AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Note moyenne 3.7 /5 (sur 34 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Plovan, Finistère , le 19/04/1950
Biographie :

Alexis Gloaguen est un écrivain et philosophe français.

Il passe une grande partie de son enfance en Nouvelle-Calédonie (dans les îles Loyauté).

Rentré à Brest, il y mène ses études secondaires et entame en 1970 des études de philosophie à l'Université de Bretagne occidentale, qu'il terminera à Clermont-Ferrand. Il enseigne cette discipline à Quimper, à Lannion, puis à Vannes de 1978 à 1992.

En 1992, il part avec sa famille à Saint-Pierre et Miquelon pour lancer le Francoforum, nouvel institut de langue française tourné vers le Canada et les États-Unis.

Il en est, pendant huit ans, le premier directeur et, par une action diversifiée en faveur de la francophonie, participe à la diversification économique de Saint-Pierre et Miquelon, après le moratoire sur la pêche à la morue en 1993.

Après avoir enseigné la philosophie et l’histoire et géographie au Lycée Émile Letournel à Saint-Pierre, il est rentré en Bretagne à Silfiac.

Il a obtenu le prix Xavier-Grall en 2012, pour son livre La Chambre de veille aux éditions Maurice Nadeau.
+ Voir plus
Source : Wikipédia
Ajouter des informations
étiquettes

Citations et extraits (41) Voir plus Ajouter une citation
vertescollines   26 octobre 2020
Ecrits de nature, tome 3 : Atlantique Nord de Alexis Gloaguen
Ces trois éclats percèrent ces dernières années, me frappèrent d'une interrogation sur le contour des choses, révélant les possibilités qu'elles offrent à tout instant d'un renversement de regard. Je réalisai que les moments de surprise, induits par le miracle de l'heure, advenaient comme une syncope de poésie, une torsion de musique du monde.
Commenter  J’apprécie          00
Floccus   22 octobre 2020
Ecrits de nature, tome 3 : Atlantique Nord de Alexis Gloaguen
La noirceur s'installe en nacre de nuit. La rancœur, la bêtise de certains les engagent à nous détruire. Ils peuvent saisir les corps, faire souffrir pour démontrer leur puissance, le temps d'un mirage. Ils peuvent tout réduire sauf la griffe des visions, le stigmate qui s'ouvre au creux des mains repliées, puis s'écoule sur la page. (96)
Commenter  J’apprécie          30
deriblek   10 avril 2012
Le Roc et la Faille de Alexis Gloaguen
Le géologue Aubert de la Rüe comparait l'île du Colombier à une tortue géante, posée sur la mer. De fait on dirait, prête à se détendre, la tortue matamata : ce sont les mêmes contours indécis, les mêmes aspérités de roc et les à-plats de limon qui la font se confondre avec la boue des rivières d'Amazonie. C'est le même cou télescopique et le crâne aux narines effilées qu'elle porte parfois en siphon vers la surface.
Commenter  J’apprécie          40
coco4649   04 mai 2019
Écrits de nature, tome 2 : Le pays voilé, La Baie des nuages de Alexis Gloaguen
Notre vie est tragique et splendide…





Notre vie est tragique et splendide, notre souffrance est aussi pure que notre émerveillement, ces temps-ci. La montagne nous soutient comme une drogue. Je crois la sensation très voisine de celle que l’on a à naviguer à voile au grand large, à perte de vue des côtes. On est ici perdu dans la bruyère et guetté par des périls que l’on apprend à prévoir et presque à chérir. C’est pour moi une source perpétuelle d’inspiration, le courant secret des mots que je transcris et de ce poème hypertrophié que l’on pourrait apparenter au brouillon d’une symphonie — de par ses défauts surtout, hélas ! Je me suis laissé emporter très loin, perdu sur le clapotis de surface d’une réalité qui se dérobe et me dépasse. J’ai sombré, j’ai disparu ; c’est la montagne, l’estuaire, les oiseaux qui écrivent. Du moins puis-je invoquer cela pour seule excuse : car leur message sortira peut-être terriblement brouillé et fouillé de parasites comme une transcription de rêve.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
coco4649   04 mai 2019
La Chambre de veille de Alexis Gloaguen
On a ici l'impression d'être de plain-pied…





Extrait 2



Pour l'instant ce bleu m'arrête comme une cataracte,

un hymen sur le mystère de la nuit. Tandis que la mer

se perd dans l'ardoise et  que la terre ternit son vert,

tandis que les peines se résolvent en esprit de douleur,

les rochers se fondent en murs le long desquels roulent

des rues de goélands. J'attends l'obscur. Le soleil s'étiole

de tons orangés,  la musique du vent passe en majeur

quand la vue régresse. L'immobilité est une symphonie

qui ne se relâchera pas jusqu'au retour du jour. On sait

que nul événement ne viendra lacérer la trame. On est

dans l'éternité.
Commenter  J’apprécie          30
nath45   20 mai 2015
Digues de Ciel de Alexis Gloaguen
Le peintre, le musicien, le danseur et le cinéastre agissent de maniére visible. Le poète voyage comme le virus de rêve. (Page 19)
Commenter  J’apprécie          40
Franz   07 février 2018
Ecrits de nature de Alexis Gloaguen
Au fond, connaître l’animal, c’est penser dans sa peau, voir par ses yeux, substituer ses intérêts aux nôtres, ce qui, en retour, vient à nous modifier. (p. 59)
Commenter  J’apprécie          30
Franz   21 février 2018
Ecrits de nature de Alexis Gloaguen
Sur la gare vole un dôme d’hirondelles.

Elles mènent en arrière de leurs corps un flamboiement d’ailes. Et leur rapidité est celle du vertige… Parfois elle s’arrête presque pour saisir l’insecte que l’on voit voler comme une cendre pelucheuse au-dessus d’un feu. Puis, d’un revers de rectrices, leur vol décapite la montagne, leurs tourbillons la débitent en lanières et mêlent le bleu à la terre… (p. 96)
Commenter  J’apprécie          25
coco4649   04 mai 2019
La Chambre de veille de Alexis Gloaguen
Écrire sous la lumière…





Écrire sous la lumière : celle de la chambre de veille qui pleure sur le balcon où je suis ; celle de la pleine lune qui pousse au ciel le cri de l’étain ; celle du phare du Créac’h qui mouline l’espace d’horreurs silencieuses ; celle du rayon vert de la corne de brume à l’œil immobile d’insolence ; celle des autres phares : clignotements de Kéréon et de Nividic, tandis que je me tiens sur le bord ouest, rougeoiement de la Jument qui dit sa nuit d’enfer calme. Un porte-conteneurs parcourt l’horizon en balance Roberval de lueurs fixes. Le vent d’est se lève en allusions de plus en plus audibles et je sais que se prépare le départ du trophée Jules Verne : coup d’envoi que je manquerai sans doute, appelé ailleurs. Ainsi la vie est-elle cette succession de rendez-vous ratés qu’on appelle des choix. Unidimensionnelle, elle nous piège amoureusement en un lieu, en un temps et interdit les folies qui nous arracheraient d’un corps en lambeaux.
Commenter  J’apprécie          10
coco4649   04 mai 2019
L'heure bleue de Alexis Gloaguen
La lumière qui baisse…





La lumière qui baisse entoure les choses d’influence. Elle joue en revers des ombres délicieuses qui, par les parois internes, descendent sur l’esprit.



Des lueurs ruissellent du soupirail ouvert sur le soir et la neige. Elles vont en dégradé vers le noir et s’arrêtent, le temps d’un éclat bref, sur le bleu.



Une maison dans la brume couve la chaleur d’une fenêtre. La tendresse d’une barrière encercle notre table de jardin dont le bois coule goutte à goutte. Derrière le cactus qui, près de la vitre, anticipe sur la nuit, la neige s’arrondit en grains, polie en douceurs et reliefs sur la fonte du soir.



L’heure bleue enveloppe de sa teneur de rêve, d’un crépitement de silence.
Commenter  J’apprécie          10

Acheter les livres de cet auteur sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox




.. ..