AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix BabelioRencontresLe Carnet

Citation de Read_more_books


-Génial ! Tu vas vivre sept jours sur sept avec ton ex et nous, nous aurons deux jours tous les mois. Tu es sûr qu’elle acceptera, qu’elle ne va pas être jalouse ? Tu me laisses seule ici, je n’arrive pas à le croire !

-Tu as Ophélie et Charlie pour s’occuper de toi pendant mon absence.

J’expérimentais toutes les nuances possible pour répondre. Cette fois, c’était l’amertume.

-Même pas, ils s’en vont eux aussi. Ils te battend, ils partent plus loin et plus longtemps.

Je me suis mise à pleurer. C’était trop, beaucoup trop… David s’est approché et m’a prise dans ses bras. J’ai senti son torse venir se coller à mon dos.

-Laure, ne pleure pas, ma belle. Je reviendrai, tous les mois s’il le faut. Tu es celle que j’aime. La distance ne nous séparera pas.

Puis il m’a embrassé dans le cou. De petits baisers gentils. Si c’était supposé constituer des préliminaires pour une joyeuse partie de jambes en l’air, c’était raté. Pour moi du moins.

Certaines disputes permettent des retrouvailles endiablées, mais, certainement pour la première fois, j’étais bloquée. Sa main a soulevé mon t-shirt pour caresser mes seins. D’habitude, j’adore ça, ça provoque chez moi une excitation instantanée. Mais là, rien, le néant. Mon intimité était aussi sèche que le désert de Death Valley.

Il est curieux de constater combien la sexualité peut mettre en exergue les divergences entre les amants. Les caresses qu’il me prodiguait, si elles n’avaient pas d’effet sur moi, ont provoqué une énorme érection que j’ai sentie contre mes fesses.

Quand sa main est descendue vers mon sexe, il a pu constater que la partie n’était pas gagnée… Il s’est appliqué à me caresser, exercice qu’il maîtrise mais s’est aussi avéré vain.

C’était humiliant, c’était triste, j’ai préféré couper court.

-Je suis fatiguée, David, je souhaiterais dormir.

Dans un bon jour, je lui aurais fait une pipe pour le soulager, j’aurais pris le « monstre » dans ma bouche pour lui faire plaisir, mais, ce soir-là, il n’a pas eu droit à ce privilège.

Car le monstre, ce n’est pas l’engin dans son caleçon, c’est lui. M’abandonner pour aller dans la capitale de mon pays avec son ex. Il n’y a pas d’autre qualificatif pour moi, David, maintenant, c’est un monstre à Paris…
Commenter  J’apprécie          20





Ont apprécié cette citation (2)voir plus




{* *}