Albert-Marie Schmidt
RYMES (Pernette du Guillet)





Sans congnoissance aucune en mon Printemps j'estois:

Alors aucun soupir encor point ne gectois,

Libre sans liberté: car rien ne regrectois

En ma vague pensée

De mols et vains désirs follement dispensée.

Mais Amour, tout jaloux du commun bien des Dieux,

Se voulant rendre à moy, comme à maints, odieux,

Me vint escarmoucher par faulx alarmes d'yeux,

Mais je veis sa fallace * :

Parquoy me retiray, et luy quittay la place.

Je vous laisse penser s'il fut alors fasché:

Car depuis en maints lieux il s'est toujours caché,

Et, quand à descouvert m'a veue, m'a lasché

Maints traits à la volée



* fallace = ruse, goût de tromper
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frandj   06 janvier 2020
Poètes du XVIe siècle de Albert-Marie Schmidt
Délie, XLIX (Maurice Scève)



Tant je l'aymay qu'en elle encor je vis:

Et tant la vy que malgré moi, je l'aime.

Le sens et l'âme y furent tant ravis,

Que par l'Oeil fault, que le coeur la désayme.



Est-il possible en ce degré suprême

Que fermeté son oultrepas * révoque ?



Tant fut la flamme en nous deux réciproque

Que mon feu luict, quand le sien clair m'appert,

Mourant le sien, le mien tost me suffoque,

Et ainsi elle, en se perdant, me pert.



* degré suprême, perfection
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zizoabdallh   27 mars 2018
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