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Note moyenne 3.38 /5 (sur 186 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Poitiers , le 02/09/1975
Biographie :

Alexandre Lacroix grandit à Paris. Il commence à écrire très tôt, dès l'enfance - une passion assidue et jamais démentie. Après un double cursus en Économie et en Philosophie à l'université Paris I Panthéon-Sorbonne, il est admis à Sciences-Po dont il est diplômé en 1998.

La même année, il publie son premier roman, " Premières volontés ", chez Grasset, un récit autobiographique qui relate le deuil de son père et sa propre éducation sentimentale. Avec des amis, il lance une éphémère revue littéraire baptisée Bottom, qui publie des textes inédits de Christophe Honoré, Arnaud Cathrine, Karim Sarroub, Brigitte Smadja, Emmanuel Darley, Vincent de Swarte, Geneviève Brisac…

Depuis 1999, il est chargé d'un enseignement de Lecture-Écriture à l'Institut d'Études Politiques de Paris. Après avoir donné au bout de quelques mois sa démission à un poste de " planneur stratégique " dans une agence de publicité, il quitte Paris pour habiter dans un village de Bourgogne.

Jusqu'en 2005, il se consacre presque exclusivement à l'écriture. Il anime occasionnellement des ateliers d'écriture et écrit pour un journal disparu et inclassable intitulé L'Imbécile, créé par Frédéric Pajak.

A l'été 2005, Alexandre Lacroix revient à Paris avec le projet de lancer le premier magazine français de philosophie, à l'invitation du jeune " patron de presse " Fabrice Gerschel. Le premier numéro de Philosophie magazine paraît en avril 2006. Le titre remporte le Prix du Meilleur Magazine 2007 et se fait notamment connaître par la publication d'un dialogue entre Michel Onfray et Nicolas Sarkozy.

Aujourd'hui, Alexandre Lacroix est rédacteur en chef de Philosophie Magazine et continue à enseigner la littérature à Sciences Po.

Le 26 août 2009 est paru le roman d'Alexandre Lacroix, intitulé "Quand j'étais nietzschéen" (Flammarion), ainsi que l'édition de poche de "De la supériorité des femmes" (J'ai lu). Ces deux romans constituent les deux premiers volets d'une trilogie autobiographique, dans laquelle l'auteur évoque ses passions.

Il vit à Paris avec sa femme Chiara, et il est le père de deux garçons.
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Source : www.alexandrelacroix.com
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Entretien avec Alexandre Lacroix à propos de L`homme qui aimait trop travailler :



Le héros de L’homme qui aimait trop travailler est employé dans une grande entreprise. Vivant uniquement pour son travail il ne trouve son bonheur que dans les activités lui permettant de laisser ses émotions de coté. Si la société de consommation semble nous véhiculer des valeurs hédonistes, pourquoi avoir choisi, au contraire, de mettre en scène une homme presque dénué de toute humanité ?


A travers le héros de ce roman certes un peu âpre, Sommer, j’ai voulu analyser les ressorts de l’addiction au travail. Comme toutes les addictions, celle-ci commence par le plaisir. Ainsi, il n’y a aucune contradiction avec l’hédonisme cher à notre époque, du moins au départ. Sommer prend plaisir à travailler. Il aime l’entreprise, le multitasking, les mails, la nervosité générale qui règne en open space. Il se sent exister à travers ce qu’il fait. Les problèmes commencent pour lui quand ce plaisir se mue en dépendance. On prend plaisir à boire quelques verres de vin, mais l’alcoolisme est une autre histoire, plus sombre. Sommer a peu à peu basculé dans cette autre dimension : sa dépendance au travail est si intense qu’elle le consume. Vous dites qu’il est dénué d’humanité, ce n’est pas tout à fait cela. Il est aliéné. Littéralement : il est devenu étranger à lui-même, à ses émotions, à force de travailler.



Le résumé de l’ouvrage fait référence à la notion de “servitude volontaire”. Dans le Discours sur la servitude volontaire d`Étienne de La Boétie c’est le tyran qui incarne l’autorité. Aujourd’hui, qui a remplacé le tyran selon vous ?


Etienne de la Boétie, ami de Michel de Montaigne, a en effet écrit ce court essai révolutionnaire, le Discours sur la servitude volontaire. Il montre que les sujets ne sont pas réduits à la servitude par un « méchant » tyran. Mais que c’est eux-mêmes qui ont choisi la servitude, par les pouvoirs imaginaires qu’ils attribuent au tyran. La Boétie interroge notre respect et notre pusillanimité excessifs devant le pouvoir. C’est toujours d’actualité : aujourd’hui, beaucoup de gens sont à eux-mêmes leur propre tyran, et c’est le cas de Sommer.



L’efficacité est-elle devenue une règle aujourd’hui ?


Le ressort du capitalisme est la croissance. La croissance, c’est l’augmentation de la production nationale de valeur ajoutée par unité de temps constante, donc en un an. La durée d’une année n’est pas modifiable. Autrement dit, croître, c’est faire mieux d’une année sur l’autre : cela revient une intensification du temps de travail. C’est pourquoi notre époque est marquée par l’accélération, plus encore que par l’efficacité (que je vois plutôt comme une valeur positive). L’accélération peut mettre les corps des employés et des cadres à très rude épreuve, et c’est ce que raconte la deuxième partie de mon roman, et son final (que je ne dévoilerai pourtant pas).



La vision du monde du travail qui se dégage de votre roman est très noire. Est-ce ce regard désapprobateur sur le commerce contemporain qui vous a poussé à choisir la carrière philosophique ? Est-elle, à vos yeux, totalement à l’abri de ce genre de dérives machinistes ?


Ce roman est une fable. Tout se passe en une journée, journée au cours de laquelle mon héros va passer d’une domination sans limite à une « débandade » totale. On le croit très fort, il se révèle vulnérable. Mais je travaille en entreprise depuis dix ans, en open space – en tant que directeur de la rédaction de Philosophie Magazine. Je n’ai donc rien contre l’entreprise ni contre le commerce. J’essaie de présenter un cas extrême, pour faire réfléchir sur le risque d’aliénation par le goût immodéré du travail, c’est tout.



Comment gérez vous le passage de l’écriture philosophique à l’écriture romanesque ? La démarche est-elle fondamentalement différente ?


Je n’ai écrit qu’un seul essai de philosophie, Comment vivre lorsqu`on ne croit en rien ? Tous mes autres livres sont des romans ou des essais sur la littérature. Cependant, L’homme qui aimait trop travailler est un peu entre les deux, en tant qu’il y a cette dimension de fable. Le personnage est un archétype, un anti-modèle pour inciter à réfléchir.



Vous avez déjà écrit un essai concernant le fait de ne croire en rien. C’est là votre philosophie ? Pourquoi ce thème revient-il dans vos écrits ?


Nous avons sous les yeux les méfaits du fanatisme religieux. Certains se réfugient dans le dogmatisme, religieux ou autre (politique, scientiste…), pour fuir le sentiment que le monde et la vie n’ont aucun sens. Je pense au contraire qu’il est possible d’être sceptique, c’est-à-dire de vivre dans une certaine ouverture féconde en s’appuyant sur le fait que le monde et la vie n’ont aucun sens. Prendre appui sur son doute est une attitude plus féconde que d’adopter un dogme, selon moi. Je me désole que cette position sceptique, qui met l’incertitude au-dessus de la croyance, devienne de plus en plus minoritaire, et que les gens rêvent d’épouser une erreur.



Si demain, une grande entreprise vous propose un poste important au sein de son département marketing, seriez-vous susceptible de l’accepter ?


Cette question est plutôt derrière moi. Après mes études, j’ai travaillé brièvement dans la pub. Ce premier boulot était bien payé. J’ai démissionné avant la fin de la période d’essai pour partir vivre à la campagne, lire et écrire, et vivre avec peu d’argent.



Alexandre Lacroix et ses lectures :



Quel livre vous a donné envie d`écrire ?


Très jeune, Un bon petit diable de la Comtesse de Ségur et le recueil des Contes Persans, chez Gründ.



Quel est l`auteur qui vous aurait pu vous donner envie d’arrêter d`écrire (par ses qualités

exceptionnelles...) ?


Les grands auteurs me font aimer l’écriture davantage.



Quelle est votre première grande découverte littéraire ?


Les poèmes d`Arthur Rimbaud .



Quel est le livre que vous avez relu le plus souvent ?


Je relis rarement, voire jamais, sauf pour travailler un cours, mais alors par fragments.



Quel est le livre que vous avez honte de ne pas avoir lu ?


Je n’ai pas honte ! Lire n’est pas une prestation mondaine en vue de satisfaire je ne sais quel auditoire. Si un ouvrage m’intrigue, je le lis.


Quelle est la perle méconnue que vous souhaiteriez faire découvrir à nos lecteurs ?


Mon corps et moi de René Crevel.



Quel est le classique de la littérature dont vous trouvez la réputation surfaite ?


Belle du Seigneur d’Albert Cohen.



Avez-vous une citation fétiche issue de la littérature ?


Non.



Et en ce moment que lisez-vous ?


C’est très circonstanciel, mais puisque vous me le demandez : Matériaux pour l`histoire de la théorie des couleurs, de Johann Wolfgang von Goethe.




Entretien réalisé par Marie-Delphine

Découvrez L`homme qui aimait trop travailler de Alexandre Lacroix aux éditions Flammarion :



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Vidéo de
Lancement de "Ni oui ni non", recueil des chroniques de Tomi Ungerer dans Philosophie Magazine. 3 questions à Alexandre Lacroix, rédacteur en chef
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Citations et extraits (107) Voir plus Ajouter une citation
CharlyyPhoenix   30 mai 2020
Philosophie Magazine 139 de Alexandre Lacroix
Dans un siècle,

Le 14 Mai 2120,

Mon cher enfant,

Ton message m'a blessé, j'ai surtout mal pris que tu me qualifie de "sectaire" ; aussi voulais-je te rappeler d'où nous venons, quelle est notre tradition et d'où proviennent les valeurs que j'aimerais te voir, à ton tour, adopter.



C'était il y a presque un siècle, en 2020, que se produisit le grand Schisme. D'abord dans l'hémisphère nord puis dans l'hémisphère sud, l'humanité se sépara en deux voies. A cette époque, une maladie infectieuse apparue en Chine s'était propagée, et, faute de vaccins ou de traitement, les Etats n'eurent d'autre recours que d'imposer un confinement.



Les frontières furent fermées et la circulation des personnes interdite. Mais quand le pic de l'épidémie fut franchi et que la nécessité de cette mesure cessa, naquit un nouveau mouvement éthique spontané que personne n'avait vu venir.

Bien sûr la majorité du vulgum pecus s'empressa de recouvrer sa liberté. Mais un petit nombre d'humains choisirent de rester confiné. Certains purent négocier avec leur employeur de continuer à travailler à distance ; d'autres étaient free lance ou le devinrent.



Si le commerce mondialisé et les rivalités économiques reprirent leur cours, si les mégalopoles se remirent à trépider, quelques esprits indociles résolurent ainsi d'emprunter une autre trajectoire historique. On les compara aux moines renonçant en Europe, aux Mormons en Amérique du Nord, aux otakus au Japon. Ils prirent l'habitude d'assurer eux-mêmes l'éducation de leurs enfants et se tournèrent vers des activités intellectuelles - la lecture, l'écriture, la recherche scientifique, la composition musicale. Je ne crois pas exagérer de dire qu'ils devinrent la conscience du monde. Du reste, ils souhaitaient qu'on les appelle plus les "confinés"; c'est pourquoi nous nous désignons nous-mêmes comme "les citoyens du confins".



Nous sommes fiers de la manière dont s'organise les mariages dans notre communauté. S'il y eut de simples unions de voisinages lors des premières générations, il apparût assez vite que celles-ci n'étaient pas souhaitables. C'est pourquoi des sites spéciaux furent créés , afin que les jeunes citoyens et citoyennes des confins fassent connaissance, chastement et à distance. On ironise parfois ; il parait téméraire de promettre à un être qu'on a jamais tenu dans ses bras l'unité de lieu jusqu'à ce que la mort nous sépare. Cependant, nulle part ne se rencontre un sentiment de tendresse amoureuse et des liens de filiation aussi puissants qu'entre citoyens du confins, j'en suis sûr.



Maintenant tu as dépassé l'âge de la maturité immunitaire, mon cher enfant, tu es bien sûr libre de tes choix. Tu m'expliques que tu es sorti de chez toi, que tu t'es rendu dans un bar, que tu y as rencontré une belle habitante du siècle et que tu es tombé amoureux. Je suis content que tu mènes cette expérience. Mais j'espère que tu comprendra, la nature faible et passagères des satisfactions que te procurera le Dehors (sans compter que ton espérance de vie, si tu rejoins le Siècle, sera beaucoup plus brève), et que tu reviendra trouver ta place parmi nous.



Je serais toujours là pour t'accueillir.

Tendrement,



Ton Père
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CharlyyPhoenix   31 mai 2020
Philosophie Magazine 139 de Alexandre Lacroix
"Dans la vie, tu fais face à une alternative angoissante ; ou bien tu jouis de l'instant, au risque de te perdre dans un plaisir d'esthète un peu vain ; ou bien tu fais un choix plus éthique, mais aussi plus pesant, en assumant toutes tes responsabilités"

(Grand résumé de "Ou bien ou bien ..." (1843) de Soren Kierkegaard par Philosophie Magazine 139, page 83).
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CharlyyPhoenix   31 mai 2020
Philosophie Magazine 139 de Alexandre Lacroix
"Être philosophe ne consiste pas simplement à avoir de subtiles pensées, ni même à fonder une école, mais à chérir assez la sagesse pour mener une vie conforme à ses préceptes, une vie de simplicité, d'indépendance, de magnanimité et de confiance"

(Citation de Henry David Thoreau (1817-1862) dans Philo Magazine 139 page 78).
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CharlyyPhoenix   31 mai 2020
Philosophie Magazine 139 de Alexandre Lacroix
(Extrait d'un entretien avec Nicolas Grimaldi)

La tendresse, plus que l'amour, dites-vous?

Par son caractère univoque - un seul être me manque et tout est dépeuplé, et à l'émerveillement de la voir se mêle la crainte de la perdre -, tout amour véritable est angoissé. Tandis que la tendresse est le partage soucieux d'une condition commune. Le soucis que manifestent mes anciens élèves les uns pour les autres m'a fait pressentir que rien n'est plus précieux au fond de nous que la mutualité de nos émotions. C'est ce que je retrouve en écoutant une heure par jour les derniers quatuor à cordes de Haydn.

(Philosophie Magazine 139, Page 72).
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fanfanouche24   15 septembre 2017
La Muette de Alexandre Lacroix
Mais rien n'est jamais tout blanc ni noir. Si vous voulez mon avis, la couleur de la tragédie, c'est le gris. (p. 122)
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Eve-Yeshe   03 décembre 2017
La Muette de Alexandre Lacroix
C’est que les habitudes ne sont pas, contrairement à ce que la plupart des gens croient, comme une colonne vertébrale qui permet de se tenir debout. Non, elles ressemblent plutôt à une carapace qui vous protège des coups. Une fissure dans l’armure, et vous voilà en danger. P 66
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fanfanouche24   03 mars 2015
Voyage au centre de Paris de Alexandre Lacroix
Le temps est-il venu pour moi, d'aller voir ailleurs ? De déménager, de repartir à zéro, en France ou à l'étranger ? Je m'interroge une fois encore, assis sur une chaise dans les jardins du Luxembourg. (...)

N'importe, pour un touriste, c'est assurément là une surprise: Paris est l'une des seules villes au monde où l'on trouve, dans quelques parcs, du mobilier. (...)

La prudence aurait sans doute commander de river ces meubles au sol, afin de couper court à toute tentation de vol, et néanmoins, la tradition a fait en sorte que des chaises véritables soient disposées çà et là dans ces jardins du Luxembourg à peu près comme dans le salon d'une maison bourgeoise. (p.10)
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shmileblik   20 février 2017
Pour que la philosophie descende du ciel de Alexandre Lacroix
On ne se console pas de la mort de celui ou de celle qu’on aime parce que le temps passe, que la plaie se referme et qu’on finit par oublier. Bien au contraire : on s’en console lorsqu’on arrive à vivre une sorte de compagnonnage heureux avec son mort. [...] non seulement nous vivons avec nos morts, mais cette relation intérieure que nous avons avec eux est une des choses les plus intenses et les plus belles qu’il nous soit échu de vivre.
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fanfanouche24   17 septembre 2017
La Muette de Alexandre Lacroix
Tout en me baladant régulièrement à Drancy, je me suis mise à écrire ce roman. Je ne suis pas un enfant de la seine-Saint-Denis. Je n'y suis pas allé pour astiquer mes lunettes idéologiques et revenir avec un message édifiant. Je n'en rapporte aucune doléance sur la panne de l'ascenseur social, les ratés de l'Etat-providence, je ne tire pas de sirène d'alarme sur l'existence de soit-disant poches de non-droit. Si j'ai passé cette porte secrète qui se trouve après l'hôpital Jean-Verdier à Bondy, c'est

gratuitement. Je l'ai fait pour entendre une autre langue et apprendre à la manier, pour découvrir un autre rapport possible à la vie et au corps, à la loi et au ciel- en somme , pour arpenter l'envers du décor. (p. 203)
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fanfanouche24   15 septembre 2017
La Muette de Alexandre Lacroix
- Si tu dois mourir demain, tu regretteras quelque chose ? elle m'a demandé.

-Tout !

Je lui ai dit que je regretterais tout. Et c'était la vérité, car je n'avais même pas commencé à vivre. (p. 155)
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